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Tome second. C - F.
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suivies dans la pratique , par ceux même qui les blâ-ment dans la ipéculation; Guichardin , qui continuarhistoire de Florence, commencée par Machiavel, Scfit une description de tout les Pays - Bas , assez bonnepour ce tems-là ; Galilée , qui s’est immortaliíé par lesnouvelles découvertes qu'ií a faites dans le ciel , Sc quiont donné lieu à une astronomie inconnue à toute l’an-tiquité , Sc beaucoup d’autres , que je ne pourrois pasnommer , fans m’écarter trop iong-tems de la géo-graphie.

Les Florentins ont toujours eu la réputation d'êtrefort propres aux négociations ; Sc l’on. remarque quefous le Pontificat de BonifacelX, il y avoit à RomeXIII. Florentins ministres, d’autant de princes souve-rains de F Europe.

II y a à Florence une manufacture pour les foies,dans deux galeries destinées à cet effet , 8 c l’on ad-mire également le grand nombre 8 c l’industrie des ou-vriers. On fait une chaíìe une fois tous les ans par lapermission du prince. Ce font deux partis de gentils-hommes , qui disputent à qui prendra une plus grandequantité de gibier. Le parti victorieux entre en triom-phe à deux heures de nuit; accompagnant un vaisseauarboré,de deux ou trois cens lièvres, au milieu des ac-clamations du peuple 8 c des fanfares des trompettes.La course des chevaux barbes , qui se fait aussi tousles ans , n’est pas moins agréable à voir, Sc donne undivertissement de quelques jours aux Florentins.

g. FLORENCE. ( Etat de ) Voyez. Toscane.

4. FLORENCE, (le Territoire de) Voyez, leFlorentin.

ELORENNES , en latin Floriria, petite ville duPays-Bas, en Hainaut. Elle est sujette à l’évêque deLiege, à une lieue de Phiíippeville , en allant versNamur, dans le pays , entre Sarnbre & Meuse. Gérard

I. de ce nom , évêque de Cambrai, étoit né à Floren-nes, Sc avoit pour pere Arnulfe, homme de qualité, 8cseigneur de ce canton. Ce prélat y érigea à ses frais unmonastère en l’honnettr de saint Jean-Baptiste , 8 c enacheva un autre sous l’invocation de saint Gengulfe ,que son pere avoit commencé. Dans l’un il mit desclercs, dans l’autre des moines II bénit ces deux mo-nastères avec la permission de Baudri, évêque de Liege,dans le diocèse de qui ils étoient. Ce Gérard évêquede Cambrai, mourut en 1048, 8c on trouve que dès l’an1010. on mit dans l’abbaye de Florennes des moines au-lieu des clercs, qui avoient fait le service jusqu’alors,& qu’en 1015. l’évêque Baudri acquit l’abbaye de Flo-rennes pour l’églisede Liege , dont il occupoit alors lesiège. * Aubert Mirai. Cacnob. Belg. c. 33.

FLORENSAC , petite ville de France , dans leLanguedoc , entre Agde 8 c Pezenas. Elie est fur un brasde la rivière d’Erault qui se jette dans le golfe de Lyon.* Baudrand , éd. 1703.

1. FLORENTIA. Voyez. Florentinum.

2. FLORENTIA. Voyez. Florence i.Sc 2,FLORENTIA , ville de la Valérie , province

fur le Danube . selon le livre des notices de l’Empíre.Surita soupçonne que c’est la même que Floriana.

1. FLORENTIN , ( le ) province d'Italie, dans laToscane, dont elle est la plus considérable des trois par-ties. Elie est divisée en deux par la rivière d’Arno » Scest sujette au grand duc de Toscane, étant bornée auseptentrion par le Bolonès 8 c la Romagne ; à l’oríent

. pat se duché d’UYbin 8 c l’Ombrie , au midi.par les Síe-11 ois , Se à l’occident parle Luquois Sc le Pifan ; qui estmême compris quelquefois dans cette province, laquelleest fort grande, & prend son nom de la ville de Flo-rence fa capitale. Les autres villes considérables, sontArezzo , Cortcne Sc Pistoye. Le pays de Caíèntin &le Mugello en font partie. * Baudrand , édit. 170 s.

2. FLORENTIN, bourg de France, dans le Rouer-,gue , fur la rivière du Lot, à deux lieues au-dessusd’Entmgues. * Baudrand, éd. 1705.

3. FLORENTIN. ( 8. ) Voyez.au mot Saint cetar-tícle en son lifeu.

FLOREN 1 J.NUM , ancienne ville de la Pouille,la même qui a été aussi nommée Farentinum & Fe-rentinum. Elle a été épiscopale sous l’archevêché deBenevent. Elle ne subsiste plus ; Se ce qui en reste, estle nom de Fíorenzuola , que porte un village de la Ca-

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pîtanaíe, au royaume de Naples. Son évêché a été sup-primé, & ia cathédrale en a été unie en 1410, à perpé-tuité à i’évêciié de Nocera, qui en esta six milles versle midi. L’empereur Frédéric II. mourut à Florentinum, 1 e 13. Décembre J250. Voyez. Fíorenzuola.* Baud.édit. 1682.

1. FLORENTIOLA, ville de í’Emilie , selon An-tonin. C’est aujourd’hui Fíorenzuola, dans la Ro-magne Florentine, dans i’état du grand duc de Tosca-ne. Voyez. Fíorenzuola.

2. FLORENTIOLA,dans ia Gaule Cisalpine en deçàle Po (par rapport aux Romains.) C’est aujourd’huiFiorenzuola , au duché de Parme.

1. FLORES, iíle d’Asie, dans la grande mer desIndes. On l’appelle souvent Ende. De l’Isle met lesdeux noms. Elle est par le 9. deg', de latitude australe .Sc fa pointe la plus orientale est par les 140. d. de lon-gitude , selon ce géographe. Elle a à l’occident l’islede Camboua , au nord l e royaume de MacaíTar : , &,àl’orient les ïsles de Lamalla Sc de Solor. Le principallieu de cette iíle est Mumbas, qui est fur la côte occi-dentale. Sur la méridionale sont deux villages , Charc-boro Sc Cureiassos, que l’on trouve en allant d’occidenten orient. * De VIsle , Atlas.

2. FLORES, iíle de 1 océan Atlantique , Sc l’unedes Açores. Elle est a 1 ouest , a soixante Sc dix lieuesde la Tercere ; Sc au midi, a 'environ uneTieue deCorvo. Flores a environ sept lieues de circuit, Sc donnedu pastel Sc des vivres en abondance. Les Portugais lanomment ilha de Flores. Quelques François disentl’iíle des Fleurs. * Voyage de la Compagnie Hall. t. 1, p.44°.

1. FLORIACUM, nom latin de Fleuri , bour>^de France , en Normandie.

2. FLORIACUM , nom latin de Fleuri , bourgSc abbaye de France , en Gâtinois, sor la Loire.

3. FLORIACUM , nom latin de Fleuri, bourgdu duché de Bourgogne , à trois lieues de Dijon, enallant vers Autun.

4. FLORIACUM, nom latin de Fleuri , villageau comté de Namur. On le nomme en François pluscommunément Fleurus.

FLORIANA, ville de la basse Pannonse. Antonlnen fait mention. Lazius varie au iujet de cette place •car dans un endroit de ses ouvrages, il dit que c’estSt. Paul , village de Hongrie > fur le Danube, auprèsde Bade; Sc dans un autre il conte si Graitz ne fe-roit pas au même lieu où étoit autrefois Floriana.Surita soupçonne que ce pourroit bien être la mêmeque Florentia , qui étoit dans la Valérie.

FLORIANENSIS, siège épiscopal d’Afrique ,dans la Mauritanie Ccsariensc.^ La notice d’Astíquefait mention de Restutus son évêque. Hardiún. col-leffi. conc.

FLORIDE, grand pays de 1 A. m en que septentrio-nale , qui s’étend depuis la rivière de Panuco, dans lanouvelle Espagne, lé long du golfe Mexique Sc de lamer du nord , jusques vers les 3 3 degrés d’élevation dupôle ; Sc par conséquent comprend la Louisiane, \aFlo-ride Espagnole, la Nouvelle Géorgie , & une partie dela Caroline. Les Espagnols prétendent même qu’elien’a point de bornes au nord , Sc q Ue tout ce qui est au-jourd’hui possédé par les Anglois & les François dansl’Amérique septentrionale , est de la Floride. Il estcertain , qu avant qu aucune autre nation de l’Europeait eu le moindre établissement dans l’étendue du paysqu’on vient de marquer ,Jes Espagnols lui avoient don-né le nom de Floride. Ce qui le trouvé dans le dic-tionnaire de Corneille, au sujet de la découverte de laFloride est si peu exact, qu’il ne mérite aucune atten-tion.

Ce pays fut découvert pour la première fois en 1497,par Sébastien Cabocos Portugais, envoyé par HenriVII, roi d’Angleterre , chercher un passage du côté del’ouest , pour aller aux Indes orientales. Cabocos se con-tenta de voir la terre Sc la nomma, dit-on, Jaquaz.a.

En 1.512. Jean Ponce de Léon , errant dans le golfeMexique, pour chercher une prétendue fontaine de'Jou-vence , apperçut une grande terre, qu’il prit pour uneiíle, qu’il appel la Floride, soit parce qu’il !a reconnut lejour ,ov? dans la semaine de Pâque fleurie , comme quel-

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