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- pour ce. présidial, de íbrte qu’il y a deux séné-^haux pour le Valentiíiois, lavoir, un pour les fénéchaus-| ees ^Valence, Crest 8c Montelimart; 8c 1 ’áutre, pour.? P re fidial de Valence. Quant aux justices des seigneurs,
1 y e n a sép't, qui releyënt immédiatement du parle-? e ^ £ ; césont celles de Grenoble, de Valence, de Díe,
Gap , d’Embrun, de Tallard, & de Roussillbn. II n’yP°iftt dë grenier à sèl en : Dauphiné. II . est permis à. ac ffn de se pousvoir de sel en tel grenier , Sc en telle^natitité que bon lui íemble. Le bureau des finances n’amême corps avec le parlement jusqu^en 1028,st 11 d a-été séparé, & établi en corps de compagnie. 11 estCoiíl P,osé de 17 officiers , 'qiïi font, un président, en titre,lUatf e préfidens par commission, vingt trésoriers géné-r , au x, un avocat, 8c un procureur du roi. Le* Dauphinéet °it àutïefôis un pays d’états ; mais ils furent supprimésen i<5z8 , 8c o'rt créa sélections , qui font celles .de Gre-j? 0£, le, de Vienne, de Valence, de Montelimart, de Gap,
V de Romans. Chaque élection a fa recette particulière,a ta réserve de celle dé Gap, qui en a deux; une, pour le^pënçois 8c Embíúnois ; Sc ì’autre , pour le Brianço-11 ois.‘L e roi Louis XIV. créa en 1689, une maîtrise desea ux & forêts pour le Dauphinë. Elle est composée d’un^dítre particulier, d’un lieutenant, d’un procureur du101 > d’un garde-martéáu, d’un greffier, 8c de quatre ser-€ e ns gardés des bois. L’iìriiversité instituée à Grenoble? ar Humbert ll, ea 13 39 , fut transférée par Louis XI.a faïence en 1454. Le gouverneur de cette provinceav °it autrefois une autorité , quí approchoit. fort de cellee viceroi. Les arrêts du parlement, les provisions des^ciers, 8c les lettres de la chancellerie étoient expé-le es en son nom. Toutés ces prérogatives furent révo-ltés à la mort du comte de boisions ; 8c il n’est resté à, es successeurs , que i’honneur de siéger à la tête du par-ement , Lc d’avoir le premier rang dans toutes les céré-monies publiques ; honneurs que le lieutenant-généralau gouvernement de la province partage avec lui. C’étoit
des privilèges du Dauphiné , que le gouverneur SciéIe Utenant-général, y dévoient être nés. On commença à^ Kroger , en faveur de la Motte-Gondrin. La noblesse£. de le reconnoîtr.e, & le parlement d’enregistrer^ s Provisions; mais la cour , par une attribution expres-? > lés fit enregistrer au. parlement d’Aix ; 8c le Dau-** mé f u t obligé de le reconnoître 8c d’obéir. Outre legouverneur 8c le lieutenant-général.ily a encore quatree j ] tenans de roi, §cautant de gouverneurs particuliers,
, y de places fortifiées , 8c de quelque considé-rois
,^ s places fortifiées , font Grenoble , Valence, Die , Mon-^ Ll 'diart, Gap , Embrun , Mont-Dauphin ,Guilefire, Cha -cùf~ Û ' e -Q. lie yras , Brianfon , Exilées , Barrauït » 8c l’E’-
Bonr ce q U j regarde le commerce de cette province,
siue l’ón a dit plus haut de ses productions , en donneHUelq Ue Comme ses montagnes font remplies de
et aux 8c de minéraux , les ruisseaux 8c les rivières qui^ sortent, font tourner les moulins des forges 8c fon-d erie s, où se fabriquent divers ouvrages de fer, d’acier,e cuivre, 8c de plojnb , suivant la diversité des métauxnfi s’y fondent 8c qui s'y travaillent , particulièremente s canons , des ancres dans les fonderies 8c les forges°Ur le fer. La principale mine de ce métal est » dans lae a_ n£a § ne d’Allevard , à six lieues de Grenoble. Son ferP d une excellente qualité, doux , fans paille , facile a
r ger 8c à limer. Les mines de cuivre íont dans la mon-Çc p ne d î Gloche, & celles de plomb , dans le Gapen-çp IS ’.P res de la Baultne des Arnauds, 8c au village d’Ar-fp^mérs, à quatre lieues de Briançon. Le terroir de Bes-Vit ^ í^ 68 ar doisieres ; celui de Larnage, une mine deni D ri ° x de couperose , 8c une terre propre à faire des*atï a ^ umer du tabac, quí fe fabriquent à Tain : Ce-Cr & Cestier dans le Briançonnoís , donnent de ladu ch^ P^ u ^ eurs endroits du Haut 8c Bas Dauphiné ,que to ai ' boa de pierre , & du salpêtre. Les manufactures ,font rT' S CCS divers métaux 8c minéraux entretiennent »q Ue ' ^ an dues dans toute la province. L'acier fe fabri-Tup ^es-Moirans j à Voiron , à Beaumont-Furent, àf ers ins ' a Beaucroissant, à. Chabons, 8c á Vienne. Les4 ti’ nomme fers a forges, fe font à Saint Hugon,
à K p tle l! s » a Thois, à Allevard , à Laval, à Goncelin,'-‘Qïtibe, à Vriage, à Revel, aux Portes, à Saint-
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Gervais, & à Royans. C’est à Rives » Beaucroissant, àTutins, à Voiron, Beaumont-Furent, 8c plus qu’ailleurs,à Vienne, que fe fabriquent les lames d’épée ; comme àVoiron, 8c à Viziles , les faux 8c faucilles. Les canons fefondent à Saínt-George. Les ancres fe forgent à Vienne.Enfin , il y a des forges à cuivre à Vienne, à Tulin , àVoiron, & à Beaucroissant ; 8c l’on prépare le vitriol 8cles autres minéraux, dans les fabriques 8c laboratoiresd’Allevard , de Laval, de la Cloche , de Largentiers ,deLeschet, de Bauriere 8c de Larnage. Les.autres ma-nufactures du Dauphiné, font les laineries , les toiles 8cles foyes. Les draperies , 8c autres étoffes de laine , s’yfabriquent presque par-tout ; elles font grossières , maisd’assez bonne qualité. 11 ne se fait que des draps à Gre-noble, à Voiron , àTulins , à Saint-Marcellin , à Roy-bon, à Serre, à Beaurepaire , à Saint-Jean de Royans »Pont-en-Royans, à Valence, 8c dans tous les environsde ces lieux. A Vienne, on fait dés droguets ; à Taulí-gnan Sc à Dieu-le-fit, des sergettes ; à Romans, des cor-dillats, des ratines , des estamets, 8c des draps ; à Crest »des ratines , Sc des cordillats ; à Montelimart, des ser-gettes & des ratines , à Buis , des feigettes 8c des cor-dillats. 11 y a presque dans tous les villages dépendansde ces villes , des fabriques des mêmes étoffes de laine,,quí fe font dans leur cbef-lieu. Les laines pour les manu-factures , lont presque toutes du pays; 8c le négoce s’estfait principalement a Valence, a Crest, 8c à Royans. IIfe faisoít autrefois un grand commerce de toutes ceslaineries dans la plupart des échelles du levant ; mais ilest tout-à-fait tombé , par le peu de fidélité des fabri-cant Les toiles, qui se íont toutes de chanvre du pays ,fe fabriquent à Saint-Jean-Cretnieu, a laTour-du-Pin »à Bourgoin , à Vienne, à Jallíeu, a Ruy ,àl’ifle-Dabo »à Artas , à Saïnt-George, à Voiron, &à la Buisse. C’estpresque dans les mêmes lieux, ou leurs environs , quefe filent les fils pour la couture , Sc pour divers ouvra-ges de bonneteries. Il fe fait, des uns Sc des autres » unassez bon commerce. * Dictionnaire du commerce , t. 1,p , 899.
> Gomme on a planté , dès il y a long-tems , quantitéde mûriers blancs, dans les plaines , on y éleve beau-coup de vers a foye ; Sc la soye qu’on en retire , faitune partie du commerce de la province. II y a, danscette généralité , des papeteries à Saint - Donat , àChâteau-Double , a Férus , a Disitnont, à Chabeuil, aSaint-Vallier, à Crest » n Vienne , à Rives, à Pariot*àVizille.
II s’y fait du papier de toutes les sortes. Une partiefe consomme en France ; 8c le reste se transporte auLevant! On fabrique des chapeaux a Grenoble , à Fon-tenil, à Sassenage , à Voreppe , a Moírans , à Crest, Scà Pont-en-Royans. On habille de gros cuirs , à la côtede Saint-André , à Saínt-Jean de Bournay , à Vienne ,à Serre, à Grenoble, à Lumbín, à Croies , 8c à Gon-celin. Les peaux 8c menus cuirs , fe passent 8c se mettenten mégie à Grenoble, à Voiron , à Romans, à Valence »à Loriol, à Livron , à Montelimart, à Dieu-le-fit , ìVienne , 8c à Saint-Antoine de Viennois. Les froma-ges de Sassenage , ou des autres cantons , qu’on dé-bite fous ce nom ; les gands de Grenoble si légers &si fins ; les pignons, les résines , les gallipots, Sc quelques.autres denrées , qui font envoyées à Paris , par la voiede Lyon , font ausii une partie du négoce du Dau-phiné.
Les armes de la province íont d’or au dauphin d’a-zur, crêté , barbeillé , 8c oreillé de gueules.
DAUPHINÉ D’AUVERGNE, petite contrée dela Baffe-Auvergne , près de la rivíere d’Allier Sc de la,ville d’Issoire.Cette principauté, à présent unie au duchéde Montpensier , doit íon origine à Guillaume VII,comte d’Auvergne » fur lequel Guillaume VIII, dit teVieil , son oncle , s’empara de ce comté. Ce GuillaumeVII avoit épousé une des filles de Guigues III, comte*d’Albon, 8c de Marguerite de Bourgogne. Justel, Blon-del, 8c Choríer , Histoire, du Dauphiné » t. 2* P- *04,croient qu’elle s’appelloít Béatrix. Mais., Baiuze, His-toire de la maison d’Auvergne , t. 1 , p- 64» la nomme-Jeanne de Caìabre , fans qu’il puíss e cendre raisonpourquoi elle est appellée de CalaHe , non d’Al-bon. Leur fils Guillaume prit le nom de Dauphin .quitta pax dédain les. armes d’Auvergne , prit celles des
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