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Tome second. C - F.
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s'être assez bien défendus, ils furent forcés, & le princeles fit presque tous massacrer, & ruina la plus grandepartie de leurs monastères. Cependant , lorsque lesmillionnaires Jésuites allerent au Japon, il y en sub-fistoit encore plus de cinq cens, entre autres un pourlequel les rois Sc les grands seigneurs du Japon ontune vénération si grande , qu'ils n’entreprennent pointde guerre ni d’affaire importante, jfans y envoyer quel-ques lampes ou quelques autres préfens d’or ou d’ar-gent. * Histoire Ecclésiastique du Japon, tome i, page44 & 45- Not. Manuscr. du P. Charlevoix.

FRENSSHEIM , ou Frainsheim, bourg d’Alfe-magne, au bas Palatinat, dans le bailliage de Neus-tadt. Baudrand écrit Freisheím, Ce lieu a appartenuautrefois au duché de Deux-Ponts ; mais l’Eíecteurcomte Palatin, Frédéric I, s’en saisit en 1471 , Sc l'en-leva au comte Palatin , Louis le Noir , colonel del’etnpereur Frédéric IV, Sc bailli d’Alíàce: il y a dansce lieu une source d’eau pure, qu’il n'y en a guereailleurs qu’onlui puisse comparer. * Zeyler, Palat. Rhen.Topcgr. page 19.

FRENTANA REGIO, ancien pays d’Italie , qu!répond à ce que nous appelions présentement l’Abruzzeciterieure. Pline, livre 3 , chapitre 1 x, la borne d’uncôté par le Tifernus, aujourd’hui Tiferno, Sc de F autrepar F Aternus , aujourd’hui la Pescara ; ainsi il fautjoindre à FAbruzze citerieure une partie du comté deMolife.

FRENTANI. Pline, livre 3, chapitre 11, nousapprend que les habítans de la ville de Larina » oucomme il les appelle, les Larinates , étoient surnommésFrentani. Le P. Hardouin observe qu’ils avoient cesurnom à cause de la rivière Frento , aujourd’hui For-tore.De-là vient que Caton, in excerpf. orig. pag. 13 6,nomme Larinum la capitale du peuple Frentani. Cettecapitale conserve encore l’ancien nom , Sc se nommeLarina sur les cartes de Magin. Elle est du comté deMolife, aux frontières de la principauté ultérieure. Lemême Pline, livre 3, chapitre 12 , donne le. surnomFrentani à un peuple qu’il nomme Anxani, c’est-à-dire aux habítans d’Anxa, pour distinguer cette villed’une autre Anxa qui n’étoit pas du peuple Frentani,mais des Salentins.Ptolomée, livre 3 , chapitre 1, donneaux Frentani » Buba que ses interprètes rendent parPeschara, (Pescara, selon Magin?) Sc Istonium, pré-sentement Guasto di Amone, sur la côte , & AnxanumSc Larinum plus avant dans les terres. Les Frentaniétoient comptés entre les Samnites, au rapport d’Or-telius. II ne faut pas confondre ce peuple avec lesFer entant , ni avec les Forentant, dont je parle dansl’artícle de Ferenta.

FRESNES, belle maison de plaisance auprès deParis , entre Claye Sc Meaux. La chapelle de ce châ-teau passe pour tout ce qu’il y a de plus parfait dansce genre-là, 8c est du dessein de François Mansard ,fameux architecte. On avoit confié à cet habile hom-me la conduite du superbe édifice du Val de Grâce,qu’il poussa jusqu’au rez de chaussée ; on la lui ôta pourlors ; Sc cet architecte en fut si piqué, qu’il ne songeaplus qu’à se venger ; il entreprit pour cela la chapelledu château de Freine pour M. de Guenegaud, secré-taire d’état; il exécuta en petit le superbe dessein qu’ilavoit imaginé pour le Val de Grâce, & en fit la plusbelle chose du royaume , comme en conviennent tousceux qui ont le goût de la bonne architecture. Le châteauest formé d’un seul corps-de-logís , décoré de troisordres d’architecture ; le premier est dorique, composéde deux colomnes, élevées fur un perron de plusieursmarches, au milieu desquelles est la porte, accompa-gnée d’une niche de chaque côté remplie de fa figure.Le second ordre est rustique, Sc les deux côtés de lafenêtre du milieu font ornés chacun d’une colomne ,& surmontés d’un petit fronton, dont l’entablementest coupé. Sur ce fécond ordre , régne une balustradede pierre , interrompue par cinq piédestaux. La fenêtreest décorée de deux pilastres, surmontés d’un grand fron-ton en arc, Sc le tout terminé par un campanille. Desdeux côtés du château s’avancent deux gros pavillons,aux extrémités desquels font deux tours rondes enga-gées dans le vif du bâtiment. II y a encore deux au-tres petits pavillons qui s’avancent plus que ces tours »

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& dont les angles font rustiques. * Piganiolde la Foret,Description de la France, tome 2 , page 239.

FR&SILIA, ville d’Italie, dans le territoire desMaries, selon Tite-Live, livre 10, chapitre 3.

FRESNEDA, village d’Espagne dansl’Andalousie,aux confins de la nouvelle Castille : c’est là que mpu-rut Alphonse VIII, roi de Castille en 1157. * Baud,édit. 1682. J/

*• -bst-F.8NO, bourg d’Espagne , dans la vieilleCastille , a deux lieues de Borgo d’Osma , du côté dumidi y son nom latin est Fraxinum. * Baudrand , éd.1705.

, 2 -FRESNO, bourg d’Espagne , dans l’Andalousie,a huit lieues de la ville de Cordouë, du côté du nord.Quelques Géographes mettent en Fune ou en F autre1 ancienne Fraxinetum des Sarrazins 3 mais elle n’étoitni la , ni a Fraffìnetoz n Italie, mais à Fu.AiNET.Foyfz.eemot.

FRESQUEL, rivière de France dans le Langue-doc , dans la généralité de Toulouse. Elle a sa sourcea saint Félix de Carmain , d’oû , serpentant vers lemidi, puis vers l’orient, elle reçoit, auprès d’Alzone ,les rivières de Rioutor Sc de Bernafour ; delà s’avan-çant vers le Midi, elle passe à Penautier > Sc va joindrele caftai royal, près de Carcaíîbnne, Sc se perd enfindans l’Aude. * Cartes des Çénér alités de Montaubandr de Toulouse , par Jaillot.

FRETEVAL, petite ville de France, en Beauce,dans le Dunois, fur le Loir, Sc non pas fur la Loire,comme on lit dans le Dictionnaire François de Bau-drand, à quatre lieues au desius de Vendôme, & à sixau-dessous de Cháteaudun. * Carte de la Généralitéd’Orléans , par Jaillot.

FRETUM, mot latin, dont les anciens se sont ser-vis dans le sens où nous employons celui de Détroit,c’est-à-dire , pour signifier un bras de mer , un passageétroit Sc restèrré entre deux côtés tels que font le Farede Mejfine » qu’ils nommoient Freturn Siculum , leDétroit de Gibraltar , qu’ils appelloient Freturn H tr-eille um. , ou Gaditanum.

FREUDENBERG. Baudrand préféré mal à proposFredenberg. Ce mot signifie Montagne de la joieou du plaisir.

1. FREUDENBERG, petite ville d’Allemagne ,en Franconie , lur le Mein , au-dessous de Wertbeim.

a. FREUDENBERG, petite ville d’Allemagne ,en Weteravie, à trois milles Sc demi de Hager, Sc àun bon mille de Siegen, dans le comté de Nassau- Celieu est remarquable par le fer Sc l’acier que l’on ynégocie. Baudrand écrit mal Frendenberg. * Zeyler.HiTss. & Vicin. Reg. Topogr. p. 33.

FREUDENSTADT, ville d’Allemagne , dans kForêt noire , fur le chemin de Tubingen à Strasbourg ,à cinq grands milles de la premiere , & à sept de laseconde. Elle appartient au duc de Wurtenberg , Sc n’estpas ancienne, car en 1600, le duc Frédéric de Wur-tenberg Sc de Teck, comte de Montbeliard, seigneurde Heidenheím Sc Oberkirch , seigneur engagiste duduché d’Alençon, chevalier des ordres de France &d’Angleterre > Scc. choisit au milieu de la Forêt npire ,un "endroit où les rivières prennent leurs cours, lesunes à l’orient, pour tomber dans le Necker , les au-tres vers le couchant ', pour aller joindre le Rhin.C’étoit un lieu désert , un chemin absolument impra-ticable l’hiver » Sc très-dangereux l’étr, à cause des ar-bres renversés. II en fit défricher environ 2300 arpens,& y fit bâtir une jolie ville ayant assez de terres labou-rables pour son besoin. Il la fournit de troupeaux né-cessaires , de maniéré que dans la fuite on y vit sub-sister trois cens cinquante bourgeois, Sc plus de deuxmille âmes , outre plus de cinq cens pièces de gros bé-tail. Cet établissement fut d’autant plus utile , que par-la on rendit praticable , sûr Sc même commode ce pas-sage pour les voyageurs » rant à pied qu’à cheval, ou envoiture Les premiers hab' tans cette ville la nommè-rent d’abord Friderichstadt eniOoi ;mais comme il y vint

bien des gens exilés de la Styrie , de la Ca-imhie&de laCarniole, & qu ’il leur donna le bok nécessaire pour bâ-tir des maisons . changèrent l’ancien nom en celuide Freudenfladt . c’est-à-dire, Fille de la Joie. De l’Is-le, consultant plus la prononciation que l’orcographe