Band 
Tome second. C - F.
Seite
615
JPEG-Download
 

DAV

■Ag-afus, port de mer , aujourd’hui Porto - Grsce.

Piyrium , ville, à l’autre côté du mont Gargan,aujourd’ui Radia »

Vria , qui donnoit son nom au golfe ‘V rias, cequi fait que quelques-uns croient que c’est Man-fredonia , qu! a été du moins accrue par la ruinef de Vria.

*-* e s places méditerranées étoient :

Sipontum , aujourd’hui Siponto.

Tneanum Apulum , aujourd’hui Téani , ou Téano.

Luceria , aujourd’hui Nocera

Arpi , ou Argyrippa » aujourd’hui Arpe, ou Y Arpe.

Gerion , Geronium, ou Geruniunt , aujourd’hui Dra-gon ara.

Il y faut joindre Salapîe , dont les ruines conserventÊncore l’ancien nom de Salpe.

Davos, ou Tafaas, Communauté des Grisons,

. la premiere de la troisième ligue, qui est celle desdroitures ou jurisdictions. Elle tire son nom de sonPrincipal village , Sc occupe une partie du quartier°riental de la ligue. On raconte son origine de cette ma-n iere. Walther le vieux, baron de Fatz , qui étoit Sei-gneur de Prettigaeî, voulut, environ l’an i2jo , con-' n °itre la situation de ces lieux sauvages, alors désertsk Inhabités , 8c la source de la riviere qui en vient , 8c'lui se jette dans l’Albula. II courut, pour cet effet, danstQ us ces lieux, avec de bons chasseurs , dont il avoit fait^enir un certain nombre du haut Vallaís. Quelques - uns“ e c es chasseurs » ayant suivi le cours de la riviere , en^montant contre fa source, parvinrent à une plaine assezétendue, couverte de lapins Sc de larix ; Sc allant plussoin , ils trouvèrent un lac agréable 8c abondant enPoissons. Ils porteront cette nouvelle à leur maître, qui,Pour augmenter fa seigneurie, choisit douze de ces Val-soifans, les meilleurs ménagers , les plus robustes 8c lesPlus accoutumés au froid , Sc leur fit une donation deCe tte solitude , qu’on appella Davos , d’un mot Griíon »*ìui signifie deniere , parce qu’elle étoit derriere les bois.Ees gens-là s’y établirent, extirpèrent le bois, défri-chèrent ce lieu; Sc d’autres familles se joignant à eux ,st s’y fit bientôt une peuplade assez nombreuse. Les hé-|' 1 riers du baron confirmèrent à ces gens la donation qu’ilC'Ur avoit faite ; leur accordèrent le privilège de sec hoisi r eux-mornes leur chef; Sc leur ímposerent un cens*hmuel de fromage , d’étoffes du pays > 8c de brebis ;** dans la fuite , cette redevance a été convertie ena [gent, 8c taxée à vingt-quatre livres Grisonnes , dontc hacune est une livre 8c environ dix - huit sels , argentc °Urant. Ceux qui avoíent le lac , dévoient aussi payer11116 certaine rente , savoir mille poissons , ou dix livresî* 1 ,argent. C’est l’empereur , comme comte de Tirol »tire aujourd’hui ces rentes, 8c qui a le domaine utileu Pays. Ce pays est sauvage, 8c Pair y est rude 8c froid ;^Pendant il est assez agréable en été , 8c fort peuplé.so eu * petits lacs qu’on y trouve , fournissent du pois-n eri abondance, particulièrement une espece de trui-s > qu’on appelle dorades. II s’y trouve auíli des mi-d’argent, de cuivre 8c de plomb. Tout le pays, quoí-HU assez grand , n’a qu’une seule paroisse , Sc une seulej!} a gistrature. II est partagé en vingt voisinages , compo-r es . la plupart de hameaux Sc de maisons écartées. Lapa-t °isse est dans le village de Saint Jean. II y a trois autresgypses ; savoir, à Saint Théodore , à Saint Nicolas ,a Sainte Marie. Là est le mont Scaletta , qui séparey. Pays de l’Engadine, & qui donne la source à une rí-ler6 » qu’on appelle Rhein , 8c que d’habiles gens com-e ^t pour une des sources du Rhein. Sertig est remar-quable p ar f es bains salutaires. Cette communauté esta iY.Pri nc ipale de toute la ligue. C’est pourquoi les> emblées de cette ligue se forment tour à tour à Saintl e 3ll ^ e Davos , comme à Coire 8c a Ilantz. C’est dansç, n l êtn e village , qu’on garde les archives de la ligue.le» 6 aussi qu’est la régence du pays » 8c que se formentïnu 3 Emblées de la ligue. Le grand conseil de laCom-est composé de 82 personnes, 8c on en tire iy ,

pour f • '” 11 ' tulI, puie oe 02 personnes,joi nt 5g' re Un k 6 rit conseil. A ces 82 personnes , on enlez I outres du peuple , qui, tous ensemble , élisent8c u e î n hres du grand 8c du petit conseil, le chancelier^ %% Vlce ~ c ha nce li e r. Quand il s’agit d’élire le Landthiale a \ ° U C * îe ^ P ays ’ j u g e des causes matrimo-s » le bandçret, Sc les gens d’office ; ces 120 per-

DAU 615

sonnes élisent, premieretnent, à la pluralité des voix *deux ou trois personnes pour chaque office , Sc les pro Aposent au peuple qui Cn choisit un A Délices dèla.Siás'*se,p.6i4. . .

LE DAUPHINE’, qui S’écnvoit anciennementDàulphiné , province de France , en latin Delphina -tus, en Italien Delfinato. Lè Rhône le sépare au cou-thant du Languedoc 8c du Lyonnois ; 8c vers le hordde la Bresse Sc du Bugey. Les états de Savoie le bornentdu même côté. Au levant, leS Alpes le séparent du Pié-mont ; Sc au sud , il touche l’état d’Avignon 8c la Pro- 4vence. Son étendue est depuis le 43 d. de latitude , j usequ’au 46,8c depuis le 26 de longitude, jusqu’au 29.Ostle divise en haut Sc bas. Le Hàiit-Dauphiné comprendle Grésií>audan , le Brian çonnois , le Gapençois , lsRoyanncz, , Sc les Baronnies. Dans le Bas - Dauphine „font le Viennois , le Valentinois , le Diois , 8c le Tricas~tinois. Ces différens pays ou territoires ont, autrefois»formé de petits états , qui se font successivement réunisen un seul corps.* Longuerue , Descript de laitance »pag. ?r 5 -

Le Dauphiné 8c les pays voisins furent occupés dansle V e . siécle par les Bourguignons, qui firent de Vienneleur capitale , 8c la résidence de leurs rois. Nos rois Mé-rovingiens conquirent en 64q. ce royaume , qui passaensuite aux Carlovingiens. Les grands états de l’empe-reur Louis le Débonnaire ayant été partagés entre sesenfàns , cette partie du royaume de Bourgogne échutà l’empereur Lothaire , 8c fut tenue, après fa mort, suc-cessivement par ses fils Charles 8c Lothaire. Après lamort du dernier, l’empereur Louis, héritier naturel deses freres > disputa cet état à son oncle Charles j e Chau-ve , qui en demeura le maître, Sc le laissa, avec tous sesétats, à son fils Louis le Begue. Apres la mort de Louis,Bofon, qui commandoit dans tous ces pays-là, s’en ren-dit seigneur absolu, 8c se fit même proclamer roi , prèsde la ville deVienne. Louis 8c Carloman , fils de Louisle Begue , lui firent la guerre. Carloman conquit un»partie du royaume de Bofon ; 8c l’empereur Charles leGros , qui , après la mort de Carloman , réunit la mo-narchie de Charlemagne, fut maître de presque tout leroyaume de Bourgogne. Bosen resta maître de la Pro-vence 8c de la Savoye, dont il fit hommage à Charles»qui lui confirma le titre de roi. Ce fut le commence-ment du royaume d’Arles ou de Provence , autrementde Bqurgogne Cis-Jurane. Bofon mourut en janvier 887»laissant un fils appellé Louis , qui fut reconnu roi parCharles le .Gros 8c par l’empereur Arnoul , 8c qui socensuite appellé par les Italiens , qui l’élurent roi 3 laplace de Berenger I. dont ils étoient mécontens. Louis »après s’être fait couronner empereur à Rome , fut aban-donné de la plupart de ses nouveaux sujets , vaincu »contraint de promettre qu’il quitteroit l’Italie , 8c qu’ifn’y retourneroit plus : mais , deux ans après , manquantà fa parole , il repassa les Alpes , 8c s’avança dans lapays » où il fut battu 8c pris par Berenger , qui soi fitcrever les yeux » 8c le renvoya au deçà des Alpes. C’estpour cela qu’on l’a nommé Louis l’aveugle. Il mou-rut vers 920. Hugues, fils de Thïbaud , comte d’Arles 8cde Berthe , fille adultérine du roi Lothaire 8c de Waldra-de , avoit été fait marquis de Provence par Louis l’a-veugle. Après la mort de ce prince , il s’empara desprovinces d’Arles 8c de Vienne, Sc prit le titre de roi deBourgogne Cis-Jurane , Sc fut ensuite roi d’Italie. LesItaliens soi opposèrent Rodolfe 1 1. roi de Bourgo-gne-Trans-Jurane. Ces deux princes se firent la guerres,pendant plusieurs années , après lesquelles ils s’accorde-rent. Hugues céda à Rodolfe tout ce qu’il possédoit en-deçi des Alpes ; 8c Rodolfe abandonna l’Italie à Hu-gues. Ce fut ainsi que les deux royaumes de Bourgognefurent réunis en utu

Charles-Constantísl, fils de Louis I’aveugle , lequel*durant ce tems , s’étoit rendu maître de la province dsVienne, la posséda long-tems , puisqu’en 941.&951*il en fit hommage au roi de France Louis d’Outre-rnsr.mais , en 952 ou 9ï3 , Conrad , roi de Bourgog 116 > “lsde Rodolfe II possédoit le Viennois ; & lepar des officiers , qui, d’abord , n’étoíetit ‘fblolusni propriétaires. Du tems de ce prince Sc oe ion filsRodolfe III. les archevêques 8c les éveques du royau-me de Bourgogne commencerent à se ren re insensible-