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Suev. Topogr. p. 44 Sc seq. écrit Dinggelstuhl, Din'C-kelsbuhel, Sc en latin Dinckelsbula , Dinccels-íyehla\ville libre Impériale'd’Allemagne , dans la Suabe , furîe Wernits , qui fe partageant en deux bras , l’arrose aumidi Sc au couchant. Le territoire où elle est située , estnommé par quelques-uns Vira grand ou Vìrngrnnd , Sc pard’autres Fwchten ou Feichtengrund , ou Firengrnnd , par-ce qu’il y avoit autrefois une grande forêt de sapins, lon-gue d’environ sept milles, & que Fòn appelloit Fíren-•grund. La largeur de ce territoire fe prend depuis Dinc-keispil, jusqu’àla forêt nommée Hoofii Sc fa longueur,depuis le château de Baldern , jusqu’à celui deTanneii-berg. D’autres, qui contestent ce nom de Virgrund , ap-pellent cette partie de la Suabe, le petit pays de chasse , enAllemand Das Jagfi Landlein. Lette ville tire son nom& son origine d’une censé ou maison de campagne nom-mée Dinggelhoff, Sc de trois collines , qui produifoientde l’Epeautre; de ces mots Dinckel Ou Duntkel , épeau-tre, & Babel colline, d’où vient qu’onla nomme en latinTricollìs , Zeacollis ou Zeapolis. De-là vient suffi queles armes de la ville, outre l’aígle de l’empire , qui estcommune à toutes les villes impériales » font trois épeau-tres d’or, fur trois collines. Les religieux de Wurtz-bourg logeoient souvent chez le paysan à qui apparte-noit cette cenfe , qui leur donnoitl’hospítalité, Sc il leuren fit enfin une donation. Ils y bâtirent un couvent. Danscelui des Carmes , que l’on dit être plus ancien que laville - Sc qui a de grands privilèges , de concession impé-riale , on voyoit une statue de pierre, qui représontoít unpaysan. Elle fut abattue par les Suédois, qui s’emparerentde cette ville, peu avant la bataille de Nordlingue. VersFan 928, sous le régne d’Henri l’Oifeleur, roi de Ger-manie, les Hongrois d’un côté, 8c les Wendes de l’au-tre , faisant des courses , on bâtit quelques villes çà Sc làen Allemagne, afin d’y être plus en fureté qu’à la cam-pagne. Ce lieu qui n’étoit alors qualifié ({v? oppidum vil-licum, bourgade de censiers.fut entouré d’une simple mu-raille; Sc en 112(5, on y fit un double mus, âvec des foífés& douze tours. Cette ville, avec celle de Hall, devint leboulevard de la Suabe, du côté de la Franconie, commeRotenbourg qui n’en est qu’à cinq milles, étoit celui de laF ranconie contre la Suabe.Em 351, l’empereur l’engageaaiix comtes d’Oettîngen Landgraves d’Alface , mais laville fe racheta elle-même. 11 y a un grand conseil Sc unpetit confeil.Dans ce dernier, il n’y a que des catholiques;mais l’autre est mêlé de catholiques Sc de Luthériens.Comme une partie de la bourgeoisie soit la confessiond’Ausbourg, elle fait les exercices de fa communion dansl’églife de l’hôpital qui lui fut rendue en 1567 , par or-dre de Maximilien II , après une privation d’onze ansmoins deux mois. Cette ville est d’un grand passage; &fi d’un côté , fa situation l’a souvent exposée à des per-tes , elle lui donne en échange la facilité de les réparer.La riviere lui fournit du poisson en abondance , Sc lesterres d’alentour sont fertiles en toutes fortes de grains,8c ont d’excellens pâturages. Les habitans fabriquent desdraps , des futaines , des bas d’Estame , des faucilles ,dont ils font un grand négoce. Le couvent des Carmesfut brûlé dans le XV siécle, avec les anciens monumensSe la bibliothèque. II y a aussi des Capucins établis en1622 : l’hôpital Sc l’églife paroissiale est dédiée à saintGeorge. C’est un très-beau vaisseau , tout de pierre detaille. La premierre pierre en fut mise en 1448. NicolasEllern commença cet édifice , avec son fils de mêmenom , & tout l’ouvrage fut achevé en 1494.
DINDARI , ancien peuple de Dalmatie, selon Pli-ne , 1 5 - c r r-
DlNDING , Ifle inhabitée , sor la côte occidentalede la presqu'ine au-delà du Gange, entre Queda Sc Pera,à trente lieues de Maîaca, entre la presqu’iíle de ce nom,& Fille de Sumatra. Cette ifle est arrosée d’une rivierefort poissonneuse ; & il y a même un beau port, où lesvaisseaux entrent par le vent d est, d’où ils sortentpar le celui d’ouest. II y a dans 1 ifle des montagnes &des bois épais. Les côtes, en plusieurs endroits , fontbordées de rochers qui s’avancent sor l’eau, Sc sont cou-verts de hallíers , en sorte qu’on ne fauroit marcher furle bord de la mer. II tombe des montagnes des eaux quiforment des ruisseaux & de petites rivières , 8c devien-nent claires, & bonnes à boire , après qu’elles ont ser-penté dans les vallées. Cette ifle est à une lieue » Sc à
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f orient de trois autres , que les Hollandois nommèrentijles des Anthropophages , parce qu’y ayant été jettes parla tempête en i 6 < 5 i : ceux qui y mirent pied a terre ,furent dévorés par les sauvages. * Corn. Dict- SansotuAtlas. , ,
DINDYMIS , F un des anciens noms de la ville aeCyzique. Elle l’avoit à cause de la montagne , dont rest parlé dans F article suivant.
DINDYMOS , montagne de F Asie Mineure > p r °"che de la ville de Cyzique. Strabon en fait mention,^prétend que ce n’en étoit pas le vrai nom. Le fcholiafi®d’Apoilodore, ad l. 1 Argonaut. v. 985 , dit que c’eton-la montagne de Cyzique. II y avoit fur cette montagne*un temple dédié à la mere des Dieux , nommée à caumde cela Dyndymene ; Sc on croyoit que ce temple avoitété consacré par les Argonautes. Cette montagne s ap-pelle aujourd’hui Germian, dans la Natolie.
DINE, lac d’Arcadie : les eaux en sont douces ,nonobstant le voisinage de la mer. * Pausaniast 1 -DÍNEIS, épithete Sc surnom du Nil.
DIN GELFIN G, en latin Dingolvinga , ville d’Al-lemagne , dans la Basse Bavière, fous le département -Sc dans le district de Landshut » dont elle n'est éloign eeque de quatre milles d’Allemagne , entre cette ville &celle de Staubing, à distance égale. L’Ifer qui y-passe»lui est d’une grande utilité, E*íle étoit fort déchue , lors-qu’Othon IV, duc de Bavière , qui mourut Fan 1253 ’la releva la derniere année de fa régence. Henri » du cde Landshut assiégea Dingelfing , durant la tenue duconcile de Bâle , Sc la prit. * Zeyler , Bavar. Top°g-
p. 12.
DINGLE, ville de la province de Munster, en Irlan-de , en latin Dinglia. C’est une ville marchande, avec UUport fort commode : elle donne son nom à la baye ° LIelle est située , l’une des plus grandes Sc des plus bellesde ce royaume. Dingle est dans le comté de Kerrf >à sept milles de Corck, vers l’occident, à vingt-ciníd’Ardfeart au sod-ouest, Sc à trentë-troís , Sc presqu 3l’ouest , deTrally. C’est la meilleure ville de tout I ecomté. Elle a le droit de tenir un marché public, Sc d’cn"voyer deux députés au parlement : c’est la plus occiden-tale de toute l’Irlande. * Etat de la grande Bretag
DINGUENTE. Corneille place une ville de ce non'dans l’Istrie , Sc cite Davity ; mais ce dernier écrit îssguente : c’est aussi comme l’écrivent Sanfon & le P-ronelly, dans leur Atlas. Voyez. Pinguente.
D I N H A B A. C’est ainsi que Pagnin lit > 3lieu de Denabo , que porte la version des Septan 1 ^,’Sc qui est le nom d’une ville de l’Idumée. * GeneJ. c- V'DINIA , nom latin de Digne.
D IN I M,. Tite-Live, 1 . 38, nomme ainsi un h e .de la Phrygie. Ortélíus croit qu’il étoit dans la gtanPhrygie. t a
DINNERE, petite riviere de Suisse , au canton ^Soleure. Elle prend fa source au nord - ouest deleure , Sc fe fend dans l’Aot à Otten. .,
D I N O G E T I A , ville de la Basse-Mœsie, ^g ,Ptolomée , 1 . 5 , c. 10. Le livre des Notices ,porte Dirigothia , Sc Antonin Itiner. Dimiguti#■ger dit que le nom moderne est Drimago. L’asl° sl 'de Ravenne , 1 . 4, c. 5 , écrit Dinogejsia. , „ S
DINOLITIONIS, ifle dont il est fait mention g eSla vie de saint Marculphe ; elle doit être sor l eSde France. _. e rtic
DINOPOLIS, ville épiscopale. Ortélú lS 3 j sque ce mot est écrit abusivement pour Hellen°fi° r sott-DINPHOAN , port de mer du royaume .gin »quin. II est situé entre les villes de Tachan Sc de t Jeenviron à trente lieues de la premiere , 8c 3 V1 ®l’autre A Corn. Dict. Tavernier , t. 3. d’Al-
DINSLACKEN, en latin Dinjlactm » t à u nlemagne, au duché de Cléves, proche du ^ ^ ^ „ r èspetit miile dJAllemagne , d’Orfoy an leg *J ratld , éd.de trois de Wefel, au levant d Hyver. *
I 7 dWvER , ville de Perse. Selon Tavern^’J^f!de Perse , t. 1, l. 3 , elle està 63 d. iZ Jss- V f a ns& à 35 de latitude. II ajoute qu’elle est rç^e 9°f
bon terroir, qui fournit tout ce qui est passes dst
la vie ; de sorte que ses habitans se peuve