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Tome second. C - F.
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leurs sources. Elles rendent le milieu fertile en bleds >en vins , en fruits Sc en pâturages. II produit auffi desréglisses en abondance. II est stérile fur les frontières,étant entouré de forêts Sc de montagnes incultes Scpierreuses.

On trouve danscetteprovince divers états. Les EtatsEcclésiastiques font’les évêchés d e Bamberg , deÌVmtzbourg Sc de Tichftat ; Sc le domaine du grand-maître de d ordre Teutonique.

Les Etats séculiers font le duché de Cobourg\\emargraviat d'Ausaach , Sc les comtés de Schxvart -zemberg , de Cuftel , à’ Humeborg , d ’Erpach , Sc deHohenloc.

Les Villes Impériales font Nuremberg » Weijfem-lourg , Rottembourg, JVìnsheim Sc Schevenfurt.

II y a outre cela beaucoup de barons Sc de noblesseimmédiate. * La Forêt de Bourgors , Géographie His-tor.

FRANCS. Voyez au moî France, les diverses mi-grations de ce peuple,

FRANGSTEIN. Voyez Franckenstein 2.

FRANEKER, en latin Franequerá , ville des Pays-Bas , dans la Frise , au Vestergoo, à deux lieues duZuider-Zée, & autant de Lewarde Sc de Harlingin » entrel’une 8c l’autre ville. Franekertire son nom de celui d’unterrein labourable fur lequel elle a été bâtie. Ce terreiníè nommoit en dissérens endroits Fraen-Acser , Gods-Ack.tr , Sc Dyl-Aeker. La première partie, qui est celledu milieu , fur laquelle l'église a été bâtie, a retenu sonnom , Sc Fa donné au reste de la ville, quoique les deuxmitres parties ayent aussi en leur particulier conservé leurancien nom. La ville a un bon rempart, Sc ce rempartest entouré d’un fossé large Sc profond. Le château està une des extrémités de la ville , Sc a servi quelquefoisde demeure aux gouverneurs. II a íòn fossé particulier,dont l’eau baigne le pied des murailles , qui font flan-quées de grosses tours de briques , 8 c û sortes , que lecanon des Frisons, quiaffiégeoient Albert ,'fils d’Henri,électeur de Saxe, dans ce château , ne put les entamer.Deux grand; canaux arrosent cette ville. Onyvoít plu-sieurs palais magnifiques , bâtis de brique, qui ont l’aird’autant de châteaux. Ce font plusieurs gentilshommesqui les ont fait élever, Sc qui ont préféré le séjour decette ville à celui de beaucoup d’autres, à cause de lapureté de son air. La place du marché est au milieu de laville, 8c presque toutes les rues y aboutissent.

La grande église, autrefois dédiée à saint Martin,étoit la seule paroisse. L’édifice est beau, Sc la tour très-élevée. Aujourd’hui les Prétendus Réformés y font leurprêche, Sc le couvent, qui a appartenu â des religieuxde sainte Croix , fondé en 1468, a été converti en écolespour l’université.

On tient que Franeker a été bâtie en 1191, fous lerégné de l’empereur Henri VI, fils de Frédéric Barbe-rousse. Le conseil de la province y a été autrefois établi :mais on l’a transféré à Lewarde. Elle a de très-grandsprivilèges. Ses magistrats font élus au nombre de six, Scnommés bourgmestres, avec un secrétaire. Ce sont euxqui administrent la Justice ; mais lorsqu’ils’agit de quel-que cause de droit un peu difficile, ils appellent un ju-risconsulte , à qui ils communiquent l’affaire » Sc le plussouvent ils jugent le différend conformément à son avis.De ce tribunal on peut appeller au conseil souverain dela province. Ils ne jugent cependant pas des crimes ca-pitaux ; car, dans ce cas, ils font obligés d’envoyer lescoupables ou accusés au conseil souverain.

En 1577» les habítans chassèrent les magistrats dela faction Espagnole ; Sc s e joignirent deux ans aprèspour toujours à i’union fies états des Pays-Bas ; Scdans la fuite les états de l a province de Frise y ontfondé ùne académie ou université pour toutes les facul-tés , qui est assez considérable par le nombre de sesprofesseurs Sc de ses écoliers. Cette fondation se fitle 2.9 de Juillet 1585. Les envir OHS fl e Franeker fontun peu plus élevés du côté du septentrion & de l’oc-cident, Sc produisent du bled en abondance; mais lesdeux autres côtés font marécageux » 8c en hiver ils fontsouvent couverts d’eaií. * Blaeu , Descr. Urb. BelgsLonguerue , Desc. de la France, 2. part. pag. z 1.

Les armes de la ville font d’azur , â la cloche d’or,bataillée de même.

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FRANGHENEWRT : c’est ainsi que le nomde la ville de Francfort se trouve écrit par le moineHalitgarius, dans la vie de saint Faron, Sac. 2, Bcned.p. 622.

FRANGIS. Les Levantins nomment ainsi les Francs,c’est-à-dire, les peuples de France, d’Allemagne, d’ItalíeScd’Espagne.

FRAN GONES : quelques critiques ont cru quec’étoit une nation, de laquelle Cicéron parle dans unede ses lettres à Atticus , /. 14. Epijl. 10. Le mal estque les critiques ne conviennent pas de la véritablemaniéré de lire ce passage. Víctorius trouve dans lesanciens manuscrits Fledeo ad Tebajfos,Scavas Frangones,Scc. Junius, fondé fur un manuscrit de la bibliothèquePalatine, lit Redeo a d te : Hetffos , Suevos, Frangones.Rhenanus , Rer. Germ. L z. p. 186, trouve, dans unmanuscrit tiré de la bibliothèque de Laurisheim, Redeoad te Bajfos, Scacuas , Frangones , ce qu’il croit devoirêtre, selon la pensée de Cicéron, Redeo ad Betajìos ,Atuas , Vangiones. II examine ensuite chacun de cespeuples » 8c croit prouver que cette leçon est la véri-table. Si nous en croyons Gronovius dans fa note furce passage de Cicéron, où il cite la Germanie anciennede Cluvier, livre 11 . chapitre 2. Cluvier s’efforçoit delire dans ce même passage ad tuos Bojfos , S cuvas ,Frangones. Ce que je puis assurer > c’est que dans lechapitre cité , Cluvier ne parle , ni de près, ni de loin,ni du passagé de Cicéron , ni d’aucun des peuples quiy font nommés. C’est dans le chapitre 21 du mêmelivre, que cela se trouve > p. 207. Cluvier'ne croit pasque ce soient des noms de quelques nations qui fus-sent entre les Gaulois. II juge au contraire que c’étoíentles noms de quelques Romains de qualité, mauvaiscitoyens, Sc malhonnêtes gens , qui, ayant pris leurpart des brigandages Sc des libéralités de Juies-Cesar,ne pouvoient gueres se flatter d’une possession tranquille,tant que les citoyens vertueux, tels que Cicéron &Atticus seroient debout ; c’est-à-dire , en pouvoir deles chasser des biens usurpés fur les sujets de la répu-blique Romaine, qui en étoíent les véritables pro-priétaires.

FRANKENOFORD : c’est ainsi que le moine desaint Gall nomme la ville de Francfort, De Re.Diplom /. 4, c - 60.

FRANQUEMONT , petite ville ou bourg deSuisse, dans l’évêché de Bâle. Ce lieu est fur le Doux,à deux ou trois lieues de Delsberg ou Delmont. C’estle lieu principal de la contrée qu’on appelle les Fran-ches-Montagnes.

FRAN QU E V AUX, Francs. Vailes ,abbaye d’hom-mes en France, de Fordre de Citaux, filiation de Morí-mond, dans le bas Languedoc, au diocèse de Nismes,& à une lieue de saint Gilles, fondée Fan 1143.

FRANS-EILAND. Voyez I’Isle Françoise, aumot Isle.

FKANSHERE, rivière de l’îfle de Madagascar,de laquelle Flacourt Sc la Croix écrivent ainsi ce nom ,que d’autres écrivent Franshere. Le premier décritainsi cette rivière, qui, selon lui, est auffi nommée rivièrede Ranevate ou d’ÍMouRS , Sc autrement Raheiion,Elle a son embouchure dans la province d’Androbeïzaha,ou Carcanoffi, à 25 degrés 18 minutes de latitude Sud,à trois lieues, du fort Dauphin. Elle tire son origine dela montagne de Manghaze, Sc se grossit de plusieurspetits ruisseaux Sc rivières qui descendent de plusieursmontagnes de cette province , de la rivière d’Ácondre,de celle de Manambare, Sc de celle d’Andravoulle ; puisentre dans la mer, ayant son entrée bouchée la plupartde l’année , Sc elle ne se débouche point que par lesgrandes pluies , ou bien quand la mer est bien haute.Son eau , jusqu’à une lieue vers la terre , est toujourssalée, hormis quand elle est débouchée. II y a quan-tité de crocodiles, comme dans toutes les rivières decette iíle. Vers son embouchure , elle forme un étangd’une lieue de large, Se a tant ,de profondeur qu’unnavire y pourroït naviguer, si elle étoit toujours dé-bouchée , ce qui se pourroit faire par artifice , 8c ainsiil y auroít le plus beau port du monde à mettre lesnavires à l’abri. II y a plusieurs iíles Sc péninsules, Scplusieurs belles prairies à nourrir du bétail » & les ter-res d’alentour font excellentes pour planter toutes fortes