EQU
printems à i’hémisphere septentrional, & en même temsl’automne à l’hémisphére méridional. Il sait au contrairele printems à l’hémisphere méridional le 22 septembre »lorsqu’il donne l’automne à l’hémisphere septentrional.
7. L’équateur compte fur íbn cercle les 3 60 méri-diens , oa degrés de longitude , 8c c’est le seul endroitou ils font égaux aux degrés de latitude.
8. II détermine fur íbn cercle entier le jour naturel devingt-quatre heures : le soleil sait sur ce cercle quinzedegrés en une heure, qui, comptés vingt - quatre "fois,font les z60 dégrés , dans lesquels l’on divise ce cercle.
9. En coupant le zodiaque en deux parties égales , ilsépare les signes septentrionaux d’avec ceux qui leur sontméridionaux, Sc sépare les longs jours d’avec les courts.
10. Il sert à la construction des cadrans solaires.
U.II est estimé la régie Scia mesure du premier mo-bile par les Astronomes, qui s’en servent à un grand nom-bre d’autres usages.
EQUEA, province d’Afríque, au-dedans du paysdes Nègres. Elle a au levant la province de Bonoe , aumidi Camanah, au septentrion Ningo , Sc au couchantLatabi. Ces Nègres s’adonnent fort au trafic , Sc viventdu produit des marchandises qu’íls vont vendre à leursvoisins.
C’est ainsi qu’en parle Corneille , fur le rapport deDe la Croix. Dapper dit au contraire qu’Equea est aulevant de la province de Bonoe, au midi de Camanah ,au septentrion de Ningo , Sc au couchant de Latabi. Cequi est une position bien différente. Cette province doitêtre un fort petit canton , dont nous n’avons guéres deconnoiffance 3 aulsi de l’Ifle s’est-il abstenu de chargerses cartes de ces sortes de lieux. * Dapper , Afrique,
р. 290.
EQUEBDENON , selon Dapper , Afrique, p. 156,grande montagne d’Afrique , au royaume de Fez , dansla province de Caret. Elle s’étend à l’orient depuis Ca-fafa jusqu’au fleuve Muluye, Sc au midi, depuis la merMéditerranée, jusqu’au désert de Caret. Cette monta-gne est nommée Mequebhuan , par Marmoí, t. 2, /. 4 ,
с. 101. II dit que d’un côté, elle donne sur la rivière deMulucan, où elle fait comme une espèce de Cap, Sc lesChrétiens la nomment en cet endroit la montagne desAdargues » ou des Boucliers : de l’autre côté, pourfuit-ïl » qui répond à la mer , elle tient à la montagne deCarmun , où étoit l’ancienne ville de Mechucha ... Leshistoriens disent que cette montagne étoit autrefois ha-bitée d’un peuple riche Sc belliqueux » Sc qu’il y avoítun grand commerce. II y a beaucoup d’orge Sc de miel»de gros Sc de menu bétail ; mais les hab.itans furent sifatigués des couríês des Chrétiens » après la prise deMelile , parce que les villages étant éloignés les unsdes autres, ne pouvoient s’entreíecourir , qu’ils íè reti-nrent ailleurs- Ils y revinrent depuis la perte de Csça-ça ; mais ils ne íont plus si à leur aise qu’ils étoient.On les nomme Beniíayd , Sc ils font des dépendancesde Tezote, Sc payent contribution au gouverneur, pourl’entretien de la cavalerie , qui sert à la défense de laprovince. Cette montagne est nommée EchebdevoNpar Jean Léon , L 3, c. 133.
EQUEHETO. Voyez, Equizetensis.
EQUES, ancien peuple d Italie. Voyez. /Eques.
EQUESTRIS COLONI A , ville de l’ancienneOaule, au pays des Sequaniens : on dispute si c’est NioNen Suiíle, au canton de Berne, ou si c’est Cou longes »LU pays de Gex.
EQUI, Arx , petite ville de l’Afrique propre > présd’Utique , & dans le voisinage d’un lac. Elle fut prise par•Agathocle, au rapport de Diodore de Sicile , /. 20.
Le même auteur fait mention encore d’une autre du«lême nom, mais plus éloignée de la mer.
EQUIAN , petite ville d’Egypte , bâtie par les suc-Ce stèurs de Mahomet. Elle est peuplée de Jacobitès »stui s’occupent au labourage » 8c nourrissent quantité dePoules , de pigeons , Sc d’oyes , qui font à fort bas prix.** y a,quelques monastères de religieux, où les étran-gers font nourris èn passant : Sc il n’y demeure ni Turc»111 lu aure ' 1 ue k gouverneur Sc fa famille.
Marmoí, qui fournit ce détail , ne dit point en quelleprovince de l’Egypte est cette ville ; mais cette descri-P ion fe trouve entre celles d’Icmín, de Musie ( qui estVi$-a-vi s de Bardande ) & de Caana. Ces lieux font nom-
més dans la carte du cours duNílde Paul Lucas, Aque-rain , Menchíe , Barbambou , 8c Caana. Je soupçonneque la Belïano , où cet auteur dit qu’il y a beaucoup deCoptes, pourroit bien être l’Equian de Marmol.
EQU ILIUM, ancienne ville épiscopale , dans laMarche Trevisane. Dans le recueil des conciles du pereHardouin , on trouve Petfus Equìlenfìs cpìscopus. Au-jourd’hui ce lieu s’appelle Jesolo 3 Sc l’évêche a été trans-féré à Citta-Nuova. * //srdià. collebl. conc.
EQUIZETENSIS > ou Equisotensis , nom d’unsiège épiscopal d’Afrique , dans la Mauritanie. II en estfait mention dans la notice des évêchés d’Afrique , n. 11,Sc dans la conférence de Carthage. Ce lieu étoit dans laMauritanie Sitifense, Sc est nommé Equeheto , dans laTable de Peutinger. C’est , fans doute , le même siègequ’Ortélius trouve nommé dans Victor d’Utique.
EQUOLISMA , village de la Gaule vers Saintes »comme il paraît par la vie de Saint Eparque dans Su-rins. Ortélius croît que c’est pour Engolisma . aujour-d’hui Engoulême.
EQUOTUTICUM , ou
EQtJUS TUTICUS, petite ville des Hirpïns , enItalie. Cluvier croît que c’est présentement Ariano,ville du royaume de Naples , dans la principauté ulté-rieure. Voyez AriaNo. Holstenius croît au contraire quec’est la même qu’-éEcANA, & qu’on l’appelle aujourd’huiTroJA » ville de la Fouille, dans la Capitanate 3 mais ily a apparence qu’il fe trompe ; car l’Itinéraire d’Anto-tonxn , celui de Jérusalem, Sc la Table de Peutingerdistinguent treS-bíen Equus 1 uiicus-fLjf? cana > mettent18 mille pas de distance de l’un a l’autre.
ERA , rivière d’Italie , dans le Florentin.
ERACONIUM FLAVIUM : on U t ce nom dans
quelques exemplaires d’Antonin, Itiner. D’autres por-tent Interamnium , ou fluvium > selon d’autres 3 il y en aoù l’on trouve Inîerfraconio , Sc quelques Critiques ontcru voir Epaconium fluvium- Interamniu.m Flavium»est la véritable maniéré de lire le nom de ce lieu, quiétoit à XXX. M. P. d’Astorga. Voyez c c mot .
ERACTUM , ancienne ville des Bastarnes . dans laSarmatie Européenne , selon Ptolomée : on croît quec’est Row , petite ville de Pologne , dans la Podolie »fur le Row. . ,
E R z£, ancienne 8c petite ville de 1 Asie Mineure,dans l’Ionie. Elle reconnoiffoít les Teiens pour ses fonda-teurs ou pour ses maîtres. Elle etoit Maritime Sc forti-fiée. * Strabon , 1 . 14.
ERiEADAi, bourg de l’Attique » dans la tribu Aca-mantide. * Suidas.
ERAGE, ville d’Afrique , dans la Pentapole, selonPtolomée , /. 4, c. 4.
ERAGIZA, ville de la Syrie, dans la Cirrhestíque »près de l’Euphrate , selon Ptolomée » /. 5 * c. 15.
ERAGNAC, bourgade de Provence , entre Cavail-lon 8c Arles. Quelques-uns croyent que c’est 1 ’Ernagi-num d’Antonin.
ERAK Voyez Iraque.
1. ERANA, bourgade, fur le mont Aman , dans laCilicie. Cicéron ( 7 . 15 » Epìst. 4, ) qu>i s’en étoit rendumaître, dit qu’elle ne ressembloit pas à un village ,mais à une ville, 8c que c’étoit k îchef-lieu du montAman Ce lieu étoit situé du même côté de cette monta-gne , où étoient les autels d’Alexandre 3 car Cicéron ,/. 5, a d Attic. Efifi■ 20 , descendant de-là, fit camperses troupes au même lieu où Alexandre étoit campé ,près de la ville d’Issus , lorsqu’il alloit livrer bataille àDarius.
2. ERANA. Voyez Eranna
ERANIA > pour U r an 1 a , ville de l’isle de Cypre,selon quelques exemplaires de Diodore de Sicile, /. 20.
noïT1 d 5 une ville delaTríphylíe*dans 1 Elide » province dij Péloponèse- Etienne le geo-graphe, dit qu’on la nomma ensuite Cyparissia ; maisil fe trompe 3 car Strabon, 2. 8, p. 3 di, dit très - claire-ment , qu’entre les villes Pilus Sc Cipariffia , étoit aumilieu celle d’E R a n a : c’est ainsi que Strabon récritavec une 2 V simple3 8c il ajoute que quelques-uns fetrompoient, en croyant que ç’avoit été Arena*
ERANNOBOA , fleuve des Indes, ou , âpres avoircoulé quelqu’espace, il se mêle avec le Gange, auprès dela ville de Palibrotba , au rapport d'Amen, Indie, c. 19,
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