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sellaient station. Cependant Saníon , dans ion introduc-tion , distingue la station de la journée , ou diète com-mune , '8c fait cette derniere de trente milles. Voyez, aumot Journée. * Du Cariée , dollar. ín voce Dieta.
DIETA TERRAI. Ces mots signifient, selon DuGange, autant de terre qu’un homme en peut parcouriren un joud A ce sujet. il cite Tudebod , 1. 1. de P Histoirede Jérusalem , p. 780, où il dit que l’empereur céda àBoémond quinze journées de terre en long , dans la Ro-inanie, & huit en largeur, ce qui auroit fait un état detrois cens milles d’Italie en longueur ,8c de cent soixantemilles en largeur ; ce qui est de beaucoup plus grand quetoute la Remanie ensemble. Je crois , qu’en ce sens , laDieta se prend pour une journée de charrue, c’est-à-dire ,autant de terrain qu’une charrie en peut labourer en un.jour. Les Allemands disent en ce sens-là Morgens Ac-kers, prononcez Morguen\ du mot Morgen , matin , ma-tinée , & Acl^er , champ , terre labourable. * Du C ange ,Gloss. in voce Dieta.
DIETZ , ville d Allemagne , dans la Vetéravie , enlatin Dietia. Elle est située fur la rivière de Lohn > avectin beau château , & est le chef lieu d’un comté , auquelelle donne son nom. Cette ville est à six lieues de Coblensau levant. Elle a un pont fur la Lohn , qui communiqueavec Freven-Dietz. * De JVit , Atlas.
DIETZ, comté d’Allemagne. II est situé entre l’ar--chevêché de Treves , les seigneuries d'Iststein & de Wis-baden , & so bas-comté de Catzenelnbogen. Outre laville de Dietz, dont 11 porte le nom ; les noms les plusremarquables font Obsellens 8c Bleiderstat, qui est versla source de la riviere d’Aars , qui tombe dans la Lohn ,au-dessous de Dietz. Adolphe, comte de Nassau, acquitce comté , en épousant Guthe > fille unique , & héritièrede Gérard, comte de Dietz , dont il n’eut qu’une fille,«qui épousa Godesroi, baron d’Eppstein ; & les comtes deNaflau partagèrent ensuite ce même comté ; mais parìa transaction , qui fut faite en 15 5 A , entre les Land-graves de Hesse & les comtes de Naílau , touchant lecomté de Catzenelnbogen , ceux - ci acquirent l’autremoitié du comté de Dietz , qui avoir passé de la maisond’Eppstein, dans celle de Catzenelnbogen. * Audjsret,géogr, t. 3.
DIEU ( Fille ) insula Del. Abbaye d’hommes enFrance , de l’ordre de Prémontré , en Normandie » audiocèse, & à quatre lieues de Rouen , vers l’orient, furla riviere d’Andelle- , fous la dédicace de la Vierge ,fondée en Fan 1187, par Renaud 8c Gauthier de Pavilly,pere & fils.
DIEULOUARD , bourgade de Lorraine » en latinDesovardum. Ce nom s’écrivoìt anciennement en Fran-çois DEsLouAKD.Çe lieu est situé fur la Moselle,entreToul Sc Pont-à-Mousson ; & c’estun des plus anciens do-maines de l’église de Verdun, quoique cette prévôté soitdans le diocèse de Metz. C’étoit une place forte de l’é-vêché de Verdun en 1212. Sous l’épiscopat de Richardde Grand-pré , les habitans de Dieulouard mirent en pri-son un bourgeois de Metz, ce qui irrita si fort les Mes-fins, qu’ils assiégèrent la forteresse de Dieulouard , la pri-rent, Scia ruinèrent. Les, évêques de Verdun néanmoinsdemeurèrent en possession de Dieulouard. Les ducs deLorraine pretendoient y avoir quelques petits droits oubourgeoisie , qu’ils cédèrent à l’évêque Nicolas Pseaul-me, par le traité de 1564. Le domaine des évêques deVerdun leur avoit été confirmé plus de 400 ans aupa-ravant, en 1156 » par l’empereur Frédéric Barberoufie.Il-le fut encore par Charles-Quint en 1548, 8c par Ro-dolphe II , en 1582. Les rois de France reconnurent lemême droit dans le même siécle. François I ayant donnéen 153 ^’ ^ Henri II , son fils en 1551 , des lettres deueutralíte aux habitans de Dieulouard , dans les guerresque la France avoit avec l’empereur ; parce que Dieu-louard étoit un des principaux membres de l’évêché de.Verdun. Cependant » comme les évêques de cette villeitoient, ou de la maison de Lorraine , ou créatures dela même maison , ils donnèrent l’église collégiale desaint Laurent de Dieulouard a 1 église primatiale de■Nancy.; ce qui a fait tomber cette collégiale de saintLaurent. Les officiers du roi en ont fait quelques plain-tes , qui n’ont servi de rien ; & les traites de paix leuront imposé silence sur ces vieilles prétentions, par lajclauie générale , que toutes choses doivent être lais-
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fées 8c mises au même état où elles êtoient en 187°*quand le duc Charles fut dépouillé de ses états. * d- oílguerue ,Desc. de la France, 2 part. p. 201. ,
DIEU SE étoit la ville la plus considérable queducs.de Lorraine avoient, dans le pays Allemand. D nnomment anciennement Decem-Pagi ; 8c on la voit mar^quée dans la carte de Peutinger , entre DivoduTttWMetz > 8c Tabernœ pu Saverne. L’itinéraire d’-Ant° n ^marque expressément Decem-Pagi aune égale dntade Metz 8c de Saverne, c’est-à-dire à vingt milRsTune 8c de l’autre. Ce lieu est célébré par ses puits d ea^salée, dont on fait quantité de sel. Les chanoinesl’église collégiale de Sainte - Marie-Magdelaine de ?dun ont des titres qui font voir qu’autrefois Dieuse ^salines leur appartenoient :mais il est sûr que les duesLorraine en étoient paisibles posseíleurs dès le XBy ^cle. Ce domaine fit partie de la succession de Ferrí, cU *?Lorraine, pere des ducs Thibaud 8c Mathieu II Le,nier laissa Dieuse à son frère Jacques de Lorraine >que de Metz , pour ce qui lui appartenois dans Ehcession de leur pere ; 8c par une transaction de 1247 » “ priII, qui devenoit propriétaire de Dieuse par cette tr aîlaction , en fit hommage en même-tems à son oncle J aques , qui n’étoít qu’usufruitier. Dans le siécle íuiv aIlt JMarie de Blois , tutrice du duc Jean, reconnut encol’églïse de Metz en 1347 , mqís depuis ce tems-B ^ducs ont possédé toute la châtellenie de Dieuse enveraineté , sans faire hommage à aucun seigneur ; & 1 .jouíssoient de cette liberté qui étoit autorisée par les tr ^ etés de paix des Pirénées d ' Fan 1659, de VincennesFan 1661 , &par celui de Riswick, de Fan 1697, c °,més par ceux de Rastat & de Bade , de Fan 1714-,^,avoit que le seul village d ’AJfurange dans cette p reV ,° squi appartînt à la France, à laquelle il avoit été céd e k ,le traité de Vincennes , faisant partie du cheminque le roi de France avoit en souveraineté en Lorr al £pour aller en Alsace. Dieuse est située sur la SeillÇ'elle sort del’étang de Lindre. Elle n’est qu’á deuxB e jíde Mariai au levant, à sept de Nanci, en tirant ve rS ^verne. Selon Maty , quelques, géographes la pre nrîe sl jpour F ancienne Duodeciacum : ce nom n’est conn 11 'de Pline, ni de Ptolomée, ni d’Antonin, ni de l’ aI, °nyme de Ravenne, où je l’ai cherché inutilement.*-^.,drand , édit. 1705. C’est dans Frodohard, cité p astélius, qu’on trouve Duodeciacum. >
DIGANWEY, ville d’Angleterre , que l’onêtre la même que la Dìclum des notices de i’empiss' jj 6foudre y étant tombée , il y a déja quelques siécles > Ê Afut entièrement consumée, en sorte qu’on n’en p eU . e npeine trouver quelques masures. Cette ville éto ,( y efDenbigshire , à Fembouchure du Conwey, dans l ad’Irlande.* Baudrand , éd. 1705. K < eS
DIGAROIS : c’est ainsi que quelques géog^Fpfinomment en François l’ifle Diego Rois, nomm ee j,par les Portugais , à cause de Diego Rodrigue? > °dit-on , la découvrit le premier. • Ju
DIGBA, ville de la Mésopotamie , sor le r^^jpto-Tigre, vers son confluent, selon Pline , 1. 6 , c- U ,lomée, 1. 5, c. 20, l’écrit autrement, Aiym* Sc A 1 “dans la Babylonie. rI j(A)
DIGENA , selon Ptolomée , 1 . 6 , c- 7, ou P 1selon les interprètes , ville de l’Arabie heureum- e nDIGENTÏA, ruisseau d’Italie. Horace le n 0I ^ ean d.parlant à Lollius , dans fa seconde épître , 1 - i ' ueEAlberti , & quelques autres le nomment R 1 ju nordSoee. II couloit dans le territoire des Sabins- te rrsovers le sud , coupoit la voie Valerienne , da nS j,^ n ío »toire des Aques , après quoi il se perdoit ^ aI j u sieiaujourd’hui leTeverone. La fontaine de source»
lébrée dans une des odes de ce poète, étoi t0XX p e l’lfl e *ou à la source de ce ruisseau A Grel. Thes aUs '
Atlas. ,
DIGERI, peuple de Thrace , selon Ph'^^-8c selon Etienne le géographe , qui cite I e 5Polybe.
DIGIMA. Voyez, Dtgena. .
DIGLATH Sc Diglito , nom du 'B'îveclieux où il ne roule pas encore ses ea llX t £ e ph>^' pLe premier de ces noms est employé: pa s b e
antiq. c. 2 , p. 5 , le second par Pline , 1 ° ’ ^' s£ j S le sl0in 'Hardouin observe que les habitans de íes
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