ET H
fn’que , où il fest parlé de Vaffivus , évêque d’Elefasttarîa( Elfantarienjts ) selon sédition de Scheistrate. Antiq.Eccí. t. 2 , p. 66i. Le P. Porcheron, dans ses notes furl’anonyme deRavenne,p. t2i, croît que la premiere estla même Elephantaria, que quelques-uns mettent mal-à-propos , selon lui, dans Pille de Sardaigne.
ETHÁX Voyez. Heth.
ET H AGURI, selon Ptolomée » l. 6 ,c. 16 , quiécrit Hiuyoúpoi , Ix a Gu R i , selon son interprète latin :Athagorì, OU même d’une maniéré encore pluscorrompue Atharí , selon les divers exemplairesd’Amien Marcellin, /. 23 , p. 277, é^-Lindebrog, ancienpeuple d’Asie, dans la Serique. Ptolomée les met au-dessus des Issedons. Ammien Marcellin Ibïd. les fait auffilimitrophes des Essedons, mais à l’occident de ce peuple :le premier de ces deux auteurs leur assigne un pays à Pe-rlent d’une montagne de même nom.
ETHALIE. Voyez Aïthalia , ScElva.
ETHALON. Voyez Hetalon.
ï. ETHAM , troisième station des Israélites , aprèsleur sortie d’Egypte. Etham devoit être vers la pointede la Mer Rouge , 8c c’est peut-être la même que Buthusou Buibum. D’Hetam , les Israélites allerent à Pibabí-roth. * D. Calmet , Dictionnaire de la Bible. Exod. c. 13 ,v. 20, 8c Num. c. 33 , v. 8.
2. ETHAM, rocher d’Etham, où Samson sç retiraaprès avoir brûlé les moissons des Philistins. * J niée.c. 15, v. 8.
3. ETHAM , ou plutôt Ethan , lieu délicieux parses belles eaux, Sc par ses beaux jardins, à deux schoenes,ou soixante stades ; c’est-à-dire ( selon le calcul de D.Calmet ) à six lieues de Jérusalem, vers le midi, où Salo-mon alloit souvent pour se divertir.^/q/èpù.Antiq. 1.8,c. 2.
4. ETHAM, ou Aitham, ou Aithan, ville situéeauprès des eaux, dont il est parlé dans l’article précé-dent. Elle étoit entre Bethléem Sc Thecué. * Jojeph, Ant.I. 8 , c. 2. Josué , c. ij, v. 60, dans le grec des soixante-dix , Sc 1 Faral. c. 4, v. Z2, 2 Parai c. n v. 6.
Les voyageurs, comme Cotovic , le Brun , le P. Ro-ger , Sec. parlent des belles eaux qu’on voit encore á cinqou six lieues de Jérusalem. Nous croyons, dit D. Calmet,que ce font les mêmes que Pilate fit conduire à Jérusa-lem, ( a ) Sc on remarque encore aujourd’hui des ruinesde l’aqueduc qui les y amenoit. Quelques-uns ( b ) crbyentque les fleuves d’Ethan » dont il parlé dans le pseaumeLxxm, v. 15 , ne sont autres que ces eaux d’Ethan. Voy'.Ethan. ( c ) Les mêmes voyageurs parlent des vastesbassins que l’on voit encore aujourd'hui au voisinagede Bethléem , Sc que la tradition du peuple croît avecbeaucoup de fondement avoir été faits par Salomon. Cesbassins font d’un ouvrage magnifique; Sc les eaux y fonttrès-belles Sc très-abondantes. II y a trois bassins. Le pre-mier a deux cens pas de long, Sc cent de large. Le seconda cent quatre-vingt-dix pas de long , cent quinze delarge, & soixante de haut. Le troisième a deux censquatre-vingt-neuf pas de long , cent quatre - vingt-dix-sept de large, Sc cent quatre de haut. * O Jojeph ,de Bello , 1. 2, c. 13. ( b )Isidor. Peins , 1. 2 , Epist. 66.( c ) D. Calmet, Dictionnaire au mot Aithan.
ÈTHAN , ou les Fleuves d’Ethan , dont iPestparlé dans le Pseaume Lxxm , v. 15. On Pexpliquediversement, ou des eaux à’Etham, dont il a été parléci-dessus , ou des fleuves violens 8c rapides , suivant la* force de l’hébreu rtpN Ethan , qui signifie fort, ìbaut »élevé. Les Juifs l’entendent des fleuves que les IsraélitesPassèrent en venant dans la Terre - Sainte. Ils croyentque l’Arnon fut mis à sec de même que le Jourdain ,Pour donner passage aux Hébreux.
L’hébreu porte mot à mot : vous avez. dejféché lefleuve de la force, c’est-à-dire , le fleuve rapide , en par-lant du Jourdain seul : la langue hébraïque met souventI e pluriel pour un singulier, par une espece d’emphase 3
peut dire aussi que le Jourdain est grossi de plusieurs*orrens qui coulent dans le même lit que lui , à l’endroiton il fut desséché pour le passage des Israélites. Ainsi ilsfurent tous desséchés en ce lieu en même tems que lui.
ETHAROTH , Ethroth , ou Atharoth ; il y ae u dans la Palestine plus d’une ville de ce nom.
I Atharot , ou Atroth-Sophan , ancienne ville deE Palestine , dans la tribu de Gad. Les deux noms setrouvent dan» un même verset > ôr D. Calmet croît stus
ETH 8Zz
c’est la même ville. Notre Vulgate brouille un peu ceSnoms ; car au lieu de ces mots :& Ataroth atque Atoet.Item Atroth-Sophan, Jahzer , Jogbeda , Scc. comme por-tent les versions fur Phébreu ; on y lit : & Ataroth &Aroer, & Ethroth , & Sophan , & Jazer & Jegbaa »Lee. par où l’on voit que d’Etroth-Sophan elle fait deuxlieux différens l’un de l’autre , Sc du premier qui estnommé Ataroth dans la même verset.
2. Ataroth, autre ville de la Palestine » sur lesfrontières d’Ephraïm, entre Janoë Sc Jéricho. ( a )D.Calmet croit que c’est la même qu’Atharoth Adar > ouselon d’autres versions Ataroth-Ad-dar, ( b ) qui est nom-mé au livre de Josué en deux chapitres différens , dansl’un desquels( c ) notre Vulgate porte dans quelques édi-tions Astaroth-Addar. Voyez Atharoth Sc Astaroth. •* ( a ) Josué, c. 16, v.7. ( b ) Ibid. v. 5. ( c ) c. 18 , v. 13.
ETHELEUM , rivière qui íërvoít de bornes, entrela Troade Sc la Mysie, selon Pline, /. 5, c. 32. Strabon »
/. 10, p.473 - lq nomme JEthaloeis ; Sc ne la donne quepour un torrent.
ETHER - ou Athar ou Jether , ville de la Pa-lestine , à vingt milles d’Eleutheropolis > près de Mala-tha, dans la partie la plus méridionale de Juda. Etherfut d’abord attribuée à la tribu de Juda , Sc eníùite ellefut cédée à Siméon. * D. Calmet , Dictionnaire de la Bi-ble. Hieron. Sc Eujeb. in voc. Jether Sc Ether. Josué,19 , v. 7, & c. 15, v. 42.
ETHERON , ville dé 1 iíle de Taprobane , íelonJornandes , cité par Ortélius , Thejaur.
ETHESPAMARRE, peuple d’entre les Getes, selonles mêmes.
ETHIOPE , ou Althiope , Pun des anciens nomsde l’ifle de Lesbos. Hefyche explique le nom d’Ethio-pien par le synonime Lesbien AiìmJ, - AGS<&., * Pline,
P 5 > c - 3*- ,
ETHIOPIE,nom qui» chez les anciens, a été com-mun à divers pays, tant de P A fie que de l’Afrique.Les Grecs nommoient en général Ethiopiens tous lespeuples qui ont la peau noire ou baíànnée. On croitordinairement que l’Ethiopie est désignée par le motde Chus, dans quelques livres de 1 Ancien Testament.Huet dans ion traité de la situation du Paradis Ter-restre le prouve contre le savant Bochart qui l’avoit nié.Bochart prétend que Lud, dont il est parié dans Esaye,c. 66. 19. est l’Ethiopíe des Grecs ; Sc que les- Ethio-piens font nommés Ludéens par Jeremie , c. 4,5. v . 9.Et il en apporte diverses preuves qui ne sont gueresqffe des convenances peu décisives.
II est certain que les anciens donnoient souvent lenom d’Indiens aux Ethiopiens, & le R°m d’Ethiopíensaux véritables Indiens. Virgile, Georg. I. 4. v . 393. dit;Usque coloratis amnis devexus ab Indis.
II parle du Nil, dont il met la source chez les In-diens ; c’est-à-dire, dans l’Ethiopie. C est J e s ens q U &donnent à ce vers plusieurs savans, entr’autres Mars-ham, Chron. Canon. Mgypt- f sc. 13. p- 3 3 J. que Baylereprend mal-à-propos , parce qu’il n a pas lui-mêmecompris le sens de Virgile qui par colorati Indi , en-tend les Indiens noirs. JElien met des Indiens auprèsdes Garamantes , dans la Libye. Dans Procope l’Ethio-pie est nommée Inde3. enfin les exemples en font tropfréquens dans l’histoire ecclésiastique Sc civile, pourque la chose puiffe être révoquée en doute.
Freret,de l’académie des belles-lettres , donne plu-sieurs raisons de ce que les anciens ont nommé indif-féremment Ethiopiens, quelques nations de l’AfriqueSc des Indes. 1. La ressemblance qui étoit entr’eux. LesunS 8c les autres etoient également noirs , 8c dífféroíentseulement par le langage Sc la forme de leurs cheveux ;les Ethiopiens d Afrique les ayant extrêmement crêpéscomme le Negres; Sc ceux de l’Inde les avoient noirs»longs Sc rudes comme du crin. 2. L’origine des Ethio-piens voisins de l’Egypte ; car les Indiens croyent, surune ancienne traditions que les Noirs ou Ethiopiensde l’Inde avoient abandonné leurs pays pour passer enAfrique , où ils avoient peuplé l’Ethiopie, âpres enavoir chassé les Egyptiens 3 c’est Jarchas, philosopheIndien , qui l’assure à Appoilonius dans Philostrate;JEufebe Sc George le Syncelle » après d anciens histo-riens, font mention de cette migration1 des Ethiopiens,Sc en placent le teins fous le régne d Aménophis, persr Tome 11 , N nnnn
-\