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Joanína, Capitale.Perga, 8cLa Prpvefa.
E P í
Lorsque les Grecs s’établírent dans l’Epíre , îls don-nèrent lieu à une division , par laquelle ils la considé-roient comme Grecque ou Barbare. Ils appellerent Spi-re Grecque la partie de l’Epire où ils habítoient, -ouils avoient des colonies , & où ils étoient appellés com-me alliés 8c troupes auxiliaires. Ils nommèrent EpireBarbare la partie qu’ils n’avoient pû entamer , 8c queles anciens habítans avoient conservée. Nous avons déjavu une pareille distinction faite par les Romains dansla Grande Bretagne.
la Chaonie ,la Thesprotie ,Barbare » •{ la Cassiopée »l’Almene ,
L’Epire J l’Acarnanie ,
l’Amphilochie »Grecque, ^ l’Athamanie,la Dolopie,la Molosside.
La nouvelle Epire , est une partie delaTurquie,en Europe : elle a l’Albanie au nord , la Thessalie anlevant, l'Achaïe au midi » & la mer de Gréce au cou-chant. Elle est divisée en deux : la Chímere ou la Ca-nina au nord , 8c PArta au midi. Ses villes principalesfont :
L’Arta ,
Butrinto ,
Canina, ■*
Chimera,
Perga est aux Vénitiens ; le reste aux Turcs. Les ha-tans font chrétiens Grecs. Les empereurs de. GreCeavoient cédé la souveraineté de ce pays a la famille desTolki, qui prenoíent la quajité de despotes d’Epîre. Ilsprétendoíent être issus de Totila , roi des Goths : elleposséda ce pays avec l’Etoíie ôel’Acarnanie , pendant plusde deux siécles , lorsqu’Amurath II , empereur desTurcs , en chassa Léonard , dernier despote d’Epire ,qui fe réfugia auprès du pape Sixte IV. Depuis ce tems,l’empire Ottoman est demeuré maître de l’Epire. Leschroniqueurs ou historiens du moyen âge confondentsouvent les noms à*Albanie 8c d’ Epire , comprenantsouvent l’une dans l’autre ; & ce qui est remarquable ,c’est que les Castriots étant bornés à P Albanie, Scan-derberg prenoit le titre de prince d’Epire. * Baudrand téd. 1705. Volater. Geog. 1 . 8.
EPIRUS NIGRA , ou l’Epire Noire. Voyez Ce-
THaLENIE.
EPIS , ancienne petite ville de l’Ethiopie , fous FE-gypte, selon Pline , l. 6, c. 29 , qui en parle commed’une ville , qui ne subsistoit déja plus du tems queBion écrivait.
EPISGOPI CASTELLUM . nom latin de Bi-shops - Castle , bourg d’Angleterre ,'en Shrospshíre.
, EPISCOPLCELLA, nom latin de Bischoffszell ,ville de Suabe.
EPISCOPI INSULA , nom latin de Bischoffs-\verda , petite ville de Misnie.
EPISCOPIA , lieu de Thrace , près de la ville d’A-*yre, selon Procope * JE dis. 1, 4, c. 8, qui en parle ainsi :Au-delà d’Atyra, est un lieu nommé Episcopia par leshabítans , qui n’avoit aucune fortification , 8c étoit tout-a-faít exposé aux courses des ennemis : Justinien le fitfortifier d’une maniéré toute nouvelle. Le bâtiment s’a-vance hors de l’enceinte de la muraille ; & étant fortétroit au commencement, íl devient fort large , Sc estrevêtu par les deux bouts de deux tours , ce qui em-pêche les ennemis de pouvoir approcher des murailles.Les portes ne font pas à l’ordinaire au milieu des cour-tines , entre deux tours, mais a coté dans des enfonce-rons qui les dérobent à la vue des ennemis.
EPISCOPIUM, nom latin de Vescovio , bourgd Italie, dans la Sabine.
EPISIBRIUM , Episimbrium , ou Cisimbrium ,\ Car les manuscrits font partagés entre ces trois fortes
orthographes ) ancienne ville d’Espagne , dans la Betí-selon Pline , /. 3 , c. 1.
. LPISPARIS. Cedrene , cité par Ortélius , nomme
iri p^y village d’Arménie.
JìPISYNANGIS, ou AIpisinangis, champ en’**'’ e ’ dont parle Théophraste ,4 de causts Plantar.
LPITALÍyM, ancienne visse dê l’Elide » dans le
O ' .787
Peîoponefe, au passage de l’Alphée , c’est-à-dire » píèàd’un endroit où l’on peut passer ce fleuve à pied. Stra*bon, l. 8 ,p. 349 , dit qu'elle est nommée Try.oejfa pafHomere, lliad. L v. 710, 8c Thruon ou Thryon , IliadeB. V. 591, Sc il explique Thrion par de VAlgue , qui estla signification de ce mot grec ; il observe que tout cëpays en abonde , sur-tout les rivières, particulièrementaux endroits où elles font guéables. Peut-être auíSpoursuit ce Géographe, qu’Homere a entendu nommesle gué par le mot Thryon , Sc que par lë mot Mpi » quiveut dire haut , élevé » il a voulu faire entendre la si-tuation d'Epitalium, de même qu'il appelle dans un au-tre endroit Tryoejsa une haute colline. Etienne le géo-graphe met ce lieu dans la Tríphylie ; & Défiché dansf Arcadie. Niger prétend que ce Heu est aujourd’huiZunchio , mot qui exprime la signification de l’an-cien nom. Polybe fait plusieurs fois mention d'Epita-lium dans son quatrième livre ; mais il l’a oublié dansla liste des villes de laTríphylie, ce que Casaubon , inStrab . attribue à la négligence des copistes.
EPITAURIA, Sc
EPITAURUS. Voyez. Epidaure 2.
EP1TAUSA , ville de l'Inde , au-delà du Gange «selon Ptolomée , /■ 3 , c. 1.
EPITERPUM, bourg ancien d'Italie , dansla Gaule Cisalpine , selon Strabon , l. 5 , p. 214. Onne peut guéres douter que ce ne soit VOpitergium dePtolomée Sc de Pline. Gaíaubon.l’avoit avancé commetme conjecture qu'il propoíe. Ortélius prononce quecette correction est nécessaire , Sc q u qj f aut jj retergium dans Strabon. Voyez, ce mot.
EPITHERAS. Voyez. Ptolemaïde . çl astS j a Troglo-ditique : elle n’en étoit qu’un surnom. Son nom moder-ne n'est pas Squaquen , comme le dit Corneille, maisBuge. Voyez, auffì cet article.
EPITUS , montagne de la Macédoine , s ur fe côtedu golfe, selon Pline , s 4 - c - IO ; Le golfe est sansdoute celui que les Latins notnmoiemThermaus finus ;car, selon cet auteur, le mont Epitus etoit voisin de laville de Pallene, autrement Phlegra.
EPITYCHE. Denis d’Halicarnaíie, 1. 1. semble nom-mer ainsi un cap voisin de Prochsta , dans la mer Thyr~rhene. Ortélius soupçonne ce passage d être corrompu »& croît qu’il faut lire Pithecufs■ ,
EPltJM , ou JEvivwí , ville de la Tríphylie, dans lePeîoponefe, entre Macïstus Sc Herœa, selon Hérodote ,/. 4, c. 148. Xenophon, fíifi- Gr&c. I. 3, • 8c Etienne legéographe. Pline, /. 4 , c. 6> la donne a l’Arcadie. C.el-laríus écrit JEpium, Sc la met avec d’autres villes, dontla situation est inconnue.C’est auífiForthographe que fuitPolybe , /. 4 » c- 77- D’Ablancourt, dans fa traduction del’Histoire Grecque de Xenophon écrit Epée.
EPIZEPHYRII. Voyez. Locres.
EPIZEPÎIYRION. Voyez. Tarse , ville de Cilícíe.
EPLA, l’Ovo, petite ifle , ou écueil de la Mo-rée , au nord, & près de Fisie de Cerigo. Voyez. C e-
R I GO.
1. ËPOISSËS , village de France, dans la provinceáe Bourgogne : il n’est remarquable qu e p ar un prieuréde l’ordre de Grandmont, dans le diocèse de Cbâlonsfur Sone, fonde en 1214» pat le duc de Bourgogne Eu-des III.
2. EPOISSES, oourg de France en Bourgogne ,marquisat du bailliage de Senrmr, en Auxoi s : église col-légiale Sc paroissiale du diocèse de Langres.
EPOISUS, ou Efoissus , village entre Reims ScTrêves, selon Antonin , Itiner. qui-compte de Reimsà Ëpoíssus quarante-quatre lieues, Sc cinquante-cinq d’E~poissus a Treves. Grégoire de Tours, cité par Orté-lius , T hesaur. le nomme Epofì um ■ & l e stvre des noticesde F Empire , J&bl. 65 , l’appelle Epusktn. Les Géogra-phes ne doutent plus que ce ne soit Yvoi, au duché deLuxembourg. V?yez. Ivov 8c Carignan.
EPOMÊE, ou Epopée, montagne située au milieude Fisie Ischia, dans la mer de Toscane , vers la côte dela terre de Labour. Les Siciliens qui habitèrent autre-fois cette ifle , furent contraints de l’abandonner » àcause d’un grand tremblemerìt de terre & d’un incen-die , que causèrent des torrens de flammes qui sortirenttout-à-coup de cette montagne. On en vit encore sortirde nouveaux , fous le consulat de Lucms Martins 8c $ex-
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