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Duero , en latin Darius , rivière d’Espagne , ou ellea fa source , 8c de Portugal, qu’elle traverse , pour sejetter dans l’océan. Elle a source dans la vieille Castillede la Siéra de Urbion , fur les frontières d’Aragon, 8cvers Agreda , d’où passant par les ruines de Numance& à Sorea, peu après elle prend son cours vers l’occí-dent, 8c baigne les villes d’Osma 8c d’Aranda de Due-ro , d. reçoit la Riaza 8c laDuranton, qui coule à Pena-fiel , le Cation qui coule à Valladolíd, l’Adaja , &PArevalillo , jointes dans un même lit » puis passe àToro , à Zamora , d. se grossit de l’Ezla, déja accrue parquelques autres rivières , Sc entrant dans le Portugal,où elle baigne Míranda de Duero , elle côtoyé les fron-tières deTra los montes, reçoit la rivière deTormes,qui coule à Salamanque , Rio d’Agueda , Sabor 8c Ta-maga , Sc quelques autres moindres rivières, au-dessusde Lamego , ville qu’elle laisse au midi ; elle arrive en-fin à Porto, ville située fur fa rive septentrionale > Scse perd dans l’océan» auprès de saint Jean da Foz. Soncours est d'environ 90 lieues d’orient en occident. *De rifle, Atlas.
DO VERNE C la) rivière assez considérable de l’E-cosse septentrionale, dans la petite province de Batnfe.Elle prend fa source près de Bog de Gícht, Se formantun cercle vers le sud, elle court ensuite au nord, Sc vase rendre dans la mer ,, un peu au-dessous de Bamfe.Etat présent de la Gr. Bretagne , t. 2, p. 273,
1. DOUGLAS, petite rivière d’Ecosse. Elle a fasource dans la province de Lothian, vers l’orient, &son embouchure au nord , du comté de Mers » où ellese perd dans la mer du nord. Allart , Atlas.
2. DOUGLAS , bourg Sc château de l'Ecosse mé-ridionale , fur la rivière de même nom , dans la pro-vince de Lothian , Sc aux frontières de la province desMarches, selon Baudrand, éd. 1707 , ou selon les cartesd’Allart, dans la province de Mers , fur les frontièresde Lothian. Ce château 8c ce bourg donnent le nom àla famille de Douglas. Le port en est assez bon , 8c lesFrançois Sc les autres nations y vont porter du sel, Sc ychargent des cuirs , de la laine , 8c du bœufíalé.
3• DOUGLAS, bourg d'Angleterre , dans l’iíle deMan, Sc situé fur fa côte orientale. * De l’ifle , Atlas.
DOUGLASDALE, vallée d’Ecosse, où coule lapetite rivière de Douglas.
DOUGON , ville d'Asie , danslePégu ,8c la der-nière de ce royaume , du côté de celui de Martaban.Elle a un bon port , selon Vincent le Blanc , de quiCorneille a copié un article de cette ville.
DOUINE. Voyez. Dwine.
DOUISBOURG. Voyez. Duisbourg.
DOULAD , ville de Perse , située à 74 d. 15 m. delongitude, 8c à 37 d. 50 m. de latitude. Son terroir estplein de mûriers blancs , Sc il s’y fait beaucoup de soye.* Tavernier , voyage de Perse , t. 1, 1 . 3.
DOULAS. Voyez. Daoulas.
DOULENS , Dourlens, ouD ourlans, enlatinDonineum ou Donìngium , comme on le voít dans lachronique de Flodoara, ad ann. 93 i ,8c dans celle deSígebert, ad ann. 1075, De Longuerue se plaint que lesmodernes oat corrompu ce nom enDulencumFiganioï ditDulendium, en quoi il s’aecorde avec MM. Baudrand ScCorneille , dans leurs Dictionnaires. Cette petite villeest en France, dans la Picardie, Sc dans l’Amiénois , furla rivière d’Authie, à six lieues d’Amíens au septentrion,Sc a sept d’Arras au couchant. C’est une ville forte , Scc’étoit l’un des boulevards de la Picardie, avant la con-quête de l’Artois. On la divise en haute Sc en basse. Elleappartenoit aux comtes de Ponthieu. Marie, qui en étoitcomtesse, Sc t fille de Guillaume II , 8c d’Alix de Fran-ce , la donna au roi Louis VIII, par contrat fait à Chi-non , l’án 1225. Charles VII, l'ayant aliénée à Philippele bon , duc de Bourgogne, par le traité d’Arras; LouisXI , son fils , la racheta en 1463. Cette ville aune pré-vôté , de laquelle les officiers lont un prévôt, un pro-cureur du Roi , un substitut Sc .un greffier. Ily a à Dou-lens l’abbaye de saint Michel , occupée par l es filles del’ordre de saint Benoît ; trois paroisses 8c un hôtel-Dieu de huit lit s.* Audifret, géog. t. 2. Piganiol de laForce, Descr. de la France , t. 3 , p. 12 Sc 25..
DOULON, rivière de France , en Auvergne. Ellevient des étangs de saint Germain ; l’Airpasseà saint
DOU
Vérin Sc a saint Didier, Sc joint l’Allier entre RnoudeSc Vieille Brioude A Coulon , rivières de t rance - 1 P artt
p. »6s -,
■ DOUNAVARTY , château de l’Ecosse , à 1 extré-mité méridionale de la province , Sc presqu’ifle de Can-isse , ou Kyntire. Ailard écrit ce nom Dounatvarty ,Baudrand avertit que ceux de dehors disent Dounovert.
DOUNESAN. Voyez. Donnezan. ,
DOURAK . ville de Perse.; située, selon les géo-graphes du pays, à 74 d. 32 m. de longitude , Sc a 3 3d. 15 m. de latitude. II s’y fait quantité à’Aba-Hribes,qui font , comme des soutanes fans manches, dont eservent les Arabes. Elles font de camelot, à bandes duhaut en bas , 8c de trois couleurs , Blanches , noires ccgrises. L’Euphrate Sc le Tigre, qui se mêlent ensemble »proche de Doutait , à un lieu nommé Hella > font desmarais, où l’on seme des cannes ou roseaux, qux fer-vent à écrire les langues orientales , le Turc, le Persien»l’Arabe, l’Arménien 8c l’Hébreu, qui demandent gran-de variété de traits, les uns plus gros , les autres ph ,smenus, selon le corps de la lettre, Sc il faut remarquerque ces lettres ne se peuvent bien former avec notreencre, qui est trop coulante. Pour ces sortes d’écrítures»il faut une encre grossière , à peu près comme celle àe-nos imprimeurs , quoiqu’un peu moins épaisse. La mois-son de ces cannes , étant faite en fa saison, on les me ctremper dans le marais, même par poignées, de la mên ,efaçon qu’en France , on met tremper les chanvres : celaleur donne une couleur de feuille morte; 8c lorsqu’eU e |'font sèches 8c préparées , elles ont une certaine durcte.qui les rend propres pour^écrire, quoiqu’elles ayent pl uSd’épaisseur que nos plumes ordinaires. , *
DOURBIE, rivière de France. Elle fort entre J eGevaudan Sc les Cevenes » Sc se jette dans le Tarn p reSde Millau au dessus de cette ville. * Coulon , rívíér eSde France, 1. part p. 491.
1. DOURDAN, petite ville de France, dont o*met une partie dans le Gatinois, Sc une autre dans i?haute Beausse , avec justice royale , élection Sc un and el1château. Elle est de l’ancien domaine royal. Elle s’ap"pelle Dordinga en latin. ( Baudran 8c Corneille ,sent Durdanum , Sc le dernier ajoute Durdineuffl’ ^8c elle appartenoit en propre à Hugues le grand,
de France Sc Comte de Paris , lequel y mourut-Chronique de Morigni la nomme Municipium fssgh-'^'Après avoir été donnée plusieurs fois aux Enfans de F saI îce en apanage, 8c même engagée à des particuliers > Êfut réunie au Domaine fous Louis XIII. Elle est f*- 3fur la petite rivière d’Orge , Sc est du diocèse detres , 8c dans le territoire des anciens Carnutes• ^baillage de Dourdan est d’une trés-petíte étendue» ^la prévôté royale y est jointe : il a fa coutume pat tic3liere , qui fut reformée en 1557, L’Election dedan produit beaucoup de bled. II y a à Dourdan 311Manufacture de bas de soye Sc de laine à l’aiguille-a deux paroisses , Saint Pierre & Saint Germais-premiere appellée la grande église , est desservie P as - 0!lChanoine Régulier de S. Augustin de la congrég 3 ^^de Sainte Geneviève , il y a aussi une communaux j afilles de l’union chrétienne ; un Hôpital, Sc hors ^ville un Prieuré Claustral du titre de Notre-Dass^,.l’Ouïe, appartenant aux Religieux de l’Ordre de ^mont réformés , dont la vie est très-austere. * s e let.rue, Desc. de la France, 1. part. p. 27. Piganiol ^
Force, Descr. de la France, t. 5 , p. 176. Sc 1 7 °'
Díct. Mémoires particuliers. tr ra n-
2. DOURDAN , ( la forêt de) petite forêt de
ce, dans l’Orléanois : elle ne contient que -nivatf x
cinq cens arpens plantés de chênes, partie bf 1 . j g i#fur taillis , & partie simples taillis. * Pigrtn^ 0Force. pj Sc
DOURLACH. Les François Récrivent st slS estles Allemands fans O. Petite ville d’AH eí3 f£ u y S laSuabe, au Margraviat de Bade. Quelqstf! Unnr* dé-dérivent d’une Tour que Rodolphe de^y® 6 ^ av g C lestruisit avec la ville , dans une guerre q u ^ eU , j tMargraves. Ils prétendent que ce fut en ce * e !! 4 , à
Conrard frere de l’Empereur Frédéric • e &,,&
cause d’un adultéré commis. Dourlaçh, 1 °^ te ínt -partie du comté de CraichgoW » qui et®® 1 - e fiévoh*Fief, qui appartenoit à PEmpsse » lux can
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