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Tome second. C - F.
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B iz ES S,

Baudrand nomme en latin ce lieu Exaquium. * Corn.Dict. Mémoires drejsés Jur les lieux.

ESSIA. Voyez, Asion-Gaber.

ESSIDEUIL , en latin Ixidolium, petite ville deF rance , dans le Périgord , avec un ancien château ,íur la frontière du Limousin, à cinq lieues de Péri-gueux, au levant d’été, vers Limoges.

ESSINA, port de mer d’Ethiopie, selon Ptolomée,qui le met au midi de Péquateur : ce lieu étoit entrela ligne Sc le fleuve Rapt us, qui est aujourd’hui Zebée,Sc par conséquent étoit aux environs du port de Me-linde, supposé que ce ne soit pas le même.

ESSIOS. Appien in lllyricis , met une iíle de cenóm , dans la mer Ionienne, 8c il dit qu’elle avoit aban-donné le parti du roi Agron, pour se donner aux Ro-mains. Le même auteur nomme Effû, les habitans decette iíle. Ortélius, Tbesaur. soupçonne très-justementque c’est Pista de Ptolomée.

ESSOMES , Essomii. Abbaye d’hommes de Per-dre de S. Augustin, dans la Brie-Champenoise fur laMarne, une lieueau-deíTousde Château-Thierry, Sc nonpas au-dessus, comme le disent Baudrand , Maty, Cor-neille, 8c Dom Beaunier. Cette abbaye rapporte 5000.1.

1. ESSONE, (P) rívfére de Piste de F rance. E Ilen’a point de source particulière, mais elle se forme desrivières d’Estampes 8c la Juine réunies dans un mêmelit, 8c coulant vers le nord-est, elle arrose Essone, 8cva so perdre dans la Seine , au-dessus & au-dessous deCorbeil, après avoir formé quelques iíles. Corneille acru que cette rivière conservoit le nom d’Estampesjusqu’à Corbeil , en quoi il sc trompe. * De R Isle ,Atlas.

2. ESSONE, bourg de Piste de France, fur la pe-tite rivière d’Essone, à sept lieues de Paris , 8c à pa-reille distance de Fontainebleau. Ce lieu est un grandpassage de Paris à Lyon. Son église paroissiale est sousi’invocation de Saint Etienne. On y volt une manufactureroyale de poudre à canon. A un quart de lieue de là estun hermitage, dit de Saint Lazare. Son territoire estrempli de vignes. * Corn. Dict.

ESSOS , ancienne ville de Grèce , dans la Locride,selon Etienne le géographe , 8c Thucydide , dont ilcite le III. livre.

ESSUI. Jules César, dans ses commentaires, nom-me ainsi un peuple entre les Belges. Il dit , de Bell.-Gall. L 5, c. 24. qu’ayant terminé l’assemblée de Gau-lois à Amiens, 8c l’année n’ayant guéres fourni de bledà cause des sécheresses, il fut obligé , en mettant sonarmée en quartier d’hyver , de la répartir autrementqu’il n’avoit fait les années précédentes , 8c de distri-buer les légions en plusieurs garnisons. II en envoyaune fous C. Fabius son Lieutenant, chez les habitansde Terouenne C Morini■) La soconde sous Q. Cicérondans le Hainaut ( Nervií .) Une troisième fous L. Ros-cius chez les... (EJfui.) La quatrième sous T. Labíe-nus chez les Rhemois , fur la frontière de Treves, 8cc.Comme ce nom ne so trouve que dans ce seul passagede César , ses interprètes ne s’accordent guéres touchantle peuple Essui. Marlian soupçonne qu’ils étoient ouen Normandie, ou dans la Bretagne en-deçà de la mer.Ce qu’il ajoute n’y convient pas; les François, dit-il,les appellent le Rketelois. Tout le monde fait que leRhetelois n’est dans aucune de ces deux provinces »mais bien loin de là , dans la Champagne. C’est ce quime persuade que Marlian a ramassé peu judicieuse-ment dans un même article, plusieurs opinions diffé-rentes , fans les entendre. D’Ablancourt, dans fa tra-duction de César , rend EJfui , par le pays de Sëez.En quoi il ne s’écarte pas trop de Vigenere, qui a cruque le mot de pays Bessin , auprès de Bayeux, ve-noit du mot Essui. D’autres, comme Divseus , disentque c’est le comte d’Eu , d’autres Thierache , ouTeresse , comme qui diroit terra Ejfuorum ; Sansoncroit ce que ce nom est corrompu de S essui ou Sesuvii.Je rapporte ses raisons au mot de Sesuvii. Voisinsavoit cru d’abord qu’z» Ejsuos, étoit pour Suejfuonibus,défiguré par les copistes, mais il changea de sentiment,Sc crut qu’il fàlloít lire in JEduos. Voici fur quoi il sofonde. Les JEdui , Sc les Rhemois sont presque tou-jours joints ensemble. César dit que tous ces quartierscThyver íaisoient à peine une eípace de cent fhiile pas,

EST

excepté celui de Roscius, qui étoit logé dans le paySle plus paisible. Cela détruit la conjecture de ceux quxont placé les EJfui auprès du Hainaut; 8c celle de Hu-bertus Leodius , qui les met à Ath dans le Hainautmême : car si l’on suppose qu’ils étoient au milieu desnations que César nomme dans la répartition des quar-tiers, pourquoi, lorsqu’il fit marcher ces Légions , fit"il venir Crassus, qui étoit à Beauvais , environ vingt-cinq milles par delà Amiens ; Labienus, qui étoit dansle Rhemois; Fabius, qui étoit au pavs deJTerouenne,Sc qui tous par conséquent étoient plus éloignés de lui ?Pourquoi n’appella-t-il pas Roscius , qui auroit été au-près de lui, si les EJfui eussent été voisins du Hainaut.Roscius étoit plus à portée de marcher, Sc de plus sestroupes étoient assez inutiles , dans un pays très paisi-ble. Voisins conclut delà » qu’il faut lire in ìEduos.Ce sentiment convient d’autant plus , que les JEdutétoient anciens Sc fideles alliés des Romains, genspa -catijfima Sc quietisfima ; Sc par l’intervalle qu’il y avoitentre eux Sc les autres quartiers d’hyver , on voit pour-quoi César ne put employer les troupes de Roscius,auísi-tôt que les autres. Ne laissez pas de voir les rai-sons de Sanson au mot Sesuvii.

ESSUOAHILA , petite ville d’Afrique , dans laNumidie : on l’appelle aussi Zuahila , Voyez, ce mot.

EST : c’est ainsi que par un mot emprunté des na-vigateurs Hollandois, on nomme celui des quatre pointsCardinaux où le soleil se leve dans les équinoxes. LesItaliens le nomment Levante , les François Levant, 01*Orient, les Anglois Eajl , les Allemands OoJì. On peutvoir dans l’article Rumbs, les divisions où ce mot estemployé, lorsque pour une plus grande précision ostdivise l’horison en trente-deux Rumbs ou vents ; cequi est essentiel à la navigation.

EST. Voyez. Este , ville d’Italie.

ESTA, rivière d’Espagne. Voyez, Ezla.

ESTABARAS. Voyez, Astaboras.

ESTABERUS. Florien , dans fa chronique d’Espa-gne, parle d’une rivière de ce nom, Sc il dit que Plineen donne la description. II ajoute que le nom moderneest ia Segura. Ortélius a raison de se plaindre queFlorien lui ait donné la peine inutile de chercher dansPline , une rivière nommée Eftaberus , Sc ce n’est,dit-il , qu’en observant dans la description même deFlorien, que cette rivière fuit le bûcher de Scipion,qu’il a enfin reconnu que Pline, /. 3 , c. 1, nomme cetterivière Tader > qui est en effet la Segura d’à présent.II ne devroit pas être permis aux modernes de corrom-pre ainsi ce qu’ils trouvent dans les anciens , & dsciter à faux. Loin de rendre service au public, ils nefont que jetter dans l’erreur ceux qui les suivent senSexamen, Sc dans l’embarras ceux qui veulent consultesles sources ; Sc si tôt qu’on s’apperçoit de leur infidé-lité , on n’a que du mépris pour leurs travaux. Cetteremarque réfléchit fur un plus grand nombre d’auteufSque l’on ne croit. La liste en seroit trop longue. Com-me je me fuis souvent trouvé dans le même embasé}®qu’Ortélius, son chagrin contre ces Littérateurs í sl |Tdéles a réveillé le mien , 8 c m’a arraché ce peu °lignes. Les imitateurs de Florien puissent-ils en p s0ter!

ESTAGEL, selon Baudrand, petite place de F ra Jlce, dans le comté de Rouísillon, fur la rivière d’Efi 1 'Le nom latin est Stagellum. ., e

ESTA FORT. Corneille dit mal Estahort»ville de France dans le Condomois : le dénombsc *®' sde France où elle est nommée Astaffort, lui d 0 ^690 feux : elle est à l’orient de la rivière du Ceij s ' .

nord de Leitoure. Corneille dit, environ à une 1 £ j ontil devoit dire à deux lieues Sc un quart de cel* eSil faut dix-neuf pour un dégré , ou lieues com_n? unGascogne, dont chacune est de trois mille toise s> , 1 £

EST AIN , ou Etain, ville de France , T a ^ rra ; n e »de Bar, ci-devant dans les états du duc de ^unois.avec titre de prévôté , 8c-fur les confins du e . ^jsLa ville d’Estain est ancienne, puisqu’else - q , 9fondée fur la fin du septième siécle, Sc spk^t ^ ^ ^particulier, après la mort duquel elle échu P, , uS

cession à son fils Leodinus ou Luiruvinus, arc ^ri-de Treves , qui donna Eftaín avec son ban otolre, au monastère de S. Euquaire de Treves '