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recte, 8 c de la propriété de Douay , qui s’accrut fortdepuis ce tems-là. Cette ville , qui est; de figure ovale,E pjus grande que Lille ; mais elle n’a pas le tiers° e íes habitans , ni la dixième partie de ses richesses.àste est bien fortifiée , 8 c couverte par une grande inon-dation , Se par le fort de 8carpe , qui en est à un quart defieue. Elle a 7 paroisses 8 c 6 portes.La Scarpe la coupe en zparties égales. Les murailles font irréguliéres Sc vieilles,accompagnées de plufieúrs tours rondes, à l’antíque, d’ungrand & large fossé plein d’eau, Se d’un bon chemin cou-^ er t. Il y a dans le fossé un grand nombre de demi-lunesde terre , d’espace en espace ; 8 c quelques-unes revêtues.Au-delà du glacis, est un avant-fossé, Se plus loin encoreUne grande inondation. Du côté de l’Artois , est unS r and ouvrage à corne, dont le front est couvert d’unedemi-lune , Se d’un chemin couvert revêtu. Toutes lesP°rtes de Douay font couvertes par des demi-lunes. Sur leimpart, font placés, en plusieurs endroits , de grandscavaliers de terre , en forme de bastions. Le fort de Scar-Pr, situé fur la rivière, dont il porte le nom , est à unePortée de canon de Douay. C’estun pentagone régulier,entouré d’un fossé plein d’eau, dans lequel il y a troisdemi-lunes , revêtues d’un chemin couvert, 8e d’un gla-cis. Au-delà de ce glacis , est encore un avant-fossé, ac-compagné d’une grande inondation. Sur la scarpe, 8e à^ vue de ce fort, est encore une grande écluse, couverted’une demi-lune revêtue, accompagnée d’un fossé 8e d’unchemin couvert. Louis XIV prit Douay en 1 66j. Lesalliés le reprirent en 1710, après un long siège. Le maré-chal de Villars , ayant remporte la victoire de Denain ,en 1712 , les François reprirent*'Douay, qui est demeu-ré à la France, par le traité d’Utrecht.
Cette ville a un gouverneur, un lieutenant de roi ,unmajor, deux aides-majors , 8 c deux capitaines des portes,^e fort de scarpe n’a qu’u n gouverneur & un major. Un-iversité de Douay fut fondée par Philippe II, roi d’Es-Pagne en 15 62. La ville a aussi une gouvernance , un bail-liage , un magistrat, & un parlement. La gouvernancedeDouay faisoit autrefois partie de celle de Lille. Ce n’é-toit qu’un même corps séparé en deux ; & le gouverneurde Lille étoit le chef de l’une 3 c de l’autre. Cette jurís-diction a été depuis séparée en deux, indépendantes l’unde l’autre En 169; , Louis XIV érigea les charges de lagouvernance de Douay en offices héréditaires , 8 c y éta-blit un lieutenant général , civil 8c criminel, un lieute-nant particulier , quatre conseillers 8c un procureur dur °i. Le ressort de ce tribunal s’étend fur vingt-huit villa—Ses. Il connoît des cas royaux dans la ville, 8c reçoit lesAppellations des sentences rendues par les magistrats de"ouay 8c d’Orchies ; l’appel des jugemens de cetteS°Uvernance est porté au parlement de Douay. Le bail-l ige de Douay est composé d’un bailli, dont les fonc-ions font les mêmes que de celui de Lille, 8c des hom-mes de fiefs. Ce baillage a la justice féodale, la police* Ur le plat-pays , 8c l’eníaisinement des fiefs Sc terrestenues du roi. Les appellations font portées au parle-ment deDouay. Le magistrat de la ville est composé ded°uze échevins , dont le premier est nommé le chef,deux conseillers pensionnaires , de deux procureursvndics, de deux greffiers , & d’un receveur. Les éche-cs font élus tous les treize mois par huit électeurs,sommés, tant par les magistrats qui sortent de fonctions,stue par ceux qui en font. sortis les deux années d’au-î^ravant. Le gouverneur de la ville Sc l’intendant reçoí-Ve nt le ferment de ces électeurs, Sc les enferment dan«*me chambre, dont ils prennent la clef, jusqu’à ce qu’ilsa yent nommé le nouveau magistrat. Si, parmi les élec-murs 8c les magistrats , il s’en trouvoit quelqu’un qui neut pas agréable au gouverneur Sc à l’intendant, ils peu-j^t lui donner l’exclusion, Sc en faire nommer un autre,jy élection étant faite 8capprouvée, le gouverneur 8c l’in-^ndant reçoivent le serment des nouveaux magistrats.es offices de conseillers pensionnaires , Sc de procu-j eurs syndics , de greffiers 8c de receveur, ont été ven-, Us ^ u profit du roi. Le magistrat exerce dans la villee °uay, l a justice haute, moyenne Sc basse , Sc la po-i ce Ur los bourgeois. Ses jugemens font mis à exécu-d°n par deux prévôts , dont les offices font féodaux ,appartiennent l’un aux princes d’Epinoy, 8c l’autreJ ux comtes d’Egmont. Ces prévôts nomment des lieu*en ans, qui font leurs fonctions. L’appel des jugemens
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du magistrat est porté à la gouvernance. Le parlementne fut d’abord qu’un conseil souverain, créé en 1668 ,Sc établi à Tournai. II fut érigé en parlement par édit dumois de février de 1686. Dans fa premíere Institution ,son ressort n’étoit pas auffi étendu qu’il l’a été dans lafuite ; car la partie du Hainaut qui avoit été cédée à laFrance, parie traité des Pirenées, 8c quiconsistoît dansles villes , bailliages, 8 c dépendances du Quesnoi, d’A-venes , dePhilìppeville , de Marienbourg Sc de Landre-cies » étoit du ressort du parlement de Metz ; Sc ne futsoumise à celui de Tournai, que quelque te ms après.Par un autre édit du mois de mars 1689 , le roi attri-bua à ce parlement la jurisdiction souveraine fur les villes8 c dépendances de Vaîencíennes , de Bouchain, de Ba-vai, de Maubeuge 8c de Cambray , cédées par le traitéde Nimegue. Le ressort de ce parlement s’étend aujour-d’hui fur toutes les conquêtes que Louis XIV a faites enFlandres, en Hainaut, 8 c dans le Cambresis , à la ré-serve de Gravelines Sc de Bourbourg , qui ressortíssentau conseil souverain d’Arras. Les charges du parlementont été érigées en titres d’offices héréditaires en 169; ,8c le nombre en fut alors augmenté. II y a un premierprésident garde-scel, trois présideras à mortier, trois che-valiers d’honneur, deux confeillers-clercs , vingt-deuxconfeillers-laics, un avocat-général, un procureur géné-ral, un substitut , un greffier en chef, 8c trois greffiers.Ces officiers fe partagent en trois chambres, don t ladernière est particulièrement occupée aux affaires crimi-nelles , 8c dont les présideras & les conseillers changenttous les quatre mois. On ne peut pas fe pourvoir encassation des arrêts , rendus par ce parlement , maissuivant l’usage du pays, on demandé la revision du pro-cès , en prenant un renfort de huit juges , dont six fontpris du conseil souverain d’Artois, & les deux autres ,d’entre les professeurs de droit de 1 université de Douay.On a néanmoins donné atteinte a cet usage dans lesmatières bénéficiales , pour lesquelles on s’est plusieursfois pourvu au conseil en cassation d arrêt. Ce parlementfut d’abord sédentaire à Tournai ; mais cette ville ayantété prise par les alliés en 1709 , il fut transfère a Cam-bray 3 8c la France ayant cédé Tournai Sc le Tournaisis ,par le traité d’Utrecht en 17 1 3 » cette cour supérieure aété transférée à Douay. II y a d eux chapitres , dans laville j celui de íâint Amé, fondé dans le VII siécle à Mer-ville , fur la Lis. C’étoít pour lors une abbaye de l’or-dre de saint Benoît, qui, dans la fuite ; fut transféréeà Douay, Sc sécularisée. Ce chapitre est composé d’unprévôt, d’un doyen, d’un chantre , d un tréíorier, d’unécolâtre , 8c de vingt-quatre prébendes , dont une est af-fectée à l’évêque de Boulogne. Ces canonicats valentenviron huit cens livres. Le roi nomme le prévôt ; cedernier nomme aux prébendes qui vacquent pendant lesmois qui lui font affectés; 8c le pape pendant les siens.L’autre chapitre est celui de S. Pierre. 11 y a un prévôt,Sc douze chanoines. Les bénéfices font fort médiocres.
DOUAY, ou Doué. Voyez. DoÉ.
DOUDEAUVILLE , Domdevilla , abbaye d’bom-mes , de l’ordre de saint Augustin , dans le Boulenois,au diocèse de Boulogne , au nord » 8c près d’Estaples ,fondée l’an 1099.
DOUDEVILLE, gros bourg de France , en Nor-mandie. II est situé à sept ou huit lieues de Rouen, entreYvetot, Cani 8c Saint-Valery en Caux, près de la.ri-vière de Palluel. Son église est assez grande, Sc assezbien bâtie , Sc ce bourg est considérable par son grosmarché Sc par ses foires. Le château de Calville est furcette paroisse, qu’on trouve au milieu d’une belle cam-pagne , abondante en grains. Ce château est une des plusbelles maisons du pays de Caux, avec chapelle, jardins,parc ferme de murailles , 8c de très-belles avenues d’ar-bres. * Corn. Dict. Mémoire r dressés fur les lieux.
DOUE , abbaye régulière, de l’ordre de Prémon-tré , dans le Velay, au diocèse du Puy , sur la Loire.
DOVER. Voyez. Douvres.
DOVERA , ancien monastère de Bénédictins , dansle Berri , près de Vierzon. Ce monastère ayant été dé-truit par les barbares , les moines furent transférés àVierzon , du consentement de Thibaut, comte de Char-tres > à qui Vierzon appartenoit 8 r- c’est aujourd’huil’abbaye de Vierzon. Voyez, ce mot.
DOUERE, ou Doure* Douero,ouDouro, ouTome IL R r-r r J)