l’Empereur Frédéric ÍL gratifia ses Margraves de Ba-de, de Dourlach Sc de Heydelsheím. Berchtold Comtede Henneberg fonda à Dourlach en 1010. le Monaste-re de Gots A w ; & l’histoire remarque que ces Corn-as avoient ci-devant poffedé Dourlach Sc autres lieuxfur le Rhein. Cette ville avoit autrefois un très-beauc bàíeau , avec des jardins fort propres, & un collège.a hez bien entretenu , Sc pourvu de Professeurs ; maistout est bien déchu de son premier état par la malheu-re "se part que cette ville a eue aux ravages de la guer-^ entre l’Empíre & la France. Elle fut incendiée parsts François Pan 1689. * Zeyler , Suev. Topo. p. 26.Mémoires du Tems. Les Princes ont transféré leur ré-sidence à Carlsruhe , ville bâtie à une lieue de Dour-Ech en r/ip.
Le Margraviat de Bade DOURLACH. LesFrançois disent le Marquisat de Dourlac , partie duMargraviat de Bade, dans la Suabe. On Pappelle auffik Bas Marquisat de Bade, en Allemand Nieder-Baden ,Parce qu’il est en effet auNord, Sc par conséquent Plusbas par rapport au cours du Rhein. II est borné à l’o-tient par le duché de Wirtenberg, à l’occident par leBhein, qui le sépare de P Alsace, au midi par le hautMargraviat de Bade Sc parl’Ortenau, Sc au Nord pari’évêché de Spire & le bas Palatînat. C est le partageffune branche de la Maison de Bade , qui descend d’Er-tiest III. troisième fils de Christophe de Bade. Cet Er-nest mourut Pan 15$3. Ce fut lui, qui après avoir em-brassé la religion Protestante , Pintroduisit dans sesEtats , où fa postérité la maintient, quoique plusieursd enirp rpc ríp^rpridans (oient revenus a la religion Ca—
d’entre ses descendans íoient revenus a la religion CaClique. Les lieux de ce Margraviat font Dourlach ,Efortzheim, la Seigneurie de Lhar ou Lohr, le Mar-quisat de Hochberg » H Seigneurie de BadenWeiler,celle de Roeteln, le Landgraviat de Sausenberg encla-vé entre l’Ortnau & le Brisgau > Sc Fridlingen près deBâle.
DOURLANS ^ „
DOURLENS 5 F °y ez - D °u«ns.
DOURE ^ ^
DOURO $ Voyez “ Douere -DOUSBOURG. Voyez. Doesbourg.
DOUSLAG. grande plaine ou marais fur la routede Srnirne à Ispahan, à vingt-quatre jours de caravanesie la premiere de ces deux villes, 8c à quatorze deTocat , selon les voyages de Tavernier , l. 1. c. 7. Ceriom signifie Place de jêl , Sc le Bacha de Couchabar »qui eu est à deux journées, en retire , dit cet Auteur,vingt-quatre mill : écus par an. Elie s’étend huit ou dixlieues en longueur. Sc eile n’en a qu’une ou deux deErge. Elle paroít comme un lac, 8c c’est en effet un®e au salée qui se congele fur la terre , Sc se forme enfel.qu’on ne peut dissoudre qu’avee peine, fi ce n’estdans de Peau chaude. Ce lac fournit de sel presque touteJa Natolie, Sc la charge d’une charrette tirée par deuxbulles ne coûte fur les lieux qu’environ quarante cinqfols monoye de France. Sultan Mourat fit faire une•ligue d’une rive à Pautre quand son arméepaffa en 1638.pour aller mettre le siège devant Bagdat, qu’il repritE>r le Roi de Perse.
DOUSSAY » dont Corneille fait une petite vil-le du Poitou, dans le Mírebalaís , située fur la rivière•se Vende, à une bonne lieue d’Avrigné ; est une bour-gade de 169 feux dans la généralité de Tours, Elec-|j°n de Richelieu , au Nord-Ouest 8c à deux petites"?ués de Mirebeau. Pour Avrigné . c’est véritablementUtl e bourgade íùr ía vende ; mais Douíîàí est fur l’En-^igne, rivière qui tombe dans la Vienne vis-à-vis deLhatelleraut, Jaillot ne marque aucune rivière à Dons-fY » ce qui est une omission défectueuse dans fa Cartedlí Poitou. .
^OWN, ou Down-Patrick , en latin Dumm ,P e <-ite ville d’Irlande Capitale du comté de Down ,province d’Ulster. Elie est à six milles Sc à l’Ouest^angford ; elle. envoye deux Députez au Parle-df^p’ Osest Tailleurs un évêché auqueí on a joint celui. ° n Uor, dans le comté d’Antrím , 8c Pune des plus‘pennes villes de toute PIrlande. Elle étoit autrefoisp» - £ Jf Pur les reliques de Saint Patrice , de Sainteri gide , Sc de Saint Coîomban. Elie est t 6/. milles* es que au Nord-Est dë Dublin, & donne le titre de Vi>
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comte à ía noble famille de Dav/neys. Baudrand,éd. 1707. ajoute qu’elle a un bon port près du lac deCône; n’étant qu’à quatre milles de la Mer d’Irlan-de; mais qu’elle est en mauvais état â présent, & com-me un bourg ainsi nommé à cause de fa situation à quin-ze milles de Connor au fud-est. Il écrit ce nom Dûwne ,
8c dit que ceux du pays la nomment D'undalethglas.*'Etat préjent d’Irlande , pag. 61.
Le Comté de DOWÎ ! 'f, pays d’Irlande , dans laProvince d’Ulster. II a le Canal de Saint George àl’Est,Armagh, que la rivière de Neuri en sépare du moinsen partie à l’Quest ; Antrim au Nord , ou plutôt auNord-Ouest; la baye de Carlïngford, qui le sépare deLouth, 8c l’Océan au Sud. II a quarante-quatre millesde long, Sc trente de large. Ce pays est très fertile ,quoiqu’il y ait en quelques endroits des bois Sc desmarécages. Q11 le divise en huit Baronies > qui font cel-les d’Ards , de Castlereagl, de Dufferím » de Lekejles,de Kinaleartí, de Lower Evagh, d’Upper Evagh , Scde Mourane. II y a une ville qui a le privilège de tenirun marché public , Sc fix qui envoyeur leurs députez auParlement. Les principales font Doîn, Bangor, Neî-'toîn» Hillshorougb, Dromore, Killyleagh , Strang-ford , Sc Neury. Selon Baudran , éd. 1705. les ha-bitans de ce pays le nomment Cuuntàe an Dvin.’*Etat présent d Irlande , p, 61.
DO^NCANON , fhmcanonium, château d’Irîan-de, dans la Province de Leinster, Sc au comté de Wex-ford, II est vieux , mais fort, fur le Havre de Water-ford, 8c à six milles de cette ville a P Orient. * Bau-árand, éd. 1705.
DOWNETON , bourg d’Angleterre dans ía Pro-vince de Wilts. U a droit de tenir marché, Sc envoyeses députés au Parlement. Etat prescrit de la GrandsBretagne, t. 1.
DOUVRES, Douvre Dover, en latin Duhris,
8c Dovoria dans la basse Latinité ville d Angleterre , ScPort de Mer fur la côte duPas de Calais dont ils ne fontéloignés que d'un trajet de sept «ieues. C est le passa-ge le plus ordinaire pour a H e b à, , rance en An-gleterre , dans les paquebots qui font tabhs pour cela „ee qui attire beaucoup d’étrangers a ouvres. Au som-met d’un rocher fort escarpé, est le château de Dou-vres, que l’on croît avoir été bâti par les Romains, &Sc qui commande cette rede, Dans un eau jour , on lepeut voir de Calais. Douvres est un des cinq Ports qutont de grands privilèges , Sc dom les Députés au Par-lement font appeliez les Barons des cinq I orts. Douvresa titre de duché. Quelques censeurs prétendent queDouvre est i’ancíenne Davernum , Durobernum ou Do-robernum ou Darveonum , mais ce í° n t certainementles anciens noms de Cantorbery- Voyez. Duvernum.*Etat présent de la Grande Bretagne , t. 1 , p. yy.
1. DOUX (le) rivière de France, en latin Dubis yAàuahis t Alduabis , Alduadubist Zïduasdubis, Al~duasdalis .Jonas , vie de S ■ Coîomban. nomme cette riviè-re Deva. Un anonyme du même î^ms, lequel écrívoitfous Dagobert, la vie de l’Abbesse de Salaberge, nommele Doux, Duvrus. D’autres le nomment Duber. Cetterivière a fa source au mont Jura, un peu au dessus cìuvillage de la Motte , & coule dans la Franche comté.Orteil u s la place mal a propos dans la Gaule Narbo-noise , Sc le P. Chiflet l’en a repris. D'abord il passepar Rochelans , où traversant un petit lac, il coule aunord jusqu’à Pontarlier, au dessous duquel il fait uncoude , passe par Montrau , 8c tire au Nord-Est, jus-qu’à Sainte Orfane, ou , retournant fur ses pas , il cou-le à l’Ouest, jusqu’à Sainte Hypolite , de-là prenantson cours au nord , il passe à Mandeur, où, après avoirfait un nouveau coude, ii dirige enfin son cours à l’Quest-Sud-Ouest , traversant les villes de Chastelot, l’iiíe
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Clerval, Besençon, Rochefort, Dole en Franche-comté,& Verdun en Chalonois , où il se jette dans la Sône.Son cours, a le sui'/ke dans tous ses détours est de soi-xante 8c dix grandes lieues d’Allemagne , qui en val-sent plus de quatre-víngt-cînq de France, quoique l’on.n’en compte pas plus de vingt-cinq de se source a sonembouchure.
Le cours de cette rivière est tout entier dans laFran-che-comté, à la réserve de cette partie comprise entrs. Franemont, Sc Vofferûi, où elle passe fur ses terres du