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culier qui est d’entre eux, & qui emploie tout le reve-nu au profit du public, 8c en paye quelque contribu-tion aux Arabes. Ce pays s’appelle Fassen ou Fessen.Je crois que c’est le même que de l’ifle nomme royau-me du Faiíàn, au midi occidental du royaume de Tri-poli, & auquel il donne une ville capitale nommée Fai-san, au midi du mont Guibet, ou mont Atlas, fur laroute de Tripoli à Bournou , ville située fur le Niger.* Dapper , Afrique, p. 241. Voyez Fazzen.
FASSIO, place de la Macedoine, près du golfe deMonte Santo, dans T Archipel. * Com. Dict.
FASSO, grande rivière d’Asie dans la Géorgie.Voyez Phase.
FATAGAR, selon de l’ifle 8 c Ludolfe, ou Fatigar,selon Davity 8c Baudrand , royaume d’Afrique en Ethio-pie. II faifoit autrefois partie de TEmpire des Abiíîìns;mais il est maintenant fous la domination des Gallesorientaux. II a au nord le petit royaume de Gan ; & àForient celui de Balli : c’est à Pextrêmité septentriona-le du royaume de Fatigar que les rivières d’Haouache8c de Natchi fe joignent dans un même lit. Ludolfe,Hifl. d.’Ethiopie , /• 1 » f. 3. dit qu’il étoit autrefois peu-plé de Chrétiens à fa partie orientale.
FATATENDA, petite ville d’Afrique » au royau-me de Woollí, fur la rive septentrionale de la Gam-bra, à cinq cens milles de son embouchure. Les An-glois y avoíent un comptoir, mais les mauvais traite-mens que leurs facteurs recevoientdu roi de Tomanileleur fit abandonner en 1734. * Voyage de Moere, cartede la Cambra, par le capitaine Leach. 1732.
FATEFUl; ou
FATENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dans la Nu-mídie, selon la notice d’Afrique, ou on trouve Hono~ratus Fatenfis. Harduin. Collect. conc.
FATIPOR. Voyez Fetipour.
FATSISIO, iíle du Japon, éloignée environ de 80.milles Japonnois de la côte méridionale de la grande if-le Niphon, 8c au même méridien que Jedo : c’est laderniere d’une fuite de quantité d’iíles qui fe touchentpresque, 8c dont la premiere est fort proche du Japon :íl est fort vraisemblable qu’elle n’a aucuns habitans na-turels ; car elle est absolument stérile, 8c tellement inac-cessible, que pour y faire entrer quelqu’un, il faut yenlever le bateau avec une efpéce de grue, puis le des-cendre de la même maniéré. C’est là que les empereursexilent les grands seigneurs qui ont encouru leur disgrâ-ce, 8c dont l’occupation est de faire des étoffes de foierehaussée d’or. On ne devroít pas, ce semble, attendrede pareils ouvriers des ouvrages d’une grande perfec-tion : on assure néanmoins qu’il n’en fort aucun de leurmain qui ne soit fini, 8c c’est la raison pourquoi les em-pereurs ont défendu le transport de ces étoffes aux étran-gers; car les Japonnois gardent pour eux tout ce qu’ilsont de plus précieux, comme étant seuls dignes de s’enservir. * Kœmpfèr. Le P. de Charlevoix , Hist. du Ja-pon , t. 1.
FAU. Voyez. FouG.
FAVAGnAnA, Favigliana ou Favognana,petite iíle d’italie, fur la côte occidentale de la Sici-le, 8c VMgusa des anciens. Le Portulande la mer Mé-diterranée, p■ 134, la nomme Favoillane ; voici lesconnoissances qu’il en donne. Le milieu de cette iíle està l’est sud - ouest de Trapano environ dix milles, 8cles istes des Fornigues fe trouvent dans cette route.Elle n’est éloignée de l’iíle de Levanzo que de deuxmilles vers le sud ; on peut aisément passer entre deux.Elle est fort grande 8c plate du côté de l’est 8c du sud.Du côte del’ouest» 11 y a une grosse montagne, sur la-quelle íl y a un fort a quatre bastions fort élevé, appel-ié Fort de sainte Catherine. II y en a un autre au-def-fous du côté du nord, & un petit village nommé S. Léo-nardo , auprès duquel il y a un petit port pour des bar-ques , où il y a deux ou trois brasses d’eau ; le vent denord y donne à plein ; fur la pointe de la gauche duport il y a une tour. On peut mouiller avec toutes for-tes de bâtimens au-dessous du fort de Sainte Catheri-ne, par 10. Sc 12, brasses fond de fable ; 8c avec les ga-lères , on porte une amarre à terre vers l’ouest fous cetteforteresse ; mais il ne faudroit pas s’y laisser surprendreaux vents de nord-nord-est Sc d’est qui font les traver-fìçrs. On peut aussi mouiller du côté du sud de Tisss
FAV
dans un petit enfoncement presque par le milieu de 1 ii-le pour les vents du nord 8c de nord-ouest. Cette iílea environ dix-huit milles de tour, est plus longue quelarge, 8c gît íùd-est 8c nord-ouest (par les 38. d. delatitude pour fa partie feptentrionole, selon de l’Ifledans son Atlas.) Le même auteur dit que prefqu’a moi-tié chemin de la pointe du fud-est de Tisse 8c le prochainterrein de l’ifle, il y a fous l’eau de petits bancs de ro-che fort dangereux. Ce qu’il appelle les fornigues danscet article, font d’autres écueils dont le vrai nom estleFormiche, c’est-à-dire les fourmis, entre la Favog-nana , l’ifle de Levanzo 8c la Sicile.
FAVARA, source dans la Sicile d’où fort la peti-te rivière de Favara qui coule dans la vallée de Noto,8c fe décharge dans la mer d’Afrique, entre l’embou-chure du Maulo 8c celle de Frascolari. Cette source aété nommée par les anciens Diana. Fons, la fontaine deDiane.
1. FAVARS, Favas, Fabas, ou Lume-Dieu, LumenDei, Falvafìum. Abbaye de filles, en France, de Tordrede Cîteaux, filiation de Tard, en Gascogne, au dio-cèse de Comminges, près de la rivière de Salat, a unelieue de son embouchure dans la Garonne. Elle fut fon-dée au commencement du treizième siécle.
2. FAVAS , ou Favars, selon Corneille, lieu deFrance qu’on a coutume de joindre à Bargemont, vil-le de Provence, dans l’évêché de Frejus. II fut ruinépar les Sarrazins dans le VIII. siécle, au même temsque ces Barbares martyrisèrent Saint Porcaire, abbé deSaint Honorât de Lerins, 8c ses moines. II est parlé deFavas dans les archives du monastère de Clugny deTan ioxy. du tems que Saint Odillon, abbé de ce mo-nastère, fut appellé à Lerins. Quelques inscriptions 8cdes tombeaux qu’on a trouvés, avec les pièces de mon-noie » 8c les vases que les Payens mettoient dans lesfépulchres, font des preuves de son ancienneté.
FAUCENA, nom latin de Fuessen, ville de Suabe.
FAUCES, mot latin qui répond au mot FrançoisGorge. Les anciens s’en fervoient pour signifier le ca-nal de communication d’un lac , d’un étang , d’une meravec une autre; 8c c’est ce que nous exprimons par lesmots de détroit, de canal 8c d ’embouchure Us s’en fer-voient aussi pour marquer les passages entre des mon-tagnes ; c’est ce que nous disons Pas, Col, ou Gorge.
FAUCILLES, en latin ecularum Mons, montagnequi fait partie des monts de Vosge. Voyez VosgeFAUCINIANUS TRACTUS, nom latin du Fausfìgni.
FAUCOGNEY, en latin Fauconeium, ville de Fran-ce, dans la Franche-Comté , au bailliage d’Amont, Scau pied du mont de Vosge, fur la petite rivière deLantaine, à trois lieues au-dessus de Luxeuil, 8c unpeu plus des frontières de la Lorraine. * Baudrand ,édit. 1705.
FAUCON , bourg de France , en Provence , selonBailles, ou village, selon d’autres. IIest dans la Ví-guerie de Sisteron, 8c n’est remarquable que pour avoirété la patrie de Saint Jean de Matha, instituteur desreligieux de la Trinité pour la rédemption des Cap-tifs, dits Mathurins.
FAUDOAS , selon Corneille, bourg de France»dans la Lomagne, avec un château. II est au díocèíede Montauban , 8c donne son nom à l’ancienne maisonde Faudoas. De l’ifle écrit Faudoes , Sc n’en fait qu’uOsimple village, à l’orient de Maubec, fur la grande rou-te de Leitoure à Toulouse. r
1. FAVENTIA, nom latin de Faenza, ville d
talie. ,
2. FAVENTIA, nom latin de Faïence , viH e eProvence. ,
FAVERNAY, Faverneium. Abbaye régulière eFrance, ordre de S. Benoît, diocèse de Besançon, lurla rivière de Lantaine , à quatre lieues de Luxeuil versle couchant. Ce fut d’abord une abbaye de fiH e ® ’ en 3place desquelles Anse ric , archevêque de Besançon,mit des moines Tan 1132. C’est dans TégUfe de cetteabbaye que fe fit en 1608. lè fameux miracle d une ostie consacrée, qui dit-on, se conserva suspendue en 1 arau milieu d’un incendie, Sc à la vue dune affluende peuple, pendant l’espàce de deux jours entiers ,qui donna lieu à l’archiduc Alb çrt ^ a libelle