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Driopes , nom qu’ils prirent de Dryops chef de leurcolonie, Se qu’ils conservèrent quelque tems après leurretour dans le Péloponèse ; mais âpres trois généra-tions , Philas étant leur Roi , ils furent vaincus pdrHercule » transportés à Delphes, 8 c consacrés a Apol-lon , Sc suivant la- réponse de ce Dieu , Hercule , lesconduisit dans le Péloponèse : ils occupèrent d’abordAsine proche Hermione. Les Argives les en ayant chas-sés, ils habitèrent une partie de la Messenie , que lesLacedemoníens leur cédèrent. Les Messeniens étant re-venus avec le tems au Péloponèse , s’accomoderentavec eux. Les Asinéens racontent eux-mêmes leur his-toire autrement. Ils conviennent d’avoir été vaincus parHercule, qui détruisit la ville qu’ils avoient au MontParnasse , ils nient qu’il. ses ait menés prisonniers à l’O-racle. Us assurent qu’après la prise de leur ville par Her-cule , ils s’enfuirent fur 1 e Parnasse; Sc qu’étant ensuitepassés dans 1 e Péloponèse fur des vaisseaux, ils se pré-sentèrent avec des habits de sepplíans à Eúristhée pourlui demander fa pfotection ; que ce Prince , qui haïs-sent mortellement Hercule, leur céda la ville d’Asinedans l’Argolide. Hérodote , in Uran. dit que ses Her-mions sont des Dryopes chassés par Hercule Sc par sesMéliens du pays nommé la Doride. Apollodore ajouteque Laogorus , Roi des Dryopes étant exilé dans 1 ebois consacré à Apollon, fut tué de la main d’Hercule.Créspín, dans son commentaire íur Ovide , in Ibin. t.z. p. 406. explique ainsi ces deux vers :
Tamque cadas âomìtus , qiiam quisquis ad arma va-cant em
Juvit inhumanum Thiodamanta Dryops.
Thiodamas , dit-ií, étoít un Roi des Dryopes , peu-ple habitué auprès du mont Pindus. Hylus fils d’Her-cule lui ayant demandé des rafraichissemens, lorsqu’Her-cule passoit par là, Sc n’en ayant eú qu’un refus, Her-cule égorgea ses bœufs de Thiodamas , Sc en régala soninonde. Thiodamas, en ayant voulu tirer setisfactíon,assembla quelques Dryopes, mais il fut tué, 8c ses gensíuis en déroute furent menés dans la Trachinie par Her-cule , qui devint amoureux du jeune Hylas , fils deThiodamas , à cause de son extrême beauté. De l’Isleaísigne aux Dryopes un canton entre les montagnes dePinde, Oeta Sc Tymphreste. II les borne au nord Sc àl’orient par la Thessaliotide , au midi par la Doride , Sca l’occident par ses Athamanes Sc ses Peçrhaebes.
1. DRYOPIS, l’un des noms qu’a eus anciennementla Thessalie, si nous en croyons Pline, /. 4. c. 7.
2. DRYOPIS, ville dans la contrée d’Oeta. Strabonla nomme Tetrapole. Etienne le Géographe écrit Drio-pie , Sc la met vers la Trachinie. C’est apparemment cettemême Colonie qu’Hercule y mena, comme j’ai dit dansl’article précédent, Sc je crois que c’est la même villequ’Heraclée de Trachinie.
1. DllYS : ce mot, qui en Grec signifie un chêne, est lenom de plusieurs villes.
2. DRYS, ville deThrace, selon Etienne le Géo-
, ville d’Oenotrie, selon le même.
4. DRUS, village de la Lycie , fur 1 e fleuve Aros.
Z. DRYS, ville de l’Epire, selon Suidas.
6- DRYS , ville marchande , 8c port de mer, vis-à-vis de Nicomédie , selon Socrate, Hifi. Eccl. L 6. c..14. Cedrene dit que c’est un fauxbourg de la ville deChalcedoine, lequel on nommoit de son tems Rufinia-na , ce qui s’accorde avec ce que dit Caliste ,/. 13 ,c. 15.qu'il gardoit encore de son tems 1 e nom de Rufinushomme consulaire, 8c à ce que Tilman dit dans la viede saint Chrysostome , q U ’il a traduite. Infuburbio quo-dam Chalcedonis cui cognomen efl à quercii ; id transMare Ruphini est.
7. DRYS est aussi un lieu dans le voisinage de Cons-tantinople-, selon Pierre Gilles.
DRYSI , ancien peuple , dont Lucien, Traité de ceuxqui ont long-tems vécu, dit que le roi nommé Teres vé-cut fort vieux. C’est apparemment le peuple d’une desvilles nommées Drys, suivant la conjecture d’Ortelius.D’Ablancourt substitue à ce mot Odrysiens , dans fatraduction françoise.
- DRYSON. Voyez. Drison.
DRYUSA , l’un des noms qu’a eu l’isle de Samos.
DSAM-MURAN » rivière qui a íà source dans ses
graphe.
* 3. DRYS
DSA
montagnes , qui traversent les déserts de Goby , versses 2-3 d. de latitude. Elle coule au nord-nord-ouest , aUsud-sed-est, Sc vient se jetter dans la grande riviere eMoang, fur les frontières du Thibet, vers ses 39 elatitude. Ce sont les Mongales de l’ouest, qui occupentà présent les bords de cette rivière ; Sc il y a deux petits Cans de cette nation , qui font ordinairement eurséjour aux environs de ses rives : ils font tous de ,sous la protection de la Chine. En 1216 , les g ene "raux deGengis-can défirent , fur ses bords de cetterivière , une armée considérable de Naimanns q ul s etoient révoltés. * Histoire généalogique des Tatars ,p. 229. ,
DSCHEWATH ( le territoire de) est situé au nord,près du fleuve Kura , presque vis-à-vis de l’endroxt oul’Araxi se décharge dedans. II consiste en un gros bourg,près duquel sont quelques villages , 1e long du fleuveKura ; ainsi ce territoire est petit , Sc se comprend sou-vent , sous le nom de Sallian. On y parle un mêlante s 11Turc Sc duTartare. Les habitans sont Mahométans Sun-nis ; ils étoient, ci-devant, presque tous Sehahís.
Le bourg Sc ses villages ont leurs Juhs-Bachi, Sc leutsanciens , qui envoyoient autrefois les revenus du terri'toire à Schamachie , parce qu’ils dépendoient de WPerse; mais ils sont à présent sujets de la Russe » ^dépendent du Naïb de Salían, Sc du commandant deB aza. Les habitans se nourrissent, pour la plupart, de leu r ®bestiaux, Sc del’agriculture. Le bourg deDscheWathe^assez grand. II est situé dans 1e territoire de la Russ e ’mais la ligne qui marque les frontières , traverse les J ar 'díns plantés de mûriers, qui appartiennent aux habit 311 *du bourg. II y avoit autresois dans Dscheîath , q 1 ** 11tité de manufactures de soye; mais elles ont été rui steeSpar ses rebelles ; Sc il est difficile de ses rétablir, P ar f,jque ses principaux ouvriers se sont dispersés , Sc q 3 ^n’y a pas d’apparence qu’on puisse ses rassembler,que personne ne veut s’y établir , ce lieu étant p 0 * 1vement fur la frontière, Sc par conséquent exposé 3 cn aque instant à des révolutions.
De l’autre côté du fleuve Kura, vis-à-vis deDsÇ 11 ^Wath , en tirant un peu sor 1e couchant , on V °K econfluent du fleuve Araxi » avec celui de ICara-premier venant se décharger dans 1e second. U S * 0l \tous deux très-rapides , Sc comme ils coulent dasl s uterrein rempli d’argile, leurs eaux sont si troubl eS ^qu’on en peut à peine faire usage. Quoique leKura soit fort grand 8c fort large, on ne peut, c£ P e . edant y naviger fort loin du bourg de Dschevath , P*^qu’il est tout rempli de pierres , Sc qu’il y a b eaUC °„yde cataractes. * Mémoires fournis par de Guignes, atltdeVhifioire générale des Huns. .
DSURDSUT ( la ville de) étoit située vers se 3 Ise ^tiéres de Estais ; elle s’appelloitt Zinu , en langue ^dienne Sc Períâne. Elle subsistoit encore du tems degïs-can; mais elle a été détruite pendant les g ue ollcruelles que ses Chinois ont eues avec ses Tata rS, ontpendant celles que ses Callmouks Sc ses Mongaso*^^eues ensemble. La prodigieuse quantité des ruines ss £ ,rencontre fur ses frontières de la Tartarie Sc de I 3 £ j anSprouvent qu’il y a beaucoup d’autres villes ruí» ee * >ces quartiers. D’un côté les Chinois cherchoie 11 p í0 ^truire ces villes, pour éloigner ses Tatars de ^ el j!jl 0 ukstiéres. D’un autre côté, les Mongales Sc les Ça , ; e ntpréfèrent la coutume de leurs ancêtres , q u L V c st per-íous des tentes , à la commodité des villes- p 3 ys,sonne n’a songé à rétablir celles qui étoient dan s . e ji eSSc si l’on en trouve quelques-unes fur cesfronU ,
sont nouvelles , Sc ont été bâties par les ™ * jstifoifcdepuis qu’ils se sont rendus maîtres de la Chj ste j eX t e Sc I 3Généalogique des Tatars , p. 40. Voyez * enote. t pS Chín° lS
DSADATSI, ouZudabat s, nom fl ue . en£ c omm edonnoíent aux Callmouks , qu’ils regard?* edes magiciens. Faire dfada, veut díre^, /^ aslCe f a isoí crude tems d’hiver; auplus fort de l , étéT j 1 S n ^ jnagie > ^regarder ce peuple comme fort habile dans ^ j gg pluscomme ayant 1e pouvoir de faire l eS s na ti 0ÍlS
surprenantes , ce qui les faisoít respee e ^ ^ n oUSvoisines. Nieuheft, dans fa relation de u pjp u( jadast esapprend que les ambafladeurs des Tattares ^ piêmeeurent audience de l’empereur de la C 1 ’ tems