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FL A
i 5 abhaye~ sont en champ d’azur^ trois tours d’argent.
FLAVINIUM. Servius dit que par Flavinia arva ,Virgile ( JEneid. I. 7 , v. 696 ) désigne un lieu de l’í-talíe ; mais il ne dit point si c’étoit une ville ou unecampagne ; 8c le P. de la Rue laisse la chose douteuse. Si-lius Italiens fait mention de Fla vina /. 8, v. 482 ; Sc parla position que Virgile donn s à. Flavinia arva , &Siliusà Flavina, ils placent cet endroit en Toscane. L’expres-sion du second tuos , Flavina , focos , fait voir que c’é-toit au moins quelque bourg.
FLAVIOBRIGA, colonie de l’Espagne Tarragon-uoise ., selon Ptolomée , /. 2 , c. 6, au pays des Autrî-gons , peuple d’entre les Cantabres. Pline,/. 4, <r.20,nous apprend qu’elle avoit été auísi nommée Amanumportas. On croit que ce fur à cause de Flave Vespasienqu’elle prit celui de B'iaviobriga. Baudrand , éd. 1682 ,croit que c’est Bilc ao, v iílanovanus croit que c’est Fon-tarabie. Morales, cité par Ortélius, Thejaur. Maria-na, Hift. Hisp. I. 4, c. 4, 8c Oihenart, Notit. Vascon.p. 153 , approuvés par le pere Hardouin , jugent quec’est Vermeo ou Bermeo.
FLAVIONAVLL ; c’est ainsi , au rapport de Ber-ri us , que ce nom est écrit dans les manuscrits de Pto-lomée , /. 2 , c. 6 , au lieu que les imprimés portentd’ordínaireen deux mots Fla vion ( ou Flavìum) A via,ancienne ville de l’Espagne Tarragonnoise , dans le ter-ritoire des Passiques. Villanovanus 8c quelques autresdisent que c’est Bilbao. Molet croit que c’est San-tander; & ce sentiment est le plus suivi.
X. FLAVIOPOLIS , ville Sc colonie de Thrace ,dans la 0 tonique, Elle avoit succédé à l’ancienne Zela,selon Pline, /. 4, c. 1 1, & n’étoit pas éloignée de Bizya.Elle avoit pris le nouveau nom de Vespasien 8c de Ti-tus qui étoient de la famille Fíavienne. On trouve eneffet une médaille de Titus , avec ces mots Col. Fla-VIOPolis , dans le Trésor de Goitzius , p. 240 , 8c Har-duini , num illust. p. 62.
ì. FLAVIOPOLIS , ancienne ville de Cilicie , aupleddu mont Tnurus,8c assez près des sources de la rivièreCalycadnus. Elle est nommée Flavias dans la Noticede Hiéroc ès , N dans une autre Notice épiscopale quila met dans la seconde Cilicie. Elle est apparemment lamême que FlaviaDA , mise par Antonin sur la routede Césarée de GappaJoce à Anazarbe, à dix-huit millepas de cette dernière. On a une médaille des Ftaviopolí-taíns de Cilicie , avec la tête d’Antonin Pie , 8c ces mots:<bhctauitj7si)Àîi7ûn et. hs. c est-a dire 1 an 68. Cette an-née se rencontre avec la IV e de l’empire d’Antonin, laDCCCXCIV de la fondation de Rome , 8c l’ere s’endoit prendre de l’automne de l’an DCCCXXVIIde Rome, le sixième de l’empire de Vespasien. Cetteere peut servir à montrer dans quelle année Vespasienmérita, par ses bienfaits, que cette ville portât son nom,8c comenca une nouvelle ere , pour en éterniser l'épo-que. * Cellar. Geog. ant. /. 3 , c. 6. Harduin. Num.illust. p. 180.
3 FLAVIOPOLIS , ancienne ville de Bithynie. Onla nommoit aussi Cr atea & C r a t i a. Ptolomée, L- 5 >c. x , dit HAâ->-7âA<s >1 >&j Kfomla. Une médaille de l’em-pereur Sévere porte Kj^tíí®, <í>a*<îi>í. D’autres de JuliaDomna 8c de (jeta portent *s>}.cAou[Q7roÁîlTù>,, 8c k^jj—
VIL <t>xaovíÒ7:aXíí. La disserence de 1 & 8c de Fy n’est qu’u-ne différence de dialectes 8c un changement du Doriqueen l’Ionique. Cette ville qui est comptée dans l’Hono-riade , 8c sous le patriarchat de Constant'nople, dansles Notices Ecclésiastiques, étoít le siège d’un évêque.Filet de Gratia souscrivit au faux concile de Sardique ;Epiphane de Gratia de l’Honoriade est nommé dans leconcile d’Ephese , Sc Genethlius dans celui de Chalce-doine. * Carol ■ k Sanélo Paulo , Geogr. Sacr. p. 251,
x. FLAVIUM, ancienne ville de la Norique , selonPline, /. 3 , c. 24, qui le nomme Flavium Solvenfe. La-zïus croit que c’est présentement Saint-André. Gruterfournit une inscription, dans laquelle on lit Fl.Solva.Le P. Hardouin dit, en expliquant ce mot : on dit quec’est Soltfeldt , dans la Carinthïe , proche de Kla-genfurt.
„2. FLAVIUM, Arvenfe. Morales, cité par Ortélius,le tnet en Espagne , â huit lieues de Sevílle, 8c dit queson nom moderne est Alcolea. Ce nom de FlaviumArvense s’est trouvé dans une inscription qui est an-cienne.
FLE 913
3. FLAVIUM-AVIA. Voyez. Flàv.ionavia.
4. FLAVIUM AXALITANUM. Voyez. Axa-
L1 5. A FLAVIUM BRIGANTIUM , ville de l’Espa-gne Tarragonoise : c’est présentement Betanços, petiteville de la Galice. Morales croit que c’est Comfostel-le. Brigantium. Voyez. Ptolomée, l. 2 » c. 9.
6. FLAVIUM 1 NTERAMNUM. Haubert deSeville , cité par Baudrand , éd. 1682 , dit que c’estprésentement Pontferrada , au royaume de Léon »en Espagne.
7. FLAVIUM LAMINITANUM , lieu munici-pal d’Espagne. Il est à présent détruit ; 8c c’étoit > aurapport de Ximenès , l’endroît où est présentementAlhambra , dans la nouvelle Caûille. * Baudrand,éd. 1682.
8. FLAVIUM SALPESANUM > ancienne villed’Espágne , dans la Bétïque. On en voie encore des rui-nes en Andalousie , ;i une lieue 8c demie de la ville d’U-trera , selon Rodericus Carus. On la nomme auffi Sal-PESA. Baad. êá. 1682.
FLAVIUM SOLVENSE. Voyez Flavium i.
9 . FLAVIUM VIVITANUM , petite ville d’Es-pagne , dans la Bétique. Elle est détruite depuis long-tems a fait place à la ville de Xarandilia. Cen’est plus qu’ún village nommé Ermita de los Palacios ,en Andalousie , au pied ds la Sierra Morena, fur la ri-vière d’Almudiel , à sept lieues de Baeça.
FLAVONA. Voyez. Fiammona,
FLAY, 8c par corruption Fly , ou Fliz, en latinFlaviacum , abbaye de France , au diocèse de Beauvais,du côté de la Normandie, vers la ville de Gournay.On lanomme auffi Saint-Germer. Voyez ce mot. Bail-ler , T opogr. des Saints , p. 594.
FLE A. Voyez Flevum.
FLECHE, (la) ville de France, à l’extrémíté del’Anjou, vers le Maine , fur le Loir. Elle étoit connuefous le nom de Fléché , dès le XII e siécle ; carOrdericVital appelle toujours le château de la Fléché FlecchiaCafirum. Néanmoins , dans les titres , ce lieu est appellétantôt Fisc a, tantôt Fiss a Sc Fixa , ce qui fait voirque ce nom n’a point de rapport avec une fléché. Lesanciens seigneurs de cette ville sont/ort connus dansThistoire , à cause que les ducs de Normandie Sc lescomtes d’Anjou les vouloient avoir pour vassaux. Enfinla Fléché est demeurée sujette aux princes, d’Anjou , 8cfait partie de cette province. Elle est, pour le spirituel,du diocèse d’Angers. EUe est de 2 deg. 28 minutes plusoccidentale que l’Obfervatoire de Paris , à 47 degrés44 minutes de latitude , selon les observations astro-nomiques. Sa situation est agréable , dans un grand val-lon , dont les coteaux sont couverts de vignes Sc de bo-cages. II n’y a qu’une feule paroisse, desservie par un curé »un vicaire, douze habitués, Sc autant de chantres. On yCompte environ six mille habitans. Elle est redevableau roi Henri IV de la considération où elle est à pré-sent. II y établit le présidial, la maréchaussée , Sc y fondaun magnifique collège de Jésoites en 1603. II avoit priscette ville en affection, parce qu’il y avoit été conçu ,8c qu’il en étoit seigneur particulier , comme fils Sc hé-ritier des ducs de Vendôme. Cette ville avoit dans unepetite ifle de la rivière , un vieux château, bâti par lesanciens seigneurs, lequel avoit soutenu des sièges de sixmois ; il est à présent démoli, Sc les Carmes ont bâti leurcouvent fur ses ruines. Françoise d’Alençon, femme deCharles I, duc de Vendôme , Sc ayeule d’Henri IV , fitbâtir en x 540 , un autre château de l’autre côté de laville, qui fut appelle le Chcitèau-Neuf. II fait aujour-d’hui la face de la grande cour , Sc un des corps -de-logís du collège. On voit encore fur les vitraux de l’é-tage du rez-de-chaussée, les armes de cette duchesse,celles du duc Charles son mari, celles de François deBourbon , comte de Vendôme, & de Marie de Luxem-bourg fa femme , pere 8c mere du duc Charles ; cellesde René , duc d’Alençon , & de Marguerite de Lor-raine , pere Sc mere de la duchesse Françoise . & cel-les de Jean , duc d’Alençon son ayeul , & de Maried’Armagnac sa grand-mere. * Longuente , Desc. de laFrance , part. 1 , p. i° 2 - Figstniol de la Force , Descr.de la France , t. 6 , P- „
, Le château du marquis de la Varenne est uy des plu?
Tome IL L zzzz