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Tome second. C - F.
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Pline, /. 5 , c. 27. Etienne , Ptoíomée ,l.$, & pEi-

íìeurs autres écrivains anciens.Les notices ecclésiastiquesl’attribuentdla seconde Cilîcie.Elle étoit épiscopale, fousAnazarbe, métropole ; & Amphíonson evêque, souscri-vit au concile de Néocésarée , Sc au premier de Nicée.Le même est; nommé évêque d Epiphanie de Ciíicie,parSozomene » l.i,c. 10 , dans ion histoire de l’église.Onla nommoit anciennement Oeniandos, íelon Pline, l. 5 ,c. 8. * Carol. à $■ Paulo , Geog. sacr. p. 289.

2. EPIPHANIE , surnommée fur VEuphrate , pardistinction des autres villes de même nom, qui n’étoientpas comme elle au bord de ce fleuve.

3. EPIPHANIE, ville de la Syrie, fur l’Oronte. C’estfans doute de celle - là , que Pline nomme les habitansEpiphaneenfes , Sc que le P Hardouin dit très-bien êtredifférente d’une autre Epiphanie , située fur PEuphrate.On ne peut pas douter qu’il n’y eût une ville de cenom fur l’Oronte , ni même qu’elle ne fût épiscopale;car, outrel’autoritéde Ptolomée, Evagre qui reconnois-soit ce lieu pour sa patrie , après avoir dit que les évê-ques suffragans d’Apamée, métropole de îa seconde Sy-rie , ne voulurent plus communiquer avec Severe d’An-tioche , il ajoute: Cosmas , évêque de notre Epipha-nie , que le fleuve Oronte arrose ; 8c Severíen , évêqued’Arethufe - ville voisine, envoyerent un libelle à Se-vere. Les évêques de cette ville souscrivirent au concilede Nicée , & au premier de Constantinople. Le P. Char-les de Saint Paul , Geog. Jacr. p. 288 , marque fous lamétropole d’Apamée > dans la seconde Syrie , l’évêchéd’Epiphanie, 8c c’est d’Epiphanie sur l’Oronte , qu’ilfaut entendre ce qu’íl en dit ; lavoir que Cuspinien l’ex-plique par Mapia , & que Niger croitque le nom mo-derne est Aman. Je soupçonne ce dernier de savoir dé-cidé ainsi , parce qu , Aman est , selon quelques - uns, lenom moderne d’une ancienne ville, nommée autrefoisEmath : mais , comme je l’ai remarqué à l’article par-ticulier de ce nom , il y en avoir deux , l’une surnom-mée Emath la grande, qui.est Emese , & Pautre nom-mée simplement Emath , ou la petite Emath , qui est lala même qu’Epiphanie sur l’Oronre, ainsi nommée d’An-tíoehus Epiphanes. Antonio distingue Emeíe d’Epipha-nie , Sc compte trente-deux mille pas de l’une à l'autre.II met Arethuse entr’eiles ; à seize mille pas de toutesdeux.

4. EPIPHANIE, ville de Blthynie , selon Etiennele géographe.

5. EPIPHANIE , ville d’Asie, près duTigre ,selonle même , qui dit qu’on l’appelloit auffi Arceficerta ,parce que c’étoit P ouvrage, ou la ville d’Arcesius. Ber-kelius croit que c’est l’Emath , dont parle Brocard enson Phaleg. /. 4, c. 36, cela ne peut être. Car l’Emath ,dont parle cet auteur , est l’Epiphanie , au nord de laPalestine , c’est-à-dire, fur l’Oronte ; Sc par conséquentbien éloignée de celle d’Etienne , qui étoit près duTigre.

Baudrand ne parle que de la troisième.

EP IPOLiE , quartier le plus occidental de la villede Syracuse. Les dehors en étoient escarpés 8c inaccessi-bles , & Denis l’entoura d’un mur , Sc la joignit à laville. Le P Lubin dit Epipolts : Thucydide , dît cePere , Tables Geog. 1. 6 , dit que ce lieu de Syracuse ,ou , pour s’accommoder au sentiment de Strabon, l’u-xie des cinq villes dont celle de Syracuse étoit com-posée , avoit pris le nom d’Epipolís , à cause qu’elleétoit élevée au-dessus des autres villes , qui formoientcette cité. C’étoit, continue ce Pere , un lieu fort hautgc fort escarpé. Stephanus de Urbibus , ( c’est ainsi quele P. Lubin cite le nom de ce Géographe, en y joignantle titre de son livre ) dit au mot Eurielus, qu’on don-noit ce nom a la plus grande partie de la ville d’Epi-polïs , 8c que cette place s’appelloít auffi MacROPo-LiSjDiodor. Sicul. 4 i 4 , c. i 9 .

Le P. Lubin se trompe ; il faut dire Epipola , 8c nonpas Epipolis : c’est ainsi que parlent les bons auteursGrecs 8c Latins. Déplus , il n est pas vrai qu’Etiennele géogiaphe , ou ce qui est la même chose , Stepha-nus de Urbibus , dise ce qu’íl Ru faû dire. U dit seule-ment qu’ Eurielus étoit le nom d une citadelle d’Epipo-pe , 8c pour expliquer ce que c’étoít qu’Epípolœ , ildit que c’étoit une petite ville > de Syracuse 8c

fort escarpée. Le mot de Macropolis est une bévue des

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copistes , qui ont changé A'kjjWií cn c'Gcs v

tumí. Ciuvíer , qui écrivoit avant le P. Lubin, avoitbien remarqué cette faute ; Sc Berkelius remarque quel’observatÍQn de Ciuvier est confirmée par les ma-nuscrits.

EPÌRË, pays de la Gréce : il y a deux fortes dedistinctions à faire , pour ne point tomber dans la con-fusion. 11 faut distinguer.

Ç ANCIENNE, 7 LA GRECQUE,

L’É pire / > LA BARBARE.

Ç NOUVELLE. )

L’ancienne Epire contigueàl’lllyrie commençoit auxmonts Cerauniens , aujourd’hui délia Chitnera, Sc s e-tendoit jusqu’au fleuve Arachtas , 8c au golfe d’Ambra*kia, où ii íe perd. Son nom e "nus®* , comme on Décritordinairement, ou h 'r.u^ > comme l’écrit Etienne legéographe , signifie continent , comme qui diroit A’»«■**>©-, c’est-à-dire , qui n’est point terminée. L’Epire »selon Eustathe, Iliade, l. 2, íe prend dans Homère, poufle pays qui est au-delà d’Itaque 8c de Cephalenie. Ona appeilé ce pays Oricia , comme dit Denis le Períe-gete: 8c ce nom venoít d’Oricum , ville 8c port de mer*On le nomma auffi Dodona , comme l’assure le Scho-líaste íl’Homere ; ce nom lui venoit de Dodone , fille deJupiter. Sa longueur, selon le P. Briet, Par ail. z.part-

5 ’ p- 345 > prise depuis les monts Acrocerauniens »ou Cerauniens, jusqu’au fleuve Acheloiis , étoit de 170astades; 8c fa largeur, depuis l’extrêmité deLeucade jus-qu’au mont Pindus, de 6 25 stades , c’est-à-dire , que &longueur étoit de 2x2 mille 500 pas Romains, Sc fa lar-geur de soixante-dix-huit mille de ces mêmes pas. Maisc’est en y comprenant l’Acarnanie, l’Amphílochie, l’A/thamanie, la Dolopie , que d’autres Géographes retran-chent de l’Epire.

L’ancienne Epire est plus grande ou plus petite , selonque se s rois heureux ou malheureux ont augmenté leufétat, ou perdu de leurs conquêtes : elle ne consistoítd’a-bord qu’en ces trois parties ; 1. la Chaonie , laTH£S-protie, 8c la Molosside. Quelques-uns y ajoutent 1 #Cassopie ; puis la Cestrine, 8c le Pinde. Ptoloméelui donne plus d’étendue, Sc y joint Y Acanarnïe , YAl»‘philochie , YAthamanie Sc la Dolopie : Eustathe dit »après Arríen , que l’Epire étoit abondante en bestiaux8c en pâturages , principalement fur les montagnes qU*font entre la Macédoine 8c Sa Thessalie, au sommet des-queiies ii y a des plaines assez grandes arrosées d’eauX»qui coulent fans cesse. On vantoit auffi beaucoup les chief> sde la Chaonie , nommés Molosse dans Athenée , ^que l’on prétendoit être de la race du chien que Vulcainanima , Sc dont les poètes ont feint que rien ne lui pou-voir échapper.

L’Epire étoit riche 8c peuplée. On en peut juger.p® 1 *ce que dit Tite-Live, l. 45, c. 34, que Paul Ernil e *qui reprit en un jour soixante-dix villes qui avoie nCquitté le parti des Romains en faveur de Persée , e ?amena cent cinquante mille têtes , avec un si g raslbutin , que l’on distribua quatre cens deniers à chaq uecavalier, 8c deux cens à chaque fantassin. Les E pI 'r o t e s , car c’est ainsi qu’on appelloit les habim slSde l’Epire , étoient braves 8c guerriers. Les Romamséprouvèrent , 8c admirèrent plus d’une fois le cou f^^de cette nation. Leurs rois se disoient descendus, d nf-cus, roi de l’ifle d’E'gine. Le premier , dont la mem^f®se soit conservée, étoit Pyrrhus , fils d’Achilie, a[fdit le royaume de son pere', lorsqu’ii étoit occup ^siège de Troye. II en céda une partie à Helenus® ^Priam 8c à Andromaque, veuve d’Hector, favf ^Chaonie. Helenus eut pour successeur d’une P artie ^son royaume son fils Molossus , qui donna I e .?? 1 ?»Moloffie ou Molosside à cette province : celu>- amort fans enfans, le royaume vint au pouvoirles , qui fut tige des rois d’Epire. Les plus &í? eUX » n |e-Arimbas > qui fut élevé à Athènes , son fils N e °P .me, pere d’Olympias ; Alexandre, fils astre “ e - ce *qui mourut en Italie , son second fils â^de, » Pde Pyrrhus , qui rendit célébré le nomdes st>P 'Le royaume d’Epire fut ensuite uni à ce 1 UI olI -

doniens , après la destruction duquel il P a a J aslSvoir des Romains. On ne laisse pas_ de trou j, a fTél’histoire un roi particulier d’Athamanie , q ulpar les généraux de Philippe,