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Tome second. C - F.
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village étant à quelque distance de-là, vers le nord-est,au bord de la même mer. Voyez, Parthenius 2.

. DOLBA, ancienne ville de l’Adiabene , selon Ar-r 'Cn , Parthicorum 13 , cité par Ortélius.

D O L CE A QU A ou Dolc’ aqua petite ville Scchef-lieu du marquisat de ce nom , dans les états de 8a-v oye, fur la Nervia , rivière qui tombe dans la mer,auprès Sc â l’orient de Vintimille » d’où Dolçe aqua n’estéloignée que d’une lieue. Elle est assez bien peuplée , àcause de la bonté de son air , du voisinage de la mer ,E des montagnes qui la défendent contre les vents ScEs tempêtes. Le territoire en est très-fertile en bonsvins, en figues , amandes , avelines, pommes, oran-ges, citrons, melons , herbes potagères Sc légumes detous genres , Sc sur-tout en excellente huile , les hau-teurs étant toutes couvertes d’oliviers d’un grand rap-Port. On voit dans cette ville une assez belle églisedédiée à saint Antoine, abbé de la famille de Vinti*tnill e , laquelle a possédé quelque tems en propre ceMarquisat. II y a aussi l’églife du Saint-Esprit , Sc dansE fauxbourg , celle de saint Sébastien, Sc assez près de-E > celle de saint Michel. En montant la colline , quie st du côté du midi, Sc tout au haut de laquelle on voitencore les ruines d’un ancien château ( Abelli caftellum°u Torre d’Abeglio ) font un couvent d’Auguttins Dé-chaussés , Sc L’églife de Notre-Dame des Miracles. Avantfine d’y arriver, on trouve de distance en distance , leEng du chemin qui monte en serpentant, quatorze ora-toires , en chacun desquels il y a quelque mystère dela vie de Jesus-Christ ou de la sainte Vierge, représentéau naturel. De l’autre côté de la rivière , sur la colline°Pposée est le château que í’art Sc la nature ont fortifié ;car du côté du nord , c’est un précipice ; 8c aux deuxAntres côtés , il est défendu par deux ouvrages bâtisEr le roc. Le bâtiment intérieur étoit la demeure ordi-naire des seigneurs particuliers de Dolce aqua. Ce Mar-quisat passa des Vintimilles à des maisons Génoises quien ont porté le titre ; Sc enfin à celle de Doria , qui enfait hommage au duc de Savoye. L’auteur du théâtre deSavoye compte entre les illustres de ce pays-là Jean-Baptiste Caffini , ci-devant professeur public des mathé-matiques à Boulogne , 8c pour lors , c’est-à-dire, vers laun du siécle passé 1682 , lorsque ce livre fut écrit > auErvïcs de Louis XIV. Cela ne peut s’accorder avec1 eloge que M. deFontenelle a fait de cet illustre astro-nome, l’un des grands ornemens de son siécle , Sc de‘académie des sciences. Car il y est nommé Jean-Do-fifinique Caffini, né à Perinaldo , dans le comté de Ni-ce. Perinaldo, daqs les cartes de Sanson , est attribué à* état de Gènes , Sc le marquisat de Dolce Aqua est en-cette république Sc le comté de Nice. * Theatrumah *uii & , 2 part. p, 153.

’OOCCIONO Éôyex. Dulcigno.êrOLCINDA. Voyez. Dulcinda.

^ ^GLDtlE ( la ), rivière du SungaW. Elle prend fa^urc e dans les montagnes de Vosge » où , après avoircure un petit étang au-dessus de Sebenn , traversé lecberual , ou la vallée de Sebenn , Sc passé par Mas-nnster ou Marsereaux, elle tombe dans l’isie à Ilrfack,à § ‘E Mulhaufen. Cette rivière , dans un cours de huit^ n ^-ss lieues, coule toujours au levant, Sc ne fort point£ U ' Un gaw.* Supplément au manuscrit de M. de Cor -^ Tard dernier président au conseil souverain d’Alsace.

,j -p^LE, en latin Dolum ou Dola Sequanorum , vill®Ca yance , en Franche-Comté, fur le Doux , dans unì, nt ° n . qu’on appelloít le Val d’Amours, à cause de faj^uté 8c de fa fertilité. Quelques-uns ont cru que c’estde ] d e Ptolomée. Cette ville a été ìa capitale

v er 3 , ranche Comté , pendant que Besançon s’estgou-Vo - nee e n république. Les comtes de Bourgogne l’a-Co ^ nt décorée d’un parlement , d’une chambre desd arit ^. ,: ® s > & d’une université. Ils en firent même pen-jj, 0 j 0n g wt ems leur résidence ordinaire. On la furnom-été r> a -,? rs 7 # Joyeuse’, au lieu qu’après qu’elle euton la fi e ' ^ presque ruinée par les François en 1479,E fit f rn . 0tnrn a Dole la Dolente. L’empereur Charles VCondé'î^frî 1 ' en I5 î °' En 1636 , le grand prince deg er j " al stsgea par l’endroit le plus fort, pour ména-foibl» m 0 a *En des Jésoites , qui tenoit au côté le plus® > étanr > ^ ^ ut dê lever le siège. Louis XIV ,

r e ndu maître en février 1668, de toute la Fran-

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che-Comté, fit raser les fortifications de Dole. 11 renditensuite la province , par le traité d’Aix-la-Chapelle dela même année. Les Espagnols en réparèrent lès mu-railles , & commençoient de nouvelles fortifications ,lorsque le roi de France la prit une seconde sois en3074. II les fit achever ; mais dans la fuite il les fitdémolir au commencement de la guerre > qui finit parle traité de Ryswyck. L’abbé de Longuerue prétendqu’il n’est fait aucune mention de Dole , avant le XIIsiécle. Cela peut être pour le nom 3 mais là ville sub-sistait , sous quelque nom que ce fût , du tems desRomains. Une place, que l’on appelle encore la placedes arènes, les restes de deux aqueducs , auprès de laville ; Sc le, grand chemin de Lyon au Rhin , qui latraversoit , Sc dont on voit encore des vestiges fur lechemin de Dole à Besançon , en sont des preuves. IIy a aujourd’hui à Dole une chambre des comptes , unbailliage, 8c un magistrat municipal, composé commecelui de Besançon , où on a transféré le parlement 8c■ l’université. II y a plusieurs belles rues décorées de beauxbâtímens , tels que l’ancien palais du parlement, celuide la chambre des comptes , Sc la maison de. i’univer-sité. L’église collégiale de Notre-Dame est la plus gran-de de la ville , Sc situe e en un lieu élevé 3 ce qui faitque la tour en est apperçue de fort loin. Le chapitreest de la fondation d O thon IV, duc de Bourgogne »qui, par son testament de lan 1248 , avoit ordonnéqu’il fût fondé à Poligny, mais Alix, comtesse de Bour-gogne , fa sœur 8c son héritière , ordonna par son testa-ment en 1277, que la fondation se.feroit à Dole. Ce cha-pitre , composé d’un doyen & de douze chanoines , à lanomination du roi, est exempt de la juridiction de i’ar-chevêque de Besançon, II y a encore dans la ville un hô-tel-Dieu 5 cinq couvens de religieux; six de religieuses,dont celui de la Visitation est tres-bien bâti, Sc le col-lège de Saint Jérôme. Celui de 1 Arc etoit une des plusbelles maisons que les Jésuites eussent en France.On y voit fur la porte la statue de Saint Ignace , aveccette inscription :Successori Sa n c t 1 Thomí,sor laquelle un conseiller de Besançon difoit que saintIgnace n’avoit accepté la succession , que fous bénèsced’inventaire. * Pigan. de la Force » Desc. de la Fr. t. p.40p. Longuerue, Desc. de la Fr 1 parc, p. 310.Zj.-z Ma*re , commentât, de bello Burgund.

DOLEIA , nom latin deTHOLEY , abbaye dans laLorraine. * Corn Dict. Elle est dans 1 archevêché deTrêves. Voyez. Theloy.

DOLICiE . iste du golfe Persique , fur le s côtes del’Arabie heureuse , selon Pline , 1 . 6 , c. 32.

x. DOLICHA , Voyez Dulichium.

2, DOLICHA, ancienne ville de la Macédoine,dans le canton des Pelasgiotœ , selon Ptolomée , 1. 3 ,c. iz. Mercator la nomme T heckala.

x. DOLICHE, ou, selon quelques interprètes dumême géographe, Dolica Sc Dolichena, ville an-cienne de la Syrie septentrionale. Le P. Charles desaint Paul, Geog. Sacr. p. 292. met cette ville dansl’Euphratenfe. Elle étoit épiscopale, sous l e patriar-che d’Antioche, Sc dans le premier concile de Cons-tantinople , on lit le nom de Maris son évêque. Bau-drand la met fur le Marfyas, riviere qui tombe dansl’Euphrate. II dit qu’elle a un évêque suffragant d’E-deííe, qu’elle est mal peuplee, 8c qu’elle garde son an-cien nom, comme le croie le P. Ferrari. Je crois queDe Piste, nomme Dolòuc, dans fa Carte de Turquie.

2. DOLICHE, ancien nom de l’Isle Icaros. O11 laitommoit aussi Macris Sc Ichyoessa , selon Pline, L4, c , 12 . Voyez. Icaros.

DOLICHISTE, Isle de la mer de Lycie, selonPline , l. 5. c. 31. a l’orient de l’Isle de Rhode, dans laméditerrannée. Ptolomee en fait aussi mention, /. p.ç. 3. Son nom , qui est Grec, signifie qu’elle est éten-due en longueur.

DOLIOCUM , hauteur dans la ville de Rome- Ellese forma d’un amas de pots casiez. D’où lui est venuson autre nom , Mons Testaceus, en Italien MonteTestaccio. Este est proche le Tibre 8c la porte .<sosaint Paul, au pied du mont Aventin- *Baudrand,éd. 7682.

DOLIONES. peuple de I’Asie mineure. II habitoítaux environs de Cyzique, de puis la riviere ZEsepus,