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Tome second. C - F.
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a vec la main, C’est-là que le roi paroítaíîis fur son trône,quelques-uns de ses fils àíès côtés, & quelques eunuquesdebout, les uns lui chassant les mouches ávec des queuesde paon, Sc les autres lui faííànt du vent avec de grandsêvantails. De-là, il voit en bas , autour de lui, tous lesomerahs , tous les rajas, Sc les ambassadeurs qu! font de-“°ut fur un divan, entouré d’un balustre d’argent, leSysnx baissés, Sc les mains croisées fur l’estomach. Plusas > il voit les manebdars auffi debout, Sc dans la mêmeposture8c plus avant, dans le reste de la salle, 8 c dansa cour, une grande foule de gens. Tous les jours, fur letold i. il y donne audience à tout le monde ; ce qui a faitsommer cette grande salle Amh,as , lieu de l’audiencec °ttunune. Pendant une heure Sc demie que dure cetteaudience, le roi se divertit à voir passer devant lui lesplus beaux chevaux de ses écuries, Sc plusieurs éléphansd°nt le corps est bien lavé, Sc peint en noir, si ce n’est*j u Us ont deux grosses raies de peinture rouge qui leurycscend du haut de la tête vers la trompe, où elles selignent. Ces éléphans ont auffi pour lors une couverture*; n broderie, avec deux clochettes d’argent qui leurpen-ent des deux côtés , attachée atix deux bouts d’une£ r osse chaîne d’argent, qui leur passe par dessus le corps,es queues de vaches du grand Tibet, blanches Sc fortgfes, leur pendentauffiaux oreilles; Sc deux petitslêphans bien parés se tiennent à leurs côtés, commeestinés à les servir. Quand ces grands colosses font ar-j Iv ^ s devant le roi, les conducteurs qui font assis fur leursPaules, avec un crochet de fer à la main, les piquent, 8 cen les talonant, ils leur font baisser un genou, lever latr °mpe, 8c faire une espèce d’hurlement, que le peuplepend pour un salut. Le trône du roi est un petit lit dej? grandeur de nos lits de camp. II est couvert de diamans.Quand le roi s’y vient asseoir, on étend une couverured e brocard d’or, ou d’une autre riche étoffe piquée. Ac Jiaque colonne du lit, est attachée quelqu’arme du roi,ía rondache, son sabre, son arc, se$ flèches, 8cson car-quois. De la grande salle de l’Arnicas, on entre dans une^utre moins grande, mais pourtant fort spacieuse, peintedorée, 8c relevée du pavé de quatre ou cinq pieds desut, comme une grande estrade. Le roi affis dans une«aile, avec ses omerahs debout autour de lui, y donneue audience plus particulière à ses officiers, reçoit leursdomptes, Sc traite des affaires les plus importantes deJ at - Us font obligés de se trouver tous les soirs à cetteemblée, comme le matin » à l’amkas. On appelle cetteA e le Cosel Kamé. A la gauche de la cour, où est la pre-’ere salis, Qn voit une petite mosquée très-bien bâtie,°nt le dôme est tout-à-fait couvert de plomb, parfeite-fif 0 ! ^ Cn dor ^ ' ce I e lUî prendre pour dé l’or mas-j ",7 e toi y fait ses prieses tous les jours, hors le ven-d e 1 va a lu grande mosquée » qui est au milieu

jji . a v llle » élevée fur un rocher qu’òù a applaní pour laqueTr P our àire tout-à-l’entourune belle place, à la-j e viennent aboutir quatre longues rues, qui répon-On 3UX ^ôkês de la mosquée. Pour arriver à ces portes,tnonte vingt-cinq ou trente degrés de grande Sc bellest j erres lui règnent tout à l’entour, hormis par le der-te, qu’on a revêtu d’autres grandes pierres de taille,t ar c °nvrir les inégalités du rocher qu’on a coupés. Lesf * s entrees etl font de marbre ; Sc leurs grandes portesAn j°“ vertes . de Pâques de cuivre très-bien travaillées.d e dessus de la principale, il y a de petites tourellese i m ar bre blanc , & f ur le Arriéré de la mosquéectevent trois grands dômes de front, qui font auffi

duS bre í la f c > P ar ^dans 8c par dehors : celuitrç s T> Ieu P^ s S ros ^ ?ìus élevé que les deux au-

îu Sqil -T t k , 6 de k A 0S , quée ' de Pu>s ces dômes .l ac r, la grande porte, est fans couverture , à cause de

r eaax j Us d ".k a 7 a ; «-tout le pavé est de grands car-dans ,warhre. II ay un autre bâtiment considérableParcs n V1 d ' a PPâê le Caravansera de la princesse .bâtir,'P’ e r f^ e S um '^ a fl e b, fils aîné de Cha-Jean, le fitséparé e elt un g rand carré à arcades, dont chacune estil y a u „ ar un . e cloilbn. Dans le fond de chaque arcade,

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" ? a «ne petite chambre. Sc au-dessus des arca eS * rgalerie qui régné tout autour du bâtiment, P our J- ç enans autant de chambres hautes , qu’il y en a . en _ -^aravansera est le rendez-vousJsbeks, 8c autres étrangers.

ÛEINOUR» ville de h p'

i ptçYince nommée Gebal &

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Irae Persienne » près de la ville de Hamadan. Elle estsituée à 85 d. de longitude, Sc a ZZ d. de latitude sep_tentrionale , selon les tables des Arabes. * Herbelot ,Bíblíot. Orient.

DEINZE on DeïnsE , bourg du pays-bas, au comtéde Flandres. Son ancien nom étoit Donjk5 comme ie re-marque Grammaye , z. partie des antiquités- de Gand*p. 77, où il traite de Courtrai Sc de fa châtellenie, danslaquelle ce bourg est situé. Ce savant historien donne àDeinze une antiquité fort reculée. II croît qu’il a étébâti à-peu-près dans le même teins que les Goths 8c lesVandales, vers l’an 500, s’emparerent de Gand. Les Ro-mains élevèrent divers châteaux pour arrêter ces barbares»Lucius Petus, fameux général deS romains, éleva Celuidont Peteghen semble encore conserver le nom. Lesbarbares de leur côté bordèrent la Lis de forteresses ; ScGrammaye croît que Domca en étoit une. Vers la findu IX e . siécle , ce bourg étoit déja devenu fameux; 8cdans le diplomé de Thierry, comte d'Alsace, le prin-cipal saMeur des privilèges de Deinze, il est dit, qu’enpunition des fautes commises par Bertulphe Strateníls,prévôt de S. Donatien, 8c châtelain de Petengehem, íàterre de Petengehem étoit dégradée, Sc tous les privi-lèges transférés a Deinze; de forte , ajoute le diplomé »que celle qui étoit auparavant maîtresse du fleuve 8c dela campagne, soit dorénavant une portion du lieu deDonza. Cet acte est date de irzr. Depuis ce tems-là,Deínzefut mise en possession de la juridiction qui avoitauparavant appartenu au château 8c lieu de Petingehem-Sc on y voit encore à présent un tribunal 8c un échevinagede l’un 8c de l’autre lieu. C’est auffi dans ce tems-là qu’ílfaut chercher l’orîgine de la double aigle qu’eiìe portedans ses armes , Sc qu’elle a fans doute pris de Peten-gehem, qui étoit de fondation Romaine, Le comte Guiaccorda le privilège d’une foire annuelle indiquée aujour de saint Luc, 18 octobre, 8c qui se tient à présentle lendemain ; outre un marché qui íe tient tous les mer-credis. Le même comteconfirmaauxhabitansdeDeinze»la foire de Pâques de Petengehem , laquelle se tient lemardi d’après le dimanche de 1 octave de paques ; 8c cesdeux foires font franches » fans qu’on puisse y arrêter per-sonne. II y avoit alórs Un chateau Sc un vicomte; maïson ne sauroït dire où étoit le chateau » ni ce qu’ e st de-venu la vicomté. Ce bourg s’étendoit autrefois des deuxcôtés de la Lis ; car on trouve que les comtesses Mar-guerite Sc Jeanne donnèrent leur permission pour l’en-tourer d’un mur des deux côtés de cette riviere. Ii y ad’autres titres qui font voir qu’il y avoit deux églif es pa-roissiales, l’une de Notre-Dame, 8c l’autre des saintsMartin, Sc Antoine. Ces deux églises subsistent encore;maís l’une est dans le bourg, Sc l’autre fur le district fisPetengehem. Il cessa d’avoir ses seigneurs particuliers »en î;i 6, 8c passa fous la domination des comtes deFlandres. Les querelles des comtes avec les Gantois ,eauserent plusieurs fois fa destruction. 11 fut brûlé en1382, 8c rebâti; 8c du tems de Philippe le bon, on comp-toit à Deinze, 8c dans le faubourg, trois mille habitans.L’empereur Maximilien qui n’étoit alors qu’Archiduc»leur renouvellá leurs privilèges, qui avoient péri dansl’incendie. Ce lieu a été souvent íàcagé durant les guerresde Flandres. Il a eu des fortifications qu’on a ensuite dé-molies. Son territoire, nommé la verge de Deinz,e , ren-ferme six villages qui dêpendòient anciennement de Pe-tengehem , à savoir, Gramez .> A fie ne, VTaelheec, Pete-

f hem buyten , o U , comme l’écrït de l’Iíle, Petegkem de -ors, 8cc. Quelques-uns,comme fauteur du Dictionnairegéographique des pays-bas, écrivent Deynse.

DEIRIE ou Deire , c’est le nom qui a été donné au»tresois â la partie méridionale du Northumberland, sui-vant les historiens d’Angleterre, qui nous apprennentque lorsque l’Angleterre étoit divisée en sept royaumes»le Northumberland en étoit un , Sc qu’il íe dìvìsok estJeux parties , savoir, la Deirie Scia Bernicîe. Cette der-niere division se fit fan 559 , à la mort d’Ida, premierroi de Northumberland. Adda occupa la Bernícíe, ScElla la Deirie. Celuî-ci régna trente ans , Sc mourut l an589, laissant un fils nommé Ëdwin, âgé de trois ans ;mais ce jeune prince fut bientôt Aépouífié P ar elrri<ison beau-frere, qui avoit épousé Acca» e la, Sc

qui , à la mort de son pere A t ha la ri c U Ç tout le

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