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Tome second. C - F.
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ERE

Ecrient de celui-là, le troisième est le plus long, &gîtau midi de tous les deux. Et tous les trois font entre le, 3_3 d- 55 m. Sc le 34. d. de longitude, selon le NeptuneFrançois, où ils lont nommés Eertholm .* Olearius,Voyage í. 1, 1 , p. 3.

EADINGA , village du cercle de Bavière, dansl’Archevêché de Salzbourg , environ à cinq lieues de laville de Salzbourg, du côté du nord. Une inscriptiontrouvée dans ce village fait conjecturer qu’il est un restede ía petite ville du Norique , nommée anciennementAriodunúm.

ERDíNi, ancien peuple de l’Hibernîe, íelon Pto-lomée , /. 2, c. 2. II y a des exemplaires où ce nom fetrouve écrit Erpediani. Ce peuple occupoit Eermanagh,Sc les environs.

ERDONIA, selon Ptolomée, l. 3 , c. 1. Ardone®su pluriel , selon Tite-Live, 24, c. 20. ou même

Hekdonea ou PIerdonia , selonle même Historien,/• 25, c. 22. Sc l. 27, c. 1. Ardona , selon le livredes limites. Cluvier & ceux qui le suivent , croyentque c’est aujourd'hui la Cedogna; Niger dit Ceru-gnola : Mais Doujat, dans son commentaire sur lesendroits cités de Tite-Líve, assure que le nom moder-ne est Ardona dans la Capítanate , au royaume deNaples, Sc non pas Cedogna (en latin Cerdonia') quiest dans la principauté ultérieure-

ERDRE , ou Ardre, rivière de France en Bre-tagne.

ERDUBAD ou Árdoubad , beau bourg de l’Ard-heiscan fur le bord de l’Araxe. Ce bourg a beaucoupde vignes Sc de jardins. Le pays abonde en fruits. Larivière qui y passe vient de la montagne de Koban, Scaprès avoir arrosé les jardins, elle jette dans l’Araxe lesuperflus de ses eaux. Chaque maison de ce bourg a desfontaines des eaux de cette rivière. Ses habitans aimentles belles maisons. Les poires Sc les pommes de ce payssont excellentes, sur-tout les pommes royales. L’on tracesor ces pommes des caractères rouges , Sc des fleurs de lamême couleur avec du papier découpé. Les endroits dela pomme qui sont à découvert, prennent le rouge quela pomme doit avoir dans le tems de fa parfaite matu-rité. Les autres endroits restent blancs ou jaunes » lerouge artificiel forme l’écriture où les fleurs qu’on à vou-lu y tracer. Manuscrits de la Bibl. du Roi.

EREA. Voyez Herea.

EREB , selon Saint Jerôme, Eremintha , selonEusebe, Ara b, selon la Vulgate. Le premier des deuxperes que je viens de nommer, semble dire que ce lieu,qui étoit de la tribu de Juda » étoit de son tems un vil-lage en Daroma , c’est-à-dire au midi, 8 c qu’on l’appel-loit Heromit. * Joj'ué, c. 15, v. 52.

EREBA , place d’Egypte , de laquelle U est faitmention dans l’édit de Théophile, archevêque d’Ale-xandrïo, qui nomme Bistes évêque de ce lieu. * Grtcl.1 hesaur.

EREBANTIUM , promontoire de l’iste de Sardai-gne : quelques exemplaires portent Errebantium ;c est la plus occidentale de deux pointes qui sont auseptentrion de cette iíle.

EREBINTHQDES ou Erebinthus , isle de laPropontide , selon Pline, L 5. ìn fine. Ortéiius soup-çonne si ce ne seroit pas pour Terebinthus. Le P.Hardouin n’ose décider qu’il faille faire ce changement.R. remarque seulement que les écrivains de l’histoireRysantine Nicetas , Zlonare Sc autres placent une ifieTerebinthos , auprès de ConstantinopleEREBINTHON-OICOS; c’est-à-dire' Maifion despois chiches y village près de Jérusalem, selon Joseph,fse Bello , /. 6 , c. 12. * D. Calmet, Dict. de la Bi-ble.

EREBITvE, peuple qui faisoit partie de la nation_ 5 S Lotophages, selon Strabon , cité par Ortéiius ,hefiaur. Ptolomée , L 4, c. 3. donne auffi ce nom à unPeuple de l’Afrique propre.

EREBUS , mot latin dont les anciens » & sur-toutes P.°ëtes , so servent pour exprimer la demeure sou-terraine, où les manès vont après la mort. Ce mot estéquivalent à celui d’enfers. Virgile dans son sixième8 l , v jF P ar so des ombres , Sc des fleuves de l’Erebe. Festusd’p ™ a g 1 ’ n é faussement que Virgile avoit donné le nomErebe comme particulier à quelqu’un de ces fleu-

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Ves imaginaires ; mais le poète * eh disant iEt magnos Erebi tranavimus amnes.n’a voulu dire autre chose , sinon qu’ils avoient passé à Iánage les grandes rivières des enfers. ïl est surprenant queBaudrand , averti par Ortéiius , ait copié cette bévue.

1. ERÉC, ancienne ville d’Afie, située le long dulit commun du Tigre 8c de l’Euphrate. La Geneíè, c.10 , v. 10. la nomme entre les lieux qu’elie appelle lécommencement du régne de Nemred ; elle donna se non»à une province. C’est I’Aracca de Ptolomée. * Hue 11,de la situation du paradis Terrestre, page 3 i.

2. EREt^, province d’Asie, qui s’étendoít le ltíng diílit commun du Tigre 8 c de l’Euphrate» à droit 8c à gau-che » depuis leur jonction jusqu’à la mer. Cette pro-vince a été ensuite nommée IraQuè, qui est le mêmenom un peu déguisé : mais l’Iraque d’aujourd’hui n’estpas le même pays que l’ancienne province d'Erecj eafavec le tems l’Iraque a empiété fur la Babylonie, quiétoit anciennement au-dessus de la jonction des deuxfleuves ; elle a auffi empiété so r l’Assyrie Sc fur la Médie*auxquelies elle a fait porter son nom. La Babylonie déson côte s’est mise en possession de soute l’aneîenneprovince d’Erec ou d’íraque.

ERECCQM , selon Eusebe 8 c Saint jerornë, ÁrÉ-*con, selon la Vuìgate.lieu de la Palestine. íl servoiÉde bornes à la tribu de Dan , auprès de Joppe. * Jofiué»c. 19 , v. 46.

ERECHTEUM lit tus ; c’est-à-dire, i er i va g e Ercch =téen. Valere Maxime, L 6, c. 1. parle d’une femme Grec-que , nommée Hippo , qui, fe voyant sor l a flotte des en-nemis , dans la crainte qu’on n’attentât so r f a pudkité ,fe jetta dans la mer. Son cadavre ayant été jetté par lesflots au rivage Erechtéen , fut enseveli assez près del’eau. Un des commentateurs ne sachant où étoit serivage Erechtéen , a voulu changer ce mot en celuid’Erythrée , mais il devoit nous dire comment ce corpsavoit pu passer dans la Mer Rouge. II vaut mieux avoue?qu’on 11e fait pas une chose, que de faire dire aux anciens *une sotise à laquelle ils ne pensoient pas.

ERECTHÍA ,lieu municipal de la Grèce, dahs P At-tique i dans la tribu Egéïde : il tenoit ce nom du roiErechtheus. C’étoit la patrie du célébré Orateur Isocra-te. * Steph. Eyjant. 8 c Sport. Voyage t. 2, p.

EREGRI. Voyez Heraclée.

EREMBERTI LAPIS. Voyez HermansteiM 8 cEhren-BreitsteiNí

EREMBI, nom que les Grecs donnoient aElx ^ ra _ibes Troglodytes , selon Strabon, L 1 » p. 2 , zZ. & 4l .qui dit que ce nom étoit nouveau.

EREMBON, selon Eusebe, Eremmon , s e l on Sa íntJerôme 3 l’un & l’autre en disent ce qu’ils avoient déjadit de Gades. Voyez ce mot.

EREMUPOLIS ville épiscopale, de laquelle Gré-goire,Patriarche d’Alexandrie, fait mention dans la viede Saint Chrysostome. Ortéiius crois qu’il doit y avoirHeRMUPolis , qui étoit une ville d’Egypt e

EREMU8 HELVETIORUM. Voyez Einsideln*ERENIA, village de Grèce, auprès de Megare »selon Pausanias, in átticis. *

ERES, ville d’Asie, sor la frontière cl’Arménie, &la première du Schirvan de ce côté-là. Elle a été fameu-se à cause du trafic des soyes blanches que les mar-chands nommoient Mamodées. Mais les longues guerres-onr fait cesser ce commerce.

ERESBURGUM, nom latin de Stadtberg eri

Westphalie.

ERESII , ancien peuple de l’Asie mineure. solo*Ortéiius que cite Pline. Vofez Erisii.

ERESÎUM. Voyez Hyr ES ium ,

ERESMA » (1 ) ou I’ElerenA , eii latin Arevàirivière d Espagne dans la vielle Castille. Elle a fa sourcesdans la montagne de Eonfria » partie de la .SierraXablada» furies frontières de la CaíHlle """"" J’™*

neuve, d’ou

elle passe à Se^ovie Sc y reçoit la petite rivière de Cla.-*mores ; 8c a Coca, où elle s’accroît du Valtaia & d’au-tres torents; delà , prenant íâ route au Septentrion , <Sése rendant plus forte par la jonction du Ceá 8 c dequel-ques autres torrents, elle se rend enfin dans le Duerûun peu au-dessus de Tordesillas après un cours de dix*sept-lieues. * Baudrand , éd. i 7 °í-

ERESOS, ou Eressos, ville de 1 use de Lesbosjj