DEH
écrit ce nom Dsghim , 8c est suivi par Baudrand &Corneille.
DEGLIGINEUR. Voyez Dilige.
DEGRÉ de longitude ou de .latitude. Voyez, ces
tnots.
D E H E L E G , petite ifie fur la Mer rouge. Voyez.
I |aca
DEHESTON, ville de Perse , située à 80 d. 15 m. delongitude, 8c à 38 d. 15 m. de latitude. Ce n’est pas pro-prement une ville , mais nombre de villages, qui fontpeu éloignés les uns des autres. * Tavernier, voyage de
Perse > t. r - ; - -
DEHLI, Déli , Delv , ou Delli . La première façond’écrire ce nom est plus conforme à la prononciation dure8c aspirée des Orientaux. Cette ville de l’Indoustan estnommée en latin Dellium par le P. Riccioli, /. n. Elleest située à 94 d. de longitude , 8c à un peu moins de r.9de latitude. II faut distinguer l’ancienne 8c la nouvelleDehli. Cette derniere fut bâtie au commencement dudernier siécle, p ar Cha-Jean pere d’Aurangzeb. Elle estcontiguë àPancienne. Il la nomma de son nom Ch a-Je an-Abad , 8c par abréviation , Jean - Abad , ou commel’écrit de l’ibe, dans fa carte des Indes, Gehan Abad ,c’est-à-dire» Ici colonie de Cha-Jean. Son dessein étoitd’en faire la capitale de son empire, au lieu d’Agra, oùil trouvoit lés chaleurs d’été trop violentes. La proxi-mité a fait que les ruines de l’ancienne ville ont servipour la nouvelle, qui est située dans une rase campagne,Pur le bord d’un fleuve appellé Gemma , ou Geminy, 8cbâtie d’un seul côté de cette rïviere , dont elle suit le ri-vage ; ce qui fait qu’elle se termine en croissant. Du côtéde la terre , elle est entourée de murailles de briques,fans fostes. Des tours rondes àl’antique les flanquent decent pas en cent pas ou environ; 8c un terre-plein der-rière de quatre ou cinq pieds d’épaisseur les soutient. Siavec la nouvelle Dehli, on comprend un très-long fau-bourg qui va à Lahor, ce qui reste d’habité de l’ancienne,qui est encore comme un grand faubourg très-long, 8ctrois ou quatre autres faubourgs, cela fait en droite ligneplus d’une lieue, Sc un tour d’une prodigieuse grandeur,parce qu’entre ces faubourgs il se trouve de grands jar-dins , Sc de grands espaces où il n’y a point de bâtimens.La forteresse dans laquelle est le sérail, 8c les autre? ap-partemens du roi » est bâtie en demi-cercle , 8c regardefur la rivière. II y a néanmoins entre l’eau & les murail-les un assez large 8c long espace sabloneux, où l’on faitordinairement battre les éléphans, 8c où se fait souventla revue de la milice des omerhas ou seigneurs , 8c desrajas ou souverains Gentils, en présence du roi , qui estaux fenêtres d’un de ses appartemens. Les murailles dela forteresse à l’égard de leurs tours rondes à l’antique ,font à peu près comme celles de la ville ; mais elles fonten partie de briques , 8c en partie d’une pierre rouge ,semblable à du marbre. Elles font aussi plus élevées, plusfortes 8c plus épaisses; 8c portent quelques petites piècesde campagne, qui font braquées vers la ville. Elles onttout àl’entour, hormis du côté qui regarde la rivière,un beau fossé revêtu de pierres de taille , plein d’eau 8cde poissons. Autour du fossé régné un jardin assez large ,qu’on voir en tout tems rempli de fleurs. Autour de cejardin est la place royale , où répondent les deux princi-pales portes de la forteresse, 8c à ces portes les deux plusgrandes rues de la ville. C’est dans cette grande place,qu’on volt les tentes des rajas , qui font à la solde duroi, pour y faire, toutes les semaines , chacun la garde àson tour. Les omerahs la font dans la forteresse. Cetteplace sert aussi de marché. Les deux principales ruesde Dehli, c’est-à-dire , celles qui répondent aux deuxportes de la forteresse, 8c à la place, font larges de vingt-cinq ou trente pas, & tirées en droite ligne, presqu’àperte de vue. Néanmoins celle q U í conduit à la porte deLahor, est bien plus longue que l’autre; mais elles fontbâties de meme. Ce ne font des deux côtés que des ar-cades fans aucun bâtiment dessus. Ces arcades font or-dinairement séparées par des cloisons, qui font des bou-tiques qui ne ferment point. Les. artisans y travaillentpendant le jour; les banquiers s’y tiennent assis pour leursaffaires ; & les marchands y font montre de leurs mar-chandises, qu’ils resserrent le soir dans un magasin , dontla petite porte, qui ferme , est dans le fonds de chaque ar-cade. Sur ce magasin, qui «st fur 1e derriere des arcades, sont
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élevées les maisons des marchands , qui de la rue parois-sent assez belles. Ces deux rues n’ont pas néanmoins pat'tout de belles maisons , ainsi élevées fur les terrasses, bn’y a le plus souvent sur le magasin, ou à côté, que quel-que petit bâtiment, qu’on ne volt pas de la rue ; lesgiosmarchands ayant ailleurs leurs maisons, où ils se retirentle soir. II y a encore cinq rues semblables à ces deux prin-cipales , quoique moins longues, 8c moins droites ; & uneinfinité d’autres qui traversent de tous côtés. Les maisonsdes petits omerahs , des gens de justice, 8c de plusieursparticuliers, y font répandues. II y en a peu qui soienttoutes de brique ou de pierres. La plupart ne font que d eterre, 8c couvertes de paille , avec des cours 8c des J a ’j"dins; mais la paille étant artistement entremêlée a ” elongues lames dures Sc fortes , les couvertures sont sou-des , 8c n’ont rien de désagréable. Les murailles s° nenduites d’une chaux très-fìne 8c très-blanche. Quant audedans de la forteresse , où font enfermés le sérail» ^quelques autres édifices royaux , il n’y a rien de remar-quable à l’entrée, si ce n’est deux éléphans de pierre»qui font des deux côtés de l’une des portes. La statu 0de Jemel, fameux raja deChitor, est fur l’une, 8c celle dePosta son frere, sur l’autre. Ces deux rajas, seigneursd’Akbar, soutinrent avec une valeur extraordinairesiège de leur ville ; 8c se firent tuer dans des sorties »plutôt que de se soumettre. Leurs ennemis même le uront érigé ces statues. On entre par cette porte dans unelongue 8c large rue, divisée en deux par un canal d’ eal1courante. Elle a de chaque côté un relevement de ciníou six pieds de hauteur, 8c de quatre de largeur, 8c pso savant des arcades fermées qui se suivent tout du sonssen forme de portes. C’est fur ce relevement que se tien-nent assis tous les écrivains, cohtrôleurs, 8c autres m"liciers pour faire leurs charges , fans être incommoddes chevaux , ou du monde qui passe plus bas qu'eUdans la rue. Les mansebdars, ou petits omerahs » s 'jtiennent aussi la nuit pour faire la garde. L’eau dùcan 3se répand par tout le sérail, où elle se divise, 8c toflso 0ensuite dans les fossés pour les remplir. Elle est U rde la rivière , par un canal qu’on a ouvert, cinst 0 (six lieues au - dessus de Dehli , 8c qu’on a amené atravers de la campagne, en coupant plusieurs roche s ®'En entrant dans la même forteresse par l’autre porte» 0trouve aussi d’abord une large 8c longue rue, qui a 1relevemens aux côtés comme l’autre, avec des bouthssjùdessus, au lieu d’arcades. C’est proprement un basas» %est très-commode pendant la saison des pluies 8c p edant l’été > parce qu’il est couvert d’une longue 8 cvoûte , qui a par le haut de grandes ouvertures r° n jjpour donner du jour. Outre ces deux principales rues-^.y en a grand nombre de petites à droite 8cà gauche» ^conduisent à de beaux appartemens , où les oïíieX t etfont leur garde, chacun à leur tour, une fois Iasefi 131 fSpendant vingt-quatre heures. On trouve encore pl H l£ j e sdivans 8c tentes dressées en divers endroits. Ce f 0 , n al] {Jíbureaux ou comptoirs dedifférens officiers. On vo>r .plusieurs grandes salles, où toutes sortes d’artisan® v fC -nent le matin. Ils y travaillent tout le jour, 8c s’ eI ^ e „tournent le soir à leurs maisons. Ils le font de P er s) jefils ; 8c du même art. Le tailleur fait son fils tailso u , a ’ VÊ ccordonnier le fait cordonnier. Personne ne s’allíess 1 re jí-des gens de fa même profession; ce qui s’obserrf r on tgieufement, non-seulemententre les Gentils, ‘ss’Jj jesobligés par leur loi; mais presque toujours f* T oS , o«Mahométans même. Après tous ces appartew car réevient enfin à 1 ’Ambkçts. C’est une grande c0ll p 0 nt sé-à arcades, fans bâtimens au-dessus. Les arcad eS ^e P e “parées les unes des autres par une muraille, 3 v ^ a ra ndetite porte, pour passer de l’une à l’autre. S 01 " ^ , \\ y
porte qui est au milieu d’un des côtés de ce ca pf a gafda un grand divan du côté de la cour , app el hautboisKanai : C’est le lieu où font les trompettes» t aso eS
' cert,a«^ n(le
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8c les tymbales qui jouent ensemble,de con ce J ’, S ra nheures du jour 8c de la nuit. A l’oppqsi te ^ j£ ana y, h
porte de la cour , fur laquelle est ce N a S ar ^e P 1 'a une magnifique 8c grande salle à pso^ 0 "^ sond, ^ a ^'liers peints 8c dorés, auffi bien que le p’ at ^^t sor * aélevée Sc ouverte des trois côtés q u * re ^ X fa\\e d’ aVeCcour.Au milieu de la muraille,qui sépare cet 0 ^ j ar ge »
le sérail, est une espèce de grande fenetre * ^’gn-b 9
8c asse? élevée, pour n’y pouvoir pas at e