FEZ
métropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin de io degrés, par les 29 degrés 45 minutes delatitude. Atlas Sinenjis.
FEVERSHAM, bourg d’Angleterre, avec titre decomté , dans la province de Kent. II est entre Cantorberí& Rochester, â trois lieues de la premíere , & à cinq del’autre ; fa fituation fur un petit golfe lui est avantageuse.Il est remarquable dans l’histoire ecclésiastique d’Angle-terre , par l’abbaye qu’Etíenne y fonda, Sc où la reineía femme , le prince Eustache son fils Sc lui, furent in-humés. Ce monastère étoit de l’ordre de Clugni. Ce lieuest nommé Fauresfeld dans les chroniques Saxonnes,publiées par Gibfon , p. 244. * Baudrand , édit. 1705.Rapin Thoiras , Hist. d’Angleterre, t. 2 ,p. 140.
FEUILLANS, selon Baudrand, en latin Fulium ,village Sc abbaye de France , en Languedoc , aux fron-tières du comté de Comminge , fur le ruisseau de Tou-che , à deux lieues de Rieux au septentrion , en passantvers Toulouse , dont elle n’est qu'à six lieues. Ce lieua donné le nom à la congrégation des Feuillans, Sc àcelle des Feuillantines. Cette congrégation , dont Feuil-lans est ie ; chef-lieu , fut instituée par Jean Barriera dela Barrière , abbé de l’ordre de Cîtaux, dans le diocèsealors de Toulouse, aujourd’hui de Rieux , en 1577 ,pour faire revivre le premier esprit de saint Benoît Scde íaint Bernard. Elle fut approuvée en 1686 » par lepape Sixte V. * Valemont , Elem. de l’Hist. t. 3.
FEULEAMG, ville de la Chine , dans la provincede Kiansi , au département de Jaocheu , seconde métro-pole de la province. Elle est de 7 minutes plus occi-dentale que Pékin, fous les 29 degrés 44 minutes delatitude. Atlas Sinenjis.
FEUILLETIN , Fettin , ou Felletin , Felti-num , petite ville de France , dans la haute Marche, furla rivière de Creuse, à 18 lieues au-dessus d’Argenton,avec châtellenie. Ce domaine formoit anciennement unepartie du comté de la Marche , Sc il fut donné avec Au-busson Sc d’autres terres â M. le maréchal de la Feuillade,en échange de la terre de saint Cyr. La ville de Feuil-letin est recommandable par son commerce de bestiaux,& par fa manufacture de tapisseries.
FEURS , ville de France , en Forez , fur la rivièrede Loire , qui y reçoit le Lignon. Elle est capitale duhaut Forez , presqu’au milieu , entre Rouanne au sep-tentrion , 8c Saint-Etienne au midi , environ à six lieuesde chacune de ces villes , Sc à huit de Lyon au cou-chant. Cette ville est ancienne , & a été connue des Ro-mains fous le nom de Forum SegusianorumA Baud.éd. 1705.
FEUXAN, ville de ía Chine , dans la province deChannsi » au département de Pingyang , seconde mé-tropole de la province. Elle est plus occidentale quePékin de 5 degrés 35 min. par les 37 degrés 44 min.de latitude. Atlas Sinenjis.
FEYRA , ou Afeyra » bourg de Portugal, dans laprovince de Beyra , près de la côte , à quatre lieues dePorto , du côté du midi. Quelques auteurs mettent ence lieu l’ancienne ville de Lancobriga : mais d’autresla mettent à Langroiva , bourg de la même province ,entre les villes de Porto Sc de Vifeu. * Baud. éd. 1705.
1. FEZ , royaume d’Afrique , fur la côte de Barba-rie. II fait partie de la Mauritanie Tíngítane des an-ciens. II est borné au nord par le détroit de Gibraltar Scpar la mer Méditerranée ; à l’orient par une ligne tiréedepuis rembouchure de la Meluya jusqu’au Mont Atlas,qui le borne au sud-est jusqu’à la source de la rivièredes Noirs , qui, avec le Marbea, dans laquelle elle fejette , le termine au fud-ouest jusqu’à l’océan Atlanti-que , qui lui sert de limites au couchant. Ainsi il estenfermé entre le royaume d’Alger au levant, le royau-me de Maroc au midi, Sc la mer par-tout ailleurs. II asept provinces , qui font , selon Baudrand Asgar ,Chaous , Errif , Fez. , Garet , Hasbat , 8c Temesne. DeFille les marque différemment ; car de celles d’Asgar8c de Hasbat, nommée dans les cartes de Sanfon Ha-ba » il n’en fait qu’une , qu’il nomme YAlgarbe. IInomme le Rijfe ce que Sanfon Sc Baudrand nommentErrif, il appelle Alcalaya ce qu’ils nomment Garet.Au lieu de la province de Chaus de Sanfon, ouChaousde Baudrand , íl fe contente de marquer une habita-tion, dont il nomme les habitans Zaovias. Voyez
FEZ 891
Ch.avîa , qui, comme l’obferve d’Ablancourt , dansfa traduction de Marmol , L 4, p. 138, avertit que cefont les Portugais qui ont donné ce nom à la pro-vince, à cause des Chaviens, peuple qui íè distinguoitalors par fa valeur. De l’Iíìe nomme Seis la provinceoti est la capitale , & Temeíena , celle de Temesna.
Le Royaume de FEZ n’est pas moins grand quecelui de Maroc; mais íl est beaucoup plus fertile, mieuxpeuplé » & plus abondant en toutes fortes de grains , debestiaux, légumes , fruits Sc cire. Il le feroit encore da-vantage, si l’on prenoit plus de foin de le cultiver, maisla bonté du terroir, qui produit presque de lui-même,la nonchalance des habitans qui fe contentent de ce quisuffit à leur subsistance, Sc leur scrupuleux entêtement àne vouloir point laisser sortir leurs grains , font causeque plus de la moitié de ces terres demeurent en friche. IIy a quelques mines de fer ; mais ils ne savent pas lerafiner ; & ils ne s’en fervent que pour faire des clous8c autres ferremens grossiers. Ce royaume est traversépar le rapide fleuve de Sebou , qui passe à demi-lieuede fa capitale, Sc va fe décharger par la Mamorre dansl’Océan. II n'y a ní postes , ni voitures publiques éta-blies en tous ces pays ; Sc les correspondances, qui n’yfont pas trop fréquentes, ne «'entretiennent que par desexprès à pied ou à cheval > qui font cependant assez dediligence , Sc ne coûtent pas beaucoup , tant parce queles hommes Sc les chevaux font durs à la fatigue , qu’àcause qu’íls s’y'nourrissent de peu fl e chose , Sc à très-bon marché. Quand les affaires íont importantes Sc pres-sées , on fe sert pour monture de dromadaires , espèce:de chameaux plus maigres Sc plus vîtes que les autres.Les gens du pays disent que cet animal fait par jour au-tant de dix lieues qu’il est de jours à dormir , Sc fansvoir clair en naissant ; de forte que s’il dort pendant sixjours auffi tôt après qu’il est né , il fait par jour soixantelieues, Sc plus ou moins à proportion. On estime que lesAdouars Arabes composent dans ce royaume près detrois cens mille homme payans Garamme , c’est-à-direun tribut annuel de la dixième partie de ce qu’ils pos-sèdent .tribut qu’ils doivent dès qu ils ont-atteint quinzeans. Ce royaume a eu autrefois ses rois particuliers ;mais il est présentement uni a celui de Maroc , Sc n’aqu’u n même souverain , qui fait même fa résidence àMiquenez. Les Portugais Sc les Espagnols y ORt eu j 3 ' lu _sieurs places ; mais les Portugais cédèrent Tanger auxAnglois qui Font abandonné, Sc les Espag no \ s , q U j yont eu beaucoup de places , n’y conservent plus queCeuta. * S. Olon , Etat de l’Empire de Maroc , p. 2 r.
La Province de Fez , ou Fez . proprement dite,province du royaume de Fez , en Afrique. Elle est bor-née au septentrion par 1a rivière de Subu ou. Sebou »qui la sépare de la province d'Asgar, àl’occident par larivière de Burregreg , qui la sépare de Temesne ; & elles’étend à í’orient jusqu’à celle d’Ivanan , Sc au midi jus-qu’à la province de Chaus ou Chavïa.Dapp er ( Afrique,p. 140 ) l’étend de ce côté jusqu’au grand Atlas : lesvilles qu’il lui donne, font, Sale , Meqainçz. ,Tifelsdt,Gema el Hamen , H amis Metagare , Béni Becil , Ma~carmede » Zavìe ou Zagnie , Halyan , Fez. , capitale ,Lampte, El Cafar . Far on détruite, T ’itulit détruite .Dar el Hamar , Maguile Sc Gemat.
Les montagnes font Zalag , Tagat ou Gureigura. »Zarhon ou Zarahanum.
La fertilité du terroir de Fez est admirable. I! produitabondamment de toutes fortes de grains Sc de fruits , 8 cfur-tout des figues , des amandes , des olives , de grosraisins, du lin , du coton. Il nourrit des chevaux , deschameaux , des bœufs , des brebis , des boucs , desrênes Sc des lièvres. Dans un si beau pays , il y a Un-canton de dix milles de long Sc de cinq de large , situéà l’oecident du vieux Fez , qui est infecté d’un si mau-vais air, que les habitans font tous jaunâtres, Sc fortsouvent attaqués d’une fièvre épidémique , qui fait degrands ravages parmi eux. La cause est apparemmentFhumídité excessive du terroir, qui est plein de fontai-nes Sc de rivières. C’est pourquoi dans toute la provin-ce , il y a un grand nombre de jardins ou il croît du lin .des melons , des citrouilles , des beteraves , Sc toutessortes de salades Sc d’herbages , en si grande abondance,qu’on dit . qu’auffi-b>en en hiver qu’en été , l es jardí-nlcrs apportent au marché plus ds cinc^ cens chariots^
r Tme IL V yyyv Ij