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Tome second. C - F.
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dur Sc transparent. Les Arxvaques occupent ses bordsdans plusieurs villages, quatre ou cinq familles en cha-que cabane. Ils s’appiiquent fort à la culture des arbres,des fruits desquels on fait la teinture. Ils vont toutnuds, tant les hommes que les femmes, si ce n'estque les hommes couvrent d’un petit drapeau ce qu'ilfaut cacher. Ils tondent leurs cheveux en rond, Sc lesfemmes les laissent croître fort longs. Dès leurs jeu-nesse elles fe serrent si fort les jambes avec des bandes,au droit de la jarretière 8c au-dessus de la cheville dupied, que le gras de la jambe leur croît d’une grosseurdémesurée, ce qui leur paroît fort beau. Ces Sauva-ges ne révèrent que le diable, qu'ils savent être mau-vais ; mais ils le font » afin d’empêcher qu'il ne leurfasse du mal. Au-dessus d'eux habitent d’autres Sau-vages qu’ils appellent Waccexvayes, Ils ne différent desArwaques que par leur langage 8c ont guerre conti-nuelle contre les Caribes. Ceux-là se tiennent au-dessusdes sauts de la rivière, presqu’à fa source; de fortequ’il est assez difficile d’aller jusqu’à eux, si ce n’estpar le moyen des autres Sauvages. Ils demeurent dansdes villages, chaque famille ayant ía maison à part :mais au milieu du village ils ont une loge un peu plusgrande, ouverte de tous côtés, 8c dans laquelle ilsreçoivent leurs hôtes. Les Caciques y conduisent ce-lui qui arrive, sans lui parler, Sc ensuite ils lui présen-tent un siège Sc du tabac, Sc le laissent ainsi quelquetems. Quand il a pris son tabac, le Cacique Rappro-che de lui, 8c lui demande s’il est venu pour les voir.Après que l’autre a répondu par un signe , ceux ducommun s’approchent auffi, Sc ils discourent ensemblependant quelques heures. Ils font fort sobres , quoiqueleur contrée soit abondante en sauvagine. Leur nourri-ture ordinaire est de la cassave, de la sauce de poivre,de cancres de terre 8c quelquefois du poisson. Ils vonttout nuds 8c les femmes ont grand foin de se peigner;ils en prennent plusieurs chacun; Sc quand elles leurdéplaisent ils en font leurs esclaves. Leurs Pyaisou devins leur persuadent tout ce qu’ils veulent.Quand quelqu'un meurt » ils ont coutume de lui de-mander pourquoi il est mort ; 8c si le devin par ini-mitié nomme quelqu’un qu'il dit en être la cause, sesparens ne cessent de le poursuivre jusqu’à ce qu’ilsl’ayent fait mourir. Ils font de grandes plaintes lors-qu’ils enfevelisent leurs morts 8c couvrent le corpsde terre. Quand toute la chair est consumée, ils déter-rent les os , 8c après quelque fêtes célébrées avec desdanses, ils les enterrent de nouveau. Ils brûlent en-suite tout le village 8c vont demeurer ailleurs de peurd’y mourir auffi. Le terroir le long des rivages d’Esse-québé auprès de son embouchure est bas 8c divisé enplusieurs villes. Sept ou huit lieues au-dessus il com-mence d’être plus élevé 8c fertile pour la plus grandepartie. La rivière íè divise plus avant comme en troisbranches, qui descendent de divers quartiers 8c arro-sent de fertiles contrées. Le long de la même côte fontquelques autres rivières ; Coapici , Pavrooma Sc Morug &•Les Hollandoís donnent le nom d ’Ammegore à cettederniere. Les Espagnols venus de la Marguerite 8c deCaracques, chassèrent en 1596. du pays de leurs pré-décesseurs ceux qui habitoient fur les bords de cetterivière , & fe servirent pour cela du secours des ArWa-ques.. De l’Isie la nomme Esquibe Sc s’accorde pourla latitude de l’embouchure avec ceux qui comptent 6.deg. 45. m. de latitude nord. * Corn. dict. Sc Laet, Ind.Occid. 1 . 17. c. 17.

ESSERA (1 ) riviere d’Espagne , au royaume d’Ar-ragon, dans la seigneurie de "Ribagorza. Près de fasource elle coule à Venasque , d’où courant vers le sud,?jle va se joindre à la Cinca, un peu au nord-est deRalbastro. De Pljle , Sanson , Atlas.

1. ESSEX, ancien royaume de la Grande Brétagne.psexeQc la même choie que les Saxons Orientaux.Le royaume étoit borné du côté du nord par l’Estanglie,®u coté de l’orientpar la mer Germanique ; au midi par la■I amise ; Sc à l’occident par le royaume de Mercie. Sa plusgrande longueur étoit de soixante Sc quinze milles, 8 cfa lar-8 e ur de trente-huit.Il comprenoit les provinces d’Essex 8 c® Midleíèx, Sc une partie de Hartford. Ses principalesJules étoient Londres & Colchester, dont la premieredeyint dans la fuite la capitale de toute l’Angleterre.

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Elle avoit été autrefois très-considérable à cause de sasituation, pendant la domination des Romains , qui enavoïent fait une colonie. Mais il y a beaucoup d'appa-rence qu’eile avoit été réduite à peu de chose, depuisque les Saxons étoient venus dans la Brétagne. Ce paysqu’Engist s’étoit fait céder par Vortigerne , après -lemassacre des Seigneurs Bretons, fut érigé en royaumepar Ercenwin , qui en fut le premier roi. Les Histo-riens ont négligé de nous instruire de l’occalion 8c dudétail de la fondation de ce royaume, par laquelle lessuccesseurs d'Hengist perdirent un pays qui n’étoitguéres moins considérable que le royaume de Kent.S’il fe fût agi d’un monastère, ils en auroient rappor-té toutes les particularités. C’est la réflexion de RapinThoyras, dans son histoire d’Angleterre , /. 3 , t. 1,p. 189. Mais il est permis à un protestant, tout habileSc tout éclairé qu’il est, d’ignorer qu’un monastère estauffi cher à un bon religieux que tout un royaume ;8c qu’il compte presque pour rien tout le reste de l’uni-vers. Ce royaume qui commença avec le régne d'Er-cenwin l’an 527. finit avec Suithred. C’est le dernierroi d’Essex, dont on trouve le nom dans Ehistoire oudans les Annales Saxonnes. II commença son régne en746. 8c s’il a été en vie au tems de la dissolution del’Heptarcbíe, il saut que son régne ait été de soixan-te-dix-huit ans : de tous les royaumes de l'Heptarchíe,íi n’y en a point dont 1 histoire ait été plus négligée,que celle du royaume d Essex.

2. ESSEX , province maritime d’Angleterre , àl’orient, dans le diocèse de Londres, e st ainsi appelléedes Saxons de l’est, ou Saxons Orientaux , par qui elleétoit habitée. Elle a 14 6 milles de tour , 8c contientenviron 1240000. arpens , 8c 34819 maisons. L’aïr yest temperé; mais du côté de la mer &c de la Tamise,il est fort humide, 8c les habitans y so nt Hì jets auxfièvres intermittentes , le terroir y produit abondan-ce de bled, de bétail , Sc de bois. Le gibier Sc lepoisson y abondent. Du coté du nord , il cro^t beaucoupde safran; il y a même des endroits ou le terroir est sibon qu’après trois années de safran , il produit de bonorge pendant près de vingt ans de fuite , sons le fumer.Un grand nombre de rivières arrosent cette province.Outre la Tamise qui la sépare de Kent , so Stoure deSuffolc , la Lea de Midlesex, Sc la petite Stoure deHartfordshire » il y a le Coin, le Chelmer , le Crouch ,le Roding , 8c plusieurs autres , qui sont sort poisson-neuses. Cette province a le titre de comté. * Etat pré-jent de la Grande Brétagne , t. 1 , p. 62.

Ses villes Sc bourgs, ou l’on tient marché.COLCHESTER, la Capitale.

Halsted,Haverill,Horndon,Raleigh,aningtie,

Harwich » Ingerstone

Malden, Harlow»

Chelsmford, Bradfield,

Barking, Brainte ,

Hatfield, Billericay, M

Rochford, Bruntwood, . Waltham,

Rumford, Dunmore, Thaxted »

Walden, Cogshall, Witham,

Epping, Grayes,

.1 ESSEY , Exium. Abbaye d’hommes de l’ordre deS. Benoît dans l’Agenois, diocèse d’Agen, sur la ri-vière du Tot entre Clerac 8c Villeneuve. Elle est bâtieà l’endroit où étoit 1 ancienne colonie romaine, nom-mée Excisum.

2. ESSEY, bourg de France, en Normandie, dans lediocèse de Seez. II est situe a deux lieues de la villede ce nom , 8c a quatre d’Alençon, entre une forêt 8cun grand étang, dans une plaine fertile en grains 8cen fruits, avec des prairies 8c herbages, où l’on nour-rit quantité de gros Sc de ménu bétail, 8c où l’on élèvedes chevaux. On y recueille des chanvres , donton fait des toiles : l’égliso paroissiale est bien bâtie ,8c dédiée a S. Pierre On y trouve un monastère con-sidérable de religieuses , du titre de Ste. Magdelaine.L’abbaye dite l’Effey , fondée en 1064. est de l’ordrede Saint Benoît : plusieurs familles de noblesse fontleur résidence dans ce bourg, qui a porté autrefois letitre de ville, 8c où l’on tient un gros marché le mardi.On y voit les ruines d’un vieux château , qui fut unemaison de plaisance des ducs d’Alençon. La chapellede ce château est fondée , & assez bien entretenue.