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Tome second. C - F.
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Loté. Quelquefois cela se faít par des obstacles ftatu^reis , quelquefois auffi par les travails des hommes. Pto-lomée a eu grand foin de marquer les longitudes &les latitudes de ces fortes de détours j mais outre qu’il21’en a pas toujours fu exactement la situation, bien desrivières ont souffert depuis ce tems-là de grands chan-gemens.

2. FLEXUM. Voyez. aD Flexum.

3. FLEXUM , ville de la Haute Pannoníe, selon Pto-lomée, qui écrit Phlexum Ses interprètes jugentque c’est Presbourg ; d’autres disent que c’estVienne en Autriche; Lazíus Sc Olivier croient quec’est Altenbourg. * Ortel. Thefaur.

FLICZ, en latin Phlygadia; montagne de la Morla-quie. Comme elle est fort haute, on voit de là la merAdriatique , dont la vue, si ce n’étoit fa hauteur » luiferoit ôtée par les iíles du golfe de Quarner. Maty ayantdit fur je ne fais quels mémoires » que Fiiez est vis-à-vis de la ville d’Altre en Abruzze, non - seulementCorneille l’a malheureusement copié en cela sans exa-men , mais aussi sédition françoise de Baudrand. Je nevois pas quel rapport cette montagne peut avoir avecP Abruzze. Elle n’est vis-à-vis d’Altre ou d ’Atri,qu’en disent qu'u ne montagne est vis - à- vis de toutesles villes du monde, à quelque distance que ce soit.Cette saute n'est que dans le Dictionnaire de Baudrand.

FLIE. Voyez Vue, Vlieland , Sc Flevo.

FLÍNES , Flina. Abbaye de selles , de l’ordre deCîteaux. Elle fut fondée près d’Orchies , dans laFlandre Wallonne, l’an 1234, 8 c transférée au villagedont elle a pris le nom en 1251 , par Marguerite fillede Baudouin 5* comte de Flandre, à deux lieues au le-vant de Douai, proche la Scarpe, diocèse d’Arras ; c’estla plus belle abbaye de filles de Cîteaux qui soit dansles Pays Bas.

FLINT, petite ville du pays de Galles , Sc capitalede Flintshire. Elle est si peu de chose, qu’elle n’a pas mê-me de marché. Cependant il y a un vieux château quimontre par ses ruines , qu’il étoit autrefois considérable.Le prince de Galles est par droit de fa naissance, comtede Flint. Baudrand, e'd. 1705. met cette ville à l’em-bouchure de la Dée , à cent cinquante milles de Lon-dres au nord, 8c neuf milles au-dessus de Chester, aucouchant, en allant vers 8. Afaph. II ajoute que ce futlà que Richard II. roi d’Angleterre fut faít prisonnieren 1400, par Henri, duc de Lancastre son cousin, quis’empara d u royaume. * Etat présent de la Grande Bre-tagne ,'f. x » p ■ xz8.

FLINSTHIRE , province de la principauté de Gal-les , dans la Grande Bretagne. Elle est située entreCheshíre à l’orient, 8t Denbigshire à l’oecident. Elle aquatre-vingt milles de tour, Sc contient vingt - huit pa-roisses , Sc environ 160000 arpens Sc 3150 maisons.Elle est pleine de montagnes ; mais ses vallées font très-fertiles » Sc les habitans y vivent long-tems. Ses princi-pales productions font du bétail, mais petit ; du beurre ,du fromage , du miel, du charbon de terre, du plomb »Scdespierres dé meules de moulin. De leur miel Ils fontbeaucoup d’une forte de breuvage qu’ils nomment Me-íheglin. Cette province contient trois villes , à savoirFim > S. Ajaph 8c Caerwisk, ou Cajenvis. C’est danscette province que se trouve la fontaine de sainte Viní-fride , fameuse pour la guérison des rhumatismes , 8c quia, dít-on, quelque vertu pour la propagation. Au-des-sus de fa source, il y a une chapelle de pierre de taille.Les catholiques y vont encore en foule par dévotionpour la Sainte , aux prières de laquelle ils attribuent lesguérisons que produit cette fontaine , Sc qu’íls regar-dent comme autant de miracles. Etat prés. de la G.Bret. t. x , p. 138.

FLIOPQLX, ou Flaviopoli , petit village de laCaramanie, fur la rivière de Ferro, dix lieues au-dessusde son embouchure , dans la mer de Chypre. C’est la.même chose que Flaviopolis. de Cilicíe. Voyez Fla-ViopoEIS 2. * Baudrand, éd. 1682.

FLIUM. C’est ainsi que Marmol Sc Corneille appel-lent une vise d’Egypte située furun bras du Nil. Ce der-nier devoit avertir que c’est la même ville qu’il a décritefous le nom de Fïum. Voyez Fium.

FLIX, en latin Flixa, bourg Sc château d’Espagne,dans la Catalogne , fur la, rivière de l’Ebre qui ,l’envi-ronne presque entièrement. H est presque à xxii-cbemin,

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entre Lerída Sc Tortose, à huit lieues de cette dernière»II avoít été assiégé plusieurs fois en vain par les Espa-gnols , durant les guerres de la Catalogne ; mais à pré-sent ses fortifications font rasées.

FLOC. Voyez Flotz. * Baudrand. éd. 1705.FLONE, abbaye de chanoines réguliers , de l’ordrede saint Augustin , dans la partie méridionale du paysde Hasbaye , à la gauche de la Meuse , demi - lieueau-dessous d’Hui.

FLQRÂC, petite ville» de France, en Languedoc ;Sc au Gívaudan , dans les Sevennes » près de la rivièredu Tarn, à quatre lieues de Mende au midi. Elle atitre de baronníe. Baudrand, é d. 170;.

FLORANS, Floranum, abbaye d’hommes en Fran-ce , de l’ordre de Cîteaux , filiation de l’Echelle-Dieu enGascogne, au diocèse 8c au nord de la ville d’Auch»fondée l’an 115 x. L’abbé jouit de 2000. livres.

FLORESSE , abbaye d’hommes, ordre de Prémon-tré ,dans les Pays-Bas, à l a droire de la Sambre , troislieues au-dessus de Namur. Elle fut fondée l’an 1121»

FLOREGE; ancien nom de l’abbaye de Toronet.Voyez ce mot.

x. FLORENCE ouFleurence ,en latin Florefltia ,petite ville de France , dans la Gascogne , au comtéd’Armagnac, fur la rivière de Gers. EUe est la princi-pale du pays ou du comté de Gaure , à deux lieues au-dessus de Lectoure, au midi » en allant vers Ausch. C’estle siège de sélection de Lomagne. Baud. ed. 1705.

2. FLORENCE, ville d’Italie, dans la Toscane,dont elle est la capitale, Sc dans le Florentin, ou étatde Florence, à qui elle donne le nom. Elle est à 43. d.46 m. de latitude, 8c de§d. plus orientale que l’obser-vatoíre de Paris, selon les observations astronomiques.Antonín. Itiner. dans deux diverses routes , la met à,vingt-cinq milles pas de Pistoye. Elle est ancienne » Scétoit déja considérable dès le temps de Sylla. Fkirus ,l. 3 , c. 2i, la compte entre les plus illustres Municipes ,qui furent vendus à l’encan. Dans ce passage, il y a desimprimés où l’on lit Fluentia , qui est aussi un des nomsde cette ville , puisque Pline , 7 . 3, c. 5 » ne la designsque par le nom de ses habitans , qu’il appelle Fluentiniimais il y a des manuscrits qui portent Florentin. Tacite,Annal. /. 1, c. 79, la compte entre les Municipes Sc lesColonies. On écouta, dit-il, les requêtes des Municipes& les Colonies. Les Florentins suppliaient que l’on ne dé-tournât point le Clanis de son lit ordinaire pour le conduiredans l’Arne. De Fontenelle, (Eloge de M. Viviani »dans VHifi. de /’Académie des Sciences 1703 , p. 173 ,)explique fort nettement cette matière, qui est assez géo-graphique pour trouver ici fa place. Voîci ses paroles : >Après un débordement duTibre, qui avoit fait du ravagedans Rome, fous Tibère , le sénat chercha les moyens des’en garantir à ¥avenir, Celui qui se présentait le plus na-turellement , étoit de détourner les rivières & les lacs quitombent dans le Tibre . Mais entre toutes les autres riviè-res,la plus aisée à détourner étoit le Clanis, appelle mainte-nant la Chiana ; car entre les montagnes de la Toscane, il J»forme dans une longue plaine un grand lac , que la Chianatraverse, & ouses eauxjont tellement en équilibre, qu’ellesn’ont pas plus de pente pour couler du côté d’orient dans U

Tibre, que du côté d’occident dans V Ame, quipajsea Flo-rence ; de sorte qu’elle coule de l’un&de l’autre côté. Ellecontribué beaucoup aux inondations, tant du Tibre aue-de l’Arne. On pouvoit donc » en la détournant entièrementde l’Arne, ôter au Tibre une des caujes de ses déborde-mens ; mais on eut fauve Rome aux dépens de Florence >es quoique cette ville ne fut alors qu’une Colonie peu con-sdérable, elle fit au sénat des remontrances, qui furentécoutées. . < - Les Romains se déterminèrent alors a laiff ’efles chojes comme elles étoient ; mais depuis ils bâtirent-une grojfe muraille, qui ferme d’une montagne a /’ autre-la vallée par oàpajse la Chiana pour se je t ter dans le Tibre,& ils laijserent au milieu une ouverture pour régler la.quantité d’eau qu’ils voulaient bien recevoir. Cette mu-raille se voit encore aujourd’huû Frontín, parlant desColonies de la Toscane, p- 9 3, dit que celle de Florencefut menée par les Triumvirs. Elle, étoit épiscopale dèsle temps du pape Miltiade. Elle fut érigée en archevé.-ché par Martin V. Elle n’a commencé à faire quelquefigure que depuis' le renouvellement de l’empire d’Oc-cident, Sc fous les empereurs François. Depuis ce temps »elle a toujoufs crû sn richesses Sc en beauté, 8c le nom