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mieux à Ergavica qu’à la petite ville d’Ergavia. C’estìe sentiment du savant Sigonïus Sc de Celiarius. LesEspagnols tiennent que c’est présentement Alcanniza ,2 íèpt lieues de Tortofe. Morales l'approche davantagede Tolede, 8c croit que c’est le lieu nommé à présentTenna-Escritta ou Santaver.
ERGERS, rivière d’Allemagne. Elle a íà source auxmontagnes qu’on voit au-delà de Saint-Leonard. Ellepasse par la haute 8c par la basse Ehenheim , vient àKrant, à Ergersheim, qui en prend ce nom Sc à Bles-Eeim où elle reçoit le ruisseau de Mogol qui coule parla ville de Rosheim. Delà l’Ergers va mêler ses eauxavec celles de l’íll, proche de Gravenstaden. * Corn .Dict. Davity, Alsace.
ERGETÍUM , ancienne ville de Sicile, selon Etien-ne le géographe. Ptolomée la nomme Sergentium. Esteétoit à quelque distance de la mer, 8c ses ruines fontaujourd’hui nommées Citadella. Cependant Polyenparle d’une Ergetíum , ville maritime de Sicile, laquel-le fut prise par stratagème.
L’Ergetium d’Etienne , Sc que Ptolomée appelleSergentium n’étoit ni maritime ni près de la mer. Pto-lomée nous dit formellement qu’elle étoít dans les ter-res , Sc selon la position qu’il lui donne, ce doit êtreaujourd’hui Rajalìmto. Voyez, ce mot.
ERGÍMUL , royaume ou province de la grandeTartarie, dans le Trangut, c’est-à-dire, dans un paysque nous ne connoissons presque pas. Davity dit queCe royaume a pour capitale, une ville de même nom.
ERGLNUS , fleuve de Thrace , dans le voisinage del’Athyras,autre rivière du meme pays. Pomponius Mêla,
l. 2, c. 2. Sc Pline, l. 4> c. n. en font mention : maisils ne disent rien de précis fur fa source ni sur soncours.Suidas, Sc Apollonius nous apprennent que cetterivière couloir auprès de Sarpedon.
ERGISQUE, lieu de Thrace. Eschine en parle,dans fa harangue contre Ctésiphon. L’auteur de la ha-rangue fur l’Halonese dit que Philippe, après avoir faitla paix avec Athènes, ne laissa pas de prendre Serrie,la Montagne Sacrée Sc Ergïsqiie. Cette derniere place,Voisine des deux autres portoít le nom de son fonda-teur Ergiscus qu’on croyois fils de Neptune, Sc de laEíymphe Ah a , selon le témoignage de Harpocrationêc de Suidas. * Œuvres de Toureil, tom. 4, p. 210.
ERI, petite rivière d’Italie , dans le patrimoine deSaint Pierre, où elle arrose le duché de Bracciano , Scle jette dans la mer de Toscane , à deux ou trois lieuesde Civita-Vecchia , du côté du levant selon Leandre^cHolstenius ! Les anciens appelloient cette rivière Cœ-Yetanur Amnïs.
ERIA. Voyez. Herii Montes.
ERIBANUM, montagne ou colline d’Italíe , dansla Campanie, furie Vulturne. Polybe en fait mention,Z > 6 '. 91.
I.ERIBŒA , ville ancienne des Parthyaeens, dansla Macedoine, selon Ptolomée, l. 3 , c. 13. Peut-êtreÇe nom lui venoit-il de la montagne Eríbœa , que Po-lyen met au même endroit. Les interprètes de Ptoloméecroyent que c’est Croye » ville Sc résidence des Despo-tes d’Albanie , avant l’invasion des Turcs.
2..ERIBGEA , ancienne ville d’Asie, dans la Bi-thynie , selon Ptolomée. Ses interprètes écrivent enmarge pour noms modernes Gebyse , Lehussa.
ERIHOLUM : Xíphilin , ]n Macrin. Sc ZonareSomment ainsi un port ou une rade d’Asie , Sc disentstu 'Eribole étoit le havre de Nícomédie, ville de Bi-thynie. * Cousin, Hist. Rom. t. 1 , p. 43-n
EPJCE, selon Baudrand, bourg Sc port d’Italíe dansl’ètat de Gênes, fur le golfe de Specia, vis-à-vis de l’ifle"E Porto Venere. Les Latins l’ont nommé Ericis portus.
ERiCIA , ancien village de Gréce, dans l’Attique** dans la tribu Egéïde.
t. ERICINDM, bourg ou petite ville de Sardaigne,e lon Ptolomée, /. 3 , c. 1. Simeler croit que ce mê-Heu est nommé par Antonin Erucium ou F.ru-uvum. L’u n Sc l’autre, se trouvent en divers exem-P a ires, ausst-bien qu’ERURiUM que lisoít Ortélius dansee *nêrn e auteur.
■T 1 2 ' gg^ClNUM , ancienne ville de Macedoine ,elon Tite-Lîve , l $6, c. 13. Elle étoit dans l’/Estiœo-ri .. au midi d’E dnwm , aux confins de la Peiagonie
Ar, fclitid e . *
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ERICIS PORTUS , nom latin d’ERíCE.ERICODES. Voyez. Ericusa, 2.
•t* ERICUSA , iíle de la mer Ionienne, auprès deCorcyre , selon Ptolomée, l. 3, c. 14. c’est-à-dire dansle voisinage de Corfou. Beilon, cité par Ortélius, croitqu’elle s’appelle Paxo , Sophien est dans le même sen-timent. Il y a apparence qu’ils íè trompent » car Ericu-ja Sc P axa étoient des istes différentes , au rapport dePline, l. 4, c. r 2. Le P. Hardouin, qui remarque que lenom d’ERicusA vient des bruieres dont elle étoit cou-verte , ajoute que ni cette ifle ni plusieurs autres petitesqui font autour de Corfou , n’ont point aujourd’hui denoms particuliers.
2. ERICUSA, l’une des istes de Lipari, Scia cinquiè-me, selon Pline ,/. 3 , c. 9. entre les Eoliennes, istes voi-sines de la Sicile, C est apparemment la même que Pto-lomée, /• 3 , c. 4 , nomme Ericodes. Voyez. Alicur.
1. ERIDAN, en latin Eridanus , ancien nom d’unfleuve d’Italie, plus connu fous le nom de Pô, en latinPadus • L ancien nom lui fut donné à cause d’Eridan, filsdu Soleil, parce que ce temeraire plus ordinairementnomme Phaëton, a^ant eu la témérité de vouloir condui-re le char de son pere, fut précipité dans ce fleuve. Voy Pô-
2. ERIDAN, petite rivière de Gréce , dans l’Attí-que. Elle couloit au couchant d’Athènes 8c se mêloitavec l’iliffus, au-dessous de cette ville. Pausanias , inAttïc. c iç). dit qu’elle avoit le même nom que le fleu-ve Eridan , qui étoit dans la Gaule ( Cisalpine. >
3. ERIDAN. Vibïus Sequester , dans fa liste desmontagnes, en met une qu’il nomme Eridanus Dirrachii.
4. ERIDAN : quelques auteurs , comme Gppíendans ses Halieutiques , /. 4. 8c Philostrate , in vitisSophifl. donne ce nom au Rhône ; trompés peut-êtrepar ìa ressemblance de Rhodanus avec Eridanus. EtTzetzès, Chiliad. 2. num- 36. met dans ì la Celtique versles Pyrénées un fleuve d’Eridan, d’où il Peint qu’Her-cule partit pour se rendre en Libye.
5. ERIDAN. Hérodote, /• } > 115. parle ainsi
d’un Eridan, différent des deux fleuves dont j’ai parlé ; «33 Je 11’ai rien à dire bien avéré, touchant les extrêmí-33 tés occidentales de l’Europe , Sc je ne conviens pas33 qu’il y ait quelque fleuve nommé Eridan par les Bar-33 bares , qui se perd dans la mer septentrionale , Sc33 d’où l’on dit que vient l’Ambre ( Eleílrum ), car la33 nom à’Eridan , qui est grec 8c non-pas étranger ,33 marque assez que c’est une fiction de quelque poète.»Quelques-uns ont pris occasion de ce passage, pour direque cet Eridan n’eít autre que la IVistule. s persuadés fansdoute que par l’analogie qu’ils trouvoient entre l’Eridanseptentrional, d’où venoit l’Ambre 8c la Wistule, à l’em-bouchure de laquelle étoient les EleBrides , istes qui four-nissoient beaucoup d’Ambre Sc en prenoient leur nom.
ERIE, Sc non pas Errié, comme Décrit d e la Mar-tíniére. C’est un des grands Lacs du Canada : on lui avoulu donner le nom de Conty ; mais l’usage a prévaluen faveur du premier nom, qui vient d’une nation détrui-te par les Iroquois, laquelle habítoit fur les bords de ce lac.Les Eriez étoient la Nation du Char, car leur nom signifieun chat. Le circuit du lac Erié est de trois cens lieues :fa longueur, en suivant le courant du fleuve Saint Lau-rent , est de cent lieues, à commencer huit lieues au-des-sus du Sault de Niagara, jusqu’à l’entrée du détroit;mais dans fa partie méridionale il s’élargit beaucoup ,8c ses bords font de ce côté-là très-agréables ; on yvoit fur tout de grandes Sc belles prairies , couvertes debœufs qui portent de la laine : l a côte du nord n’est pas,a beaucoup pies , u belle : on y navigue même des joursentiers fans trouver un endroit où on puisse débarquer,même en canot; Sc il n y a gueres que les canots quipuissent entrer dans les petites rivières qu’on rencon-tre de tems en tems : cela n’empêche point qu’etigénéral les environs du lac Erié ne íoíent charmasls.
En suivant la cote du nord, il y a trois pointes quiavancent considérablement J ans le lac : celle qu’on a nom-mée la longue Pointe a quinze lieues de long.' este estfort sabloneuse , 8c porte naturellement des vignes, quiproduíroient fans doute d’excellens vins , si elles étoientcultivées , pourvu que les brouillards , qui font fré-quent fur tous lacs , ne nuisissent point à leur maturité :on pêche dans ces laCs, beaucoup d’éturgeons, Sc d’au-tres poissons excellons : les bois y abondent en toutes
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