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d’un manger de eette farine , dont usent ceux de lacôte de Tunis. Plusieurs vont coure les côtes^de lachrétienté en la compagnie des Corsaires 1 ures ;d’autres font marchands » Sc trafiquent^en Turquie &en Egypte. Ils . ont été fort tourmentés des rois deTunis Sc des Arabes de la contrée , parce qu’ils serévoltoient 8 c donnoíent retraite aux Corsaires. Cetteplace est à présent fous la régence de Tunis. Marmol,ou son traducteur se trompe. Esfaques n’est pas Ruspina ,mais Ruspœ■ Ces deux villes étoient différentes , &Ptolomée les distingue très-bien ; elles différoient ,selon cet auteur, d’un dégré Sc iom, pour la longitu-de , quoiqu’il n’y eût que zo m. OU un demi-degré dedifférence pour leur latitude. Ses Interprètes donnentpour le nom moderne de Ruspina Tobulba.
ESFAHAN, ou Isfauan. Voyez, Hispahan.
ES FAR AïN , ville d’Asie , dans la Province deKhorasan. Elle est située, selon les tables Arabiquesà 91 d. & 5 m. de longitude, Sc à 36 d. 55 m. de la-titude. Cette ville est fameuse par le grand nombred’écrivains Sc autres personnes illustres qu’eíle a four-nis. Le traducteur de l’histoire de Timur Bec, /. 2»
c. 34 , í. 2 * P• 330. nomme cette ville Esferaïn , Scdit qu’on Pappelle autrement Elmehredgan ; elle est ,dit-il, dans une note , au milieu du chemin entre Ni-chabour Sc Jorjan , Sc dépend de Nichabour. II s'ac-corde pour la longitude avec d’Herbelot , mais il nedonne que 36 d. 44 m. de latitude. Nassír Eddin met55 m. comme d’Herbelot. Grave, dans fa traductionlatine des tables de cet Arabe , écrit E^farayih. *D’Herbelot , Bibliot. Orient.
ESFIGIAB, ville d’Asie, dans la Tranfoxane, dela juridiction de celle de Schasche. Les tables Arabi-ques lui donnent 99 d. A m. de longitude, 43 d. 55m- de latitude, ses murailles font de deux lieues detour, Sc enferment quantité de jardins arrosés d’eauxcourantes. Cette ville est entre celles de Tharaz Scd’Osbaniketh, à une journée environ de chemin del’une Sc de Pautre. Abulfeda varie un peu dans fa po-sition, Sc remarque auili-bien qu’Al-Bergendi, qu’ellea donné plusieurs docteurs au Mufulmanísme.* D’Her-belot, Bibl. Orient.
Abulfeda ne varie fur fa position qu’en rapportant,selon sa coutume » divers auteurs, dont vqici les sen-timens,
Alfaras 89 d. 50 M. long. 43 d. 35 m. lat.
Albiruni 89 d. 20 m. long. 43 d. 30 lat.
On voit que d’Herbelot s’est écarté d’Abulfeda aumoins de dix degrés pour la longitude. Le traducteurlatin d’Abulfeda écrit Esfiab. Il faut avouer, pour lajustification d’Herbelot, que Nadir Eddin compte 99.
d. 50’. de longitude. Les tables d’Ulugbeg en comp-tent autant. Mais il faut remarquer que cela revientau même, car ceux qui ne comptent que 89. d. pren-nent leur premier méridien plus à Perdent que les au-tres qui fe tiennent à celui de Ptolomée fixé aux Ca-naries. Je traite ailleurs cette matière plus amplement.
ESI A, àncien nom d’une rivière de la Gaule,selon Vibius. Sequester, p. 34. On croit, fur ce qu’ilajoute, qu elle tombe dans la Seine, que ce doit êtrePOise nommée par d’autres Ifara , à quoi íè raporteJe Brivaifarœ d’Antonin, Itiner. pour dire Pontoise, oule Pont fur l’Oise. Cette particularité, que l’Esia tom-be dans la Seine, rend inutile Sc impertinente laconjecture de Simler, qui croit que ce pouvoit êtreP JEfir riviere des Gaulois Senonois, qui fe jette dansla mer Adriatique » sppellée aujourd’hui Efino dans }amarche d’Ancone.
ESIEPS, nation d’Astique » qui d’abord habitoitle voisinage du cap d ’fipollonia, mais étant persécutéspar les habítans d ’ Ax'vm , il s abandonnèrent leur payspour se retirer dans le canton d’ Asbini, qui apparte-noit aux Veteres , lesquels leur accordèrent un aíyleavec des terres pour les cultiver. Les Efieps qui étoientd’un caractère turbulent, s’étant enrichis par leur com-merce avec le Européens, méprisèrent bientôt leurs- bienfaiteurs. Les Veteres trop foi blés pour fe vanger,attendirent une occasion qui ne fe présenta qu’en1670. Les IJfinois fe trouvant dans le même cas oùavoient été les Efieps , Sc résolus d’abandonner leurpays, pour éyiter les mauvais traitemens des peuples
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de Ghiomray furent reçus à bras ouverts par lesVeteres, qui leur communiquèrent tous leurs projets devengeance. II fut impossible aux Efieps, de résister adeux puiílances réunies. Après avoir été défaits plu-sieurs fois, ils íe virent forcés de fe retirer dans un lieudésert de la côte d’Ivoire » sur la rive ou-est de la ri-vière Saint-André, où il fonts encore souvent expoiesaux incursions des lísinois » leurs mortels ennemis.Voyage du P. Loyer, au royaume d’IJfini. 1701. 2-3-
ESIGUS, Sigus, ou Ísinus 3 ces trois diversesmanières d’écrire un même nom se trouvent dans lesdivers exemplaires d’Antonin. Le second est dans 1 e-xemplaire du Vatican publié par Schelstrate; Sc est avínt-cinq milles de Cirta. L’édition de Bertius porteSugus. Ce lieu est en Afrique, dans la Numidie.
ESII FORUM, Voyez, au mot Forum.
ESINO, IE(is, rivière d’Italie, dans la marched’Ancone, où elle prend fa source, sur les confins duduché de Spolette, Sc va fe rendre dans la mer, entreSinigaglia & Ancone, après avoir arrosé la ville de Jeu** Baudrand , de l’ijle , Robert.
ESK, petite rivière de l’Ecoffe méridionale. Elle afa source dans les montagnes qui bornent dans la Pro-vince d’Anandale, au levant, Sc cette source s’apell eBlack. Esk 3 elle en a une autre plus au nord, vers lesmontagnes qui font au midi de Twedale ; 8c cette sour-ce est nommée Whit Esk. La premiere veut dire Eskla noire , Sc l’autre Esk l a blanche. Elles vont se per-dre ensemble dans la Lidde, avec laquelle elles f erendent dans le golfe de Solway.
ESKDAIL, ou Eskdale, contrée de l’Ecosie mé-ridionale. Son nom , qui signifie la valée , où coulela rivière à’Esk marque sa position. Elle est enfermesau couchant par la province d’Annandale, par cell eSde Twedale Sc de Tiviotsdale au nord , par celles deTiviotsdale Sc de Liddesdale au levant, Sc par csllsde Cumberland, qui est d’Angleterre au midi. Da slSPétât présent de la grande Bretagne , r. 2. p. 23?'elle est rapportée à la province de Liddesdale. Ma * 1la borne par la province de Northumberland, d’onelle n’approche point, & nomme Tuwedale & Tivedalsles provinces de Twedale Sc de Tiviotsdale. CorneiU eestropie ces noms encore davantage.
ESKERDOU, ville d’Asie, dans le petit Tibet»dont elle est la capitale, à huit journées de la ville d. eKachemíre, selon Corneille, Dicl. qui ne cite aucungarant. De Pille, dans ion Atlas » la nomme Elk eí 'dow. Elle n’est pas loin de la source du Sihun, oltJaxartes des anciens.
ESKI. Ce mot qui, en langue Turque, sigum 0Vieux, entre dans la compositon de quelques slom sgéographiques, comme
ESKI-BABA. Voyez, ce nom écrit Eschibaba.
ESKI-ISSAR, c’est-à-dire vieux château.Laodicée. ,
ESKI-NUMRUD . ou Nimrod , c’est-à-dire J*vieux Nembrod, Les Turcs, au rapport d’Herb'elo ’Bibliot. Orient, appellent ainsi les ruines de la ^ ^de Babel ou Babylone, qui subsistent encorebord de l’Euphrate. . ,
ESKI-SER AY, ou le vieux serrail, palais ^Sultans , au milieu de Constantinople. II ne sert m a ^tenant qu’à loger les femmes que l’on met horsnouveau serrail après la mort du Sultan. Les rl’ont autrefois nommé Basiliki Megali , c’est-à-d^grand palais.
ESKIMAUX, peuple de l’Amérique ^ e P tent r) an oísIls habitent la grande terre de Labrador. L eS , y reSfont découvert cette contrée. Elle est remplis dede ports & de bayes, où les barques de Québec ^nent pendant l’eté chercher des peaux de loupsrins. Sitôt que ces barques ont mouillé l ancr ^ ots ,Esquimaux viennent à bord dans de peurs fi. ,qui ont à peu près la forme d’une navette de ti srIls font construits de barbes de baleine, de 1 P al ^d’un doigt, Sc couverts dessus Sc dessous de peauloups marins, de forte qu’il ne reste qu une ou £ et -au milieu , par laquelle le batelier entre, qu . ^me ensuite avec des cordons comme une ou ? { or tea Sis au milieu Sc fort ferré par a ceinture , canot ,qu’il ne reçoit pas une goutte d eau dans Ion