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jusqu’au Rhyndacus, Sc au pays des Dascyliens. *Hardouin , in Plin. 1 . 5. c. 32.
DOLÍONIA, ou
DOLIONIS: on appelloit ainsi íe gouvernement,Su la contrée qu’habitoit le peuple dont il est parlédans l’article précédent.
1. DOLLAERT, prononcez Dollart ; cepen-dant quelques-uns comme F. de Wit, écrivent Dol-ïert. II y en a auffi qui l’appellent le Goi.fe d’Emb-Df.n. Ce golfe est à l’embouchure de FEms, entre lesOmmelandes, contrée de la Seigneurie de Groningue,à l’occident, 8 c la principauté d’Embden. Le pays quePeau couvre en cet endroit, consistoit autrefois en debelles prairies, bien peuplées. La mer d’Allemagne,s'*étant débordée en 1277. rompit les digues, Sc íub-mergea trente-troís villages. Il y a quelques Ifles,dont les principales font Muniksveen, Blinken , Ut-beerte, Garmede Sc Hochée. La plus grande de toute,est celle deNesserbant, située devant la ville d’Embden;êlle n’est pas à proprement parler, dans le Dollaert,mais entre le lit ordinaire de FEms , Sc la villed’Embden. * Atlas de De IFit. Baudrand , éd. 1705.
2. DOLLAERT, autre pays inondé, dans les pays-Bas, à Fouest de Fembouchure du Hondt ou l’Eícautoccidental. De l’Ifle remarque que Fan 1377. le 12. denovembre, dix-neuf villages furent submergés en cetendroit. On passe le Dollaert, pour aller à Bíervlit, àPhilippine, & au Sas de Gand.
DOLONCdS, ou
DOLONCI , ancien peuple de Thrace , selonEtienne le géographe; ils habítoíent auprès de l’Hebre,áu rapport de Solin, c. ij. Quelques éditions de cetauteur portent Dolongii. Hérodote, /. 6 c. 34. enparie auffi,
DOLNSTEIN , Dollenstein ou Dalnstein ,•petite ville d’Allemagne, dans le cercle deFranconie,fur la riviere d’Altmul, dans l’évêché d’Aíchsted. Lequarante neuvième évêque Albert II. qui mourut Fani'445 • Facheta du Baron deHeydeck, à qui elle appar-tenoít auparavant. * Zeyler, Topogr. Francon. p. 24.Bruschius, de Episc. Germ. c. 10, p. 194.
DOLOPES, ancien peuple de la Grece. Les Thessa-liens s’âttribuoíent le pays que les Dolcpes habitoíent,Sc Strabon i. i. dit que les Dolopes étoient voisins ,desPéoniens; Sc il n’y a point à douter qu’ils ne fussentítîr le Pínde, proche de l’Epire. Ptolomée en parlantdes Caffiopéens- d’Epire, dit que les Dolopes étoientau-dessus d’eux. Leur pays étoit nommé Dolopia : Po-Iybe, Légat. Exercept. 23. Sc Tite-Live,/. z6. c. 3 3-le nomment ainsi. Toute la Dolopie n'étoit pas dansla Thessalie. II y en a volt auffi une partie de l’autrècôté du Pinde, vers les confins de l’Epire, du moinsau-dessus de l’Etolie, Sc de FAcarnanie. C’est ce queThucydide, /. 2. Jub fin. prouve q and il dit du fleuve.Achelous : P A chelous coulant dn mont Pindus, par laDolopie , les Agraes , les Amphiloches & par la ca?n-pagrte d Acarnanie , passant par la ville de Stratos , jeperd dans la mer , auprès d’Oeniades. Les Do-lopes étoient maîtres de Fille de Scyros, lorsqueCimon s èn empara. Cette J fie ,- ditPlutarque , dansla vie de ce général , étoit habitée par les Dolopes ,très-peU entendus à cultiver la terre, mais grands Cor-saires de toute ancienneté- Non contens de faire descourses, ils se mirent enfin d piller Sc à détrousser ceuxqui relâchoient chez eux. Dn jour quelques marchandsThessaliens , étant entrés dans Leur port de Cufìum ,Îls les pillèrent 8 c les mirent en prison. Mais ces pri-sonniers ayant trouvé moyen de rompre leurs chaînes,Sc de se sauver , porteront leurs plaintes devant lesAmphíctyons, Sc firent condamner toute Fille d ren-dre à ces marchands, tout ce qui leur avoit été pris,Sc a les dédommager de leur perte. Ceux qui n’a voientpoint,eu de part au pillage, refusèrent de contribuerau dédommagement > Sc dirent que c’étoít d ceux quiavoient pille a rendre leur butin. Ceux-ci craignant d’yetre forcés ,.écrivirent a Cimon, pour le presser de veniravec la flotte prendre possession de Fille , qu’ils étoientprêts de lui livrer. Ce qu’il fit, Sc s’en étant rendumaître de cette maniéré, il en chafla d’abord les Do-lopes, 8 c rendit ainsi la mer Egée libre , & la purgeade ces Pirates qui l’infestoient. Dans la Dolopie étoit
DOM
Menelaide , furie mont Pind us. * Cellar. Geog. allt ”1 . 2. c. 13. Briet, Parall. 2. part. 1 . 3. p. 37 1, ,
DQLTABAT , forteresse, l’une des meilleures desétats du grand Mogol. Elle est fur une montagne es-carpée de tous côtés. Le chemin qu’o n y a pratique esi étroit qu’il n’y sauroit passer d la fois qu’u n chevaou un chameau. La ville est au bas de la montagne,avec de bonnes murailles ; Sc cette forte place, fl^eMogols avoieqt,perdue dans la révolte des roisVisapour 8 c de Golconde, qui avoient secoué le joug»fut reprise par stratagème, Sc est demeurée depuis í° ul’obéissance des Mogols. Elle étoit la capitale de Ba agâte , avant que les Mogols Poussent conquise- Li eétoit alors du Décan, & il y avoit un grand ecMmerce; mais il est présentement d Aurangeabad, 011Aurangzeb, fit tous ses efforts pour le transporter »lorsqu’il en fut gouverneur. La ville est médiocrementgrande. Elle s’étend du levant au couchant, 8 c elle *beaucoup plus de longueur que de largeur; Elle etceinte de murailles de pierres de taille , avec des e ré-naux Sc des tours , garnies de canons : mais quoiq ueses murailles 8 c ses tours soient bonnes, ce n’est P aSce qui lui donne le renom d’être la plus forte place d»Mogol. C’est une montagne de figure ovale, que 13ville entoure de tous les côtés, qui est fortifiée P ar 'tout, Sc qui est même ceinte par fa baze d’un mur dsroc vif fort uni, Sc qui a d son sommet un bon château»où est le palais du roi. Outre ce château, il y a tf° lSpetites forteresses dans la ville, au pied de la montag 110 *L’une s’appelle Barcot,' l’autre Marcot , 8 c la t 1 " 0 , 1siéme Calacot. 11 y a deux heures 8 c demie de chsw>"de Doltabat d Aurangeabad. * Tavernier, voyage deIndes, t. 2. 1 . 1. c. 9. Thevenot, voyage des Indes»c. 4J.
Le mot Cot en Indien , veut dire une forteresse»marque que les lieux dont le nom est terminé par c ettesyllabe , font fortifiés.
DOMAZLIZE, que Corneille écrit Domazi- iC ®^les Allemands la nomment Tans, ville du royau*®de Boheme, dans le cercle de Pilsen, sur le torrentCadburz, aux frontières de la Bavière, 8 c du Nordg all ‘Elle est d cinq milles d’Allemagne, de Pilsen, en afl aavers Chamb. Cette ville est royale, & on y volttours remarquables; d lavoir, la tour du châteaucelle qu’on nomme Teintzer T ho r. En 1466. le p a £ayant envoyé une croisade contre les Huffites , les h atans de Domazlize, livrerent bataille aux Croisés ^22 d’octobre; 8 c avec le secours de leurs voisins»firent une cruelle boucherie. La plaine ou se doncette bataille se nomme Crutzfeld, c'est-à-dire » ^Champ de la Croix. La petite rivière en fut roug^sang humain. Les Suédois prirent cette ville Fanlorfqu’ils passoíent du haut Palatinat, en Bohém^’Baudrand , édition 1705. Zeyler , Boh. Top.
DOMBES , pays de France, avec prérogative^principauté souveraine. Elle est bornée d l’orientj^nord , Sc au midi par la Bresse , au midi » tirant aUchant par le Franc-Lyonnoís , au couchant par la rI ; s .de Saône, qui la sépare de Beaujollois Sc du Maco gi
Elle a neuf lieues de long , & presqu’autant d e .^ e e nSon pays est très-beau Sc très-fertíle. Elle est di vl 1 ,douze châtellenies , qui íont Trévoux , Beau fe flj ^ fCfMontmerle, Thoussey, Lent, Chalamont, le Ch at ^, $cMarlíeu , Saínt-Trívíer, Villeneuve , Amber^^ e tiLigneux. Il n’est fait mention du pays de D ona ^ dr*latin pagus Dumbenfìs , que dans.l’écrit ant"Vmoine Saínt-Trivar. J roy aU '‘
Ce pays a fait anciennement partie du seco fl c0 m-me de Bourgogne, vers la fin du X siécle > ^ ur gog nemencement du XI. La négligence des rois de B ^ s’aP -facilita d la plupart des seigneurs les moy eIlS nor nbre >proprier la souveraineté de leurs terres. De C Q re sse , ^furent les seigneurs otì sires de Beaugé , 011 jj re nt seU'ceux de Viílars. Les terres , dont ils se r • g’étendo^verains , formoient le pays de Dombes » j a r j v iés 0alors , depuis la Saône Sc le Rhône , ju s *î u a
de Veíle, le long de la rivière d’Air
Les sires de Rangé poffédoient la P a . r , tie j e V e ^ e ’nale , depuis Montmerle , jusqu’aux rivières ^ *
Rr rî’Air : les leio-neurs de VillarS OCCllpOie ^ ^ pot
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8c d’Aír; les seigneurs de Villars -- . . .
à ces derniers, succédèrent les sires de 1 “ 0J
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