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Tome second. C - F.
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ils ienoré FìujTi

ignore r n; m , si eile avoit été fur le Nil, qu’íís nemanquèrent pas de remonter ? z.Fium ne sauroit être dansla Thébaïde des anciens , qui ne descendait point si bas,ni dans celle des modernes, qui est de l’áutre côté du Nil.5 Ce ne peut être que VLIeracleopolis firpèneure;carFimnest au couchant du Nil, à quelque distance du vrai lit dece fleuve , au lieu que la grande ville d’Hercule étoit,selon Ptolomée, dans une ìsse formée par le Nil, laquelleen prenoít le nom de Nome Neracleopolite. Les plus ha-biles géographes conviennent queFíum est l’Arsincé desanciens. Ce qui a donné lieu à quelques auteurs de met-tre Fium fur le Nil, c’est qu’il y a en effet un canal arti-ficiel , qui va du Nil en cette ville, d'orient en occident.Ils Rappellent tantôt Bahr-Jou/èf, ou le fleuve de Jo-seph, parce qu'ils croyent que c’est Joseph , fils du pa-triarche Jacob , qui l’a fait creuser j & tantôt Calith-il-Menhi, ou le canal de Menhí. Ce canal est considéra-ble, parce qu'il a toute l’année un peu d’eau douce quisort de plusieurs fontaines ; il ne porte bateaux , quequand le Nil íe déborde. Il commence à trois journéesde Fium, en tirant vers le midi. près d'un village nom-mé Taruc-Iscerif, baigne la ville, 8c fe décharge dans lelac nommé Birket il-Kern »ou lac de Caron, où ses eauxdeviennent salées. Baudrand » éd. 1705 , distingue deuxvilles de Fium ; l'une qu’il croit être la même cpTAbu-tich . ou l’Abydos des anciens. II la place dans la moyenneEgypte, à douze lieues au - dessus du Caire. II faut quece soit la même que Fium dont il est ici question; car ilen met le gouvernement entre ceux Je Gîfe 8c de Be-nefuef. Ce qui a trompé Baudrand , c’est qu’il a trouvéquelque part <pa’Afioun est un nom que l’on a donné à laville d’Aboutiche , qui n’est plus qu’un village très-différent de la ville de Fium. Voyez, AboutiGI. II metencore une ville de Fium , dans la haute Egypte , fur leNil , à quarante lieues au-dessus de celle-ci; & cetteseconde est la véritable Aboittiche. Quant à VAbydosdes anciens » voyez, Abydos 2. * Le P. Vansleb , Relat.de l’Egypte , p. 252, & Paul Lucas , Voyages dans lahaute 8c basse Egypte, 1.6, p. 205.

F’ITJM, ( le ) province d’Egypte , au bord occidentaldu Nil. Elle commence à Laon , petit village, fur lecanal de Joufeph. Les fables 8c les déserts de la Lybíela bornent au couchant. Cette province contient, selonPaul Lucas » près de trois cens soixante villages. LeP. Vansteb, plus ancien que lui, dit que cela étoit au-trefois ; mais que de son tems , le Fium n’avoit quesoixante-deux villages, $c que tous les autres avoientété submergés dans le lac de Kern, ou ruinés par la ty-rannie des gouverneurs. On y recueille quantité de lin,

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Pharaons. Les Copthes pensent que ces rois employè-rent les Israélites à faire des briques pour ces ponts , cequi est assez vraisemblable ; car il est certain qu’il a falluun nombre presqu’infini d’hommes,pour faire une si pro-digieuse quantité de briques. Le Cascief a la résidencedans la ville de Fium. II paye vingt-cinq bourses au bacha,5 c cinq à son Kehaia ou lieutenant 8c a ses agas. Lé prixde fa ferme est de deux cens bourses » argent comptant,qu’il paye en quatre termes,. Le divan du Caire lui don-ne trois cornettes de spahis ou de cavalerie pour la gar-de de son pays > auxquels il ne paye de six en six moisque vingt-cinq piastres ; ce qui fait que ces troupes fontmal en ordre. Voyez. Arsinoé.

FIUMARA DEL MURO , en latin FumariaMûri : autrefois Caenis , ancienne ville des Brutiens »dans la Calabre ultérieure , fur la rivière de Cenis i àune lieue du Far , de Messine » èc a trois de Rhegio ,du côté du nord. * Baudrand , éd. 1705•

1. FIUME ; ce mot ne veut dire que rivière en Italien *5 c fe joint à quelques dénominations particulières , quidéterminent la rivière dont il est question.

2. FIUME » en latin ad fiumen , Fanum fanEli VitiFlommonienfis , ville d’Allemagne , dans la Carnîole ,fur la côte du golfe de Carnero. Ce senties Italiens qu!Rappellent ainsi ; car les Allemands la nomment Saint-Weit. Voyez.ce mot. * Baudrand , éd. 1705.

FIUME DEL AMIRAGLIO , c’est-à-dire , la ri-vière de VAmiral » en latin Adur , petite rivière de laSicile , la même que I’Oreto , selon Baudrand. Voyez,ce mot.

FIUME DI S. BIAGIO , c’est-à-dire U rivière deSaint-Blaise, la même que I’Agragas des anciens , ri-vière de Sicile , dans la vallée de Hla^are. On la nom-me aussi la rivière de Naro , parce qu’else a fa sourceauprès de Naro » d’où coulant vers le midi , elle íerend dans la mer d’Afrique , à trois milles au-dessousde la ville de Gergenti. * Baudrand , éd. 170s.

FIUME DE LENTINI , enlatin Lentinus , ri-vière de Sicile > dans la vallée de Noto. Else a fa íourcedu côté de Cerretaïia , d o u este passe à Lentipeu après fe jette au golfe de Catane , environmilles au-dessous de Lentim.*PWr^ éd

FIUME DI SAN LEONARDO , c'est-à-dire la.rivière de Saint-Léonard , en latin Fìuvius SanitiLeo -nardi, rivière de Sicile, dans la vallée de Noto. Ellepasse près de Lentini. Sc puis se jette dans se golfe deCatane , environ à douze mules de la ville de Catane,au midi. * Baudrand , ^ ,7 ° 5 -

1. FIUME DELL A MADALENA . en latin Flu-

mi

8cà sept1705.

- — *.* LO-titi À. LCÌ-

, , n. - n/i^rrAAena oetit ruisieau du royaume de Naples,

plusieurs sortes de fruits 8t beaucoup de raisins : c est viusM Evince de Labour ; on Rappelle aussi le For-

L seule province de toute l’Egypte ou ily ait des vxgno daM P fe dans la ville de Naples . un peu plus

- bas q ue le pont de la Magdeleine qui le traverse , se-

lon Baudrand , témoin oculaire-

2. FIUME DELLA MADDALENA, C’est se Se-

latbus fluvius des anciens ; 8c on Rappelse encore Se-i at0 Le nom de Fiume délia Maddalena vient de sonpont, qui est soperbe.au rivage de la mer. L nStbatuentre dans les aqueducs publics de Naples. 8c a fa sourceà deux lieues de cette ville , au nord du mont Vesuve.Cette source est connue sous le nom de la Voila , dontSannazar fit fa nymphe Labulla.

FIUME DI NISI » en latin Enijìs : petite ville deSicile , dans la vallée de Demona. Sc dans le districtou territoire de Messine » vers se midi. On Rappelleainsi , parce qu’elle est près du torrent de N 1 s 1 , àquinze milles de Messine > vers le midi, Sc à trois ouquatre milles de la côte du Fare. * Baudrand . édit.

I ^ÛME DI TERMINt , rivière de Sicile. On íanomme ainsi . à cause qu’elle passe proche de la villede Termini. Quelques-uns ont cru que c’étoitfla mêmequ’une autre rivière de Sicile , nommée il S aise, parceque les anciens ont donné le nom ù’Himera a toutes lesdeux; mais les eaux de Rune sont douces , & celles de

blés ; encore n’y en a-t-il que dans Retendue de septvillages , qui font Fidimin, Nacalifé , Seliin , Abuk.ef »

Agiamiin , Gerraçlo 8c Tobhur. Selon 1 e P. Vanfleb, ony fait le vin de cette sorte. On presse les raisins dansune cuve de terre. On met ensuite le moût dans un sacde grosse toile, & on le presse une seconde fois dansune autre cuve. On le verse ensuite dans de grandescruches qui sont bien poissées en dedans. On met cescruches pendant sept jours au soleil, ses laissant ouver-tes , afin que le moût se puisse purifier. On les boucheaprès cela avec des bouchons de feuilles de palmiers, lescouvrant par-dessus avec de la terre mouillée. On con-serve ainsi le vin jusqu’à ce qu’on le veuille boire. LesEuropéens ou Francs font peu de cas de ce vin , à causequ’il y reste toujours un tiers de lie, qui le trouble aus-si-tôt qu’on en veut verser. S’il étoit clarifié , ce scroítun vin délicieux, les raisins étant extrêmement doux &agréables au goût. Lucas, Vy âge dans la haute & bajfeEgypte , /• ô, p-2° 5 , dit qu’onyferoit de fort bons vins,s’il étoit permis aux Arabes de cultiver les vignes ; lesperes de la Terre-Sainte , qui y en ont, font obligésde cueillir le raisin avant qu’il soit mûr. Ainsi leur vinest toujours verd. S’ils ne fe hâtoíent pas , on le leur

enleveroit à mesure qu’il mûriroit. II n’y a point en __ __ ., „ __

Egypte de province si coupée de canaux artificiels, que l’autre sont salées. Ce qu! en fait voir la différence,celle-ci. Us sortent tous du fleuve de Joseph » 8c ils sent D’ailleurs , leurs sources sont éloignées de plus de qua-faits pour arroser plus commodément la campagne. Cette rante mille pas elles ont chacune un cours opposé :multitude de fossés multiplse nécessairement les ponts. il Fiume di termini se décharge dans la mer de Tos-Ils sont tous faits de briques cuites au feu 8c très-fortes. cane , du côté du nord. * Corn. Dict.

On assure qu’ils sont bâtis sous ses régnes des anciens rois FIUME FREDDO. Corneille en soit mxe ville du

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