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beaux ornemens de la Fléché. Henri IV le fit bâtir pourGuillaume Fouquet de la Varenne son favori > né danscette ville. Le jardin & le château font entourés de qua-tre grands canaux très-larges , dans lesquels coule larivière du Loir. Les meubles répondent à la magnifi-cence de la maison, 8c sont dignes de celle du roi quiles a donnés. On y conserve dans un cabinet les armesqu’avoit Henri IV à la journée de Fontaine-Françoise.
Ce roi donna , pour fonder le collège de la Fléché ,son château neuf de la Fléché , avec son jardin 8c sonparc ; mais , pour faire les corps-de-logis tels qu’ils fontaujourd’hui, il fallut acheter plus de trente maisons Sc jat-dins. C’étoit là *même où se tenoit le présidial » Sc cebâtiment ne fait que la face de la cour royale ; tout lereste a été ajouté par la libéralité du fondateur Sc d m roison fils. On y volt trois grandes cours bordées de troisgrands quarrés de corps - de - logis, avec deux grandesbasfes-cours, & tout cela de fuite Sc de pleín-pièd. II ya un beau canal d’eau vive, qui vient de la rivière duLoir, 8 c qui coule tout le long des bâtimens du côtédu jardin. La première cour en entrant, étoit pour lesperes, la seconde pour les classes, Sc la troisième pourles pensionnaires. L’église est grande Sc belle. On yvolt les cœurs d’Henri IV Sc de Marie de Médicis sonépouse. Tous les ans, le 4 de juin , on fait à ces prin-ces un service solemnel , Sc l’on prononce le panégy-rique du roi. Le clergé de toute la ville, Sc tous lescorps de la ville y assistent. Le corps-de-logi.s qui ré-pond à l’église , contient une grande biblothéque d’uncôté , 8 c de l’autre une salie magnifique , qui servoit àîa représentation des actions publiques du collège. Ony volt aussi une grande galerie toute garnie de peintu-res , qui représentent les principales actions d’Henri IV ,Sc la fuite généalogique de ses ancêtres depuis saintLouis. Les peintures d’en haut contiennent les noms >les armes , les alliances des seigneurs de la Fléché de-puis environ l’an 1070.
Henri IV vouloir faire une université de ce collège.Outre les professeurs Jésuites,pour ce que leur institut leurpermettoit d’enseigner, il y devoit établir huit professeursroyaux, quatre de droit, Sc quatre de médecine , à cinqcens écus d’appointement chacun. Le recteur du collège,qui eût en même-tems été de Funiversité, devoit lesprésenter au roi,. pour être pourvus par fa majesté IIdevoit y avoir aussi cent vingt-quatre enfans de gen-tilshommes , ou d’officïers de la maison du roi, nour-ris Sc entretenus aux études gratis , à la nomination duroi. Le collège auroit encore doté douze filles d’hon-nétes í'âmilks incommodées. Quatre de ce nombre au-roient été de la Fléché , au choix du pere recteur ;huit d’ailleurs , à la nomination de la reine. Enfin ony devoit joindre un noviciat. La mort funeste de ceroi détruisit ces projets. II donna pour la fondation dece collège 7000 livres de rente annuelle fur le Pape-gai de Bretagne. Les états de la province ratifièrentcette donation , & cette somme est exactement payée.Les prieurés de Lâche' » de saint Jacques de VEche-neau , les abbayes de saint Jean de Melinais,en An-jou Sc de Notre-Dame de Belle-Branche , au Maine ,furent aussi unis à ce collège en 1604 Sc 1607, avec^approbation deá papes Clément VIII & Paul V„
Par un édit du roi du 7 mai 1764, se collège royal decette ville fut destiné à ^éducation Sc à l’instruction desenfans de deux cens gentilshommes du royaume ; &on y établit des professeurs séculiers.
II y a à la Fléché une ancienne cérémonie , qu’onprétend être venue des Romains. Le dimanche de laTrinité , de sept ans en sept ans » les bouchers & autresgens de certains métiers , sent obligés d aller en bateaurompre une perche contre un poteau qu'on plante dansla rivière. Cette cérémonie a dû se faire en 1754.
■ FLECK. Ce mot, fur les cartes dressées en Alle-mand , signifie un bourg.
f LECKENSTEIN , château 8c baronnie de France,dans la basse Alsace II ost possédé par une famille , quién jouit depuis IV ou V siécles. Les seigneurs a voientété mis comme vassaux immédiats de l’Empire fous leCercle du haut Rhin , comme les comtes de Hanau* &dans le traité de Westphalie , ces barons sent comptésentre ceux qui doivent demeurer immédiatement sou-mis à l’Empíre, Dans le tems que le conseil d’Alsace
FLE
poursuivoit en i 58 o les seigneurs de la basse Alsace, lebaron de Monclar se saisit le 21 d’avril du château deFleckenstein qui étoit très-fort, à cause de fa situationsur une haute montagne escarpée. Le baron se soumitavec le comte de Hanau 8c les autres , l’an 1681. Cor-neille le met entre les pays réunis de Lorraine. C’estune erreur ; il faut dire d’Alsace. Les seigneurs de Flec-kenstein sont d’une famille fort ancienne , Sc des plusconsidérables du pays. Henri, seigneur de Fleckenstein,étoit à la tête de la noblesse du Rhin, au fameux tour-nois de Rotenbourg de l’an 942 ; mais fa postérité n’estpas connue jusqu’à la fin du XIII e siécle , que Rodol-phe Sc Henri commencerent les branches de DachstullSc de Fleckenstein. La première finit par la mort deGeorge , qui vendit la seigneurie de Dachstuhl â Phi-lippe Christophle de Soteren , archevêque de Trêves ,& mourut le 31 janvier 1644. ’Celle de Fleckensteincommencée par Henri subsiste encore}. Sc en vertu del’union héréditaire faite entre les deux branches en1 563 , par laquelle elle devoit jouir en commun deshonneurs , titres , privilèges 8 c prérogatives qui se-rment accordés par les empereurs à l’une 8c à l’autre ,le baron de Fleckenstein prend la qualité de baron del’Empire. La baronnie de Fleckenstein s’étend entre laprévôté de Weissenbourg 8c le comté de Bitch. Le châ-teau est entre cèux d’Holenbourg 8c de Louwensteín.* Longuerue » Descript. de la France, part. 2 , p. 237.D’Audifret , Geog. t. 2 , p. z 86.
1. FLECKEREN, ifle fur la côte méridionale deNorwege; parles 57 d. 5 o m. de latitude. *De IFfle, Atlas.
2. FLECKEREN, port de mer de la Norwege, augouvernement d’Agerhus. Ce port est une petite bayeoù se rendent plusieurs rivières, 8c qui est couverte aumidi par l’iíle de Fleckeren. Baudrand , éd. 1705 , ditqu’on j avoir bâti depuis peu la petite ville de Chrifiian-òand.
FLENSBOURG, ville de Danemarck fur la côteorientale du Sleswick , au fond d’un golfe long 8c étroitqui en porte le nom. Elle est à quatre milles de Sleswick »fur la route d’Apenrade, presque à moité chemin. II n’enest point fait mention avant les guerres des deux freresAbel 8c Eric le Saint, qui, dit-on, s’empara de ce lieu, lepilla, Sc le brûla. Nicolas, comte de Holstein , étant enguerre contre son frere Henri, permit aux habitans deFìensbourg de se fortifier , 8c éleva Nichaius assez prèsde là pour défendre cette ville, qui commença dès cetems-là à devenir florisiante. Du tems de la guerre quela reine Marguerite 8c son fils Eric eurent contre les ha-bitans de Holstein, ils obligèrent le comte Henri, tuteurdes jeunes ducs de Sleswick, de leur payer dans le ter-me d’un an onze mille florins; 8c pour sûreté de cettesomme ils gardèrent Fìensbourg. Le comte ayant payé,le roi ne laissa pas de garder le gage. Les habitans deHolstein voulant en tirer raison, livrerent bataille au-près d 'Eggebeck >.village de ce territoire, 8c ayant battules Danois rentrerent dans Fìensbourg; mais ils l’aban-donnerent, parce qu’ils ne purent se saisir de la citadelle.Le roi de Danemarck se resaisit de la place , 8c fit dé-capiter 8c rouer quelques bourgeois, qu’il soupçonnoítd’avoir favorisé ses ennemis. En 142.7, le duc Henri deSleswic, assisté par Hambour, Lubec 8c autres villes,assiégea Fìensbourg; mais comme il fut tué par un Da-nois , le siège fut levé. En 1431 » le jour des Rameaux,ceux de Holstein reprirent la ville , 8c ensoite NieW^haus qu’ils rasèrent. Cette ville est présentement^la couronne de Danemarck. Elle a été ravagée troisfois durant le siécle passé. Elle est assez bien bâtie. Lesmaisons sont de pierres 8c grandes. Leur situation esttelle pour la plupart, que les navires viennent audu magasin charger 8c débarquer les marchandises.commerce étoit autrefois assez étendu; mais il ^stbiên diminué. II y a quatre églises, Notre-Dame »Saint Nicolas » Saint Jean 8c le Saint-Esprit. La der-niere est celle où l’on prêche en Danois. Dans les au-tres , le sermon se fait en Allemand. Quoíqn e pres-que tous les habitans entendent l’Allemand, [ e P e ^~pie 8c celui des environs parle le Danois. La citadelleest au nord-ouest de la ville. II y a quantité de sour-ces à l’ouest de la place. * Hermanid . Dan. Sc N orvr-Descript. page 850. , . .
La Préfecture pe FLENSBOURG , contrée d