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Tome second. C - F.
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l’y ayant assiégé le forçât de s’enfuir en Angleterre. Cene fut que fous la Comtesse Marguerite que ceux deLammensvliet obtinrent la liberté 8c les droits d’éche-vínage, Sc quelques années après on entoura le villaged'un rempart avec un simple fosse du côte ou l’eau ne ledéfendoit pas. Cette ville ne commença à s’agrandir queVers la fin du régné de Gui de Dampierre , dont le filsJean, à qui elle appartenois, vouloít y transporter toutle commerce. 11 en avoit obtenu le consentement ducomte Louis son neveu, Sc auroit exécuté son dessein,fi les Brugeois , à qui cet accroissement fut suspect n’eus-sent pris lés armes pour le maintien de leurs privilè-ges , & ne l’eussent forcé à se désister de la concessionque Louis avoit faite. Le bourg fut assiégé, Sc pris avecJean Sire de Namurqui y étoitj on pilla, on brûla Scon rasa ce lieu l’an i 323. 8c depuis ce tems , ceux de’Sluis ne purent se rétablir que par la permission des Bru-geois ; ainsi lorsqu’en i 3 zo. ils voulurent fortifier leurport, les Brugeois s’y opposèrent, ces derniers conti-nuèrent à prendre un air de supériorité qui duroit en-core en 1423. mais Philippe le hardi, duc de Bourgo-gne étant devenu maître de l’éclufe, en 1335. par l’é--change qu’il en fit avec Guillaume comte de Namur,contre la Seigneurie de Bethune en Artois, ill’entou-Ta d’une muraille de pierre , 8c bâtit dans le port, unetour que rEmpereur Charles V. fit depuis renverser, &que l’on appeiia la tour de Bourgogne, ou la Bourgui-gnone. On la nommoit aussi le petit château pour la dis-tinguer d’un plus grand qui fut bâti aux dépens de Char-les VI. Roi de France qui vouloít fermer ce port le plus"beau de toute la Flandre aux Anglois ses ennemis , 8cle duc y consentit d’autant plus volontiers que ces for-tifications servoient à humilier 8c à tenir les Brugeoisdans le respect. L’an 1470. on en agrandit le havre, on'rehaussa les portes , on y bâtie un palais , des halles,clés places publiques 8c quelques édifices publics. Char-les VI. Roi de France, y tint fa cour quelques mois en2386 pendant qu’il équípoit une ilote de 1400. voilescontre les Anglois. Le port fut rendu, tel qu’en 1468. ily mouilla une ilote de cent cinquante vaisseaux mar-chands , 8c la ville fut si bien fortifiée, qu’en 1405. elleíoutint un siège contre les Anglois, Sc en 1436. elle bra-va les menaces des Brugeois, 8c se moqua de la senten-ce qu’ils avoient rendue contre elle. Le comte Mauricede Nassau , général des provinces unies , prit cette villeen 1604. le 18 d’août après avoir été trois mois devantla place qu’il avoit bloquée malgré tous les efforts desEspagnols, & elle est demeurée à la république. Ellepasse pour imprenable à cause de sa situation qui est dansune presque-ifle, entre deux bras de mer. Lorsque laîner est dans son reflux, elle inonderoít toute la campa-gne , fi l’on vouloir ouvrir les écluses qui la retiennent.11 seroit d’ailleurs fort difficile, si l’on vouloít attaquerl’Ecluse, d’entrer dans le petit bras de mer qui y faitdeux ports , fans essuyer auparavant l’artillerie du châ-teau qui est à la pointe de la ville. Ce château est munide six grosses tours rondes, 8c faites de briques. On a faitabattre à ses côtés , une partie de la ville qui lui nui-foít > Sc ou l’on dit qu’il y a eu une riche abbaye , 8cavant cela deux châteaux semblables à celui qui subsisteencore. Ces trois châteaux, selon la tradition du paysétoient à trois freres qui fe firent une longue guerre l’unà l’autre , en forte que ce dernier- château ayant résistédavantage aux coups de canon l’emporta fur les deuxautres, qui furent rasés au lieu où font à présent d’as-fez belles rangées d’arbres. La ville est petite ; ce qu’ily a de plus remarquable , c’est le Havre long d’envíroncent pas, 8c large de cinquante , mais si profond, queE8 plus gros bâtimens s’y rangent tous chargés le longdes quais qui le bordent. De ce petit Havre on entredans une rue qui va d’un bout de la ville à l’autre , encommençant a la porte qui est proche du château, 8c fi-nissant à celle par ou l’on fort pour passer le petit bras demer qui fait le port fameux fie l’Ecluse, entre la ville Scquelques fortifications qui Renferment de l’autre côtéou 1 on dit que cinq cens navires pourroient être en sû-reté contre la tempête. Comme l’Ecluse est de grande im-portance, on volt aux environs plusieurs forts qui en dé-fendent les avenues. Elle a un petit canal q u i va à Bru-ge, d’où elle n’est éloignée que de trois lieues Sc demiea» nord-est. Elle est à une lieue Sc au nord-ouest d’Ar-

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deftboufg , Sc à cinq Sc demi au fud-ouest de Middel-bourg de Zelande. * Corn. Dict. ,

2. ECLUSE , (!’) petite ville des Pays-Bas > dans apartie la plus méridionale de la Flandre Wallone » aubord méridional de l’Escaut, à quatre mille pas, Sc aucouchant d’Arleux, à six mille pas Sc au midi de Douay-Elle est peu considérable.

3. ECLUSE, ( 1 ’) NOIRE. Voyez. S V a R t e-

5 L U I S.

4. ECLUSE, (Fort de Y) Voyez au mot Fort.

ECNOMUS , Forteresse de Sicile. Diodore, U H-

fait mention de deux forts , Ecnomus Sc Phalarium >nous en croyons Ortelius, Thefaur. mais Diodore, l- l 9'Sc Plutarque , in Dione , en parlent comme d’un e j f? ,ne j le premier dit qu’elle fut nommé Ecnomus » c ,," a "dire scelerate 8c criminelle , parce qu’o n disoit q u " Yavoit eu le château de Phalaris, où étoit le fameux tau*rau d’airain , dont ce Tyran fe servoit pour faire mou-rir les Citoyens. Cette colíne que Cluvier, Sicil- afít-f-212. croît être la même que les habitans nomment M oî ^'te d’Alicata, ou di Licata est située fur le rivageSc à la droite du fleuve Hymera , aujourd’hui Saisi ,nous en croyons le même Cluvier. 11 croit que ce co-teau de Phalaris nommé Phalarium étoit le même q l,ules anciens nommoient Dadalium : il ajoute que ce n 0 * 11lui avoit été donné par Dedale qui en pouvoit êtrefondateur. Selon lui, le mont Ecnomus court d'OccideNen Orient, l’espace de cinq milles , le long demer, comme un promontoire , enfermant au midi, u ° eplaine ronde , dont le diamètre est d’autant de miH e ^De l’isle distingue beaucoup mieux cette montagne,^

6 les deux châteaux. Selon lui, Ecnomus est le nomla montagne , fur le sommet occidental de laquelle ct 0 'le château Dedalium, distingué du château PhalarisA la place du premier est aujourd’hui Casellazco > &la place du second est à présent Pogìo longo. Ce cha teal îSc le sommet de la montagne sur lequel il est situé, ctl’orient du Salso , ( De i’isle nomme ainsi Y Hyme fa \anciens > ) qui le sépare de la partie occidentale de 1montagne. Sur un troisième sommet qui est entre CÊdeux est Pugio Muciaco , quant au promontoire dooparle Cluvier, dans fa partie orientale est la ville d’Abcata, au lieu où étoit la Phintia des anciens.

ECOBROGIS, ou Eubrogis, ville de la Gala £ie 'selon Antonin, itiner.

ECOLIERS, (le val des) on écrívoit autres 01 ^Escoliers , en latin Vallis Scolarium , abbaye de F r s ce 'dans le Baffigni en Champagne , fur la Marne » à ct? <lieue de Chaumont. On la nomme Notre-Dame ^des écoliers. Guillaume II!. foixante-deuxiéme évefl ^de Langres, élu en 120p. confirma la régie de ces vnoines, 8c bâtit leur maison qui n’étoit alors qu’un p *-' e .'ré, fondé par quatre Docteurs de l’Uníversité de fa .qui s’y retírerent, Sc y furent suivis par Frédéric flavoit été élu évêque de Châlon en 1201. il devoit c ^sacré à Langres , le jour étoit pris ; mais ilmitre Sc la crosse pour fe faire religieux, Sc suivreemple de ces quatre Docteurs nommés Guillaume»'chard, Evrard, Sc Manassés, qui fe trouvèrent àgrès dans le tems que Frédéric devoit être sacre > P cstdemander permission à Guillaume de Joinville ‘ss , neétoit évêque de s’établír dans son diocèse. CepiA®f V gfut érigé en abbaye qu’en 1539- elle a été chef “°g te .jusqu’en 1636. qu’elle fut unie à la congrégation e j Ll íGeneviève de Paris. L’Abbé est régulier. II a avssj.neuf religieux dans cette maison , dont le revensquatre mille livres. * Baugier , Me m. Hist. de Lgne,t. 2, p. 87. , aol-

ECONIA, bourg Maritime de Thessalie, ct .„ e 1sfe Malique , selon Pline , 1 . 4. c. 7. qui est P ÊlJt f on d deseul qui en ait parlé. II nomme trois, bourgs ueS _unsce golfe, Alcione , Econia, 8c Phalera. QP e s norn sde ses Editeurs ont lu au lieu des deux P reiril ^ ve c jus-Alalcomene , Itonia. Le P. Hardouin les blânj e tro ptice , d’avoir abandonné les manuscrits pourn 0aux conjectures. , , Gran-

ECOSSE, royaume d’Europe, dans Y$ e f e pten-de Bretagne , de laquelle il occupe la P art ^j ens l’on 1trionale. L’Ecosse a eu divers noms. Les a ^,35.appellée Caledonia , selon Tacite , Ag r ’s; c ' , ce pay s >du nom des Calédoniens, peuple partícu»e r o