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Moldawa. Lazius croît que c’est l’aacienne Axìopolis.De l’Ifle écrit Galasi, ôt la met au nord de Bra-hilow.
GALADA, contrée de l’Arabie; Etienne le géo-graphe la nomme Galadene. Joseph parlant du monu-ment de la réconciliation de Jacob 8c de Laban, /. i,c. 19 , dit que la colline en prit le nom de Galades, 6cle pays celui de Galadena Terra; c’est le pays deGalaad. II dit ailleurs qu’Antiochus ayant été appellé ausecours de Laodice , reine des Galadéniens , qui soisoitalors la guerre aux Parthes , mourut eh combattant cou-rageusement pour elle. Les Hébraïfans lisent GlLEAD ,la terre de Gilead : cette terre , qui, comme nous Pa-vons dit, íîgnifioit la partie de la Palestine , qui est au-delà du Jourdain, 8c qu’occupoient les tribus de Ruben ,de Gad 8c la demi-tribu de Manassé, étoit distinguée de laterre de Chanaan qui étoit toute au couchant de ce fleuve :l’autel, qu’éleverentces trois tribus,est,dit-on, à l’oppositedu pays de Chanaan. Josué, c. 22 , v. 11. II parent parle verset 10, que cet autel étoit auprès du Jourdain,quoiqu’au - delà ; ce que porte le 9 e est encore plus for-mel : les enfans de Ruben, de Gad, 6c la demi - tribude ManaflTé partirent de Silo, au pays de Chanaan,pour se rendre dans la terre de Galaad qu’ils dévoientposséder : voilà les pays de Chanaan Sc de Galaad oppo-sés l’un à l’autre ; la même distinction se retrouve auverset 32, où il est dit que Phinée ayant quitté les enfansde Ruben 8c de Gad, revint avec les princes du peu-ple , du pays de Galaad au pays de Chanaan, vers lesenfans d’Israël, 6c leur fit son rapport.
Le pays de Galaad est nommé GERAS A, 8c REGIOGerasenA parles Arabes, qui, par ce nom, désignoientle pays que les Israélites pofsédoient au-delà du Jour-dain. C’est ainsi qu’au Livre des Juges, c. 20, v. 1, toutle pays est divisé en deux parties : alors tous les énfànsd’Israël se mirent en campagne, 6c se trouvèrent assem-blés , comme un seul homme, depuis Dan jusqu’à Ber-sabée (c’est-à-dire, tout ce qui est au couchant du Jour-dain ) 6c de la terre de Galaad, ( tout ce qui est au le-vant de ce fleuve) devant le Seigneur, à Maspha.
Le pays de Galaad n’est pas toujours pris en ce senssi étendu; quelquefois il ne signifie qu’une partie : témoince passage du quatrième Livre des Rois, c. 10, v. 33 :Depuis le Jourdain vers l’orient, il ruina tout lepays de Galaad , de Gad, de Ruben 8c de ManaflTé ;depuis Aroer , qui est le long du torrent d’Arnon , 6cGalaad, 6c Bafan : dans ce verset le mot Galaad estpris d’abord dans un sens très-étendu, 8c pour tout unvaste pays ; 6c il ne signifie la seconde fois, qu’un petitcanton , savoir le pays de Galaad propre; ce petitcanton dent nous ne savons guères les justes bornes,étoit différent cl’Aroer, de Bafan , des tribus de Gad8c de Ruben, 6c de la demi - tribu de Manassé, qui fai-foient tous partie du grand pays de Galaad.
Eusebe, Onomajl. au mot GALAAD , dit qu’on nom-moit ainsi la montagne où vint Jacob, 6c qu’elle estsituée derriere la Phœnicie 8c l'Arabie, qu’elle est con-tiguë à celle du Liban , s’étend par le désert, jusqu’aupays où Sehon habitoit au-delà du Jourdain, 8c qu’elletomba en partage aux tribus de Ruben, de Gad, 8c dela demi - tribu de Manasté. S. Jérôme, ad E^echiel 47,dit : Du milieu de Galaad montagne qui se joignant auLiban , échut pour partage à la tribu de Ruben 6c deGad, 8c à la demi - tribu de ManaflTé, 6c qui est der-riere la Phœnicie 6c l’Arabie; quand Etienne le géo-graphe dit que Galada , ou le pays de Galaad est unecontrée de l’Arabie , c’est que l’on a quelquefois donnéle nom d’Arabie à tout le pays d’au-delà le Jourdain.
GALADENE, ou GaledenaRegio; c’est le mêmepays dont il est parlé dans l’article précédent, 6c danscelui de Galaad.
GALADITIS , autre nom du même pays.
GALADRAL, ville de la Macédoine dans la Pierie ,selon Etienne le géographe. II appelle une montagneGaladrus Mons , 8cune plaine Galadraîus Cam-PUS. La ville, la montagne 8c la plaine étoient sensdoute voisine , 6c prenoient leur nom *l’une de l’autre.Voyez ChaladRA 8c Chalastra.
GALAICA. Voyez Briantica.
GALAJON, ou Galejon , (le) petit golfe deFrance , en Provence x à l’orient du Rhône , auquel il
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communique par le bras mort. C’étoit où aboutissoitun canal qui traverse la viguerie de Tarascon 6c lediocèse d’Arles. Ce canal , au - dessous d’Arles , estparallèle au Rhône ; c’est la fameuse fosse de Mari us»Baudrand, édit. I1705 , croit que son nom est Ga-lanjon. C’étoit, dit-il, un canal que Caïus Marins tiradu Rhône à la mer Méditerranée : il commençoit àquelques lieues au-dessous de la ville d’Arles, 6c abou-tissent à un petit golfe , nommé le port de Galajon, quiest entre les embouchures du Rhône 6c la mer du Mar-tigues. Ce canal a été bouché par les fables. II sembleque celui dont parle Baudrand , ne soit que le brasmort. L’entrée de l’étang ou golfe de Galajon est appelléeGras de Fos.
GALAM, royaume d’Afrique le long de la riviere di»Sénégal, borné au nord 6c au nord-est par ces désertssablonneux qu on appelle désert de Barbarie , à l’est 6 Cau nord-est par le royaume de Kassan, à l’ouest par lesFoulis, 8í au sud par les Mandingos. Son étendue del’est à l’ouest, est d’environ quarante-cinq lieues , depuisGhilda,à deux cent quarante lieues de la barre du Sénégaljusqu’au rocher de Félu. Le roi de Galam prend le titrede Tonka qui veut dire roi. Ses sujets font inquiets 6Cturbulens, capables de déthroner leur roi,fous le moindreprétexte : paresseux d’ailleurs, 6c peu portés à s’éloignerde leur pays , leur commerce est avec Jaga, dont ilstirent des esclaves , 6c Bambuck dont ils apportent del’or. Les principaux lieux de ce royaume font Ghildaau bord septentrionnal du Sénégal, Tuabo , qui est àl’opposite, Tafalisga , Dramanet, ôte. * Voyage de B rueen Afrique.
• GALAMA. Voyez Calama 3.
GALAN, petite ville de France dans I’Armagnac ;entre Tarbes 8t Comminges , près de la Bigorre 8 cdu Nebouzan ,au bord oriental cle la riviere de la Baize.
C’est un des sièges royaux de la judicature de Riviere.
GALANIS, ville de la Phœnicie. Pline , l. 2. c. 91 ,qui en parle , dit qu’elle fut abîmée aulïx-bien que laville de Gamalé. La terre engloutit non-seulement cesvilles , mais aulfi leurs champs.
GALAPHA, TaKaipx , ville de la Mauritanie Tin-gitane, selon Ptolomée, L 4, c. 1. Elle étoit dans lemilieu des terres. Marmolla nomme GARCIS , ou Ga-Lafa. Voyez Garcis. Simler croit que c’est la Gal^Vde l’Itinéraire d’Anfonin ; mais pour y trouver Gala,il faut qu’il défigure le mot CalàB . Cependant la situation.de| Galapha de Ptolomée, convient allez au Calab d’An-tonin ; &t quoique Galapha soit de la Mauritanie Tin-gitane, 8 1 Calab cle la Mauritanie Cesariense, cela ne faitpoint de difficulté ; car elle étoit aux frontières de l’une6c de l’autre.
AïALiAPIìì , contrée de la Syrie. Elle a eu son roiparticulier, qui fut vaincu par Kaiinond, selon Ortéliusqui cite le moine Robert.
GALARIA, 6c
GALARINA. Voyez Galeria.
GALASA, ville de la Célésyrie, selon Pline, xc. 18. Le P. Hardouin assure que tous les manuscritsportent Gàlase ; mais il avoue qu’un passage où Joseph ,/. 2 ,c. 10 , nomme les mêmes villes que Pline nommeavec celle - ci , fait voir qu’il seudroit lire Gerassa.
GALASSUS , Degalassus, Dagolasson, an-cien lieu de la petite Arménie, fur la route d’Arabissusà Sátala, entre Zara 6c Nicopolis , à xx. m. p. de lapremiere , 6c à xxiv. m. p. de la seconde. Mais ce nomvarie, selon les exemplaires de l’Itinéraire. L’édition desJuntes 1519, celle d’Aide 1518, portent de Galaffo ;celle de Simler ôc quelques manuscrits consultés parZurita , ÔC l’exemplaire du Vatican ont Dagalasso.L’édition de Zurita 6c celle de Bertius ont Dagolasson.Ortélius en fait une ville. Antonin ne dit pas que c’enfût une.
GALASO, petite riviere d’Italie, au royaume de Na-ples, dans la terre d’Otrante. Elle a se source dans l’A-pennjîi, près de la ville d’Oria, 8c se jette dans le golfeauprès de la ville dè Tarente. Les anciens l’ont connuefous le nom de Galéfus. Voyez ce mot.
x. GALATA, montagne de Gréce , dans la Phocide.Plutarque dit dans la vie de Phocion ( a ) : Les deux par-tis arrivèrent en même teins auprès de Polypercon,comme il trayersoit avec le roi un bourg de la Pho-