GAB
i. GAB A A, ville de la Palestine, dans la tribu de Ben-* jamin. C’étoit la patrie de Saiil, premier roi desenfans 'd’Israël. Saint Jérôme, expliquant le cinquième chapitredu prophète Osée, dit : Gabaa, où Saisi naquit, SeRama, qui est auprès de Gabaa, à sept milles de Jéru-salem. Du tems de ce Pere , elle étoit détruite : il ledit dans son commentaire sur Sophonie , chap. I. Ga-baa la ville de Saùl , a été rasée jusqu’aux fondemens.Il l’asture encore dans l’épitaphe de Paule : elle s’arrêtaun peu à Gabaa, qui étoit détruite de fond en comble,& íè ressouvint du péché que cette ville commit ,.de lafemme violée, &c. Cette ville est la même que Gabath-saule, TciCotSrsci x a- dont parle Joseph, de Bello, 1 . 6 , c. z ,qui dit qu’elle étoit à trente stades de Jérusalem. Elle estnommée GabÉe dans Joíùé, c. 18, v. 24.
1. GABAAT , ville de la Palestine, dans la tribu deBenjamin, au midi de Gabaa. II en est fait mention dansle livre de Josué, c. 18, v. 28. D. Calmet croit quec’est la même que Gabaa, dont il est parlé dans l’articleprécédent.: Mais Josué-la distingue de GabÉe , & cesdeux places étoient dans la tribu de Benjamin. C’est fansdoute dans Fune de ces deux Gaba, que le crime futcommis envers la femme du Lévite ; mais. il n’est pasaisé de dire laquelle. II est toujours certain que Gabaat& Gable étoient différentes l’une de l’autre.
2. GABAAT, de Phinées, ville de la Palestine, dansles montagnes d’Ephraïm. "Elle fut donnée en partage àPhinées fils d’Eléazar , & fut le lieu de la sépulture dugrand prêtre Eléazar. Josué , c. 24, v. ult.
GABADAMIA, contrée d’Afie, dans la Cappadoce.Selon Strabon, /. 12, p. 540, ce pays, quoique plat &méridional, au pied du mont Taurus , ne produit pres-que' point d’arbres fruitiers, 5 c n’est bon que pour lespâturages. Xilander ne trouvant ce nom en aucun autreendroit , a "cru qu’au lieu de Gabadania, il falloit lireCataonia. ; mais Casaubon a démontré qu’il s’est trom-pé , puisque Strabon parle expressément de la Cataonied’une maniéré très-différente. Casaubon juge qu’il est làquestion de.BAGADAONIA, pays dont le même Stra-bon , 1. 2 , p. 53 , dit que l’air ni le terroir ne valoientriên, non plus que dans l’endroit , dont le nom estcontesté.
1. GABAE. Voyez Gabé.
2. GABAE, ville d’Afie, dans la Persique, félon Pto-lomée, 1. 6 , c. 4.
3. GABAE , contrée d’Asie, située entre les Messa-. getes & la Sogdiane , selon Arrien, /. 4, dans Fhistoire
d’Alexandre. Voyez Gabaza.
1. GABALA, ville de la Syrie. Ortelius rapporte di-vers íentimens fur son nom moderne. Selon Volaterranus& Guillaume de Tyr c’est Gibel ; Margad , selonNiger ; AMAN selon Justal. C’est sans doute la mêmeville que quelques voyageurs nomment Jebilée, d’au-tres Jubaye. de la Roque ditì GEBAIL. Lucien ,dans son traité de la Déesse de Syrie, nomme cette villeByBLOS. Elle a été fameuse chez les payens, à causedu culte d’Adonis. Voyez les articles Byblos 6c Ju-BAYE. Rajouterai ici la description qu’en fait le ministreMaundrell. Jebilée est bâtie furie bord de la mer, & envi-ronnée du côté de la terre, d’une plaine très-fertile., C’estaujourd’hui peu de chofè. On .y voit erfcore des débris quifont connoître qu’elle a été autrefois fur un meilleur pied.Son ancien nom, dont elle tire celui qu’elle porte aujour-d’hui étoit Gabaía. Strabon, & d’autres anciens géogra-phes , en font mention fous ce nom. C’étoit un évêchéau teins des empereurs Grecs. Severien , le grand adver-saire de Saint Chrysostome, & un des principaux deceux qui conspirèrent contre lui, en a autrefois occupéle siège. On n’y trouve rien de remarquable qu’unemosquée, & un hôpital à côté , bays l’un Sc l’autre parsultan Ibrahim ; son corps repose dans cette mosquée ,& son tombeau est en grande vénération parmi les Turcs.II semble que Jebilée ait été autrefois commode pour lanavigation ; l’on y voit encore une dhaîne de grandespierres carrées , qui s’avancent un peu dans la mer , Stqui semblent avoir été plus loin, & y avoir formé unmôle. Proche de ce lieu ,Tont plusieurs grands piliers demarbre granite, dont les uns sont dans Feau, & les au-tres font restés fur le bord. II y en a d’autres dans unjardin voisin avec des chapiteaux de marbre blanc , très-,bien taillés. Ce qui annonce davantage Fancienne splen-
deur de cette ville, ce font les ruines d’un très-beauthéâtre, à la porte septentrionale de la ville. II passe parmiles Turcs pour un vieux château. Selon la maniéré d’exa-gérer des Asiatiques , ils prétendent que ce château a étéd’une hauteur si prodigieuse, qu’un cavalier auroit pu avan-cer pendant une heure de tems , sous son ombre, au soleillevant. Ce qui reste de ce grand bâtiment ft’a pas plusde vingt pieds de haut. Les sures en ont fait sauter unepartie avec de la poudre à canon, & ils prétendent enavoir tiré une grande quantité de marbres, dont ils ontorné leurs bains , Sc la mosquée dont ; il a été fait men-tion. II n’en reste plus rien à présent qu’un demi-cer-cle.-Il a trois cens pieds d’étendue d’une pointe à l’au-tre. II paroît, dans un demi-cercle, une rangée cîe dix-sept fenêtres rondes, presque à rez de terre, & il yavoit tout à l’entour , entre ces fenêtres , fur de grandspiédestaux de grands piliers fort massifs, en forme d’arcs-boutans, contre la muraille, & qui fervoient de sup-port , aussi-bien que dlornement à Fédifice : mais ilssont presque tous renversés. II est difficile de mesurerl’arêne, parce que les Turcs l’ont remplie de maisons.On voit encore à Poccident les sièges des spectateursassez entiers , & les caves ou voûtes, qui régnoient au-tour du théâtre. La muraille,extérieure a plus cì’onze piedsd’épaisseur : elle est bâtie fur de grandes pierres fort soli-des , fa force Fa sauvée jusqu’à présent des ravages dutems, & de la destruction générale que les Turcs por-tent dans la plupart des lieux où ils passent.
Ortelius s’est trompé à l’égard de cette Gabaía, car ilapplique le nom moderne de Gibel à la ville que Ptolo-mée nomme Gabaía; mais cette Gabaía, à laquelle lenom de Gebail , ou Gibel, ou Gebïlée, ou Jubaye ,convient , est nommée par Ptolomée, /. 5 , c. 15,par son nom grec qui est Byblos. II la met très-bienentre Botrys & Beryte , aujourd’hui Patron & Beroot.La ville cîe Gabaía, dont nous venons de parler, estdifférente des deux autres villes de Gabaía , dont Ptolo-mée a parlé.
2. GABALA,'ancienne ville de Syrie, entre Lao-dicée, Paltos, & les embouchures de l’Oronte & dufleuve Eleuthere , selon Ptolomée , 1 . 5 , c. 15. C’est : .celle que Pline, /. 5 , c. 20, appelle GABALÉ. Strabon,
/. 16, p. 753 , la nomme aussi Gabaía. L’un &í l’autrela mettent auprès de Laodicée. Le P. Hardouin setrompe, lorsqu.’il dit que cette ville est présentement Ja-BLI. Ce nom est celui d’une Gabaía que Pline n’a con-nue que sous le nom de Byblos , & de laquelle il parledans le même chapitre. Cette Gabaía étoit épiscopale,
& est placée avec Laodicée & Paltos, entre les Siègesde la Théodotiade, dans la notice de Léon ìe Sage. Ôntrouve l’évêque de cette ville, Dominus Gabalenfis ,entre les évêques qui souscrivirent au concile de Constan-tinople,
, 3 • GABALA, ancienne ville de Syrie, dans la Phœ-jnicie, auprès de Palcebyblos ou de Fancienne Byblos ,selon Ptolomée,/. 5 , c. 13. Celle-là n’étoit pas mari-time , mais dans les terres , en tirant vers Céfarée dePanias. Ortelius s’est trompé à 1 égard de cette Gabaía,lorsqu il a dit que c est la Gamale de Pline. Voyez Ga-mala. La Gabaía est fans doute la même que Gaba 2.Voyez ce mot.
Afin d’en mieux sentir la différence, je joindrai lespositions de ces trois villes, selon Ptolomée.
Longit. Lat.
Byblos(ou Gabaía r.) 67d.40’. 33^56’.
a. Gabaía (de Syrie) 68 20. 34 56’. •
3. Gabaía(de Phoenicie) 67 15. 33 10.
4. Ces trois Gabaía sont différentes de la ville de Ga-bala, ou Gamala dont parle Pline. Voyez GAMALA.
, S* GABALA, contrée de l’Arabie , selon Etienne legéographe. Pár l’Arabie , il entend le pays que l’on aaussi appellé la troisième Palestine.
6. GABALA, ancienne ville épiscopale d’Asiè, dansla Lydie. Elle est nommée Gabalena Civitas , dans lesactes du concile de Chalcedoine. Ortelius écrit Lvcipour Lydie ; si c’est une faute cl’impression, elle se trouveégalement dans la belle édition d’Anvers 1596, Sedanscelle de Hanau 16x1. Polycarpí, évêque de Gabaía,souscrivit à ce concile de Chalcedoine, & à la lettre
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