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Tome troisième. G - L.
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■clans un endroit, met Gabaon à quarante stades de Jéru-salem , & ailleurs à cinquante ; il a, fans doute , vouluparler de deux villes distinctes. Cette ressemblance denoms pour des villes différentes , Sc cette différence delettres en nommant le même lieu, ne peut que causer del’embarras, sur-tout quand il s’agit de lieux situés dansune même province, St dont il ne reste aucune trace quedans des écrivains qui ne s’expriment pas d’une maniérénette St uniforme.

2. GABAON. Voyez Gabaoth.

§. GABAOPOLIS, ou Gabaoupolis , TìlC^^ouçville de la Galilée , selon Etienne le géographe qui citeJoseph ; mais on lit présentement r*CawwoA*í dans cetauteur.

' GABAOTH, lieu de la Palestine, à vingt stades deJérusalem. S. Epiphane, de Fuis Prophet. p. 239, dit:il est à l’orient de Sion, qui a une avenue par où l’onarrive de Gabaoth, à vingt stades de la ville; il ajouteque cette avenue étoit si pleine de détours , que peu degens la savoient. Ce ne peut' être Gibeon , ( ditReland, Palcefi. p. 770 , qui, à la maniéré des Protes-tais , lit, selon la ponctuation des Juifs modernes ) carla situation de ce lieu marqué par saint Epiphane, neconvient point avec celle de Gibeon qui étoit à plus devingt stades de Jérusalem ; St de plus ce Saint, en par-lant de Gibeon , ( /. 2, adverf H ares. p. 702, ) le nom-me Gabaon. La Chronique Paschale nomme auffi ce lieuGabaon, St dit: Salomon arrangea les sépulchres deDavid, d’une maniéré qu’ils faifoient face à l’orient deSion, qui à une avenue depuis Gabaon à vingt stadesloin de la ville, St il fit cette avenue si cachée St si dé-tournée , que personne ne s’en appercevoit, de maniéréqu’encore aujourd’hui la plupart des prêtres St tout lepeuple n’enjont point de connoissance.

GABARA , neutre pluriel. Cette ville étoit une aiestrois principales de la Galilée; les deux autres étoientSephoris St Tibériade. Reland soupçonne que le nomde Gadara plus connu des copistes que Gabara , lui aété quelquefois substitué dans le texte de Joseph. Vespa-sien étant parti de Ptolémaïde avec son armée, se renditsur les frontières de la Galilée ; S C Joseph,qui étoit campéassez près de Sipporis ou Sephoris, fit fa retraite vers Ti-bériade; alors Vespasien prit la ville des Gabariens, fitensuite le siège de Jotapata St des autres villes de la Ga-lilée. On lit. à présent rttísttpsw au lieu de VaQupimqui est pourtant le vrai mot, St qu’il saut remettre dansce passage. Joseph dit dans fa vie, que la ville de Gis-cala fut prise par les peuples voisins les Gadareniens ,les Gabaraganiens , oc les Tyriens ; que pour lui il pritdeux fois la ville de Sephoris, celle de Tibériade qua-tre fois, St une fois celle de Gabara, St que les habi-tans de Galilée ne laissoient pas de l’aimer, quoiqu’il eûtpris leurs villes ; il faut lire dans ce passage Gabara , Scnon pas Gadara. On peut juger de la situation de Ga-bara par ce que dit Joseph dans fa Vie , au sujet de lamarche de Jonathas qui , allant de Judée en Galilée,passa à Japha, à Sephoris, à Afochis Sc à Gabara ; il yavoit quarante stades ou cinq mille pas de cette derniereville à Jotapata. Reland fournit une correction im-portante d’un passage de Joseph dans ía Vie.

Toit 7rt,íòí<rt 71 f < Sojyai'itv uti/inv ìmcdrcu A p Cm rtTiéyysw)rivai caSia: J’ordonnai aupeupledefuivre jusqu àSogane,village des Arabes, éloigné de-là de vingt Jlades. Au lieud’A páCuv , il lit Ta&pw&c alors ce passage signifie : J’or-donnai au peuple de suivre jufqu’à Sogane village éloignéde Gabara de vingt stades. En effet, l’Arabie étoit bien.loin de-là ; ’Sc le changement de ra-Gpm en ApáCav apû fe fgive facilement par le retranchement d’une lettre ,

S l par la transposition de deux autres.

GABARDAN , ou Gavardan , petite contrée deFrance, en Gascogne, dans le Condomois, à l’orientdu Marsan, Sc au nord de l’Eaufan ; elle prend son nomde Cabaret, ou Gavaret, nommée en latin Gavarretum.On ignore les noms des vicomtes de ce pays fous les ducsde Gascogne; on voit feulement que,I’an 10^0, Rogerétoit vicomte de Cabaret, ou de Gavardan. Pierre pe-tit-fils de Roger ayant épousé Guiscarde sœur de Centu-le, vicomte de Béarn, joignit la vicomté de Gavardanà celle de Béarn , St elles ont toujours été depuis fousles mêmes Seigneurs. Ce fut pourquoi Germaine de Foix,reine douairière d’Arragon, ayant demandé pour fa part

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des biens de fa maison, la vicomté de Gabardan, aveccelle de Turfan Sc de Marsan , fut déboutée de ses pré-tentions l’an 1517, par arrêt du parlement de Paris : cesvicomtés ont été depuis réunies à la couronne fous lerégné de Henri IV , unique héritier des maisons deFoix Sc d’Albert. * Longuerue , Defc. de la France,'i» part. p. 188.

CABARET, ou Gavaret, ville de France, enGascogne , aux confins du Condomois Sc de l’Armagnacfur la Gelife, entre Condoin au levant Sc Roquefort deMarsan; cette ville est capitale du Gabardan , ouGavardan , Sc est à six lieues de Condom. * Baudrandéd. 1705.

f GABAROTH, village de la Palestine, dans la Gali-lée ; on croit que c’est la même chose que Gabara.

1. GABATHA, ou Gabaath, lieu de la Palestine,’dans la partie méridionale de Juda’, à douze milles d’E-leuthéropolis. On y montroit autrefois le fépulchre duprophète Habacuc. Eufebe Sc S. Jerôme écrivent ce nomGabaas. Joseph, ( Antiq. 1. 6, c. 5 , Sc 1. 13 , c. 1 , )fait mention du bourg de Gabatha ; mais il faut lireNadabath, NaS cííod ; Etienne le géographe met Ga-batha, ville de Galilée , Sc cite Joseph au livre six desAntiquités : elle est différente du village en question. Oncroiroit aisément que ce dernier doit être le même queKela & Echela, où Eufebe dit qu’onvoyoit le fépul-chre d’Habacuc : car , selon cet auteur, Kela étoit àhuit milles à l’oríent d’Eleuthéropoiis, en allant à Jéru-salem, Sc Gabatha étoit à douze milles de Jérusalem : orcette derniere ville étoit à vingt milles d’Eleuthéropolis ;ce qui fait juste le produit des deux distances ; savoir,huit St douze : de cette maniéré Gabatha Sc Kela étoientdes lieux très-voisins l’un de l’autre, à pareille distanceentre Jérusalem Sc Eleuthéropolis, c’est-à-dire à huitmilles de l’une, Sc à douze de l’autre. Le fépulchre duprophète étoit entre Gabatha Sc Kela, de maniéré qu’onpouvoit le voir également de ces deux endroits : c’estainsi que Reland concilie cette difficulté.

2. GABATHA, ville de la Galilée, selon Etienne legéographe.

3. GABATHA. Voyez Gabaa.

4 - GABATHA ; Eufebe met un village de ce nomaux confins de Diocesarée ; mais , comme Relandle remarque, il y a une grande confusion dans le grecen cet endroit.

GABAZA.Quinte-Curce, /. 8 , c. 14, nomme ainsice qu’Arrien appelle GABAE. Voyez Gab AE 2. Arrienen faitune place forte, ScQuinte-Curce en fait une contrée.GABBA. Voyez Gabe 2.

GABBATHA : il est parlé dans l’évangile,- d’un lieudu palais de Pilate, d’où ce président prononça la sen-tence de mort contre Jefus-Christ, Sc qui s’appelloit enhébreu Gabbatha, qui vaut autant qu’en grec LlTHOS-TROTOS , c’est-à-dire pavé de pierre; c’étoit apparem-ment une éminence ou une terrasse, ou même une gale-rie , ou un balcon , qui étoit pavé de pierre, ou de mar-bre , Sc élevé ; car Gabbatha signifie principalement élé-vation. * D. Calmet. Dict.

1. GABÉ; dans le prophète Zacharie, c. 14, v. 10 ,on lit E-fLê, au lieu de JÔJ : C’étoit uue petite ville de laPalestine à seize milles de Cesarée auprès du grand champde Légion , selon Eufebe, Onomajì. ad vocern Ta.Qa.tciyil ne faut pas la confondre avec celle qui fuit.

2. GABÉ, ville de Syrie. Pline ayant parlé des villesde la Décapole, dit qu’elle est environnée Sc entrecou-pée de tétrarchies dont chacune est une contrée Sc uneespèce de royaume ; il met de ce nombre Gabé. C’est lamême que Joseph, de bello , /. 2 , c. 17, appelle Gaba.Pline,/. 12, c. 17, lui-même la nomme Gabba. Etiennele Bysantin dit aussi Gabba ville de Syrie. II est fait men-tion de Pierre évêque de ce lieu Gabbi , dans la lettresynodale de la premiere Syrie, à l’empereur Léon , auconcile de Chalcédoine.

GABELIUM , lieu particulier fur la Meuse ; il e n estfait mention dans la vie de S. Hubert évêque de Liège ;Ortelius croit qu il doit avoir été dans le voisinage deMaestricht.

GABELLA, place sorte de la Dalmatie, dans 1 Hert-zegovine , ssr le bord oriental de la riviere de Narenza,vis-à-vis de la forteresse de Ciclut, au-dessus de la villede Narenza. * Baudrand , éd. 1705.