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Tome second. C - F.
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ES U

ESTREFAGNI, gros bourg de France, au VexinNormand. ïi est situé au milieu d’une belle campagne,íur une petite rivière qui tombe dans 1 Epte a Neaufle.II est entre les villes de Gisons Se d. Andeli , a troislieues de l’une Sc de l’autre, à neuf ou dix de Rouen, avectitre de seigneurie 8c une haute justice. Comme il estfermé de murailles . il pourroit passer pour une petiteville. Son église paroissiale a pour patrons saint Jean, Scles saints martyrs Gervais Sc Protais » & il y a un prieuréde Bénédictines. On fait dans ce bourg un assez groscommerce de grains & de plusieurs denrées. On y tientmarché tous les mardis , Sc une foire le 29 d’août , jourde la dëcolation de saint Jean. Les filles y travaillent à ladentelle. II y a dix-neuf paroisses qui relevent de la sei-gneurie d’Estrepagni , qui a long-tems appartenue à desprinces , Sc qui n’est éloignée que d’une lieue de laforêt de Lyon. Dans son voisinage , on voit les bellesmaisons d’Heudicourt » du Til Sc autres. Quoiqu’Es-trepagni soit enclavé dans le diocèse de Rouen , il dé-pend néanmoins de Pévêque de Lisieuxpour ce qui re-garde le spirituel, par une exemption particulière , demême que l’églíse collégiale Sc paroissiale de S. Cande-le-vieil, dans Rouen même A Cor». Dict. Mémoires dres-sés fur les lieux.

EST R EU, EJlrum , Strumense monaflerium ; abbayede filles , de l’ordre de saint Benoît, dans FArtois, a unelieue au couchant d’hiver d’Arras. Onn’y reçoit que des•demoiselles, fans les obliger cependant à aucune preuve.Gérard II du nom , évêque de Cambrai Sc d’Arras , lebâtit vers Fan 108 3 , Sc y établit pour première abbesseFulgende ou Fulgence , qui y ayant rassemblé plusieursdemoiselles, & après avoir gouverné cette maison durantquarante ans, mourut Fan 1124. Lambert, évêque d’Ar-ras , fit confirmer la fondation ,Sc les statuts de cetteabbaye par le pape Paschal. * Figaniol de la Force,Desc. de la France , t. 3 , p. 20. AuJb. Mirai , Orig. Cœ-îiob. Belg. c. 54.

ES TU QUE , province d’Afrique , dans le Bíledul-gerid. C’est un quartier de villes Sc de châteaux, où il ya plus de quarante habitations de Béréberes. La princi-pale se nomme Targuez ., 8c a un château fur un petittertre , où demeure le checque. Le pays est tout coupé derochers • mais il est fertile en orge, 8c l’on y nourrit forcetroupeaux de chèvres , dont les habitans font leur prin-cipal trafic. Ce font des Béréberes de la tribu de Muça-rmuda, qui en ont encore d’autres pour voisins. Ils logentcomme eux dans des maisons, & ont des villes Sc deschâteaux. Les plus considérables font ceux d ’Ydaguaz.in-guel jà’Ydauùaquil,dsDeursemugi, &d ’Hilela , qui fontles plus puissans de la contrée.* Dapper, Afrique ,p.zo6.ESTYONS. Voyez. Estions.

ESUBIANI, ancien peuple des Alpes > dont il estfait mention dans le trophée dont Pline , /. 3 , c. 20 ,ïious a conservé Finscrïption. Bouche, dans son histoirede Provence, p. 105, les met près de la rivière d’Hubaye,fur ses confins de la Savoye Sc de la Provence » dans lavallée de Barcelonette.

ESULA, jEsul^ì , JEsuium, ou ìEsola. Acroncommentateur d’Horace , /. 3 , Ode 29 , v. 5 » & feg, ài’occasion de ces vers :

Eripe te m or a

Ne femper udum Tibur ■ & JEfulaDeclive contempleris arvum &

Telcgoni juga parricidœ s

observe le nom d’une ville qui étoít fur la pente de lamontagne, auprès de Tibur. Pline, t. 3 , c. $ , en nommeles habitans AìsoLani, Sc en parle comme d’un des peu-ples qui ne fubsistoíent plus : ainsi Horace ne doit pasêtre entendu, comme s’il e ût nommé une ville de sontems ; mais il nomme le terroir du nom de la ville àlaquelle il avoít appartenu. Paterculus , /. 1, c. 14, dit./EsuLimau neutre; 8c il dit qu’il fut donné à une colo-nie , vingt-trois ans âpres le commencement de la pre-mière guerre Punique.

ESUOS, ou, selon d’autres exemplaires, Esmos»

siège épiscopal de F Arabie Pétree, sous la métropole deJBeryra, selon une ancienne notice inférée dans le re-cueil de Schelstrate, t. 2, p. 743. A la page suivante, ontrouve dans un ouvrage différent Essu u M , suffragant deÎBostra, ce qui montre que Beryra n’est autre que Bostra.défigurée par les copistes , ou peut-être par le langage•snaternel des écrivains.

ETF

ESURIS , petite ville de l’ancienne Esprgne. A n ta-nin , Itiner. en fait mention; ScResendius, cité par Or-télíus , croit que c’est Xeres , en Andalousie.

ESUS , fontaine de Rhode , selon Vibius Sequestér.

ET A , ou Etam. Voyez. Etham.

ETAMPES. Voyez. Estampes.

ETANCHE ( F ) , Stagnum , abbaye de filles , ordrede Cîteaux, en Lorraine , dans le doyeníié de Cha-tenoy.

ETANG. Voyez. Estang,

ETAT, Sc Etats Généraux , Scc. Voyez. Estats.

ETAXALOS , ifle fur la côte orientale de l’Arabíeheureuse , selon Pline , l. 6, c. 28.

ETEA , Eteia , ou Etia, petite ville de l’ísie deCrète , selon Diogene Laerce , /. i in Myfiae •Etienne le géographe Sc Pline , l. 4, c. 12. On lif°i £autrefois dans ce dernier Elea, faute que le P. Har-douin a heureusement corrigée. G-

ETÉCHEMINS, peuple de l’Amérique septentrio-nale , dans la nouvelle Ecosse, dont cette nation occup ela partie occidentale, ayant au nord les Abnaquis Sc laCaspesie , au levant la rivière de Saint-Jean , au midila baye Françoise, Sc à l’occident partie des Abnaquis Scde la nouvelle Angleterre. La rivière de Pentagone! sé'pare en deux parties , .presque égales, leur pays, queRobe , l. 5 , c. 3 , §. 8 , nomme la Norumbegue : il l adonne au Canada. Nos Dictionnaires géographiques lamettent de même dans la nouvelle France. Le baron dela Hontan , mieux instruit, place les Etéchemins dansl’Acadie; Sc j’ai déja remarqué que ce pays a été cédéaux Anglois , qui le nomment la nouvelle Ecosse.

ETELESTA. Voyez. Ecelesta.

ETENNENSES, peuple ancien de la Pisidie, seseuPolybe , /. 5 , p- 580, éd. Gronov. t. 1 » qui les place dansles montagnes de Sida. Le premier concise d’Ephese fai £mention des Eteni , dans la Pamphylie , Sc ce peutbien être le même peuple , comme Ortélius semble leconjecturer.

ETEOCRET^ï , très-ancien peuple de l’iíle dsCrète, selon Diodore de Sicile, /. j. Homere, OdijfiT.v. 176, le nomme aussi, Sc Strabon , /. 10 , p. 475 , I eplace dans la partie méridionale de Fille, & leur donnela petite ville de Prasos , où étoit un temple de Jupí £eIV

ETEON, ville de la Béotie » selon Hesyche.

ETEONOS , ville de l’Euboée , selon Etienne 1 ®géographe; mais Berke'lius soupçonne, avec bien de 1 ?vraisemblance , que c’est une faute , & qu’il faut lire dela Béocíe , au lieu de FEuboée , Sc alors ce sera la fl>ê -me chose que l’Eteon d’Hesyche ; car Etienne cite poufgarant Homere , qui est Fauteur qu’Heíyche consulte 1 ®plus, & duquel il a apparemment emprunté YEteon d®laquelle il parle. Mais il y a plus : Etienne dit que cetteville se nommoit Scarphe de son tems. Or Strabon »/. x , met Eteonos, ou Scarphe , dans là Description d®la Béocie.

ET ESI ES , forte de vents réglés, f en parle etttmot Vent.

ETETA, ancienne ville de la haute Mysie,Ptolomée , /. 3 , c. 9, Niger la nomme Rocana. C’estP/Egeta d’Antonin , Itiner. Sc PAgeta de la notic®de l’Empire.

ETFANTARIENSIS. Ortélius ayant trouvé dansson exemplaire de Victor d’Utique, un évêque d’Etfa 1 ’"taria ( Etfantarienfis) qui doit avoir été un siège de aMauritanie Cesariense , soupçonna que c’étoít unefaute des copistes, 8c douta si ce mot ne seroit p aS c st!rompu d’ Euphraíanta.Sa conjecture n’est pas heureu e,car ce dernier nom , s’il se trouvoit dans le pafiàg e co j,riger , devroitlui-même être suspect. Etfantarie'a/f edonc une faute de copiste ; mais il est mis pour frljari-tarienfìs , ou Elephantarienjts. Outre Elefantaria ®Piste de Sardaigne , dont je parlerai ci-après, il J eI1avoit deux en Afrique ; Sc Fanonyme de Ravenne lesmarque très-bien , /. 5 , c. 6 ; la premiere qu’il nommeElefantaria , & la seconde qu’il appelle Helepantaria •La premiere est aussi très-bien marquée dans la table ®Peutinger , à dix milles de Clucar. Elle étoit dans 1frique proconsulaire , assez près d’Utique. La leçon .est mise par Fanonyme, dans la Mauritanie Celarien »& c’est la même dont les copistes ont fait EtfanCette dernière se trouve dans la notice ép^scopa ^