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Tome second. C - F.
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F.L

Cator a cru que c’étoít l’ancienne Axiopolis.

FLOVIUS , vers lTstrie, ou le Frioul. Paul Dia-cre dit qu’il s’y livra une bataille entre le Kan desAwares Sc Loup , duc de Frioul , qu’il y fut tué. C’é-toit en 666 .

Oitélius lit Flovius; mais l’édition de Vulcanius,De Geft. Langob. /. 5 » c. 19 , p. 188 , porte in loco quiFluvius dicitur. Ortélius demande fi ce rie feroíc pasFlaum, ouFiume ? Le nom Sc Tendrait conviennentíî bien qu'o n ne peut pas en douter.

FLOÚPES ouFeloupes, peuple d’Afrîque. Voyez.Flups.

FLUCTUS PASSERIS. Martial, l. 6 , Epig.. 42des éditions ordinaires , ‘ou Epigr. 28 , édit. du pereJouvenci , parlant des bains de i’italie les plus vantés,dit : Non mollis Sinuejsa ,fervidique íìuctus Passe ris, autjupcrbus Anxur ; non Phœíi vaáet , principesque Bajœ.L’abbé de Maroles 'traduit ni les flots de dardent Pas-sereau : & dit dans une note que c’est un fleuve de laCampanie. Le P. Jouvency, cans ses notes fur Mar-tial , dit simplement que c’est un. lieu de la Campanie.Cela est plus raisonnable que d’assurer que c’est'unfleuve. Martial ne parle dans cette Epigramme que desources d’eaux minérales , où Ton íe baignoit, Sc nonpas de rivières.

FLUENTIA, ancien nom de .Florence. Voyez, cemot.

FLUENTINÍ, ancien nom des habitans du Flo-rentin.

FLUETEN, on Vlueten : la première de ces olo-graphes est de Baudrand, édit. 1682 ; la seconde est deMaty, dans son Indice des noms Latins. Ce village, quiest dans la seigneurie d’Utrecht, environ à moitié che-min d’Utrecht à Woerdes, est, d ce que Ton croit, íeFletio des anciens Bataves. Ciuvier le dit ainsi, aurapport de Baudrand. Corneille , oui ne vouloir citer nil’un ni Tautre . a mieux aimé citer Maty, qui ne fournitrien autre chose » sinon Fletio , Vlueten.

FLUMEN, mot dont les Latins se sont servis, poursigniíìer une eau coulante, du mot finere , couler; demême que nous l’appellons Riviere , à cause des deuxrives entre lesquelles elle coule. Fluvius , que les La-tins employoient dans le même sens que Flumen , vientde la même origine. Voyez. Fleuve Sc Riviere.

FLUMEN-DOSA , ou Flumendofa, en latin Dosa »petite rivière de Tille de Sardaigne. Elie a trois embou-chures dans la partie orientale de cette ille , au petitpays de S.arabus, près de Muravera Sc Santu-Vitu, ayantauparavant reçu la rivière de Zuri.

FLUMEN-PISCENSIS : c’est ainsi qu’on lit le nomd’un siège épiscopal d’Afrique , dans la Mauritanie Si-tifeníe , dans la notice des évêques de cetté province.Elie nomme Viélor Flumen-Piscenfìs. On trouve auffi Est'tor Flumen-Fifcenfts dans la conférence deCartage, éd.Cotnmelin.p. 195 , au nombre des évêques Dònatistes, Scc’est peut-être le même évêque. S. Optât, De Schismat.Donatisl- 1 . 2, c. 18, fait mention de Januarius Flumen-Piscensis , car c’est ainsi qu’il faut lire , Jçnuarius Flu-men-Pìflenfìs , comme portent quelques éditions, ou Flu-men-Cifpenfis , comme on lit dans quelques Notices.

FLÌJMEN-SANTO , en latin Flumen-Sanctum, ri-vière de Tíîle de Sardaigne, dans la partie septentrio-nale & dans la province de Logadori. Elle se jette enmer près de Porto-Torre, vers Safari , selon Françoisde Vico, cité par Baudrand , édit 1705.

FLUMEN-ZERITANUS, siège épiscopal d’Afri-que , dans ia Mauritanie Cesariense. La notice des évê-ques de cette province nomme Paul évêque de ce lieu-là.

FLUMENTANA - PORTA , Tune des portes deRome. Festus, De Verbor. fignificat. I. 6, dit qu’elle futainsi nommée parce qu’u n bras du Tibre passoit autre-fois, dit-on, en cet endroit. L’un de íes interprètes croitplutôt que c’étoit à cause qu’elle étoit proche du fleuve,car elle étoit à la gauche du Tibre. On la nomme présen-tement Porta del Popolo.

FLUPS, Feloupes, ou Floupes, peuple d’Afri-que , au midi de la rivière de Gambie , 8 c au nord decelle de Kasamanka, entre le cap de Sainte-Maríe Sc lecap Rouge , ou Cabo-Roxo. II occupe la ville de Vin-tain , & les bords de la rivière du même nom. Ce peuplea un langage qui lui est propre. Sa religion n’a point

FOC

C) 2 J

/ !

dscbjet fixe. Ceux qui habitent Tintérieur des terres sontfarouches 8c cruels. A Vintain Sc aux lieux circon-voisins, ils ont le naturel plus doux, & beaucoup debonne foi dans le commerce. Voyage de Brue en Afrique.

TRUSTATES, mot corrompu d Elujates. Voyez, ce

FLUVIAN , en langue vulgaire, riviere d Espagne ,daris la principauté de Catalogne, dans le Lampouraan.Elle a fa source aux montagnes vers Campredon , d ouelle court à Torient versCastel-Follit, Beíalu ScBaícara »Sc se rend en mer dans le goite de Roses, C’est le Clocha-nus ste VtoloméeA Baudrand, édit. 1705.

FLUVIUS, mot latin dont nous avons fait le motFleuve qui signifie la même chose.

FLUX Sc Reflux. Voyez Mer.

FOA, ville d’Egypte dans le Delta. Voyez FouÉ.

FOBARîA , ville ancienne d’Irlande , au milieu dela province de Leinster. Il en est fait mention dans quel-ques actes du moyen âge ; mais elle est à présent dé-

FOBOURG, petite ville ou bourg de Danemarck ,sur un golfe de la côte orientale deTisie de Fuhnen , vis-à-vis de Tifle d’Aroe.,* Baudrand, édit. 1705.

FOCARIA , promontoire de l a Flaminie , provinced’Italie , sor la mer Adriatique, scion Bïondi. LéandreAlbert! dit que ce cap est aujourd’hui nommé Monte diPeíaro. Il est dans TOmbríe. au duché d’Urbin.

FOCE, íste de la mer /Egée, selon Antohín, Itiner ,Marit. Dans sédition de Bertius , on lit Phocœ.

FOCENSES. Voyez Phocenses.

FOCHAN , bourgade de la Chine dans la province.Sc à cinq lieues de Canton. Quoique ce ne soit qu’unebour^a'de , elle est, dit-on , plus grande que Paris , &on y b cómpte neuf cens mille âmes. Les Jésuites y ontune fort belle église. Lett. édif. Recueil.

FOCHARD, village d’Irlande, au diocèse d’Ar-mach, dans la province d’Ulster. C’est le lieu de la naisosancede sainte Brigide, vierge Sc patrone du lieu , dontla mémoire est célébrée le 1 janvier. Bailles } Topogr.fies Saints, p. 595, „ .

FOCHEU, ville de la Chine , première capitale de

la province de Fokien, en latin .Foc heum ..Elle en a septmédiocres sous fa jurîsdiction, Cunen, Mincing, Chan-elo, Lienkiang, Loyven, Jungfo & Focmg. Cette villeest arrosée de la rivière de Min & des eaux de l’Océan.qui, par une large embouchure, portent de grands vais-seauxjusqu’à ses murailles. La magnificence de ses bâ-timens publics, le grand nombre de marchands qui ytrafiquent » la quantité de lettrés qu’on y trouve, la somp-tuosité de ses ponts, dont T un a cinquante perches delongueur ; la fertilité de son terroir, & Topulence de seshabitans lui donnent rang entre les plus nobles villesde l’Empire. On fait dans son territoire une quantité in-croyable de sucre blanc ; Sc on y recueille avec abondanceles fruits de lichi, de lungyen Sc de muiginii. Le lichiest un fruit qui naît fur des arbres fort grands Sc forthauts, dont les feuilles sont semblables à celles du lau-rier. Des extrémités des branches sortent des raisins. C’estoù est le fruit, comme dans les grapes de raisins. II estnéanmoins plus clair Sc pend à des queues plus longues.Ce fruit a la figure d’un petit cœur, & e st de la grosseurd’une grosse noix. II a beaucoup de rapport avec une pe-tite pomme ddipin. L écoice est pleine d’écailles, Sc n’apas plus d’épaisseurqs’une pellicule qu’oa peut aisémentdéchirer avec la main. Le noyau est blanc, succulent 8cd’un très-bon goût, Sc a la même odeur que les roses-Quand le fruit est mûr, il est violet Sc pourprin, de sorteque ces arbres semblent être pleins de cœurs de pourpre,ce qui est sort agréable à la vue. La chair environne l’os& la pierre. Plus elle est petite , plus on estime ce fruit.Le noyau fond à la bouche; c’est comme une tablette desucre rosat. Le lungyen , c’est-à-dire, œil de dragon, estun peu plus petit Sc plus rond que le lichi » à peu prèscomme peuvent être nos grosses cerises. La peau en estun peu plus dure Sc plus couverte d’écailles. Les habi-tans sèchent ce fruit pour le débiter aux étrangers. Lemumnlï est une espèce de prune. Ces prunes , qu ,1gappellent prunes de la belle femme, sont beaucoup plusgrosses Sc meilleures que les prunes de damas , plus ron-des qu’elles ne sont longues ou ovales. Au midi de laville de Focheu, on voit le coteau de K entât t qui enfer-