79° ERA
ìl est en - deçà dû fleuve dans lequel 11 se perd.
ERANUSA, petite ifle d’Italie , joignant le royau-me de Naples , Sc aflez près du promontoire de Laci-nium, selon Piine, /. z , c. 10. Elle est à présent sousl’eau, selon le sentiment du P. Hardouin. Pline nommetrois ifles de fuite ; à savoir Tris , Eranusa , Sc Meloejsa.Le P. Hardouin assure qu’iPa trouvé ces noms de la for-te dans tous les manuscrits. Grtélius ditau contraire queces noms ne signifient rien, Sc que trois de ses exemplai-res portent Sirenuss ., Sc prétend que c’est ainsi qu’ilfautlire , que les autres noms íont un galimathias des copis-tes > qui ont mal entendu celui qui dictoït. II s’appuye. même fur l’autorïté de Dictis de Crete qui place les Si-renusses entre Charibde Sc Piste de Calypso. Ce qui peutdonner du poids à ce sentiment, c’est que Pline placedans le voisinage, Piste de Calypso, que Pon croit, dit-il, avoir été nommée Ogygie par Homere. Maïs le P.Hardouin, ancien éditeur de Pline, quia jugé commeOrtélius en faveur de Sirenujfe , Sc fait voir que lesifles nommées ainsi étoíent bien loin de là, Sc fur une côtetoute différente.
ERA8 , ville de l’Asie mineure, dans le voisinaged’Ephese selon Thucydide,/. 8.
1. ERASINE, nom commun à plusieurs fleuves deGréce,'selon Strabon ,/. 8, p. 371.
2. ERASINE, rivière du Peloponese, au pays d’Ar-gos , selon Pline , /. 2, c. 103. 8c Strabon : Le der-nier dit qu’on la nommoit ausfi Arfìne , Sc qu’elle avoitsa source dans le marais Stymphalide en Arcadie; qu’el-le s’abforboit dans la terre, Sc ressortoít dans PArgie. IIne faut pas le confondre avec un autre de même nom,dont je parle dans l’article suivant. Au reste c’est de cefleuve qu’Ovide. ( Metam. /. 15,-1;. 275. Sc 276.) par-le, lorsqu’il dit:
Sic modo cambibitur , tacito modo gurgite lapjìis ,
Redditur Argolicis ingens Erafmus in arvis.
Ce dernier vers n’est pas de Seneque , .comme Ortéliussemble le dire : Seneque ne fait que l’emprunter d’O-vide. Voyez Erasino.
3. ERASINE, autre fleuve du Peloponese, dansP Arcadie , où il a son embouchure, auprès de Bura,selon Strabon , l. 8. p. 371.
4. ERASINE , rivière de Gréce , dans i’Eretríe. Stra-bon , Ibid. la distingue des autres par le surnom d 'Ere-trìcus , E pirftKoí, mais ce surnom est équivoque; car il yavoit une ville Eretrie dans la Thessalie , 8c une autreEretrie 8c un peuple Eretrii , dans l’Eubée : c’est fur cefondement queBaudrand, e'd. 1882. fait couler cette ri-vière d’Erasine dans Piste d’Eubée.
5. ERASINE , rivière de Gréce , dans P Attique »auprès de Broura, dans le golfe de Corinte, selon Stra-bon , /• 8 , p. 371.
6. ERASINE, rivière de la Lycie, selon Vibius Se-quester.
ERAïINO, (P) petite rivière de Gréce, dans laMorée. Elle a fa source dans la Zaconíe, à la montagnede Stimpale, dont elle porte d’abord le nom ; ensuiteentrant dans la Sacanie , elle se cache quelque temsdans la terre , d’où ressortant fous le nom d’Erasino , el-le traverse le lac de Petrina ou de Lerna » Sc se renddans celle de Planijfa .anciennement Inache, qui peuaprès se rend dans le golfe de Napoli de Remanie. C’estErasine 1. Baud. éd 1705.
ERATINI, peuple voisin de P Arabie, selon Hesy-che, cité par Ortélius.
ERATONOS, ifles du golfe Arabique, selon Pli-ne, /• 6 , c. 29. qui par l’épithete S nient es , désigneleur aridité.
ERATYRA, lieu dans le voisinage de l’Epíre, desEordes Sc de l’Elymie » selon Strabon , /. 7 , p. 32 6.
ERAULT_( 1 ’) rivière de France, dans le bas Lan-guedoc, en latin Eravus -, anciennement Araura,Ar au-tans , Sc Rauraris . Elle a s a source dans les Sevennes ,fur les confins du Gevaudan ; d’où coulant vers le midi »élle passe prés de Pezenas Sc de Saint Tyberí, 8c aprèsavoir reçu quelques ' autres rivières moindres , elle sejette dans la mer Méditerranée , un peu au-dessousd’Agde qu’elle arrose.* Baud. éd. 1705.
1. ERBACH, rivière d’Allemagne. Elle a plusieurssources au bailliage de Keyserstautern, d’où , coulantdans la Seigneurie de Lándstoud qu’elle sépare du bail-
liage de Deux-ponts , elle entre dans ce baiiiage , I etraverse » en baigne la capitale , Sc va groffir la rivièrede Horm, entre Ernstweiler Sc Babenhausen. * Jaillot *Atlas.
2. ERBACH, abbaye d’hommes de Perdre de Cî~teaux, dans l’électorat de Mayence , à deux lieues au-dessous de cette ville.
ERBfEA, montagne de la Macedoine , fur les con-fins des Taulantiens » selon Ortélius, Thcsattr .qui f 11 .®Polyen, au commencement du quatrième livre ; mais uavertit qu’on lit dans le Grec Ereboea
ERBESSTJS. Voyez Herbessus.
ERBICARA, cap de la côte orientale de Piste dsCorse , vers le midi, près de Porto-Nuevo. Quelqu eSgéographes le prennent pour le Graniacum ou Grania-num Promontorium des anciens. * Baudrand , éd. 170 5 '
ERBIL , ou Erbel , anciennement Arbele , vist®d’Asie dans le Kurdistan, à deux journées au levant deMosul entre les deux Rabes, rivières qui se rendentdahsle Tigre à fa gauche. Elle est défendue par une bonnecitadelle qui est fur une colline. Elle avoit autrefoisses propres princes qui y ont fait bâtir des collèges, Scdes hôpitaux. Près de cette ville est une vaste plaineoù Alexandre livra bataille à Darius.
ERBITA , ancienne ville de Sicile , selon Ptolomée/. 3 , c. 4. & Etienne le géographe. Cicéron ( in Vers-.4. j. pajfìm. ) la nomme Herbita , par une aspira-rion , & Pline , /. 3 , c. 8. en nomme les habitansHerbitenses. On croit que son nom moderne est Ni-cosia , dans le ValDemona.
ERBYSSUS. Voyez Herbessus.
ERCABUM , ville ancienne de la Sarmatîe Euro-péenne , selon Ptolomée , /. 3 , c. 3. dont Pancien inter-prété latin écrit ce mot par une H, Hercabum.
ERCAVICA. Voyez Ergavica.
ERCHIA, lieu municipal de PAttique. DemostheneSc Suidas cités par Ortélius , Thesanr- en font mention.
ERCHOAS, village de l’Ethiopie , proche le Nil »selon Ptolomée, /. 4, c. 7.
ERCTA , ( orurn ) montagne de Sicile, selon Diode*re de Sicile, /. 22. Sc 23. Elle avoit une forteresse »Sc Polybe,/. 1, c. 5 6. la nomme Eircte. Elle est en-tre le mont Erix Sc Palerme.
ERCTZEYDORFF , ville d’Allemagne , daflîl’Autriche , sur la Wische.
Corneille, de qui est cet article, a entendu fans dout eparler d’ENTZERSDOREF , lieu situé en effet fur la Wí s "che , assez près de Vienne Sc du Danube. L'histoire di*siécle passé en fait mention , comme d’une petite vist eque les Hongrois saccagèrent en 1620. Sc qui fut enco-re brûlée Pan 1646. avec l’égliíe Sc quantité de graínS*Ce lieu appartient à l’évêque de Frysingue en Ba"viére.
ERCUNIATES, ancien peuple de la Pannonie in-férieure , selon Ptolomée, /. 2 , c. 16. Pline, /. J > c ‘25. les nomme Hercuniates.
ERCYN A , rivière de Gréce, dans la Beotíe,_ al1près de Lebadíe, Sc peu loin de P Antre de Trophon 1 ^Plutarque , De Amator. en fait une fontaine, Sclostrate ( 2. Apollon. ) auffi ; mais ce nom y est m a ‘"propos changé en celui d’Epá»#.
ERCYNIA. Voyez Hergynia Sylva. ,
ERDELIA, ou Erdeliana Provincia, l’un denoms latins de la Transilvanie. Voyez ce mot. , ^
ERDELY , noms que les Hongrois donnent 3Transilvanie , que les Turcs nomment Ertel. _
ERDEWDI , en latin Herta-turris village p anll -nastere de Hongrie , dans une ifle que forme I e ^ v0 j£be, vis-à-vis de l’embouchure de-laDrave. On Jedes ruines que quelques-uns prennent pour les íy aUtre sl’ancienne Teutoburgïum » ville de Pannonie-^ yo j.cherchent cette ancienne ville à Drazat, v" a °sin, & d’autres à Cinq-Eglises. u Ost
ËRDHOLM , écueils de la merde Danste m t conn uSles trouve vers Piste de Bornholm, Sc ils J 0 ^ tan t pluspar quantité de naufrages, qui lés font y g j a nu j Ecraindre pendant l’automne , que P obscurs ^ troU .empêche qu’on ne les découvre, Sc que la^ve point de fond dans le voisinage. Ils son r ona l
de trois au nord-est de cette ifle : le P^s iep ^ 4est par les 55 4 » 20 m> de latitude » * e e