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Tome second. C - F.
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seion Etienne. Pline, l. 5, c. 31. Sc Strabon, /. 14, p.6 18. en font auffi mention. Niger dit que c’est aujour-d’hui Cidonia; mais le P. Hardouin dit que c'elì Ge-remia. Cette ville étoit la patrie de 1 héophraste.

ERESSA. ancienne ville de l’Asie mineure, dansl’Eolide , selon Pomponius Mêla , 7 . 1, c. 1 3 . mais lesexemplaires varient, les uns portent Chrysa, d'autresCressa , d’autres Eiìessa.

ERESSOS, 8e

, ERESSUS. Voyez. Eresos Eresii , 8c Erisii.

ERESUS : ce nom se trouve par la saute des copis-tes dans le ^cinquième livre de Diodore de Sicile, anlieu d’EBUSus;

ERETENUS, en Grec , ancien nom d’une

rivière, dans le territoire des Venetes où Elien, Deanimal. 7 .14, c. 8. dit que se pêchoient les plus excellen-tes anguilles. Léandre dit que c’elì à présent le Rerone.

ERETIA, bourg de la Grèce dans laLivadie, prèsdu golfe de Negrepont, vis-à-vis du cap Litar qui elì lapointe occidentale de l’ifle de Negrepont. On présumequ’Eretfa elì j’anciènne Cnemis dont les Locres Epie-nemidiens tiroíent leur nom.

1. ERETRIA, ville de Thessalie, dans la Phtiotide.Cette ville est nommé Erstria, au singulier, Sc quelque-fois Eretria a u plurier.

2. ERETRIA, ou Eretrea , ville considérable del’Eubée. Strabon , /. 10. nous apprend qu’elle a étéappellée Melaneïs 8c Arotria; qu’on la connoissoitavant la guerre de Troye, que les Perses la ruinèrentlorsque Xercès vint dans la Gréce, 8c que de son temson en voyoit encore les fondemens au lieu appellé Ere-trie /’ancienne , située fur l’Euripe, vis-à-vis du portde i’Attíque appellé Delphinium , le trajet n’étant quede quarante stades , comme dit le même Strabon » 7 . 9.I JEretrie dite nouvelle , a été la pl-us grande ville del’Eubée, après celle de Chalcis. Elle étoit à són midi,8c Menedeine y avoit établi une école de philosophes,surnommés Eretriens. Le lieu se nomme à présentRocho. Dans le tems que Philippe de Macedoíne re-gardoiti’Eubée comme fort propre par fa situation à fa-voriser le dessein qu’il méditoit contre la Gréce. Plu-tarque , maître d’Eretrie, Pune des principales villes decette ifle, demanda du secours aux Athéniens ; maisPayant obtenu , il pava ses bienfaiteurs d’ingratitude,îi le déclara pour leurs ennemis, 8c conspira ouverte-ment contre ceux qn’il avoit appellés. Phocíon com-mandoit l’armée auxiliaire d’Atíîenes. La perfidie im-prévue ne le déconcerta point. Il poursuivit son entrepri-se, gagna une bataille contre Philippe , Sc chassa Plu-tarque d’Eretrie. D’un autre côté les Eretriens furentchassés de Forthmus , autre place de l’Eubée, par Phi-lippe , dont ils avoient pris le parti comme de leur allié.* Corn. Dict. Luhin Tab. Géog. Toureil, (Ëuv. t. 4,p. 1 15 -

. ERETRII, peuple originaire de l’Eubée, établi dansla Babylonie. Philostrate dans la vie d’Apollonius ditque ce fut Darius qui y mena cette colonie. 11 sembleà Ortéiius que ce peuple étoit aux environs d’Ecbatane.

ERETUM, ville des Sabins , dans l’Ombrie, selonStrabon, /• 5 > p- 228. Etienne le géographe, Sc Virgi-le , JEnei-d-1- 7 , v. jn. Le premier dit que ce lieu res-sembloit plus à un village qu’à une ville. Elle étoit à107. stades de la ville de Rome , selon Denis d’Hali-carnasse , /. z. 8c Antonin la met à 18. milles : c’est pré-sentement Monte Rotondo dans la Sabine.

EREUATIS , ville ancienne de la Lycie » selonEtienne le géographe.

EREUM, ville ancienne de l’ifle de Sardaigne. Ellene subsiste plus.

EREZÍÍ - ou Erixii , ancien peuple de l’Asie mi-neure , peu loin du Rhindacus fleuve de Misie. Vyez,Erizena.

ERFORT ou Ebffurt , ville d’Allemagne situéefur la Gere au milieu de la Turinge, avec université,en latin Erfurtum ou Erfordia^ vers le 51. degré 4 m.de latitude. Elle est entre Weimar 8c Gotha, à quatrelieues de l’une 8c de l’autre, considérable pour fa gran-deur, pour la beauté de ses édifices Sc pour le grandnombre de ses habitans, 8c défendue par^rne citadellequ’on nomme de Saint-Cyriaque > à cause qu’elle a étébâtie en un lieu où il y avoit autrefois un monastère de

ERG

Religieuses de ce même nom. L’autoriîé des éleReúrs

de Mayence, à qui Erfort appartient, s’y trouvoít tel-lement diminuée, qu’il ne leur restoit presque que levain nom de Seigneurs. Les bourgeois prétendoientavoir racheté en différons tems , les droits que les ar-chevêques avoient dans la ville, jusqu’à soutenir quen’étant point Seigneurs du territoire, iis n’y pouvoientposséder aucune terre en propriété , 8c quoique les élec-teurs y euííènt repris leur autorité, selon que les diver-ses factions leur en avoient pû. fournir de favorablesmoyens , ils la perdirent entièrement après que la villseut embrassé la confession d’Augsbourg , ce qui obligeales habitans de se mettre sous la protection des ducs deSaxe. Cependant Gustave-Adolphe, roi de Suéde étantentré en Allemagne , se rendit maître de cette ville j Scparce qu’après fa mort, elle n’étoít pas demeurée fermedans le parti des Suédois, un de leurs généraux appelsBanicr, la remit fous leur pouvoir ; Sc par les traités deWestphalie, ils consentirent qu’elle rerournât fous l’ 0 'báíssance de sélecteur de Mayence, ce que les habitansprétendirent ne devoir être entendu que d’une obéissan-ce pareille à celle qu'ils avoient rendue à leurs prédé-cesseurs. L’électeur Jean Philippe de Schonborn répli-qua qu’il devoit rentrer en possession de la Seigneuriede la ville, 8c y jouir de tous les droits de souverainéte*Sa prétention parut si juste, que l’empereur mit les ha-bítans au ban de l’empire. Le roi de France envoya destroupes à cet électeur, pour lui faire rendre l’obéissafl"qui lui étoit due ; en forte qu’il en est demeuré entiè-rement le maître depuis ce tems-là.Ily envoyé unGouver-neur qui s’appelle le Vicedom » 8c les Magistrats qui sotstélus tous les ans , font serment de conserver ses droits.*D’Audifret, Geogr. t. 3 , p. 226.

Le territoire d’Erfort comprenoít autrefois quatre-vingt villages ou châteaux; mais par le traité deLeip'sik du 30. de septembre i66z. l’électeur de Mayenc®en céda dix-sept à celui de Saxe pour toutes les préten-tions qu’il pouvoit avoir fur cette ville. Elle fut pres-que toute ruinée par le feu l’an 1417. Les ducs de Saxede la branche Ernestine prétendent avoir le droit d®protection héréditaire 8c celui de conduite fur les hoifl"mes Sc les marchandises qui entrent ou qui sortent <J®la ville. II y a une académie, dont on croit que Dag 0 'bert, roi de France est le fondateur; la cathédrale estremarquable, en ce qu’il y a deux fabriques l’une sistl’autre , Sc à cause de la grande cloche qu’Erhard &Campen fondit en 1479. elle pese 470. quintaux, & ade tour 14. coudées 8c demie , Sc quatre coudées &un quart de hauteur. * Vagenseil , Pera lib. Locul- *'p. 303.

ÊRGA, bourg ancien des Ilergetes, en Espag ne ’selon Ptolomée, l. 2, c. 6, Ses interprètes l’expliquelstpar Urgel; mais ce n’est qu’une conjecture.

ERGASTERIA, village de la Troade entre Cy zlque 3 c Pergame , à 440. stades de cette dernière , f e£0Ortéiius. Thesaur. qui cite Galien.

ERGAVIA, ville ancienne de l’Espagne TaC a ê°noise, selon Ptolomée, /. 2, c. 6. C’est selon st ue ^ U aSmodernes Ygualada , en Catalogne. II ne fiust sconfondre cette ville avec celle dont il fera parle « al’article suivant.

ERGAVICA , ville des Celtiberiens , dans

l’Es-

pagne Tarragonoife. On a , outre l’autorité demée qui en parle aussi,plusieurs médailles , entre a “ r un ©une d’Augusteavécces mots Mun. Ergavica > . stneautre de Tibere avec ce mot Ergavica. Une aîlCl ^_ 9.inscription dans le recueil de Gruter, pag.porte auffi ce nom.

M. CALP. M. F.

LUPO. FLAM. P. H. C.

EX. CONVEN.

C 7 ESAR. ERCAVIC. Fía .

C’est-à-dire, Marco Calpurnio , MarciEíH° > Cœsd-mini Provincia Hispania Citerions , ex ^ orlve ^[ c C estraimitlano , Ercavicensi. Dans ce dernier wo

polir G. Pline > /. 3 ,c. 3. a rangé fe*

Sarragoce (,» C*s«raumltam . O.»"»» ' e qt ,„qu’il nomme Ergavicenfis. II n’y a P T' te _Líve, c -dans le passage du quarantième lR re d f,„ 1 ■ . aedj

50. il ne saille lire Ergavica au lieu d aga llV íentest qualifiée noble & puissante. Cite > ce st ul mieux