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Tome second. C - F.
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duché de Sleswick. Elle est bornée au couchant, 8c aulevant par la mer ; au nord par les préfectures deTunder &'d’Apenrade ; 8c au midi par celles de Hu-íum & de Gottorp. Cette contrée n’est pas égalementfertile par-tout. A l’orient 8c à l’occident elle produitabondamment tous les besoins de la vie. Le terroir dumilieu est de bruieres & de marais. Deux rivièresassez grandes ont leur íource dans cette Préfecture. LaSoholm ou Saholm coule entre les Préfectures de Tun-der 8c de Flensbourg, reçoit en passant les ruisseauxWyhbeck, 6c Lecì^aw , 8c se perd à l’occident, dans unebaye nommée BottschloterTieff: La Treen , ou Treyen, estfort poissonneuse, coule du nord au sud, 8c se perddans l’Eyder , au-dessous de Friderichstadt. Hermanid.Dan. & Norw. Descr. p. 845.

Cette préfecture se divise en cinq Hardes , ou dépar-temens, savoir Vygesharde , Husbyharde , Ne-wharde ,l/ggelharde , & Norgosharde. Elle peut avoir dans selongueur, c’est-à-dire d’une mer à l’autre , neuf millesd’étendue, & trois 8c demie plus ou moins dans fa lar-geur. Flensbourg en est la feule ville.

Le Golfe de Flensbourg , petit bras de mer , au fondduquel est située la ville de ce nom, au duché de Sles-wick II semble d’abord chercher le couchant, puis lenord, & enfin se tournant vers le sud-ouest il s’avancejusqu’à la ville dont il fait un port de mer. Son entréeest auprès de Piste d’Alsen , qui est un peu plus aunord.

FLEON , ou Floyon , lieu près d’Avesnes , enHaynaut, du côté du Tierrasche. C’est le lieu de lanaissance de saint Ursmar , évêque régíonnaire , abbéde Lobbes. * Baillée , Topogr. des Saints , p. 694.

1. FLESSINGUE , ville des Provinces - Unies ,dans la Zélande, dans l’ifle de Walcheren, avec titrede marquisat. Elle est belle & forte , 8c considérablepar son port qui est très-bon , fur l’embouchtire occi-dentale de P Escaut, que l’on nomme le Hont. ( a ) Leshabitans la nomment Vlissingen. Elle fut une despremieres qui se détachèrent des Espagnols en 1572,8c n’est qu’à une lieue de Middelbourg, au midi, enallant vers l’Ecluse, dont elle n’est quà trois lieues ,& à une de Piste de Cadsandt, & de la côte la plus prochede la Flandre ; & environ à sept de Gand. ( b ) Cen’étoit qu’un petit bourg, qui fut fermé de muraillesen 1210. Este passa fous la domination des Borsales en1470, 8c ensuite sous celle des princes de Bourgogne ,qui la vendirent en 1587, au prince d’Orange, avecle marquisat de Veere , pour la somme de cent quaran-îe-six milles florins. Elle prit ensuite de fort grandsaccroissemens par le commerce » & principalement parcelui des Indes Occidentales. L’empereur Charles V.faisoit tant de cas de cette ville > qu’ií conseilla àPhilippe II, lorsqu’il lui remît la couronne , de la con-server avec foin. Elle fut engagée à Elisabeth, ( c )reine d’Angleterre, avec la Brille 8c le fort de Ram-mekens. Flessingue étoit la patrie de Ruiter, hommeIllustre par les services qu’il rendit à fa Patrie , en qua-lité d’amiral. II naquit le 24 de mars 1607. ( d ) II y aun faubourg que l’on nomme le Vieux Flessingue.*( a ) Baudrand , éd. 1705. ( b ) D’Audísret, Geog.t. 2. p. 462. ( c ) Dittionnaire géographique des Pays -Bas. í d ) Corn. Dict.

2. FLESSINGUE, forteresse de l’Amérique, dansl’iste de Tabago. Elle avoit été construite par les Hol-landois, Sc les François Payant prise, la rasèrent íousla conduite du duc d’Estrées. * Corn. Dict.

FLEVI LACUS. Voyez. Flevo Lacus.

FLEVO, íste. Mêla, /. 3. c. 2. est Punique entreles anciens géographes qui nous fait connoître cette ifle.Il la met dans le canal droit du Rhein , entre le lieuoù les rives s’écartant fort loin l’une de l’autre, d’unerivière assez étroite, il se forme un grand lac , & ce-lui où se rétrécissant, cette rivière sort de ce lac. Onîle doute point que l’endroit où cette rivière s’élargissoít,pour former le lac , ne soit à Campen ; mais on ne s’ac-corde pas fur Pendroit où le lac se terminoit, ne lais-sant qu’un passage pour l’écoulement de la rivière.

Alting, Noîit. Batav. 1. part.p. 6; , ne doute pointque cette iste ne fût au lieu, où l’on volt présente-ment les deux ifles à’Ens & Á’Urck , qui, du tems deJVJela» étoient contigues? Sí occupoient beaucoup plus de

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terreîn. Ortélîus croît que c’est Piste deFtiE ou ’t Vlie„'

FIEVO LACUS. Après que par les foins de Dru-ses , le Rhein eut été détourné pour la seconde foisdans le lit de PIssel, 8c eut entraîné avec lui le Wecht,rivière du pays de Bructeres, il se jetta dans les plai-nes basses déia inondées par les pluies , & en fit un lacperpétuel. Ce lac est nommé Flevo par Mêla. Pline 8cTacite n’en parlent point, quoiqu’íls disent bien qu’ily avoit quelque lac dans cet endroit. Mêla le nom-me un grand lac , formé par le Rhein, dont les riva-ges s’écartent, lorsqu’il a couvert les campagnes , quiétoient entre les peuples nommés Auchi , Frifìabones „

■ Sturii 8c Frifiì. Il peut bien dire que ses rivages s’écar-terent; car ils s’approcherent des Frifìabones de trentemilles pas , des Sturii de vingt milles pas , 8c occupèrentquarante milles pas » entre les Frisons ultérieurs 8c lesAuchi. Le golfe qui s’étend depuis la mer jusqu’à celac, entre le banc d’Enchuyse & Takesiil, n’est pasancien; 8c il n’y a gueres que cinq ou six siécles qu’ií. s’est formé. Pline , l. 4. c. 15, dit que le Rhein feré-pand au nord , dans des lacs au pluriel. Tacite , Ger-mait. c. 34 * ^ es nomme des lacs immenses , autourdesqucls demeurent les Frisons ; 8c tous deux fe serventdu pluriel , pour signifier la même chose. Cela peutêtre a fiez juste , en supposent que le lac étoit diviséen deux parties par l’iste Flevo , & p ar J e banc de sa-ble nommé Enchuifirsand , qui s’étend fort loin , de-puis la ville d’Enchuyse. II y a long-tems que les habitansont donné à ce lac le nom de Zuider - Zee , avant quela mer eût formé le nouveau golfe , 8c on p en distin-gue encore à présent par ce nom , quoiqu’ií y ait desgens qui donnent mal-à-propos le nom de Zuider-zee , tant à l’ancien Lac qu’au nouveau Golfe. Altingles traite d’ignorans , /. 2 , p. 64.

FLEUR, est la terminaison de plusieurs lieux deNormandie , de Barfleur , Harseur , Honfleur , Fic-fleur » Viteseur. Si cette terminaison vient de F'luélus „comme quelques-uns le croyent, elle a passé par leSaxon , car Flcoten en cette langue signifie couler : de-là est venu Flot , Flucíus, De Flot on fait Fleut , com-me de Flos , Fleur. De Fleut on a fait Fleur , notrelangue se portant volontiers à cette terminaison. Lapreuve de cette origine, est que les noms terminésen Fleur » fe trouvent terminés en sot dans les vieuxtitres. Ainsi Barseur est appelle Barbesot, Harseur 8cHonseur, Haresot 8c Huneflot , Sc tous les lieux decette terminaison, font situés dans les lieux qui sent bat-tus des flots de la mer, in JEfluariis. Les noms des lieuxde Hollande terminés en Vliet, ont la même situation& la même origine. Les Allemands les appellent Fíeet,les Anglois Fleta. Le Flevus des anciens est encore dece genre, & vient de la même souche; carau lieu de Ha-reflet 8c de Hunesot , quelques vieux titres ont Hare-sou 8c Huneflou , Sc quelques autres Barseu, terminai-sons approchantes de Flevus , qui est aussi appellé parPtolomée Fleus , 8c par Mêla Fletio. Or tous ces lieuxsignifient des lieux exposés aux flots de la mer ; 8c leslacs qui en sent produits, que les Latins appellent enun naot Mfluarìa, 8c viennent du Saxon Flcoten, cou-ler . d’où l’on a formé le mot de Flote. Du reste lesnoms de Fletio 8c de Flevus , sont trop anciens pourlaisser lieu de croire qu’ils aye-nt été donnés á ce lac,depuis que les Romains ont été maîtres des Gaules;8c il n’est nullement probable que les Saxons ayentemprunté leur Fleoten du latin. Mais nous devons re-marquer que dans le Bas-Breton , les lieux dont lesnoms commencent par les syllabes de Pieu 8c de Pionfont voisins de la mfer, 8c battus de ses flots ; Sc quel’origine de ces syllabes , 8c celle àeseu 8c de flou , qu!signifie la même chose , peut avoir été commune à lalangue Celtique 8c a la langue Germanique, Sc de mê-me que celle du nom Brieg, que nous avons remarquéci-dessus, 8c de plusieurs autres. * Huet , Origines deCaen, p. 44 ^-

FLEURANCE , ville de France , capitale, 8c siègede sélection de Lomagne , généralité d’Auch, gouver-nement de Guienne , parlement de Toulouse, chambredes comptes de Navarre » dans un très-bon payá , fur larivière de Gers , à trente-une lieues d’Auch, aune lieuede Lectoure M/m. dressés fur les lieupe.

FLEURÊNCE. Voyez. Florence.

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