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royaume de Naples , dans la Calabre Citérieure : Ma-gin , Ital. un village, au bord méridional, & presqù’àl’embouchure d’une rivière dont il prend le nom.
FIUMINALE DI SAN-FIORENZO , en latinFluvius Sancti Floreniis , rivière d’ítalie , dans Fille deCorse. Elle a sa source près.des ruines de Nebio , Scde-là court vers le nord de Fille, ou elle fe jette dansla merde Gênes , près de San-Fiorenzo, d’où lui vientson nom. Leandro-Alberti Sc Olivier croyent que c’estle Volerius de Ptolomée. * Baudrand , éd. 1705.
FlUMINALE D’ORNANO , en latin OrnanusFluvius , Titanus, Titianus , Titanus , rivière de Fillede Corse dans fa partie occidentale, vers le midi. Elleest fort petite , Sc fe jette dans le golfe de Talabo. *Baudrand > édit. 1705.
FIUN GA , province du Japon , dans Fille de Xi-mo, 8 c dans fa partie orientale , où elle tourne, versle midi , près du royaume de Bungo, avec une petiteville du même nom , selon Chardin, cité par Baudrand.Selon Roland, il faudroitdire Fioega , province deFille Kioesioe , au midi de la province de Boengo, aulevant de celle de Figo , & au nord - est de celle d’O-summí , avec une ville de même nom.
FIXTELE : Davity n’en fait qu'une bourgaded’Afrique, dans la province de Telde , 8 c y place en-viron sept cens maisons. Voyez. Fistelle.
' FLACCIA ; on a donné quelquefois ce nom à labasse Moefie.
FLACKE, ilïe de Hollande, séparée de Fille deGoerée par un bras de mer » selon Corneille. Voyez.Over-Flackee , qui est le vrai nom de Fille.
FLADDE , iíìe de la mer d’Ecosse , au midi , &fort près de Fille d’Arran, entre la presqu’ifle de Kyn-tire au couchant , Sc la province Carrick au levant.Elle est fort petite. * Allart , Atlas.
FLAGONITORUM URBS. Ortélius trouve qu’íîest fait mention de cette ville dans une lettre des évê-ques d’Egypte à l’empereur Léon, qui fe trouve dansles collections des conciles. Cette ville devoir être en
Flamandes , c les Hies > voyez. lbs Açores.
FLAMANDS , peuple qui habite la Flandre.FLAMINIE, contrée de l’Italíe, que les siéclespostérieurs ont nommée Romandiola , ou la Roma-gne prise dans le sens étroit. Les anciens n’ont connuaucun de ces noms , mais bien ceux de Lingones 8c deSenones , peuples Gaulois qui occupoient ce pays, oùîls étoient venus s’établir des provinces de Langres &de Sens , d'où cette partie de l’Italie avoit pris le nomde Gaule Cisalpine. La ville de Ravenne en étoit lacapitale. Elle a fait ensuite une partie fort importantede l’exarchat , sa capitale étant en même-tems le siè-ge des Exarques , 8c de ce que l’empire d’Orient avoitconservé en Italie.
FLAMINIENNE , ( la voie) grande routedes Romains. Voyez, au mot Voie.
FLAMINIUM FORUM , ville d’Italie, dansl’Ombrie > selon le pere Briet , Parai, z pan. I. 5 ,v. <569 ; c’est présentement Ponte centesimo.
ELAMMONA FLANONA . ou Flavona , se-lon divers exemplaires de Ptolomée , L 2 , c. 17, dansle grec duquel on lit <t>zavSra , ou OAwíìi* ; Ortélius lifoit<s>?í«!i>’javot , ancienne ville de Flllyrie , fur la mer Adria-tique. Ses interprètes disent que c’est présentementFi an o n A. Etienne le géographe la nomme <s>hánn.Pline , l. 3 , c. z 1 » la nomme Flanona. Voyez,ce mot.
FLAMONIENSES VANIENSES . ancien peu-ple » qui habitoit vers le fond du golfe Adriatique ,selon Pline, é. 3 , c. 19. Le P. Hardouin avertit qu’ilsn’étoient pas ainsi nommés de Flanona , ville mariti-me, mais de FlaMONía , qui Est présentement Fla-gona , peu loist àu bord de la rivière de Taglia-mento.
FLANATES, ancíen peu P i e de i>m yr -j e , se i onPline, l. 3 > c.% 1. Ils étoient aiust notnxnés de leur vil-le , qui étoit Flanona. Pline remarque qu'ils don-noient le nom au golfe voisin.
FLANATICUS SINUS , aujourd'hui le golfede Car n e r o , ou Canario , au fond du golfe deVenise. Nos géographes François le nomment le golfede Querner.
FLANDRE, ( la ) grande province des Pays -Bas. II n’est pas aisé d'en marquer les limites d’une ma-niéré qui ne soit pas confuse. Car , comme ce nom aun sens plus ou moins étendu , suivant les divers temsdont l’on parle , il faut connoître ses différentes signi-fications , avant que de fixer une description qui neconviendroit pas aux diftérens sens dans lesquels ce mota coutume de fe prendre. La Flandre est nommée Flan-dres au pluriel par quelques-uns ; mais ce qui n’est gné-res fondé en raison , ils y ajoutent Farticle du singu-lier , Sc disent la Flandres » ce qui ne me paroît pasfort juste. Les Flamands disent Vlanderen ; les Alle-mands Flandern ; les Anglois Thé Flanders j les Espa-gnols Flandes , Sc les Italiens la Flandra.
On pourroít diviser la Flandre , selon les languesqu’o n y parle ; en Flandre Flamande , Flamingante ouTeutoníque , c’est-à-dire où l’on parle le Flamand , dia-lecte de l’ancien Teuton ; Sc en Flandre IValene , oùl’on parle le Walon , une dialecte du François, tel quenos ancêtres le parloient.
On peut aussi la diviser par rapport aux divers sou-verains , entre lesquels elle est partagée ; en Autri-chienne , qui est possédée par la branche Allemande dela maison d’Autriche, depuis le démembrement qui ena été fait de l’Espagne, dont le comté de Flandre étoitune annexe , avant i’extinctíon de la branche Espa-gnole ; en Françoise , à cause du quartier de Lille, Scautres parties méridionales que la France en a recon-quises ; & en Hollandoise , à cause de la partie que lesProvínces-Unies en acquirent dans les longues guer-res qu’ils soutinrent contre l’Espagne , lorsqu’elless’en furent séparées pour former une république indé-pendante de cette monarchie. Les autres divisions ferontplus aisées à comprendre » quand on aura vu les diver-ses révolutions arrivées à ce pays. On suivra l’abbé deLonguerue , Descr. de la France , 2 part. p. do.
Ce pays a eu différentes étendues en divers siécles.D’abord le pays nommé Flandre , n’é.toit autre choseque le territoire de Bruges. Saint O tien ( Vie de saintEloi ) fait le premier , au VIE siécle , mention de cepays de Flandre ; le distingue des pays ou territoiresde Gand &de Courtray, Sc marque un Municipe , qu’ilnomme Flandrenfe , Sc qu’il compare avec ceux de Ver-mand , ( ou Saint-Quentin ) de Noyon ( Noviomagenje)de Tournay , de Gand , de Courtray , par où il paroîtqu’il y avoit un Municipe » c’est-à-dire , un lieu nom-mé F/â-sre » Sc qui avoit son territoire de même nom,comme ceux qu’il marque dans le même chapitre. Dansla fuite ce lieu de Flandre fut nommé Bruzxâa ou Bru-gœ, à cause du marais où il est situé ; de forte que, versle XI e siécle , l’abbréviateur anonyme de cette vie de S.Eloi, donne à Municipium Flandrenfe le nom de Mu-nicipium Brugense. Dans des Capitulaires de Charles-le-Chauve , de 853 , le pays de Flandre est encore distin-gué de celui de Courtray, Les auteurs Flamands veu-lent qu’alors , Sc long-tems auparavant , leur pays fûtgouverné 8c possédé par des seigneurs, qui avoient laqualité de Forestiers , ce qui ne peut se prouver en au-cune maniéré. Le premier qui posséda ce pays avec letitre de comte fut Baudouin, qui, ayant enlevé la fille deCharles-le-Chauve Sc Fayant épousée , obtint le pay'Sde Flandre avec la qualité de comte , du roi Charles ,qui lui pardonna à la fin, Sc le reçut dans ses bonnes grâces-Avec le véritable pays de Flandre, Baudouin eut les ter-ritoires de Gand , de Courtray » de Tournay , d’ArraS& de Terouenne , ou le pays des Moríns, lesquels p a Y sétoient alors désolés par les ravages des Norman° s 'Baudouin le Chauve , son fils Sc successeur, fit forti fleSc fermer de murailles la ville de Bruges » pour arreterles Normands. Les descendansmâles des deuxBaud° uinspossédèrent de pere en fils le comté de Flandre jusquesvers la fin du XI e siécle. Baudouin de Fille , qui mou-rut en 10 < 5 j , laïsia deux fils ; Baudouin Monts , 8c l °gbert le Frison. Baudouin épousa Richílde, fiH e ^ 1 rl "tiére deReinier, comte de Monts, Sc mourut en ï0 7 ° *11 laissa deux fils , Arnoul, qui fut comte de Flan re,& Baudouin , comte du Hainaut. Arnoul fut pnvé deses états & de la vie par son oncle Robert le firilon ,parce qu’il avoit , pendant quelque tems » ete reconnprince dans la Hollande, 8c dans quelque pâme ®Frise. Ce Robert possédoir avec ces pays , une p a