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philosophes de l’anfiquité voyageoient en Egypte, d’oùiis rapportoient des opinions, qui souvent servoient debase à leurs systèmes. Pythagore y puisa celui de la Mé-tempíycliose. L’Ecríture sainte observe que Moïse futinstruit dans toute la sagesse des Egyptiens , & devint
Í iuissant en paroles 8c en œuvres. Malheureusementeur maniéré d’écrire n’est plus connue; leurs hiérogly-phes font pour nous des énigmes. II ne reste de la scien-ce des Egyptiens , que ce que les Grecs en ont publiédans leurs ouvrages qui font venus jusqm’à nous. Con-fucius disoít qu'il avoit appris la philosophie des Brach-manes , qui font une colonie Sc un reste d'Egyptiens.C’est dans l'Egypte , suivant Huet, qu’il faut chercherla source de l’érudition Indienne & Chinoise.
( a ) Hérodote , /. 2 , c. 1 5 • ( b ) Strabon, /. x 6. ( c ) Pto-'lomée, /. 4> c. 5. ( d ) Tacite, ann. c. 61. ( c ) Luc. Fharsal.|. 10 , v. 312. ( f ) Cellarius,geog. ant.l. 4, c. 1. ( ° ) PaulLucas , 3 voyage , 6, p. Í92. ( h ) Gênes , c. 10 , v. 13.
(') 3. Áeg. c. 11 - v ; 40. C) 4. Reg.c. 23 , v. 29 , Sc c. ( m )Jerem. 4. Rcg. c- ib , v. 4. ( n ) Jerem. c. 44, v. 30. (°)D. Cahnet, Diél- de la Bible. ( p ) Cínsorin , de die Na-talité. 19. ( q ) Palesat. frag. ex chronic. Alexand. ( ' )Pline, l. 6, c 2,9 ( 3 ) Vanslab. rel. d’Egypte » p. 13 (* )Huet, hifb. du comm. p. 317. ( v ) De Fontenelle , dansJòn l. de la- pluralité des Mondes.
2. EGYPTE, selon D. Calmet , Diction, de laBible , T o r r e n t d’E gypte ouFleuved’E-cypt 1 ' L’écriture marque assez souvent le fleuve oule torrent d’Egypte , comme limites de la , terrepromise, du côté de ì'Egypte Sc du midi. Par exemple,Dieu dit à Abraham , Genes. c. ij , v. 18 .Je vousdonnerai cette terre depuis le torrent d’Egypte , jusqu’aufleuve de VEuphrate ; & Paralíp. 1 . 2, c. 7. v. 8. Salo-mon rassembla tout son peuple , pour la dédicace du Tem-ple , depuis Ventrée d’Emath jusqu’au torrent d’Egy-pte. Enfin Moïse » marquant les limites méridionalesde la terre promise , les met depuis Asemona jus-qu’au torrent d’Egypte , & jusqu’à la grande mer,qui est la Méditerranée. Voyez la même chose dansJosué, r. 15. v. 4. Les Géographes ne s’accordent pasfur ce torrent ou ce fleuve. Adrichome, p. 131. le faitcouler près de la ville de Rhinocorura , & dit que lesSeptante ont traduit Rhinocorura au lieu du torrent d’E-gypte ; 8c il cite Saint Jerôme fur les Prophètes , Sc dansfa lettre à Dardanus. D. Calmet dit que plufieurs ontcru que c’étoit le torrent de Befir , autrement le torrentdu- désert , situé entre Gaza Sc Rhinocorure, ( 1. Reg. c.30. v. 10 ) Pour lui il ne doute nullement que ce nesoit le Nil, le seul fleuve qui arrose I’Egypte. Josué,dít-il, le désigne visiblement par le nom de Sichor , quiest le vrai nom du Nil, comme qui diroitle fleuve trou-ble f a cause des eaux de ce fleuve qui sont souventtroubles Sc boueuses. Amos, poursuit le même religieux,le désigne fous le nom de torrent du désert, parce quele bras le plus oriental du Nil, Sc le plus voisin de laterre de Chanaan , étoit près de l’Arabie , ou du dé-sert nommé en Hébreu Araba , Sc arrosoit le Nome ,nommé Arabique par les Egyptiens. Le terme HébreuNahal , que l’on a rendu par torrent , signifie aussi unfleuve.
.11 paroit par l’écriture sainte même, que par le fleu-ve d’Egyp te, ( Josué, c. 15. v. 4. ) il faut entendre une-rivière ou torrent dans le voisinage d’Afempna ou Az-m°n, ce qui ne seuroit convenir au Nil , mais bien àla rivière qui avoit sen embouchure auprès de Rhino-corura, Sc fa source a la fontaine d’Agar, assez prèsd’A-semona. Ceux qui le mettent entre Rhinocorura Sc Ga-za n ont pas raison, cela ne convient qu’au Bezor : letorrent d Egypte étoit, selon Saint Jerôme, au midi deRhinocorura, entre cette ville 8c celle dePeluse. Je nesai où Bochart a pris que le torrent de Rhinocorura sedechargeoít dans le lac Sirbon, ce qui n’est pas vrai.On ne convient pas qu il faille l’entendre du Nil, quiest le Schichor ou Sichor JEgyptî des Paralípomenes , /.S. c. 1 3 j v - 5 - carie fleuve d Egypte est marqué fur lesconfins de la région assignée a la tribu de Juda, ( Josué ,c. 15 , v. 4. ) 8c il est certain que la portion de cette tri-bu n’a jamais été étendue jusqu’auNil; Sc comme dutems même de Josué, I’Egypte ne venoit point jus-qu’au lieu où l’on bâtit depuis Rhinocorura, on en peutconclure que ce fleuve ne fut pas ainsi nommé, parce
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qu’il coulait en Egypte, mais que ce surnom lui fut ion-ise à quelqu’autre occasion. 11 est vrai que des ^teursassurent que I’Egypte s’étendoit jusqu’à la terre des 1 rae.lites , Sc que l’on peut fortifier leur sentiment dutémoi^gnage des auteurs prophanes , qui appellent Rhinocorura ville d’Egypte , de forte que le fleuve qui la baignea bien pû être appellé fleuve d’Egypte. Eusebe , ^
mafì. au mot Rhinocorura, dit que c’est une villegypte, à laquelle touche la tribu de Juda ; Sc ^ j av . 1 ,p_de BvTxé'o; » il fait la borne de la Palestine Sc de 1gypte. Si l!on ajoute à cela que Rhinocorura , ^ aI \ S p£^notice ecclésiastique du moyen âge, est attribuée a 1gypte, fous la métropole de 5 Peluse , on en ff rtI , es *pas davantage l’opinion , car ceci ne regardetiquité de laquelle il est ici question. D11 tems de Jolu »I’Egypte étoit si peu contigue à la terre d’Israël, qu jYavoit le pays des Philistins entre deux. Le mot Schicou Sihor n’est pas particulier au Nil, Sc dans le chap-13. de Josué il se dit de quelqu’autres rivières.-Le nomde fleuve d’Egypte veut donc dire , non un fleuve ss" e ^en Egypte, mais qui est voisin ou vis-à-vis de l’EgyPte. Et comme il y avoit plusieurs torrens dans cet fys,droit, celui-ci a été nommé le fleuve Sc le torrent dgypte, pour le distinguer des autres » parce qu’il étmle plus proche de I’Egypte : de même Almon de E"blathaim signifie Almon , près de Diblathaim. Use P eWfaire que ce nom lui ait été donné à quelqu’occasion q" 0nous ne savons pas , & de la même maniéré q u ’ unemontagne de la terre sainte est nommée la montag 110des Francs, parce qu’íls la défendirent long-tems contr®les Sarazins ; peut-être aussi l’a-t-on nommé ainsi > P a /.^ce qu’onle passoit pour aller en Egypte, de même <L Uy a à Amsterdam des portes que l’on appelle delem , de Leyde , d’Utrecht ; non qu’elles soient daces villes, mais parce qu’elles y conduisent. La pse?^de ces remarques font empruntées de la PalestineReland.
3. EGYPTE : c’est ainsi qu’Homere, Odyjs. f- 4 - ^477. appelle.le Nil. Hefyche dit pareillement :te , le Nil, fleuve du nom duquel le pays a été apP elé Egypte par les modernes. ,
Mer d’EGYPTE, partie de la mer Méditerranse'devant le Delta.
EGYPTENouiEGYPTEN. Baudrand, édit. t 1 °\en fait une petite ville de Curlande dans la Semigast 0 '
sept lieues de la ville de Braílau. L’Atlas De Wstt
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fait qu’un village , sur la rive occidentale d’une n vl ^qui va se perdre dans la Duna, un peu au-dessp uS , SDunebourg. Egypten est, selon ce dernier, prèsfrontières de Lithuanie. , ,,-ç.
1. EGYPTIENS; ancien'peuple qui habitait
gypte. ^
2. EGYPTIENS, especede nation disperséegabonde , que l’on appelle aussi quelquefois ,miens. Les Hollandois les nomment HeydeN » C f a nsà-dire Fayens , parce que ce font gens qui víven £ ^religion. Les Allemands les nomment Ziegeu^® r ’ j 3quelques auteurs latins Cingari, mot que je fuis se Vde ne pas trouver dans le Glossaire latin de du G g ^Aventin, dans fa chronique écrite en Allemand » ‘plusieurs autres , témoignent que cette forte d’h° j ene commença à paroître en Allemagne , que vcommencement du quinzième siécle , fous ì’ e jPs- e f daSigismond. On les a fait venir d’Assyrie , de GflseMont-Caucase , de la Tartarie , de la Nubie , jj e ûcbitsinie; Sc tout cela fur de simples conjectures. j eurété plus naturel de les en croire eux-mêmes ,parole , Sc dire que c’est une race de Juifs > se^ y 0 j c Jsent de plusieurs vagabonds de race chrétie^ ' rollV ecomme "Wagenseil, Pera libror. locul. z. p- I r» c j e l’EU'ce sentiment. Vers le milieu du quatorzième ie p 3 rr ope, Sc principalement l’Allemagne, étantrav ^ Q - ieií tla peste, les chrétiens s’imaginerentque ses ^ lU r f ua fion »empoisonné les puits Sc les fontaines. Cette p z n j e fu-quoique fans autres preuves , mit dans une 1 ° plI i aC e,reur les Princes, les Magistrats, & fur tout j u ifs.qu’on ne songea plus qu’à détruire entiérewe j ^48*Albert de Strasbourg, dans fa chronique» ^ §rras-dit à l’occasion de cette peste , que 1 0V f<] J e fempl"bourg, les Seigneurs d’Alface , S- ses^ quelquesre .convinrent de n’avsir plus de Juus, q