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Et élever sur un afic’ên édifice > qui était bas 8 c obá'cùr ,un nouveau monastère qui est bâti dans i’enceínte duchâteau , qui a ses solfiés Sc ses ponts-levís. Ce prince ymit des chanoines réguliers en la place des religieusesqu'il y trouva, & qu’on transféra à Montiviliers. II fitfaire auffi un cercueil de pierre, & il y voulut être in-humé. Tant qu’il vécut , après qu’il fût fait > il eutfoin de le faire emplir de froment chaque vendredi,pour donner aux pauvres , avec vingt fols d’argent. Ro-bert III, son successeur » accrut de beaucoup les biensde cette abbaye, & y fit venir des religieux de saint Bé-nigne de Dijon , auxquels il donna droit de haute,moyenne 8c basse justice. Guillaume , abbé de saint Bé-nigne de Dijon , fat le premier abbé de Feseamp, ouil mourut en 1031, & son corps s'y conserve. II obtint dupape Jean XVI, d’être indépendant de l’archèvêché deRouen. C’est une des plus belles , des plus nobles &des plus riches abbayes du royaume. EUe possède quan-tité de précieuses reliques , & beaucoup d’argenterie.
Soti église , qui porte le titre de la sainte Trinité » estla plus grande 8 c la plus majestueuse de toutes les égli-ses du pays de Caux. Elle a seize piliers de chaque côtédans fa longueur. Elie est bâtie en croix Sc couverte deplomb , auffi-bíen que fa grosse tour quarrée, qui estélevée íur le milieu de la croisée , 8c ouverte en de-dans , en maniéré de lanterne , 8c qui renferme unegrosse sonnerie , 8c úne cloche du poids de plus dedix milliers. Les bas-côtés , qui accompagnent la nef jfont à double voûte. Le grand autel est de#marbreblanc , enrichi de bas - reliefs , qui servent comme depiédestal à une grosse châsse , faite en forme de tom-beau , accompagnée des figures de íàint Taurin 8 c desainte Suzanne, en grand , le tout de même marbre.Dans cette chaste font enfermés les corps de saint Fla-vien* évêque d’Autun; saintContest, évêque d’Evreux;de saint Saën , religieux , Sc ensuite abbé de faíntSaën ,
Lc de saínìê Atre , martyre. Demere le maître-autel ,qui est isolé > on voít un calvaire, ou l’on á représentéun grand nombre de personnes. Les chapelles d’autourdu chœur font assez propres , 8 c fermées d’une grande& haute balustrade de pierre dure , bien ouvragée 8 tchargée de sculptures. On distingue la chapelle de laVierge , bâtie hors d’œùv-re derrière le chœur ; elle a lâlongueur de cinq croisées. L'autel, où est représenté letrépas de saint Benoît, est un a fiez beau travail; maiscelui qui représente le trépas de ia sainte Vierge , enprésence des apôtres, attire fur - tout l’attention desconnoisseurs. Toutes les figures font en pierres, Sc plushautes que le naturel. On estime auffi beaucoup les huitfigures qui accompagnent le tombeau de Notre-Sei-gneur. L’autel, qui est appuyé contre une belle tribuneou jubé , dont le dessous sert d'un vestibule fort ípacieux.pour entrer de la nef au chœur , est encore un grandouvrage de pierre , où l'on n’a pas épargné , ni le nom-bre des figures en grand , ni les gros reliefs. L’abbayéde Fescamps , dans l’église de laquelle sont les tom-beaux des anciens ducs de Normandie , possède dixbaronníes , dix hautes justices , 8e dix fèrgenteries, en-tre lesquelles la baronnie de Feseamp Sc celle de Vít-steur , qui font la manie abbatiale » produisent plus désoixante mille livres de rente à l’abbé. Non-seulemesttelle est exempte de la jurisdictíon épiscopale ; mais elleexerce une jurisdiction comme épiscopale fur les dixparoisses de la ville , Sc fur seize autres situées dans lediocèse de Rouen , suivant la concession faite â Hen-ri , abbé de Feseamp , par Hugues F archevêque deRouen. L’officíal de Feseamp a droit de visite fur toutesces paroisses , Se y peut tenir lyndde * assembler lescurés , & y faire des régíemens.
On peut compter entre les grands hommes qui fontsortis de l’abbaye de Fescamps, saint Maurille , arche-vêque de Rouen , peu après íe milieu dii XT siécle.^ Corn. Mémoires dressés fur les lieux.
FESCENNIA , selon Pline , L j , c. f, & Phasce-sûon > selon Denis d'Halícarnasse, l • 1 , ancienne
' .ville d’Italie , dans l'Etruríe . au-deffus de Faíere , dontelle étoít voisine; auffi Virgile , JEneid. /. 7 , v. 695joint ensemble Fescenntnas acier, œquosque Falïscos.Ce fut à Fascennía que prirent leur commencementles vers nuptiaux ou Ëpithalatnes ; & comme cette ma-
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tìére doniîoít beau jeu à des gens quí ne íè pîq'uóíent.pas de la modestie Sc de ia politesse du style , on lesappella dans la fuite Fescennina carmìna , oú vers Fes-cennins -, les vers où la pudeur n’étoit nullement ména -gée. C’est ce qu’Horace appelle Fescennina licentia , íálicence Fescennine. C’est auffi à quoi fait allusion Ca-tule , en disant dans un épííhalame : procax Fescennmalocatio. D acier , dans son Horace , t. 9 , p. 584 , dit quéFescennia est aujourd’hui Citta Castellana. Orté-lius le dit auffi, Sc cite pour garants Leandrd Albert!
8c Erythrseus ; mais le R Hardouín , in Plinii l. c. veutque ce soit présentement Galese, fur le Tibre- dansle patrimoine de saint Pierre.
FESENSAC. Voyez. Fezensác. ,
F E S I, montagne du Japon , voisine du Suranga hdans l’isie Nipon. On prétend qli’elle ne le cède pr es-qu’en hauteur qu’au Pic de Teneriffe. Sa figure estcharmante à la vue , Sc à quelque chose de fort singu-lier. Le sommet en est toute l’année couvert de neige,
Sc cette neige, voltigeant au gré du vent, ( ce qui estremarquable; représente comme un chapeau qui fume.fans cesse : on dit qu'il en fortoit autrefois des flammes;mais que le feu ayant fait une ouverture au côté de lamontagne , les flammes .disparurent : il en fort encorequelquefois une fumée noire, accompagnée d’une puan-teur insupportable. * Le P. de Charkvoix, Hist. du Japon.FESOLÍ. Voyez.' Fiesoit
FESSEITANUS , dans la notice d'Afrique» n° 12; 7on trouve entre les évêques de la Numidie » Adeoda -tus Feffeitanus. ,
FESSE », ou Fisen , grahde habitation de Numí-dîe , qui confine avec les déserts de l a Libíe , avec leroyaume d’Agadez, au pays des Nég res , 8c avec l’E-gypte. C’est-là que font les ruines d e i a g rain de villed’Eleocat, à soixante journées du Caire , dans un dé-sert sabloneux , où il n’y a aucune autre habitationqu’Augela, qui est au milieu du désert d e l a Libie. Cettecontrée comprend cent villages » Sc vingt - huit villesdont la capitale est à 44 deg. de longitude > 8 c à-zó delat. Cet état est peuplé de gens riches en dattes Sc en ar-gent, à cause du commerce desNegres.^Les habitans ontun seigneur particulier, qui est d’entr’eux, §c quí em-ployé tout le revenu aU profit du public. Il en paye quel-que tribut aux Arabes. On y manque de p a j n Sc déviande. Tout ce qu’on y peut manger est de k chair dechameau ; mais elle est fort chere. * Com. Dict. Mar-mol , Descript. de l’Afrique , t. 3 , c. 60. jy e i a ç rû ' tx *Afrique , anc. Sc mod. t. 2.
FESSEN. Voyez. Fassen 8c Fazzen.
FESTA, Sc Falacron, ou selon d’autrés exemplai-res Fallacorum. Ce font deux ifles entre la Sicile Sc l'A-frique , suivant Antonin , hiner. Surira lit Icesia attlieu de Fefia. * Ortel. Thesaur.
FESTI. Voyez. Phesti.
FESTO. Voyez. Ph^stum ScFhÀstus. ÍVEaty, copiépar Corneille , dit qu’il y a eu dans l’ií] e de Candie ,Sc dans la Thessalie > deux villes nommées Feflo. Bau-drand > in vocc Ph&flum » avoít dit que J e nom modernede Phacstúm en Crete est Festo , Sc avoir ajouté qu’il yavoit eu Phœstum , ville de Macédoine sdans l’Estio-iide. Mais ii ne donne point le nom moderne de cettedernière. Il ne fait mention ni de Pune ni de l’autre »dans son Dictionnaire François . destiné à k Géogra-phie moderne. Áu lieu de f haftum, Corneille dit Fes~tum , quí est inconnu a. tous les anciens;
FESULíÇ Foyez. Fiezoli,
FETHÁRD , petite vill e d’íriande » dans la pro-vince de Munster, áu comté de Tiperari, à huit milles jpresqu’a 1 est de Cashel Elle a droit d’erivoyer des dé-putés au parlement II ne faut pas la confondre avecFeathar,,qui est dans la province de Leînster, au comtéde Wexford. Robert, dans fa carte d’Irlande, nommel’unë Sc l’autre Feathar , en quoi il & trompe. * Etaiprés. de l’Irlande , m C4.
FETIPÒtjR, vjj| e ? de l’índoustaft, dans íaprovincëd’Agra. Elle s’appelìoít autrefois Sicari , Sc le mot dëFetipour , qui marque en fa signification la jouissance dôce que l’on souhaite, lui fut donné par Ecbar , ou lggrand Mogol Akebar , a cauíe de 1 heureuse nouvellequ’il y reçut de Ia naissance d’un fils. Cette ville est^ * 3 Tome II V yyvy