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Tome second. C - F.
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FLEURMONT , OU FLORÏMONT , en latinFlorimontium , bourg de France , en Alsace, dans leSundgow. Ceux dupays le nomment Blumberg. IIestílirles fontiéres de févêché de Baie, presque au milieu ,entre Fjerrete à l’orient, 8c Montbéliard a l’occident. IIétoít de l’Allemagne ; mais il a été cédé à la France parle traité de Westphalie , avec tout ce pays-là en 1648.

FLEURUS , village des Pays-Bas, au, comté de Na-mur, furies confins du Brabant, entre Charleroi & Certi-fieurs. Ce village est devenu fameux , par deux célé-brés batailles données dans la grande plaine où il estsitué. La premiere en~ 162,2. où le comte Ernest deMansfeld, 8c Christian duc de Brunswick Sc évêque deHalberstadt, défirent Gonfalve de Cordoue, généraldes Espagnols ; l’autre en 1690, où l’armée des Alliés,commandée par le comte de Waldec, fut défaite parcelle de France, que commandolt le maréchal duc deLuxembourg. Les historiens ne s’accordent ni pour lenom, ni pour le succès de ces actions. Les uns nom-ment ce lieu Flerus, d’autres Fleuri; Fíeurns estprésentement le seul.

1, FLEURY , abbaye Sc bourg de France , au dio-cèse d’Orléans. Voyez. S, Bbnoît Jur Loire.

2. FLEURY , bourg 8c abbaye de France, dans léVexin Normand , à deux lieues d’Ecouis , à 8c cinq deRouen, fur le chemin de Paris. Un homme de qualiténommé Freríc, qui possédoit la terre de Fleury, enconsacra une partie à Dieu, en y bâtissant une chapellesous l’ínvocation de sainte Anne ou de sainte Marie ,de saint Pierre 8c de saint Aignan , avec un hôpitalqu'il fonda pour dix pauvres. Neuf ans après en. 687 ,Pépin ayant obtemv la dignité de maire du palais danstoute la France > par la victoire qu'il remporta à Tertri,F'reric lui céda cette chapelle Sc ses dépendances, a con-diton qu’il la mettroit en meilleur état, 8c qu’il y éta-bliroit une communauté de religieux; 8c c’est ce quefit Pépin en 706. U donna le monastère à Bain , abbédeFontenelle , ou saint Vandrílle, voulant qu’il en eûtla direction; Sc qu’après fa mort l’on en donnât la con-duite à un autre religieux de saint Vandrílle. Fleuryn’appartient plus âcette abbaye ; Sc n’est plus qu’un pe-tit Prieuré , dépendant de saint Marcel de Châlon. deFordre de Clugny. * Hif de r ordre de saint Benoît.

■ 3. FLEURY. Corneille après Maty, met un bourgde ce nom , dans le duché de Bourgogne, à trois lieuesde Dijon, vers le couchant. Le dénombrement de laFrance , t. 2 .p. 153 , n’en fait qu’tin village de *15feux, 8 c écrit ce nom Fleurey.

FLEUVE , grande rivière. On n’est pas encore con-venu fur la différence qu’il y a entre un fleuve Sc unerivière; car si l’on prétend que c’est par la quantitéd’eaux qui coulent dans un même lit, on pourra objec-ter qu’il y a d’affez petites rivières auxquelles on aconservé le nom de fleuve que les poètes leur ontdonné , & qui a passé dans les ouvrages en prose. Si ondit que ce nom convient aux rivières qui coulent depuisleur source jusqu’à la mer, fans changer de nom, le ti-tre de fleuve ne conviendra plus au Rheïn qui n’ar-rivepas avec son nom jusqu’à ÏOcéan. Si l’on veut quece nom soit propre aux rivières qui se mêlent avec d’au-tres, fans perdre leur nom , au lieu que les autres per-dent le leur ; on répondra que dans l’ufage Ordinaire,personne ne s’avise de dire le fleuve de la Seine , lefleuve de la Loire, le fleuve de la Meuse , quoiqu’ellesayent cette condition. Sanson va plus loin. II accordele nom de fleuve aux rivières qui portent de grandsbateaux, 8c que leur cours rend considérables, quoi-qu’elles ne portent pas leurs eaux immédiatement à lamer, comme la Save 8c laDrave qui"se perdent dans leDanube , le Meyn, 8c la Moselle dans le Rhein , Scc.Corneille dit que l'on donne ce nom aux anciennes ri-vières » comme à l’Araxe » à Pister. Peut-être a-t-ilvoulu dire aux rivières que l’on nomme par leurs an-ciens noms , comme l’Istef Sc l’Araxe, dont le nommoderne est le Danube & l’Aras, ce que l’on peutbien accorder; car alors on employé cea noms dans lestyle soutenu, où le mot de fleuve sied très-bíen, sur-tout lorsqu’il s’agit des grandes rivières auxquellesseules il convient. 11 faut remarquer encore qu’il estplus poétique que le mot de rivière ; c’est pourquoiles Poètes le prodiguent aux moindres ruisseaux. Pour

FLE ■

ce qui est des rivières > ce nom se dofifiô taftt allX gran-des qu’aux petites , Sc on dit également la.rivière deLoire , 8c la rivière des Gobeiins. Je renvoie au mot Ri-vière ce que j’ai à remarquer fur cette matière en général.

FLEVUM 8c Flevus. Voyez, Flevo , Sc iuíte.

FLEVUM OSTIUM ; c’est ainsi que les anciensont nommé le débouchement, p a r lequel le Rhein sor-tant du lac Flevo, & resserré dans un lit plus étroit,alloit se perdre dans F Océan. Pline , /. 4. c. 15. est leseul qui lui ait donné ce nom ; car Ptoiomée , /. 2. c.ii. ne l’appelle que l’embouchure orientale du Rhein.Le premier compte entre Flevum Sc Hélium près decent milles pas. L’autre compte entre l’embouchure 'orientale 8c occidentale quatre-vingt-quatre mille passeulement; cependant ils s’accordent. Ptoiomée prendla distance en droite ligne , Sc Pline en faisant le tour.De leur calcul qui est conforme à l’état présent de Vlie-land , on peut juger que le Flevum Oftium ou l’embou-chure occidentale du Rhein, du tems de ces deux au-teurs , étoit entre Vlieland Sc Schelling ; car pour lesdeux ouvertures qui sont de côté 8c d’autre de Fille deTesset, ia mer se les est données bien des siécles après.

FLEVUS FLUVIUS. Le Rhein ayant été forcé decouler dans trois lits différons, prit le nom particulier dechacun. Celui du milieu garda le nom de Rhein ; celui dela gauche fut appelle Wahal; Sc celui de la droite futnommé d’abordLE canal dé Drusus , fojsa. Drusia-71a &c prit ensuite le nom de Sala, ( Plssel ) , avec leseaux de cette rivière. De là se répandant dans le lac, il pritdepuis ce lac jusqu’à la mer le nom de Flevus■ Ce n’estpasque les anciens ayent dit en termes exprès la même cho-ie ; mais cela se trouve en joignant leurs passages. Mêla,l- 3- c. 2. dit : Le lit droit du Rhein sortant plus étroitdu lac.Vìme , l. 4, c. 1 ^ , dit : Le Rhein je répandantdu côté du septentrion dans des grands lacs, dontVembouchure est nommée Flevum. Tacite , Annal. I. 2»c 8, dit ; Le Rhein, au. Jouir de la fojje de Drususconduit par des grands lacs vers les Frisons ; 8 c Pto-iomée nomme ce même lit le Rhein oriental ; ce quidoit s’entendre de cette partie qui étoit entre le lac FlevoSc l’embouchure Flevum, puisqu’elle garde encore l’an-cien nom dans ceux-ci, Hetlange .Vliet, ’t oudeV l 1 e , ou simplement ’t V l i E. Le nom de Rheinn’est demeuré qu’à ce qui étoit ce grand lac 8 c les moin-dres. Il n est pas si difficile que l’on croie de détermi-ner l’ancien lit du Flevus. II íortoit du lac entre Take-ziiî Sc Lemmer , ce que l’on peut juger de ce que lenom de Rhein y est encore usité ; 8c de ce que le canalde communication entre les deux lacs de Sloten porteencore le nom de Rhijnsoot. Après avoir passé le grandlac de Sloten, il alloit en façon d’arc vers le lac deHaegen , près du petit village d’Indíjk; 8 c de là fa dé-tournant droit vers le couchant d’hyver , l’espace decens pas au-dessous du viljage de Gasmeer, sous lenom de Flevus, que les habitans nomment encore’íLange Vliet, il se rendoità l’endroít où est aujourd’huiWorcum , nommé l’oriental , pour le distinguer d’ustautre Worcum , plus occidental, qui étoit à cinq mil-les au-dessous de celui-là, 8 c qui a été abîmé fous leseaux ; de soste que son nom est demeuré aux écueils decet endroit. De là il se récourboit vers le midi , Scbaignait le rivage méridional 8 c l’occidental de la terrequi n’est plus qu’un- banc de fable., nommé Breezand,Sc faifoit un circuit que les pilotes nomment ’t OudeVlìe, pour le distinguer du nouveau. II s’enfuit, selonAltír.g, de qui sont ces recherches, que le nouveau p aS "sage de Vlie s’est ouvert long-tems après les Romains;s’est joint à l’autre qui étoit connu anciennement » eItse faisant une route droite depuis le W orcum occiden-tal , vers le nord ; Sc qu’ensuite ils ont coulé ensem-ble , entre Schieringshals 8 c Langerzand, jusqu’à lacôte la plus orientale de Vlieland, où ils se jettentdans la mer par la même embouchure , que l’antiquite anommée Flevum ; & qui étoit plus étroite que celle d aprésent, 8 c bien différente de l’état où nous la voyons.

1. FLEXUM, Flexus , Flexio , ou Diverti-GiuM. Ces mots que Ptoiomée exprime par celuid’E«^ì, le circuit ou le détour , & P° ur ainsi d j re 'une espèce de coude que forme une rivière dans lot*lit , en quittant le cours qu’elle avoit pris auparavanvers une des régions du jponde, pour couler d un «u