EVR
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EUPREPII Monajìerimn , ancien monastère , dontparle Evagre ( Hijl. Ecries. L i > c. 7> de la traduction deCousin) en ces termes : il ajoure ( Neftorius) que l’em-pereur Théodose désapprouva d’abord sa déposition , acauíe de l’affection qu’il avoir pour lui - mais que de-puis que des évêques des deux partis eurent été dépu-tés d’Ephése vers ce prince , & qu’il eut demandé lui-înême la permission de retourner à son monastère , atìïsproche d’Antioche , on la lui donna. II ne dit point ienom de ce- monastère ; mais on dit qu’on l’appelle main-tenant le monastère d ’Euprepré ( íuíYant le texte il fal-loít dire d ’Euprepius ) ; Sc je sai en effet qu’il est à deuxstades d’Anticche.
EUPYRIDAì, lieu municipal de l’Attique, dans,. la tribu Léontíde, vers Athènes. Etienne- le géographe-en fait mention.
■ EURANÍUM > ville de la Carie , selon Pline-,
l. 5 , C. 2 6.
EURE, (!’ ) en latin Ebura ou Aura , rivière de Fran-ce. Elle a sa source au Perche , dans la Forêt de Logni,entre Nully Sc la Lande ; d’où passant dans La Beausse ,à Pontgoin Sc à Courville , elle s’en vient à Chartres ;& de-là coulant au septentrion par Maintenon & No-gent-le-Roi > où elle reçoit quelques petites rivières, ellepasse par l’ifle de France , Sc s’augmente de la Blaile,qui vient de Dreux Sc de í’Aure ; puis séparant l’ifle deFrance de la Normandie , elle va près d’Anet à Ivry ,où elle reçoit la Vegre, Sc à Breuillepont j de-là cou-lant de la Normandie à Pacy 8 c autres lieux , elle íegrossit de l’Iton, un peu au-dessus d’Acquigny , d’oùelle va à Bouviers ; Sc enfin elle se rend-xìans la Seine ,un peu au-dessus du Pont-de-l’Arche , à trois lieues dqRouen. Cette rivière porte bateaux dès Maintenon, 8ccoule toujours de-là en bas par une vallée qui est desplus belles Sc des plus fertiles que l’on puisse voir, quel’on appelle la vallée d’Eure , qui continue jusqu’auPont-de-l’Arche ; Sc c’est cette rivière dont on tire unepartie à Pontgoin , pour la faire passer à travers les terrespar un aqueduc à Maintenon , pour de-là être conduiteá Versailles. * Baudrànd , éd. 1705.
La Vallée d’Eure, est la vallée qu’arrose la riviè-re d’Eure, au-dessous de Maintenon, 8c elle s’étend de-là jusqu’au Pont-de-l’Arche. Elle est belle Sc fertile.
Lorsque Louis le Grand voulut embellir ses super-bes jardins de Versailles , les géomètres de l’académieroyale des sciences > furent occupés à de grands nivel-lernens, pour trouver quelles étoient les rivières donton pouvoity amener les eaux, pour y produire les mer-veilleux jets d’eau qui en font le plus grand ornement.De la Hire trouva, qu’en prenant l’Eureàdix lieues en-viron au-delà de Chartres , elle étoit de quatre-vingt-unpieds plus haute que le réservoir de la Grotte de Versail-les.-Le nivellement fut recommencé en 1 <585 , Sc il nedifféra du premier que d’un pied ou deux. * Eloge de Dela Hire , Hiíî. de /’Académie des Sciences , à E année1718.
E V RE, selon Longuerue , Descript. de la France ,
I, part. p. 123 , en latin Avara , ou Avéra , Sc par cor-ruption Evra , d’où s’est formé le nom françois Evre ,que quelques-uns écrivent Y E v R e , petite rivière deFrance, dans le Berri. Bourges , capitale de cette pro-vince, est nommée Avaricurn , du nom latin de cette ri-vière qui y passe. Coulon, Rivières de France , 1 part.p- 305 , la nomme Aure ou Eure , Sc en parle ainsi :elle vient de dessous Saint - Souíanges , des étangs dePoiigny Sc de Saugy , passe à Saint-Germain , Sc entre àBourges du côté de Saint - Privé , où elle se divise entrois branches , dont l’une entre dans la ville, Sc la tra-verse , pour se rendre dans les fossés, la nettoie ,.& sertaux Teinturiers Sc aux Tanneurs , pour les ouvrages deleur métier. La deuxième coule le long des foliés ; Sc latroisième, qui est LA Grande Eure , passe au-dessusdu fauxbourg de Saint-Pierre. Cette rivière se charge àBourges de plusieurs autres , avec lesquelles elle va seperdre dans le Cher, à Vierzon.
EVRE ( Saint); abbaye de France , dans la Lorraine,nu diocèse , Sc dans un fauxbourg de Toul, q H ; en portele nom. Elle est de Perdre de saint Benoît. Voyez. Toul.
EVRECI, bourg de France , en Normandie , dansle Bocage, assez près de la source d’une petite rivière ,qui tombe dans l’Orne, entre Aunai fur l’Odon Sc Caen.
Í1 a titre de Vicomté , laquelle a été démembrée , tantde la vicomte que du bailliage de Caen, malgré les op-positions des habitans de Caen. Les affaires qui font duressort du bailliage , s’y jugent de six en six semaines ,devant le bailli de Caen ou son lieutenant, qui y va te-nir les asiues. Les affaires de la vicomté s’y jugent lejeudi de chaque semaine , devant le vicomte qui est par-ticulier pour ce siégé , ainsi que les gens du roi Sc quel-ques autres officiers ; mais les assesseurs font les mê-s que ceux de la vicomté de Caen. * Corneille ,
m
Dictionnaire , Huèt , Origine de Caen, p. 211.
EUREPA , petit pays de Finlande , dans la Care-líe , le long du golfe de Finlande , entre Vibourg aunord , Sc les frontières d’Ingrie au sud. II n’y a aucuneplace remarquable. II est mal nommé Europa sur quel-ques cartes. * Baudrand , édition 1705.
E U RE S. Le capitaine Cowlet, dans son voyag eautour du monde., de l’an 1684, dit avoir donné ce nomà l’une des ifles que les Espagnols nomment Gallep&sgos , ou les istes enchantées. Elle doit être à peu p resfous la ligne. * Cowlet , Voyage imprimé au IV t. de sVoyages de Dampier. éd. d’Àmst. 1714, p. 220.
EVREUX, ville de France, dans la haute Norman-'die, avec un évêché suffragant de l’archevêché de Rouen-Sa longitude est de 17 deg. 48 min. 39 sec. Sa latitude estde 49 deg. 1 min. 24 sec.
Eile est située dans une vallée étroite , arrosée p arla petite rivière d’Iton. On compte d’Evreux à Bou-viers 4 lieues ; à Rouen 10 lieues ; à Mantes , 11 lieuesSc à Paris 23 lieues. La grande route de Paris en Basse'Normandie traverse Evreux.
L’époque de la fondation de cette ville est inconnue-On apperçoit feulement dans l’histoire qu’elle exist 0,tavant le passage des Romains dans les Gaules. L’ori-gine de son nom s’est atjísi perdue dans la nuit des teins-Les opinions des historiens font partagées. Celle q ulest la plus généralement adoptée, est que cette ville stiré son nom de celui des peuples qui habitoient le can-ton des Gaules. Jules César, dans ses Commentaires»les appelle Eburovices. C’est vraisemblablement de cemot latin que s’est formé le mot françois Evreux-
Ceux qui aiment les recherches Sc les conjectures *peuvent consulter l’Histoire d’Ammien Marcellin, &le premier chapitre de celle du comté d’Evreux , p afle Brasseur.
La ville d’Evreux est médiocrement bâtie. On comp te68 rues , tant dans la ville que dans les fauxbourg 5.Presque toutes les maisons font construites en bois 'comme dans la plupart des autres villes de Normandie-II n’y subsiste plus d’anciens édifices. Cette ville 3souffert'plusieurs sièges 3 a été saccagée par Henri I »roi d’Angleterre , Sc brûlée à la fin du douzième sié-cle , par Philippe Auguste.
II y a cependant encore quelques restes de murailles dansla ville , qu’on croit être du teips de Jules César , ain"qu’un aqueduc , qu’on volt au vieil Evreux. C’est 1111village , à deux lieues de la ville, où étoit un camptifié des Romains. Cette conjecture est justifiée par pl u 'sieurs médailles , Sc par une clef singulière , qui ont ettrouvées dans les ruines, Sc qui font conservées par Mt sNervet d’Evreux. Voyez. VHistoire de cette ville , P- '
On peut seulement aujourd’hui remarquer une to lirassez belle , au haut de laquelle est l’horloge de lav» e>Elle a été élevée sous Louis XI. , ,,
II y a dans Evreux, i°. un chapitre compose _doyen électif, Sc de 31 chanoines , dont 30 font 3 j a g 0Omination de l’évêque. Les canonicats font de-15 a 1livres de revenu , à l’exception de trois ou quatre , P ^duisant environ 4000 livres. L’abbé du Bec , 3 caU ecette abbaye , est réputé de droit le premíe-t chanod’Evreux , fans être tenu à aucune résidence.
2 0 . Huit paroisses , dont les cures font d’un revetrès-médiocre.
3 0 . Sept maisons religieuses ; savoir, une abbaye _Bénédictins, dont l’église est construite sur íe tom ede Saint Taurin, premier évêque d’Evreux, en 1 an 4V >la fondation de cette abbaye est ignorée. On volt e,lement qu’elle a reçu beaucoup de biens de Ric iar
troisième duc de Normandie. „ nr dre ì
Une autre abbaye de religieuses du meme ^
appellée l’abbaye de Saint Sauveur , fondee en