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Tome second. C - F.
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éloignée d’Agrad’environ six lieues.. Elle a été très-beíle; ce fort, par le moyen duquel ils étoíent souvent trou**

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Ecbar ,au commencement de son régné , âpres en avoirfait rebâtir les murailles, en avoit fait la capitale deson empire. Mais, lorsque des villages ,ou, si l’on veut,des bourgs d’Agra , il eut fait une nouvelle ville , qu'ilnomma Ecbarabad ( lieu bâti par Ecbar ) il y transportafa cour ; 8 c bientôt Fetipour fut presque déserte. Quoi-que cette ville de Fetipour soit fort délabrée , on y voítencore une grande place ornée de bâtimens, Sc Feutréemagnifique d u palais d’Ecbar y est entière. Ce palais estaccompagné d’une des belles mosquées del’orient, bâ-tie par un mahométan Calender de profession, qui y estenterré avec la réputation d’un saint. II y a auprès ungrand réservoir , qui fournissoit de F eau à toute la ville»II étoit d’autant plus nécessaire , que toutes les sourcesdes environs font salées Z & les eaux mal saines furentune des principales causes qui obligèrent le grand Mogolàs’établir ailleurs. *Thevenot,Voy. des Ind. p. 115,8c suiv.

Le P. Catrou , dont l ’Histoire générale du Mogol estfaite sur les Mémoires de M. Manoncbi , n’est pas tout-à-fait d’accord avec Thevenot. Selon lui, Akebar ouEcbar abandonna Dely , fous prétexte de s’acquitter duvœu qu’ilavoîtfaitde bâtir une mosquée, s’il obtenoit duciel un fils, pour héritier de son empire. C’estdoncceprince 8c non le Calender , qui bâtit la mosquée de Fe

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blés dans leur commerce. A demi-lieue du mont deSaínt-Jacques , 8c du village de la Mine, passe une ri-vière qui se déborde pendant les saisons pluvieuses.Les rochers » dont elle est pleine , font cauíe qu’on nepeut la remonter , non pas même avec des barques.L'eau en est fraîche 8c fort bonne , 8c les vaisseaux yviennent s'en fournir assez souvent. Les gens du châ-teau en boivent , ainsi que ceux du village , fans quoiils seroient embarrassés durant les saisons qu’il ne pleutpoint, parce qu’il n’y a sources d’eau douce qu'à plusde trois lieues de-là. Le terroir de la Mine, étant bas8c peu fertile , ceux de Fétu, d’Arembo, de Commen-do 8c d’Akanni, qui íont leurs voisins » leur apportentdu millet, du vin de palme , du sucre , des ananas , Scautres vivres , 8c prennent de l’or 8c des poissons enéchange. Le village ne laisse pas d’être bien peuplé -en forte que, dans le besoin, on en peut tirer jusqu'àdeux mille hommes propres à porter les armes , parmilesquels il peut y avoir deux cens chrétiens de race demulâtres. Ils font presque tous pêcheurs Sc tributaires dela citadelle , à laquelle ils donnent le cinquième detoutes les prises qu’ils font. Quelques-uns s’appliquentà polir le corail. Le village de la Mine a volt autrefoisdeux maîtres. Une moitié dépendoit du roi de Com*mendo, 8c l’autre du roi de Fétu. Les habitans ont l’o-

tipour. U sit élever auprès de cette mosquée un palaismagnifique. II y fixa son séjour 5 8c ses courtisans s’em- blígatiori de leur liberté aux Portugais , Sc vivent pré*pressurent à l’envi d’avoir des maisons autour du palais, sentement en forme de république, sous la direction du

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ce qui forma dans peu une ville médiocre. Elle s'ap-pelloit avant cela Fetipour. Ce ne fut donc pas la nais-sance du prince qui lui fit donner ce nom. Bientôt ons’apperçut que l’air y étoit mal sain , 8c que les eauxy causoient des maladies. Le roi condamna lui-mêmeson mauvais choix » abandonna Fetipour, 8c retournafur les bords du fleuve Gemma ériger une nouvelleville dans le voisinage de Dely.

FETU , royaume d’Afrique , en Guinée , fur la côte«For- U est. borné au couchant par le royaume de Com*mendo , au nord par celui d’Aty, au levant par celuide Sabou , & au micji par la mer. II y a plusieurs vil-lages fur la côte, 8c le plus considérable est celui queles Portugais appellent Cabo Curço , du nom du cap

gouverneur du château , 8c de quelques chefs de leurnation. Le village est divisé en trois parties , 8c chaquequartier a son Brafo ou capitaine particulier. Lorsqu’iísurvient quelque démêlé entr’eux, ils ^assemblent chezle plus ancien de ces trois chefs » 8c après que leur réso-lution a été formée , ils la portent au gouverneur, quiF approuve ou la rejette , selon les suites qu’il en peutprévoir. Si quelqu’un de leurs voisins de Fétu ou deCommendo a fait tort à Fun d’entr’eux , tout le peupleprend son parti ; 8c les chefs vont prier le gouverneurde leur permettre d’user du droit de représailles fur lesterres de Foffenseur. Les Portugais prenoient grand foinde les soutenir dans ces sortes d’occafions , «fin de lesrendre redoutables à leurs voisins » en quoi ils font imi*Corse , qui en est tout proche. Ces villages font habités tés par les Hollandois qui ont pris leur place. * Corn?par des pêcheurs 8c par des gens qui s’occupenti. faire Dict. ha Croix, Relat. d’Afrique , t. z.du sel. Les Hollandois avoient un fors près de ce village Selon Bosman, lettre 4 de fin voyage de Guinée , íede Cabo Curço , assez bien fourni d’hommes 8c de muni- pays de Fétu a environ quatre petites lieues d’étendue ,tions de guerre ; mais cela n’empêcha pas qu’en 1664, le tant en longueur qu’en largeur. Il commence au montcapitaine Holmes ne s’en rendît maître au nom de la S. Jago,ou à la petite rivière salée qui court le long du

compagnie Angloise d’Afrique. Ce fort, qui porte lenom des mines d’or, qui n’en font pas éloignées, est si-tué fur les confins du royaume de Fétu, près de la mer,au fond d'un arc que forme la côte , fur les bords d’u-ne petite rivière salée > nommée Benja , 8 c à trois lieuesde Commendo. Les François , à ce que disent les gens

village de la Mine dans les terres , Sc qui a environ unedemi-lieue de long , 8 c il finit un peu au-dessous durMont Danois , au-delà du Cabo Corso. Ci - devant cepays étoit si peuplé 8c si puissant, qu'il étoit la terreurde ses voisins, 8c particulièrement de ceux de Gomma*ny, qui en dépendoient en quelque maniéré. Mais le«

du pays , y ont eu un établissement , Sc les Portugais guerres continuelles Font fort affoibli, 8 c ce peuple estles en ont chassés. Une batterie s’appelie encore la bat- réduit à reconnoître pour ses maîtres ceux auxquels ilteríe des François. Les Hollandois la relevant il y a commandoít auparavant. Des guerres civiles ont ruinéquelques années, y trouvèrent des chiffres gravés fur 8c dépeuplé le royaume qui, naturellement fertile , man-ia pierre ; 8c de même une inscription dans úne cham- que d’habitans pour le cultiver. Bosman qui l’avoit fou*

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bre du fort > mais tous également effacés. O11 volt gra- vent traversé avant ces guerres, y avoit trouvé un grandvé fur la porte du magasin 1484; ce qui fait conjectu- nombre de beaux villages bien peuplés , b

rer que le fort fut bâti íous le régne de Jean II, roi de -'— J -~- ■ r 1 -**-— ' ''

Portugal. Comme ces chiffres sesont très-bîen conservés»

bien bâtis ; 1®

pays abondant en fruits , en bétail, en huile » en vin d®Palme. Ce qu’il y avoit vu de plus agréable , c’étoitle*il faut que les autres 8c Fínscríption fussent beaucoup promenades couvertes 8c unies entre EiMína & Símbé*plus anciens , 8c qu’ils eussent été gravés íans foin. Le village qui est à une lieue 8c demie avant dans le pay s *fort est bâti fur une roche fort haute , que la mer bai- II y avoit vu d’autres allées d’une demi - lieue de lo n £jgne d’un côte. Ses murailles font d’une pierre très-dure , Sc si bien couvertes , qu’il y étoit à Fa bri de la plu ie "ce qui fait que le canon n’y íauroit faire aucune brèche du soleil. Les grands 8c beaux arbres que l’on voít íurconsidérable. On ne peut bailleurs le prendre d’assaut, les montagnes , fervent auffi d’un grand ornement aip

à cause de sa hauteur prodigieuse. La montagne de saintJacques , qui a pris ion nom d’une petite chapelle, queles Portugais y avoient h a tmenFhonneur de ce saint, està l’ouest du château, au-dela du fleuve. La montée en estfacile d u côté du château ; mais elle est presque inaccestî-ble vers Fétu 8c Commendo. Derrière cette montagne,il y en a une autre de même hauteur, & vis-à-vis dans'le château, on a dressé une batterie, fans épaules , avecquelques pièces de canon, pour tirer fur le fort Saint-Jacques en cas de besoin. En 1637» la division s’étantmise parmi les Portugais, les Hollandois leur enlevèrent

pays , aussi-bien que la petite rivière d’eau fraîche, dontil est arrosé. Le manque de fraîcheur fait que 1 on ad *mire dans ce pays-là, ce qu’on regarde à peine dans unclimat comme le nôtre.

1. FEU, petite ville de la Chine, dans la province

de Xensi » au département de Jengan, huitième métro-pole de la province. Elle est plus occidentale que re-kin , de 8 degrés 15 minutes, par les degrés 9 minu-tes de latitude. Atlas Sinenfis. , .

2. FEU. ville de la Chine , dans la Prince deSuchuen , au département de Chungking , cinq