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ELY
avant la-guerre de Troye, ils pafferent en Sicile. Lemême Denis Sc une foule d’auteùrs, sur-tout des poë-tes, trouvent mieux leur compte à donner a cette na-tion , une origine Troïenne. Lycôphron fait un récitque Tzetzes son commentateur réduit a ceci. Un ce»tain Phœnodamas Troïen, persuada aux. Troïens d’ex-pofer à un monstre marin Hesione, afin de sauver sestrois filles pour lesquelles il craignoit une pareille des-tinée. Mais Laomedon étant irrité contre lui, fit pren-dre ses trois filles, les donna à des Matelots de Sicilepour les abandonner aux bêtes. Lorsqu’elles furenttrans-portées en cette iíle, Venus les sauva, Sc le fleuve Cri-miflus prenant la figure d’un chien, en caressa une delaquelle il eut un fils qu! fut appellé Egeste , Sc quifut le fondateur de trois villes. II en nomma une AEges-ta de son nom , l’autre Erix , ou Erice, Sc la troisièmeEntalle. Le même Egeste fit un voyage en Dardante,d’où il emmena un fils naturel d’Anchise , nommé Ely-mus. Virgile, que cette idée accommodoit l’a tournéeà fa maniéré dans le V. livre de l’Eneïde ; mais ilnomme cet Egeste , Acefle ; 8 c fa ville JE gesta, Acefia :il n’oublie pas les amours du fleuve Crimise ; & ildonne un rôle à Elymus dans les courses dont Enée dis-tribua les prix- U le nomme Sicilien , accoutumé auxforêts, Sc camarade du vieux Acéste, 1. 5. v. 300.
Tum D uo Trinacrii juvenes Elymus Panopesque
_Affueti sylvis comités fenioris Acefia » &c.
Ces Elymes ou Elymiens occupoíent, comme j’ai dit,la côte de Sicile à l’occident, oìi étoierit les trois villesJEgefla ou Acefia , 8c Erice Sc Entella ; àutour du fleu-ve Crimise qui n’est pas la petite rivière Fredo, maisle Belici . Sc ils tíroient leur nom d’Elimus, Sc non pasde la prétendue ville Elymaa , qui n’a jamais subsistéautre part que dans les œuvres de Fazel, Sc dè ceuxqui l’ont copié, comme Ortelius , Ferrari us Sc Bau-drand dans les Lexiques imprimés avant sédition dei<582. Je donne au mot Sicile, le passage où Fazel acru trouver son Elym&a.
ELIMIE, en latin Elymia , ville du Péloponèse ,vers Mantinée Sc Orchomene, selon Xenophon. * Hifl.Grac. L 6 , c. 9.
ELYMIOTES , en latin Elymiot/e , ancien peu-ple de la Macedoine , selon Ptolomée < 1. 3 , c. i z. sesInterprètes les nomment Placani, comme si c’en é-toítle nom moderne. Ils étoient dans une plaine presqueentourée de montagnes , Sc traversée par l’Aliacmon,non loin de sa source. Ils étoient bornés par les Lynces-tes au nord-ouest; par PEmathie au nord-est; par la Pe-lasgiotide au sud-est , Sc par la Pelagonie au sud-ouest.
x. ELYMNIUM, selon Hesychius, ou Elymnia,selon Etienne le géographe , nom de Fille d’Eubée.
2. ELYMNIUM , ville de Macedoine , au montAthos, de laquelle les habitans furent chassés par lesrats , selon Heraclide, cité par Ortelius Thesaur.
ELYRA , ifle de la mer des Indes , où l’on trouvoitdes nacres avec des perles , selon Tzetzès.* Var.n. 375.
ELYRUS , ville de l’ille de Crète , selon Etiennele géographe. Ortelius croît que c’est la même qu’O-lero. Paufanias, 1. 10, c. 16. dit qu’elle étoit dans lesmontagnes de Crète , Sc que ses habitans envoyerentau temple d’Apollon, une chèvre d’airain qui sembloitdonner la mamelle à deux enfans Phylacide 8c Phy-landre. Les Eluriens , ajoute-t-il , prétendoient quec’étoient deux fils d’Apollon Sc de la Nymphe Acacal-lide.
ELYSÉES , Heu ou l es Payens prétendoient que lesmanès des gens de bien jouiísoient d’un bonheur tran-quille âpres leur mort. Virgile en fait une descriptionpoétique dans son sixième livre, Sc les places dans unlieu souterrain , ou u fait descendre son Héros. Rienn’est plus commun que ce nom dans les poètes , Sc l’onpeut voir dans les Mythologîstes , ce que la fable aimaginé à ce sujet. Plusieurs leur ont cherché une pla-ce autour de PÉgypte & ailleurs. D’autres comme Plu-tarque , in Sertor. les mettent dans les ifles Atlantiques ,aujourd’hui les Canaries. D autres les cherchent enEspagne. Voyez au mot Isle , l’article Isles des Bien-heureux : au mot Atlantique l’article Isles At-lantiques.* Natalis Cames, Mythol. 1. 3 , c. 19.
ELYSIENS , en latin Elyfii , ancien peuple de laGermanie vers PQríent, c’est-à-dire , vers la Pologne.
EM A
Baudrand , e'd. 1682. di| que leur capitale étoit Carre *•dunum , aujourd’hui Cfaccvie , Sc cite Clavier pourgarant. Clavier ne dit rien de pareil. II dit au contrai-re > Gèrm. an 1 . 1 - 3 , c. 43. in fine , que Carrodunum estprésentement la métropole de la petite Rufíie nomméeLwow par les Polonois , die Reujfische Lezvcmbùrg p_ arles Allemands, Sc par contraction Lembourg , en latinLeopolis. Quant auX Ély siens , L 3 , c. sy.init. il dit quelà plupart des géographes de son tems croyoient que cefont les mêmes qui font nommés en latin Silefd , enlangue de leur pays Slefinger , comme si du commen-cement de leur nom on avoit retranché une S, Sc íastde Selyfii , Elifìi. II ne trouve pas impossible que cepeuple chassé de son pays par les Slaves se soit jetté surla Silesi. Mais il ajoute qiîe pour une Conjecture fon-dée fur une ressemblance de nom , 11 ne voudroit rienchanger au texte de Tacite. Corneille a suivi Baudrand,sans le nommer , Sc met ce peuple dans le Palatinatde Cracovie. Mais Clavier s’est trompé en disant queCorrodunum étoit aujourd’hui Lembourg. Voyez. CoR-RODUNUM.
EM A. Guillaume de Tyr, cité par Ortelius, The*saur. nomme ainsi une ville de la Palestine. C’est peut-être par corruption d’Emath.
EMAGIAGEN, ville Sc citadelle d’Afrique , dansla province de Maroc propre. Elle est située fur le som-met d’une montagne, à huit milles des masures d’El-giumbé, Sc entourée d’une roche qui lui sert de mursSc de rempart. * La Croix , Relat. d’Afriq. t. 1 , p*3 8 9 -
ËMATE, ville de la Pannonie , entre Sirmich ScSalone, selon Antonin, Itiner. La place la plus proche ducôté de Sirmich est, selon cet auteur, A d Ladios. Lesexemplaires varient pour ce qui regarde les chiffres quimarquent la distance. Les éditions de Zurita Sc de Ber-tius marquent XIX. milles Un exemplaire de la Bi-bliothèque du roi porte XVIII Sc celui du VaticanXXIX. Le plus grand nombre des manuscrits est pourXIX.
EMATH , ville célébré de Syrie. D. Caîmet Di$‘de la Bible , croit que c’est Emese fur l’Oronte. L’en-trée d’Emath, dont il est assez souvent parlé dans l’é-criture ( Josué c. 13, v. 5. Judic. c. 3', v. 3, 3. Reg-c. 8, v- 63, 4. Reg. c. 14, y. 25 > 2. Parai. c. 7 , v. 8.)n’est autre chofo que le défilé qui conduisoit de la terrede Chanaan dans la Syrie, par la vallée qui est entrele Liban 8c l’Antiliban. On marque cette entrée d’E-math comme la borne septentrionale de la terre de Che-naan opposée à la borne méridionale qui étoit au Nil, ahfleuve d’Egypte. Joseph, Ant. L 1 , c. 7. suivi par 2-Jerome, in voce Emath & in Amos c. 6 . & in Ijdi■ 4 7 ‘a cru qu’Emath étoit Epiphanie ; mais Théodore»in Jerem 4. & 46. Sc plusieurs autres habiles géogra-phes soutiennent que c’est Emese en Syrie. Le mè®®Théodoret, Qu. 22. in 2. /. Reg. témoigne qu’Aq ®.avoit traduit Emath par Epiphanie ; pour lui il cr ? 1qu’on doit distinguer deux villes d’fimath ; i’une hîTnommée la grande dans Amos, qui est la même q° rjmese ; l’aútre nommée simplement Emath , qui esU 1 ^il» in Jerem. 4. &■ 46. la même qu’Epiphanie. S. J er °me Sc S. Cyrille > U ter q. in Amos , d’Alexandrie cr °^ e o,au contraire qu’Emath la grande est Antioche >qu’Emath sans épithète est Epiphanie. Mais je ne f a!S .'dit D. Calmer, si par le texte des écritures on p olirr ^montrer qu’il y a eu deux Emath en Syrie. J°^pu 0 iigne la ville d’Emath à la tribu de Nephtali (V- ^ f qi eroi d’Emath' cultivoit l’amitié de David. ( b ) Cet£®X eflSfut prise par les rois de Juda, Sc reprise sur les tpar Jéroboam II.,O Les rois d’Assyrie s’enles maîtres fur le déclin du royaume d’Israël» ^ ^porterent les habitans d’Emath dans la Sa® arie ‘ p P(rJosué , c. 19 , v. 35. ( b ) 2. Reg. c. 8 , v. 9. O 4 ' &c _c. 14, v. 28. ibid. c. 17 , v. 24. Sc c. 18, v. 34- j îe
EMATHIE, pays de la Macedoine. „ om se
qu’on la nommoit auparavant Pjeonie. Ms® £ e .prend en beaucoup de maniérés ; car qucfouctois^donné seulement à une province particulière ecedoine , quelquefois à toute la Màcedofoe,à la Thessalie. Pharsale étoit bien loin de l L ma ^pre ; cependant Lucain dans le premier vers , p gS „poème désigne cechamp de bataille par Emat 10s