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went encore à présent Daghelë. Huet, Situation duParadis- Terrestre c. 14, reprend Pline & son abbrévia-te ur Solin d’avoír fait cette distinction , & prouve partémoignage de Strabon , 1 . n , que ce fleuve portede puis fa source jusqu’à son embouchure le nom de Ti-S re - Et il ajoute que Tigre, Diglito, Diglath, Degil^ Begela, ne sont que des dérivations d eChiddekel » nomhébreu que Moïse donne à ce fleuve. Ce savant prélatVeut que ie CH , n’étant qu'u ne forte aspiration , s'estP er du , comme dans ces autres noms Chaboras Sc Cham ,dont les Grecs ont fait Aborras 8c Ammon, de forte qu'iln est plus resté que Detcel, que différentes dialectes onttravesti, & que divers peuples ont prononcé selon leurdstge particulier. Voyez. Tigre.
DlGLIGI-NEDR. Voyez. Dilige.
DlGNAN, ville d’Italie , dans l'Istrie. Elle est aux'pnkiens, à qui elle se soumit en 1331. C’est un lieu quin _ e st pas ceint de murailles , quoiqu’il tienne rang deystîe , à cause de ses rues larges, & de ses belles mai-sons. II est éloigné de Pola ou Pôle de sept milles , 8c àde ux milles seulement de la mer. L'air en est très - bon »Ce qui fait qu'il est fort peuplé. Le seul lieu de Filipanest de son ressort. Corn. Dict. Davity, Istrie.
1. DIGNE, ville de France, en Provence, avec évê-ché suffragant de i'archevêché d'Embrun. Les anciensà nomment Dina Sc Dinia. Le P. Hardouin a mis dans, /. 3 , c. 4, le second de ces noms , au lieu du pre-mier que les anciennes éditions portent. II est vrai queFtoiomée dit Dinia , mais Adrien Valois veut qu'on8 ’en tienne à la leçon ordinaire de Pline. Rien n’y doitPourtant obliger, ce nom ayant varié dans tous les tems."anciennes notices des Gaules , nomment quelquefoisoette ville, Dinienfium Civitas- Dinia, 8c la mettent aufécond rang des huit villes de la province des Alpes ma-ritim es, 8c d’autrefoís elles la nomment Civitas Dinien-fium Dina. Dans d’autres notices , on lit Civitas Di-nienfium , id est, Dina ; dans d’autres , Civitas Dienen ~fium , id est , Dina s Sc dans la chronique de Robert, Ci-vitas Dina , la troisième ville des Alpes maritimes. Des®uteurs plus modernes ont dit Dignia, puis Digna.
Pline dit que Dina est un bourg ( oppidum ) des Bo-diontici, peuple de la Gaule Narbonnoise. Quelques ma-nu scrïts ont Ebroduntii , au lieu de Bodionúci. Gassendip°uloit, Sc vraisemblablement avec raison, qu’on lût dansune Bloduntii ou Bledunfii ; ce peuple pouvant fort bienav oir pris son nom de la rîviere Bloduna ou Bledòna ,stui passe à Digne , Sc qui est en François la Bléone. II estp e z commun de trouver des peuples de même nom quees rivières, dont ils habitent les bords. Adrien ValoisPrétend que les Bodionúci de Pline font les mêmes que lesr °diontii ou Bodiontii du même auteur ; & il croit voirpiques traces de leur nom dans celui de Bayons, vil-pS e àcinq lieues de Digne. Ptolomée, peu d’accord avec. ltle » dit que , dans la Gaule Narbonnoise , les Sen-4 ' à qui étoit Dinia , ville dans les terres , étoient
p prient des Voçontii 8c des Mimeni. Ces Sentiens de^..°lomée ne peuvent être que les Sontiantii ou Sogittn-g 1 ' voisins des Bodiontii de Pline. Ces deux peupleslimitrophes , pouvoient bien être ligués ensemble,n av oir qu'u n chef-lieu commun, comme cela se trouve^jyflnefois dans les Gaules. A moitié chemin d’Embrunw ^ne, est une petite ville nommée Seine ; Sc Gassenditr o UVe un re £ e nom j es y gnt i ens . ma j. s C ommejj J^rque Adrien Valois, cette ville s’appellant en latin ,a pas Sentia , mais Sedena, elle n’a pas pu donner leCo m a ux Sentiens , ou le recevoir d’eux. D’ailleurs ,j^stie elle est du diocèse d’Embrun, & non de celui deito^ ne ’ st est clair qu’elle appartenoít aux Caturiges , Scp.P as aux Sentiens-,
,^ Ta ou Dinia , qu’on appelle Digne, fut partagéePofll ^ en Bourg, il y a du moins huit cens ans ; siìp-ste-la'st 1 Este ne l’ait pas toujours été. La cité est au piedav ec ?Entagne. EHe a trois portes Sc trois fauxbourgs,est ^ es murailles flanquées détours quarrées. Le bourgqui f e nS 0 v *stée, où passe la petite rivière de Madaric,Il n’ét^'î^ un au- dessous de la ville dans la Bléone.c ornnw» >ìî P as deux cens pas plus petit que la ville ,
a Vo - 011 voit encore par ses murs à demi-ruínés , quit es nt environ six cens pas de circuit. II avoit trois por-kst la cité. La porte d’en haut est encore celle
ou 1 on se>ft p9Wr ài- à Seme & à Embrun, On y
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volt la grande église dé sainte Marie » & non pas ( com- 1me ditPapire Masson) de saintDomnin, évéque. LepapeAlexandre III, dans les lettres » parle de cette église. Ontenoit dans le bourg, tous les ans , deux foires très-an-ciennes ; mais , en 1437 , le roi René les transféra dans lacité. Dès 1297, trois bourgeois avoient obtenu la per-mifíìon d'élíre un consul. La cité avoit fur la Bléone unpont de 330 pas ; 8c le bourg en avoit un fur le Mada-ric. Le bourg Sc la grande église ou la cathédrale furentsaccagés quatre fois par les Huguenots , fur tout en 1562& 1591. Les chanoines > avec ce qu’ils purent sauver desreliques & des ornemens , fe réfugièrent dans la cité ;8c s’établirent dans ['église de saint Jérôme : mais cellede sainte Marie est toujours le siège épiscopal, Vers lemilieu du XVI e siécle > les habítans du bourg passèrentdans la cité : depuis , le bourg est presque désert. 11 yreste à peine trois rues habitées. De ce détail fourni parGassendi, I on peut conclure avec Adrien Valois , quele bourg est l’ancienne cité de Dina , puisqu’outre sesportes, ses foires 8c ses moulins, il avoit une cathédrale.Ces sortes d’église . depuis Constantin, ne se bâtissaientpeint dans les bourgs , mais dans les cités.
L'évêché de Digne a peu d’étendue. Le chapitre estcomposé d’un prévôt, d'un capíscol, d’un archidiacre ,d'un sacristain , de neuf autres chanoines, 8c de huit bé-néficiers. Il y a, dans le diocèse, trente-trois paroisses, esty comprenant celle de la cathédrale. La ville a un lieute-nant du sénéchal de la province , un juge royal & un vi~guíer. Comme chef d’un bailliage, elle entre aux assem-blées de la province. Ce bailliage s’étendle long de laDurance, jusqu'aux confins duDauphiné. Le roi est seulseigneur. * Piganiol de la Force , Desc. de la France, t.z , p. 285. Longuerue, 1 pa rt > P_ 37 °-
Pierre Gassendi, fur les mémoires duquel une partiede cet article a été dressé , naquit en 1592 àChancersier,bourg de ce bailliage. I! fut chanoine, 8c ensuite prévôtde Digne , 8c mourut à Paris le 24 Octobre 1555, étantprofesseur en mathématique. Prêtre d’une orthodoxieinaltérable , & d’une morale pure Sc chrétienne , il fut['apologiste d'Epicure , Sc vengea cet ancien philosophedes vieilles calomnies , dont on noircissoit fa vie Sc fadoctrine.
2. DIGNE, Mandement de Savoye, dans le vald’Aoste, Sc un des quatre qui composent cette vallée,vers les fourceS de la Dure. H est considérable , par lanoblesse de ses habitans, par ses bains salutaires , parses mines d’or , de fer, Sc d’autres métaux. * Théâtrede Piémont & de Savoye.
DIG OINS , selon De l’Ifle > dans ion Atlas, 8cselon d’autres, Digoine ou Port b>e Digoins , enlatin Denegontium , bourg de France , dans le comtéde Charolois » au confluent de l'Arroux Sc de la Loire.Corneille en fait une ville dans l’Autunois. Il est esse c-tivement dans le bailliage d’Autun, fous la généralité daDijon. Dans le dénombrement du royaume, t. z,p. 158, iln’est compté que pour 40 feux.Ge lieu a été honoré du titrade baronnie. ; 8c Adrien de Valois observe que l’anciennom a été estropié par quelques auteurs , quí ont ditDegontum 8c Digonia. L’ancien auteur de l ’Appendicede la Chronique de Fredegaire , fait mention de Dene-gontium. Observez que Digoin 8c Digoine font deuxendroits différens. Digoin , selon Carreau, Descriptionde la Bourgogne , éà. 1734 , est un bourg de France, furla rîviere de Loire , à l’orient, paroisse de saint Georgôdu diocèse d’Autun , 8c de l'archi-prêtré de Semur est, Brionnois. L’église Sc le tiers de ce bourg font du bail-liage de Semur en Brionnois, fous la baronnie de laMotte Saint-Jean ; le reste est du Charolois , dans lajustice du prieuré de Paray, justice d’entrepôt des selsressortissante au parlement de Dijon. Digoine selon lemême auteur , est une baronnie du ressort du baillíag®du comté du Charolois. II y a , dans ce village , qui estdu diocèse d’Autun , & de la paroisse de Palínge , « nemaison de religieux du Tiers-Ordre de Saint François »fondée en i6cq par un baron de Digoine. . .
DII, ancien peuple de la Thrace ; il* habitoient laprovince de Rodolphe , Thucyd. 1 . *• ,
DIJON, Ville de France, la principale du Lhjonois,& la capitale du duché & gouvernement e ourgogne,est appeliée communément en latin ivio. n la trouveaussi nommée DibUr, Divkn ouDivione-, Sc-Castrum Di -
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