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Dauphins de Viennois , ses ayeux maternels , 8 c memedonna aux terres , qui lui échurent en partage , parl’accommodement qu’il fit avec Guillaume le Vieux, songrand-oncle , le titre de Dauphine d’Auvergne. Ce Dau-phiné consista donc dans la Châtellenie de Vodable, quien est le chef-lieu, Sc dans plusieurs autres terres 8cfei-
S reuríes ; & actuellement Vodable, Lestoing , Víeiile-rioude, Sc les lieux qui en dépendent .appartiennentau Duc d’Orléans, comme Dauphin d’Auvergne ; 8c fontdu ressort du bailliage de Montpensier. La postérité deGuillaume VIII. a joui du Dauphiné d’Auvergne jus-qu’à Jeanne, comtesse de Clermont, Dauphine d’Au-vergne > qui fut mariée en 1428, avec Louis de Bourbon,I. du nom, comte de Montpensier. Elle mourut fans pos-térité en 1435, âgée de 25 ans ; Sc Anne-Dauphine , setante, devint, par fa mort, Dauphine d’Auvergne. ElleaVoit épousé Louis II du nom, duc de Bourbon , dansla maison duquel le Dauphiné d’Auvergne est demeuré ,iusqu’à ce qu’il est entré en celles de France Sc d’Or-léans. Ce Dauphiné fut uni au duché de Montpensier »par lettres-patentes , en 1543 , à condition que les filsaînés des ducs de Montpensier, porteroíent les noms def rinces Dauphins. * Piganiol de la Farce, Descriptionde la France , t. $ ,p. 3 3 8.
Ï. ISLE DAUPHINE. Voyez. Mada-
G 1 S ISLE DAUPHINE, isle du golfe do Mexique,â l’occident de l’embouchure de la Mobile, riviere quic ouïe a l’oríent de celle de MiíEífipi, dans l’Amériqueseptentrionale. En 1702, d’Iberville fit de cètte iíle lequartier principal de la Louisiane, On y bâtit deS maga-sins ; 8c plusieurs habitans s’y établirent. C’est alors qu’onlui donna le nom édifie Dauphine , au lieu de celui à’ijleMassacre , qu’elle portoít, parce qu’on y avoit trouvé degrands morceaux d’ossemens humains , qui firent jugerqu’on y avoit fait quelque massacre. Cette iíle ne produitabsolument rien. II y en a même plus de lâ moitié » quiïf est que fable. Le seul avantage qu’on y trouvoít, c’estqu’elle avoit Un assez joli port 3 mais, en 1717, ce portse trouva fermé, par un amas prodigieux de fable, qu’unouragan y avoit jetté. Depuis ce temsssà, l’iíle » étéabandonnée, comme n’étant plus bonne à rien.
Riviere des DAUPHINS , dans la Floride , pres-qu’iíle de l’Amérique septentrionale. Elle est à dix lieuesa l’ouest de la riviere de Mai, Sc n’est plus connue quefous le nom de Saint-Augustin , lequel lui fut donné en1565 , par D. Pedro de Menendez ,. qui en chassa lesfrançois ; 8 c y bâtit un fort, auquel il donna le mêmenom , 8 c où îl s’est formé depuis une ville. Voyez SaintAugustin.
DAUXONA » ville de la haute Pannonie , selonF itinéraire d’Antonín , qui la place à 24 milles de Siscia.Mercator croît que c’est aujourd’hui Chasina , bourgadedans l’Esclavonie. Lazius croitqu sDautona, est la mêmeque l ’Andautonium de Ptolomée.
D A X , Ville épiscopale de France. VoyezDacqs.
D D A F A R, ville de l’Arabie heureuse , dans leroyaume d’Yemen. Ibn-Saïd, géographe Arabe » luidonne J°< d- de longitude , Sc 1 y d. de latitude. D’au-tres, la mettent plus à l’orient, d’autres, plus à l’oc-cident. Selon Abulf ec l a , Desc. Arab.p. 31 & 51 , elleest située fur le rivage d’un golfe , qui vient de l’océanméridional , 8c qui s’avance dans les terres , en tirantvers le nord , l’espace d’environ cent milles. Dans lefoijd de ce golfe , est la ville de Ddafar. Les vaisseauxqui sortent de son port, ne peuvent navíger que par levent de terre. Ils font voile de ce golfe , pour aller auxIndes. Ddafar est la capitale du pays de Shagiar, où l’ontrouve plusieurs plantes , 8c d’autres productions des In-des, comme lu noix muscade, le nardoil', ou le coco »l’indigo , 8cc. Au nord de Ddafar, il y a des collinespleines de fable , set lesquelles habite la tribu de Be-niaad. De Ddaser a Sanaa, il y a vingt-quatre parafan-ts. Quelques-uns disent que Ddafar est sur les côtesd’Yemen, & qu’il y a plusieurs jardins , Sc des ruis-seaux aux environs. Enfin , Ddafar n’a gueres plus d’é-tendue qu’un grand village.
La situation de Ddafar , selon nos meilleures car-tes » est- vers le 17 e dégré de latitude , 8c le 71 e
DEC
de longitude. C’est un port très - fréquenté. ,
DEACOSHIPP. Ce mot Anglois signifie Doyenne »8c fur les cartes géographiques de cette nation , désignele territoire ou le district d’un doyen.
DEALE , château d’Angleterre peu éloigné dupromontoire de Kent. On tient pour certain que Géiary aborda. Ninnius l’appelle Dole ; 8c plusieurs croientque c’est avec raison » parce que les Anglois donnent au-jourd’hui ce nom à une plaine ouverte proche la mer.César semble même le confirmer, lors qu’il prit terre furun rivage plat 8c ouvert, 8c qu’il eut un rude combat asoutenir contre les Bretons. Le château de Deale est en-tre ceux de SandoWne 8c de Waumore - Castle j *tous trois sont destinés à la fureté des Dunes. * C° ïn ’Dict.
1. DEAN , bourg d’Angleterredans la f t<3 'viuce de Glocester , à l’occident de la Saverne. IIdans la forêt de même nom. * Cambden. Britan. * nGlocest.
2. DEAN ou Deane-Forest , grande forêt d'An-gleterre » dans la province de Glocester. Cambden enrapporte plusieurs étymologies. Les uns, lá nommentSylva Danica , ou la forêt des Danois ; d’autres ,nubU Sylva. Le même auteur dit, que si elle n’a pas reçuson nom du bourg Dean » il pourroit bien avoir été sonnepar contraction » du mot Arden » dont les anciens Gau-lois 8c les Bretons se servoient autrefois, pour signifie?une forêt. II allégué en preuve, que deux grandes forêts»l’ûwe, dans les Pays-Bas, l’autre » en Angleterre , daN?le comté de Warwick , font nommées Arden l’une #l’àutre. Celle des Pays-Bas est nommée Ardennes. Dea-ne-Forest étoit autrefois bien plus épaisse qu’elle nsl’est. Les chemins en étoíent si embarrassés , 8c l’obscU -rité en étoit telle, qu’elle fervoit de retraite à des hab 1 'tans féroces 8c hardis pour le brigandage. Us fir eI, íde si grands ravages le long de la Saverne, sous HeU?*VI, que l’on fit des loix parlementaires , pour_ l eSréprimer. Mais depuis qu’on a trouvé les mm eSde fer , la consommation de bois a éclairci les am-bres.
1. D E B A , ville de le Mésopotamie , Je long dUTigre , selon Ptolomée , 1 . 5 , c. 18.
2. D E B A, ville de la Comagene, entre Dolics '
& Chaonia , selon le même , 1 , y, c. 15. ,
D E B A R O A, ville d’Afrique, dans le royaume d flTigrá. Corneille, après de la Croix, la fait capitale d^province de Barnagas, ce qui n’est pas exact » non pu*que le reste de l’article. Le vrai nom de ce lieu est D 0-BARWA. Voyez, ce mot.
DEBENHAM, bourg d’Angleterre , dans la Pf®vince de Suffolck.On y tient marché public. Etatpr e J efíde laGr. Ere 1.1. 1.
DEBOUSSIICH . petite ville de la Transoxast^située au milieu de la vallée de Sogd , entre SamarcaudBokhara. * Manuscrits de la Bibl. du Roi.
DEBRECIN » ou plutôt
DEBREZEN , ville de la Haute-Hongríe, àf*'comté de Zabolcz, au midi de Tokay, 8c du petitradin, à environ seize heures 8c demie de chemin de 1 ,
8 c de l’autre , 8c au nord occidental du grand W 3 ? 3 Qf(tà treize heures 8c demie de chemin. On écrit ce 0 ^Debrecinum. Les Turcs 8c les Mécontens s’en re ^ srent maîtres au mois de mars 1684 , & elle fut re ^ a p-la même année par les Impériaux. Quelques - un spestent aussi Drebetzin 8 c Debercin. * De ^las. Corn. Dict. . q»!
DEBRIS, bourg de Libie, selon Pline ,1. y » c .'a s dtfla place auprès de Matelgœ 8c de Garama» cap’L v erSpays des Garamantes. Elle est nommée » dau s r0 ;t202 de la Periegefìs de Príscien. Le P. Hs?d^"^que c’est la Bedeiron » de Ptolomée » /. 4, c - j, y,d’une des sources du fleuve Cinyphus. Pline »A j t méf-iait mention d’uné fontaine qui y étoit, & qu»veilleuse , en ce que depuis midi jusqu’à m ,n juoau’àen étoit chaude 8e bouillante , 8 c depuis 0,10midi, elle étoit froide & glacée. . flé d?
DECAN , Royaume des Indes , en se presqdeçà le Gange , Decanum regnum. II a Orixa a g. sîia gar»la mer des Indes au couchant ; le royaume e , sû yaU'au midi, Sc les états du Mogol, au septentrion.