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le fondateur fat choisi pour lui succéder. Dans la fuite dutems la conduite des religieuses fut cause qu’on leur ôta lemonastère pour mettre des religieux en leur place. Dansles guerres de religion de France 8c des Pays-Bas , quan-ri té de nobles & de marchands, le réfugièrent au Palati-nat ou sélecteur Frideric III leur donna une belle plainepour s’y établir. C’étoit la même o à étoient ces deuxmonastères entourés de champs fertiles en grains, devignobles, de bourgs 8 c de villages, 8 c il leur donnapour armes un triangle d’or en champ de geules qui aun lion pour support. La couleur du champ signifioitlapersécution; le triangle la fermeté des habitans, 8 c lelion sélecteur qui les avoir pris fous fa protection. Lecommerce 8 c la fabrique du velours , des étoffes de foie8 c des draps, rendirent cette ville célébré. L’an 1571,le même électeur Frideric III,y fit tenir à ses dépens,en fa présence & sous sauf-conduit, une conférence avecles Anabaptistes, laquelle a été imprimée. En 1575, ilajouta aux anciens privilèges de cette ville le droit d’a-voirun bailli ,'d’élíre des bourg-mestres Sc des échevins,8 c de lever un régiment. Son fils Jean-Casimir , comtePalatin, ayant en partage le bailliage de Neustad , oùest Franckenthal, entoura la ville d’un fossé, & la gra-tifia de quelques nouvelles franchises. Voyant l’accroís-sement qu’eiie prenoit de, jour en jour, il y ajouta quel-ques fortifications en 1583 , & en augmenta les privi-lèges. L’électeur Palatin Frideric IV les confirma, &céda les impôts que la ville lui devoitj, pour en augmen-ter les fortifications & les travaux. C’est ainsi qu’enquarante-quatre ans cette ville devint très-considérable.Frideric V y fit faire en 1618 divers bastions. En 1621la place munie de ravelins , de demi-lunes, de contres-carpe, de fausses brayes, de batteries, 8 cc. se trouva cnétat de défense. La même année elle soutint un siègecontre dom Gonsalve de Cordoue, que Mansseld fitlever; mais en 1623 ayant été affiégée , Sc étant assezma! pourvue de tout & sans espérance de secours, ellese rendit & fut mise en séquestre pour un an & demi,par un accord fait entre le roi de la Grande Bretagne,& Plissante Gouvernante des Pays-Bas, pour hâter laréconciliation de sélecteur avec sempereur. Les habi-tans ne lassèrent pas de conserver leur juridiction, leursprivilèges, 8 c le libre exercice de religion. C’est ainsique cette ville eut garnison Espagnole. Les Suédois laprirent en novembre 1632, mais en Octobre 1633, lesImpériaux la reprirent par capitulation, 8 c la mirententre les mains des Espagnols qui s W servirent pourincommoder le pays aux environs parleurs courses. Ilsfurent obligés par le traité de Westphalie de la rendre àsélecteur Palatin, qui la possede. Baudrand, qui savoitvue , dit qu’elle étoit peu habitée , & qu’elle diminuoittous les jours. Elle n’est, dit-il, qu’à un mille d’Alle-magne du Rhin au couchant, ainsi qu’à quatre millesde Heidelberg, & autant de Spire vers le nord Elle futprise en 1688 parle dauphin , aïeul du roi Louis XIV ,& entièrement démolie l’année suivante par les François.L’électeur Palatin a tâché de la rétablir.
FRANCKENLAND. Voyez, Franconie.
FRANCKENMARK, bourg d'Allemagne, dans lahaute Autriche, aux confins de la Bavière. Quelques-unsle prennent pour la Joviacum d’Antonín » que d’autrescherchent à Saltz bourg.
FRANCKER. Voyez, Fr ancrer.
1. FRANCKENSTEIN, bourg d’Allemagne au du-ché de Deux-Ponts, fur une montagne , entre Keisers-lautern & Newstadt. II a un bon château pour fa dé-fense.
2. FRANCKENSTEIN, ville de la haute Sílesie,dans la principauté de Munsterberg. Le prince de ss’A-versberg , qui a un beau château à Franckenstein, y aétabli son conseil de régence. * Hubner , p. 6 17.
3 FRANCKENSTEIN, seigneurie d’Allemagne,au cercle de Franconie. Elle fait partie du comté deHenneberg , & appartient au landgrave de Hesse-Cassel.La capitale est Smalcalde, célébré par la ligue que lesprincesprotestans y firent pour la défense de leur religion.Berthold VIII, comte da Henneberg , acheta la ville &la seigneurie de Louis Sc Sigebert, comtes de Franc-kenstein. * D’Audisret, Géogr. t. 3, p. 139.
FRANCO, ou Rio-Franco, rivière de la Lom-bardes , assez près d’Asti, Paul Diacre , in Longobard.
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l. z, c. 3, en fait mention, & la nomme FrancorumRivulus.
FRANCO-CASTRO, petit lieu de la Macédoine,au pied de Monte-Santo, furie Golfe. C’étoitautrefois,dit Baudrand , édit. 1682, une ville nommée Stratonice.Voyez, Stratonice.
1. FRANÇOIS, (les) peuples de la France moderne.Ceux de fanciennesont nommés Francs, lorsqu’il s’agïtde tems fort reculés. Les Orientaux les nomment Alfrang.8 c Franguis , ou , comme d’autres écrivent, Francis. Ilsne donnent pas ce nom seulement aux François, maisauffi aux Allemands., aux Italiens. Sc aux Espagnols.
2 FRANÇOIS , (le cap) cap de l’Amérique septen-trionale, fur la côte de la Floride, au midi de sembou-chure de la rivière de Mai. * Baudrand , édit. 1705.
L’isle des FRANÇOIS. Voyez. Isle.
1. Le port FRANÇOIS, port de l’Amérique mé-ridionale, au Brésil, dans la province de Pernambouc,à l’embouchure de la rivière de Saint-Michel. * Baud.édit 1705.
2. Le port FRANÇOIS , port dans l’isle de Saint-Domingue, où les François ont des colonies ,auffi-bienque les Espagnols. * Baudrand , édit- 1703.
La rivière des FRANÇOIS, rivière de f Amé-rique septentrionale, au Canada. Elle sort du lac desN iffipiriens , 8 c se décharge dans celui des Hurons.
FRANCOLI, petite rivière d’Espagne , dans laCatalogne, où elle arrose Montblanc Sc Tarragone, Scse jette peu après dans la Méditerranée. Les anciensfont connue fous le nom de Tulcis. * Baud. éd. 1705.
FRANCOLINO, village d’Italie, dans l’état del’Eglise , au Ferraroís. C’étoít autrefois une place forte.II est situé fur une des branches du Pô, à deux lieues deFerrare, du côté du nord. * Baudrand , édit. 1703.
FRANCOLISI, ou Torre di Francolisi , bour-gade du royaume de Naples, dans la terre de Labour,au confluent des deux rivières dont se forme la rivièrenommée Saône ou Livignano, entre les villes de TianoSc de Calvi » à trois milles Sc demi de la première , Sc àquatre milles & demi de la seconde. Baudrand dit qu’elleétoit autrefois fameuse par ses eaux minérales ; c’est laVirena dont parle Vítruve. Magin , Ital.FRANCONIE, selon les François: Franckenland,selon les Allemands. C’est ce qu’on nomme souvent enlatin Francía Oríentalis, ou la ìrance Orientale , parceque ce fut le séjour des Francs avant leur établissementdans les Gaules, qui font à l’occident de ae pays-là. Tousles Francs ne quittèrent pas ce pays, & les rois qui sub-juguèrent les Gaules peu à peu, conservèrent fur leurancienne patrie une autorité qui s’assoiblit peu à peu. Lesrois de la première race y établirent des ducs , qui long-tems après de simples gouverneurs en devinrent proprié-taires. La Franconie étoit possédée par divers seigneurslorsque Pépin fit donation de ce duché à l’évêque deWurtzbourg. Ceux qui étoient en posseffion de ce duchés’y maintinrent nonobstant cette donation ; 8c à dire vrai»elle ne leur étoit nullement préjudiciable, puisque ceprince, dans l’acte même, avoit mis une clause, qu’ilne lui donnoít que ce qui lui appartenoít ( Quantumejus ad Je pertinebat ) c’est-àAire fausse droit que pou-vaient avoir les possesseurs déja jouissans. Ces ducs de-vinrent si puislans, que Conrad , duc de Franconie, futle premier des princes Allemands qui fut roi de Ger-manie , mais non pas empereur, après les descendans deCharlemagne. Henri III, Henri IV, Sc Henri V,'étoientauffi de la maison de Franconie. Ce dernier donna ceduché à Conrad de Suabe, fou neveu » qui fut depuisempereur. Frédéric, fils puîné de Conrad, étant mortde la peste au siège de Rome en 1167, sempereur Fré-déric I réunit se duché de Franconie à l’Empire.
La Franconie peut avoir , dans sa plus grande étenduedu septentrion au midi, trente-cinq lieues, Sc trente-huitd’orient en occident. La Thurínge la borne au nord, laSuabe au midi, se haut Palatínat à l’orient, Sc le basPalatinat à l’occident.
La religion Catholique est suivie en plusieurs endroitsde cette province, mais la doctrine de Luther y est la do-minante. Les prétendus Réformés y ont quelques tem-ples , Sc ses Juifs des Synagogues.
Les rivières qui arrosent la Franconie sont.se Mein,leRegnitz, l’Atmulla,SaIa> &c leTauber, qui y prennent