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Tome troisième. G - L.
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GAB

GAB

synodale. La notice de Léon le Sage met entre les évê- dissertation de Gravesende sur les difficultés geô gra-dés de la Lydie Gabalorum ■ génitif du neutre pluriel phiqúes St astronomiques que l’on peut faire au sujet duGabala. Celle de Hierocles ne Py met pas. miracle de Jofué. Elle est curieuse, mais trop longue

J. II devoit y avoir un lieu nommé Gabala dans l’Idu- pour être inférée ici.

«nee. Voyez Gabalene. Les Gabaonites possédoient quatre villes dans la terre

GABALAECA, ancienne ville de PEspagne Tarra- de Chanaan : Caphira , Beroth , Cariatìarim^, Sc Ga-*

gonoiíè, à quelque distance de la mer au pays des Var-dules , selon Ptolomée , /. 2 , c. 6 .

GAB ALE , ville méditerranée de la Médie, selon leinême, /. 6 , c. 2 .

GABALENA CIVITAS. Voyez Gabala 6.

GABALENE. Saint Jerôme, in Loc. Hebr. dit :Allus contrée de l’Idumée , on P appelle présentementGabalene. C’est apparemment la même chose que cequ’il dit en parlant de Zopha'im, contrée des princesd’Edom , laquelle est présentement appellée Gabalene,C’étoit sans doute un pays de montagnes.

GABALENI, nom des habitans de Gabala. Maïius,in Josuam , dit que ce font les habitans de Byblos, c’est-à-dire de Gabala i.

i . GABALENSIS, siège épiscopal d’ Asie. Voyez Ga-bala i.

2. GABALENSIS Ager , nom latin du Gévaudan.

baon. Elles furent données à la tribu de Benjamin,excepté Cafiatïarim qui tomba en partage à celle deJuda. Les Gabaonites furent toujours fideíes St soumisaux Israélites , & l’on né fait ce qui porta Saiil à en fairepérir un très-grand nombre. (Reg. 1.2, c. 21, v. x &lèq. ) II s’imagina, fans doute, que son devoir deman-doit qu’il exterminât tous les restes des Chananéens. LeSeigneur , en punition de cette cruauté, envoya, fous lerégné de Dâvid , une grande famine, qui désola tout lepays , St dura trois ans. David, touché des maux de sortpeuple, s’adressa au Seigneur; St les prophètes lui direntque ce mal continueroit toujours jusqu’à ce qu’on eûtvengé les Gabaonites de lá cruauté que Saiil avoit exer-cée contre eux, au préjudice de P alliance que Jofué Stles Princes du peuple avoient faite avec eux au nom duSeigneur. Aloss David demanda aux Gabaonites quellesatisfaction ils desiroient ; ils répondirent : qu’on nousdonne sept fils de Saiil, Sc nous les serons mourir, pourvenger le sang de nos freres. David leur livra donc deuxfils que Saiil avoit eus de Respha , St cinq que Mérob ,fille de Saiil, avoit eus d’Hadriel. Les Gabaonites leácrucifièrent devant le Seigneur, Cela s’exécuta au com-mencement du printems. Respha, concubine de Saiil ,demeura près de ces corps, Sc y coucha , les gardantcontre les oiseaux, St contre les animaux carnaciers ,depuis le commencement de la moisson , jusqu’à ce queDieu, fléchi par ce sacrifice, envoya de Peau sur la terre ,Sc lui rendit sa fécondité.

Depuis ce tems,il n’est plus fait mention dans l’écri-ture des Gabaonites, comme composant-une espece de> . , ... „ peuple à part. Mais D. Calmet croit qu’on doit les en-

endroit ou est le bourg de Javoux, à quatre lieues de tendre sous le nom de NathinéenS , ou donnés , s a )

ulAlinP • rvoin* la ^ J-^ --! fí+y-G_ _1 _ __ _ 11'.. J _/!*.„ _ ' Y

, ou

.Voyez ce mot.

CABALES,

GABALI , ancien peuple des Gaules. Strabon, /. 4,p. 191 , Sc Pline , /. 4 , c. 20, les nomment ainsi : maisle P. Hardouin dit avoir trouvé GABALES dans tousles manuscrits. Cependant Jules César, commentaires ,l. 7 , c. 64 & 75 , dit Gabali. Ptolomée , L 2 , c. 7 ,dit de même i'átr/hoi Gaballi, par deux 11 . Quelqueséditeurs prenant le r pour un t , ont lu Taballi par er-reur. Les anciennes notices des Gaules nomment Civi-TAS GABALUM, dans la premiers Aquitaine , sous lamétropole de Bourges; Sc simplement Gabalum , ScCivitas Gabelluorum. Cette ville , selon Cateldans son histoire du Languedoc , l. 2, p. 306 , étoit àï’endroit où est le hnnrv de Taimnv ò nmtro l< «•-«»-

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Mende ; pour le peuple, on ne doute point que ce ne soitle Gévaudan qui en conserve le nom. * Scheljïrate , Antiq.Eccles. t. 2, p. 640, 642 St 646.

GABALIA. Voyez Cabalía i Sc 2 .

GABALICUS Pagus. Pline, l. ix, c. 41 , parlantdes bons fromages, fait mention de celui âeLesurœ, Ga-balicique P agi , c’est-à-dire, du mont de Lofere St du

qui étoient des esclaves publics destinés au service dutemple : dans la fuite on joignit aux Gabaonites ceuxdes Chananéens que l’on assujétit, Sc à qui on voulutbien conserver la vie. On voit par l’écriture , que Da-vid (k), Salomon ( c ), Sc les princes de Juda en donnè-rent un bon nombre au Seigneur ; Sc que ces Nathi-néens, ayant été menés en captivité avec la tribu de

* n- j — stnw • uu 4ULIIJ.C UG CX. (»ILX ** v , M ,1 nctlTllirst ottci/'

Gévaudan ou est cette montagne, fk dont les fromages &c les Lévites , ìl^n revint un continuèrent

ont encore de la réputation , scion Catel, dans son hV- Esdras , Zorobabel & Neheime, & qu ds contm ueitent.,

toire du Languedoc, l. 2 , c. 7, ». 207. après la captivité, a servir au temple , tous les ordres des

GABALUM Sr j-tr r- Prêtres Sc des Lévites. *( a ) Paralip. 1 . 1, c. 9, v. 2.

GA 1 ALUS * jVoyez G a.BA.LES- (i>) Esdras , 1 . 1, c. 8, v. 2.9. ( c ) Ibid. c. 2, v. 58;

1. GAB AON, selon D. Calmet, étoit la capitale des 3; c ;9>v. 20. ^ ^

Gabaonites, qui sortoient de la race desHevéens, anciens sc rscrmfp 01 ^' 1 ooo^na«^de

habitans de la terre de Chanaan. Les Gabaonites allerent , r , ' r Ant'n I % c ' n-

trouver Mué & les anciens ÍIsrael leur perforent so-

qu ils etoient d un pays fort éloigné, leur demanderent

à faire alliance avec eux ( a ). Jofué Sc les anciens eurentl’imprudence de leur accorder cette demande, fans con-sulter Dieu : mais ils connurent bientôt leur faute , firentvenir les Gabaonites, leur reprochèrent leur supercherie;Sc pour les en punir, fans manquer à la promesse qu’ilsavoient faite de les conserver,ils les condamnèrent à porterl’eau & le bois au tabernacle du Seigneur, comme desesclaves pris en guerre. Ils resterent toujours dans cetteservitude , jusqu’à l’entiere dispersion des Juifs. Trois

environ à deux lieues de cette ville, vers le nord. Elle estnommée GàbAA , au deuxieme livre des Rois , c. 2, v.25, comparé avec le premier livre des Paralipomenes ,c. 16,39. Gabaa St Gabaon ont la même significationlittérale : il est parlé dans quelques endroits de l’écri-ture , de la fontaine St de la piscine de Gabaa , quiétoient apparemment au bas du coteau fur lequel étoitbâtie Gabaon.

On ignore quand, par qui, à quelle occasion le taber-nacle St l’autel des holocaustes que Moïse avoit faits

j- 1 - a >r . <■ - - - — -

_« ». XJUG iVIUUC ílVOlt ÎHltS

ìervitucie , ]usqua 1 entiere cuspemon aes juits. trois dans le désert, furent transportés ài Gabaon; mais on fait

jours s’étoient à peine écoulés depuis cet accord, qu - certainement qu’ils y étoient fur la fin du régné de Da-A —:r„.uLu t vid ( a ) St au commencement de celui de Salomon. Da-

vid ayant vû l’Ange du Seigneur fur l’Aire d’Ornam, enfut tellement effrayé , qu’il n’eut pas la force d’aHer jus-qu’à Gabaon, pour y offrir son sacrifice. Mais Salomon,étant monté sur le trône de David, alla à Gabaon poury sacrifier, (b) parce que c’étoit-là le plus considérablede tous les hauts lieux du pays , où les sacrifices étoient

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donifedech, roi de Jérusalem; Oham , roi d’Hebron;Pharan, roi de Jérimoth; Japhia, roi de Lachis; StDabir, roi d’Eglon réunirent toutes leurs forces pourattaquer la ville de Gabaon. Les Gabaonites, épouvan-^s, allerent demander du secours à Jofué. II fe mit aussi-t°tà la tête del’élite des troupes d’Israël , marcha toutela nuit, attaqua les cinq rois dès le matin, les battit Stles poursuivit jusqu’à la descente de Bethoron. Dieu fit

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— r — mivu ju»4u a la ucsLtnLt uv. — “ 1 . u “' UL alors tolérés, parce que le temple n’étoit pas encore bâti.

alors tomber fur eux une grêle de pierres qui en assomma (a) Paralip. 1 . 1, c. 21, v. 29 , 30. (b) Z- c.

U ne partie Jofué, craignant quejanuit ne lui dérobât les ^ ^

avantages de fa victoire , pria Dieu d’arrêter le cours duloleil. Sa priere fut exaucée : il continua de poursuivre

3,v. 4 .

D. Calmet

Sc de détruire les ennemis. Les cinq rois furent pris

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a eu raison de remarquer que Gabaonest nommée Gabaa dans quelques endroits de l’écriture ;

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Tome III, A ij